Imparfaite et fière de l’être, pas toujours évident

** Imparfaite et je l’accepte **

Ces derniers jours, suite à la situation actuelle c’est à dire confinement + télétravail + enfants à la maison + école en distanciel = 🙃 Super Maman devient un peu ffff .

Moi qui était si fière de mon titre de blog, qui prônait la non-perfection bah oui car personne n’est parfait !!! Eh bien je crois que je viens de me prendre l’effet boomerang.

Depuis bientôt deux mois, je me suis mise une pression de ouff. Je voulais assurer sur tous les fronts!

  • Être 100% dans mon télétravail, alors facile vous me direz, plus ou moins quand les enfants sont chez leur père
  • Donner tous, je dis bien tous les devoirs à mes aînés et assurer le programme scolaire
  • Continuer l’éveil de ma petite dernière qui fera sa 1ère rentrée scolaire en septembre (si tout va bien 😉 )
  • Acompagner petite dernière dans l’apprentissage de la propreté
  • Prendre le temps de jouer avec eux
  • Cuisiner des plats élaborés et équilibrés quotidiennement
  • Continuer mon sport (yoga matin et soir, courir tous les jours 1 semaine sur 2)
  • Maintenir ma maison propre, rangée, …

Alors au bout de 2 mois non stop à me transformer en jongleuse multi-tâches, des épis dans tous les cheveux, des cernes à rallonge, je crois que j’ai omis un truc, oui un méga truc « Moi » (Mais quelle égoïste cette maman 😉 ). Je me suis pliée en 4, en WonderWoman, à élaborer des plannings d’activités, de garde pour satisfaire les deux parents, mais moi dans tout ça, … Pfff

Et pourtant dans mon nouveau travail, comme dit notre CEO « c’est ok »!! Pas de surcharge ! A situation bizarre, mesures exceptionnelles prises ! Pour une fois dans mon expérience professionnelle, j’ai un CEO, une team (que j’adore 😍), une culture d’entreprise tournés vers L’HUMAIN !! Donc depuis le début du confinement, je m’entendais dire par mes collègues et CEO que c’est ok, d’abord les enfants ensuite le télétravail. Mais jusqu’à hier, Miss Culpabilité me chaperonnait et j’avais du mal à lâcher prise … Vous connaissez, cette Miss Culpabilité, celle qui te souffle dans l’oreille « Eh psst, tu viens de commencer ton taf, tu es en période d’essai, fais gaffe » ou « eh psst, tes enfants ! jouent avec eux! » ou « eh psst, ta maison est sale, regardes ton linge attend d’être repassé » ou « eh pssst, pas des pâtes encore! », … C’est bon vous voyez de quoi je parle ?! Ah oui puis comme si ça ne suffisait pas, je me fixais des objectifs sur mon avancement de développement personnel. Puis, arriva ce qui devait arrivé !! Le pneu a éclaté ! La cape de SuperWoman s’est décrochée ! Superwoman dans un style pop rétro - Telecharger Vectoriel Gratuit ...

Fallait bien que ça arrive ! Je me suis réveillée un bon matin, plus de forces du tout, des larmes qui inondaient mon visage, et mon lit me tenait prisonnière ! Mais Quenini ! C’est encore moi qui décide, nan ?! Alors je me suis levée telle une zombie et j’ai allumé mon ordinateur puis j’ai essayé, encore essayé mais plus possible. Il fallait que j’accepte que ce jour-là je devais impérativement me poser et laisser mes émotions bercer ma journée pour recharger mes batteries ensuite. Ce jour, mes deux superbes collègues ont immédiatement compris et m’ont imposé de faire une pause. Ce que j’ai fait. Je l’ai fais à ma manière. La première, vu que je suis une vraie pleurnicheuse (pour les bonnes comme pour les mauvaises choses), j’ai pleuré et encore pleuré. Et ce qui devait arriver, arriva, la crise d’angoisse a fait son apparition et là plus le choix. Seule chez moi, j’ai fait appel à mon grand-frère pour qu’il m’apaise avant que je ne tourne l’oeil (bah oui parce que les étoiles qui dansent devant les yeux c’est joli mais la nuit pas quand on est seule chez soi). J’ai repris mon calme et j’ai suivi ses conseils à lui. Prendre l’air, courir, casser sa routine, s’autoriser de craquer, s’autoriser d’être imparfaite, … Alors je suis allée courir 1h dans ma campagne, puis j’ai été chercher l’un de mes mets préférés, des sushis et pour le plaisir, des tartelettes au chocolat! Ah oui parce que j’ai aussi tendance à me frustrer niveau bouf de peur de trop grossir pendant ce fichu confinement …Et je me suis laissé aller toute cette journée. En fait, il était temps que je la prenne cette journée pour moi, sans travail, sans lessive, sans repassage, sans devoirs, sans obligation, sans frustration, …

En fait, j’ai voulu être parfaite sur toutes les coutures, je voulais être partout à la fois, sur tous les fronts. Ce que j’ai oublié c’est que pour être bien avec mes enfants, mes amis, mes proches, ma famille, mes collègues, il faut d’abord que je sois bien avec moi-même. Il est important de penser à soi pour pouvoir ensuite être disponible pour les autres. Moi qui suis si fière de mon nom de blog, il est temps pour moi d’accepter de nouveau qu’être une mère imparfaite, en plus d’être imparfaite dans d’autres domaines, c’est ok !

Chaque personne est différente et la plus belle chose que nous puissions nous offrir dans la vie c’est d’être authentique ! Alors, place à mon authenticité (et donc mon imperfectability;) )!

Confinement-télétravail-programme scolaire

** Confinement – Télétravail – Programme scolaire**

Après de long mois d’absence me voilà de retour. Et biensûr le sujet qui suit, touche tout le monde et peut-être saoûle tout le monde 😉

Mais voilà, besoin d’écrire sur sujet, besoin de libérer mes pensées, besoin de partager, besoin de me sentir soutenue; besoin de vous accompagner ou vous faire rire (et peut-être même pleurer). Bah oui en effet, pendant une période aussi restrictive partager pour soulager et puis aussi se lâcher à sa manière pour évacuer devient une urgence, pas vous?

Alors voilà, je reviens avec un sujet assez commun, courant et puis le titre est plus que révélateur 😉

Après  des mois intenses en changement entre l’aménagement dans mon nouvel appartement avec mes trois loulous, l’adaptation de la séparation (pour eux comme pour moi), la réorganisation des gardes, les allers-retours chez leur papa et chez leur maman; enfin le rythme est intégré. Et puis soudain SuperMaman trouve du travail donc changement de planning, adaptation de la routine quotidienne pour la garderie du matin et du soir, augmentation des journées crèche pour petite dernière. Au bout de 2 semaines de reprise de travail, mes loulous sont déjà bien adaptés et habitués, ça roule!!! Ouah au top!

Ooui mais, c’était trop facile vous me direz! Comment pimenter le quotidien d’une belle routine??? Allez et si on appuyait sur la touche « challenge-épidémie »!! Youhou c’est vrai qu’au bout de deux semaines ma routine me gavait! Nan mais oh!

Et c’est parti, le confinement est annoncé! Télétravail obligé! Je retourne dans ma réorganisation, l’adaptation pour les enfants d’être enfermés, de devoir faire l’école à la maison et adapter de nouveau la garde en fonction des restrictions. Sachant que je suis toujours nouvelle (même après deux semaines d’intégration), je dois continuer à me former, en télétravail biensûr. Et en même temps comme vous tous, parents, assumer le programme scolaire de mes grands (8 et 6 ans) et trouver des occupations à ma petite dernière de 2 1/2 ans. Et sinon l’asile le plus proche il est ou? 🙂 Parce que, je ne sais pas vous, mais moi assumer seule le programme scolaire c’est à dire tout, je dis TOUT, les leçons que les maîtresses nous demandent sachant que ce ne sont pas des simples devoirs du soir mais le programme scolaire quotidien à assurer, plus l’apprentissage de ma petite dernière, plus mon télétravail à assumer et en même temps continuer les obligations domestiques??? Autant dire que dans ma tête, je ne me sens vraiment pas seule, je ne sais pas combien elles sont là dedans mais à un moment elles vont s’entretuer… Mais physiquement et moralement je me sens seule et pas du tout efficace. J’ai beau me dire « tu fais de ton mieux » bah mon mieux je le trouve nul à ch*** en ce moment. Perfectionniste comme je suis j’aimerai que tout roule, mais ce n’est pas possible de tout assurer alors je vais essayer de lâcher un peu, de respirer un bon coup, de méditer,…

Et vous comment vivez vous cette situation?

Est-ce que vous aussi vous avez des conférences téléphoniques?

Est-ce que vous aussi, vos enfants font les clowns devant la caméra alors que tu es en conf call avec ton CEO???

Est-ce que toi aussi, tu rêverais d’être au bord de l’eau à profiter de ce magnifique qui comme par hasard brille en période de confinement???

Bon courage à tous et soutenenons le corps médical dans cette épreuve! Soutenons-nous les uns et les autres dans cette nouvelle épreuve!

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Une page se tourne

** Aujourd’hui, je tourne une page **paper-1100254_1920

Ce mercredi 28 février j’écris les dernières lignes de mon aventure professionnelle chez … Comme je vous racontais, avant noël j’ai été notifiée. En effet, ce fut une nouvelle plutôt assommante mais aussi très positive et arrivée au bon moment. C’est marrant comme la vie nous réserve de belles surprises. Ces deux derniers mois de préavis, je me suis consacrée à mon projet, à la finalisation de mes travaux dans l’entreprise, à la formation de ma remplaçante. Et je me suis également allée à l’imagination de mon avenir auprès de mon mari, mes enfants, mon retour à l’école,.. Que des idées positives pour me motiver et faire de cette transition un joli moment.

Bien évidemment, j’ai aussi traversé des moments boff et j’en vivrai très certainement d’autres. Cette dernière semaine était éprouvante pour moi (et mes proches). Un apéro d’au revoir a été organisé avec des petits cadeaux, des messages touchants, puis un déjeuner entre collègues.

Mon émotion que j’avais étouffé en me consacrant à mon projet a soudainement explosé. Heureusement, je travaille dans une entreprise de coaching dans la transition de carrière et finalement mon émotion, mes larmes ont été accueillis avec bienveillance par mes collègues choupettes.

Pendant ces dernières semaines, j’ai voulu rester professionnelle en occultant ces émotions, j’ai voulu jouer l’épouse forte en cachant ces émotions, j’ai voulu positiver auprès de mes enfants : « oui maman va très bien et je vais me consacrer à votre bien-être à 200% », j’ai voulu être une amie attentive, une sœur dévouée … Oui c’est beau d’être forte, quelle fierté. Sauf que… A quelques jours de mon départ, mes larmes qui attendaient sagement, n’ont plus attendu et ont inondé mes joues, mes émotions si douces qu’elles soient sont venues m’envahir pour être extériorisées.

Alors oui, c’est une magnifique opportunité, oui je vais enfin me lancer, oui je vais voir mon bébé grandir, oui je vais avoir du temps pour mon homme (et moi aussi 😉 ), oui mais…

Tourner la page après presque 10 années d’expériences professionnelles intenses, à courir partout, à avoir une ligne directrice quotidienne, une identification à l’entreprise pour laquelle on travaille, ce n’est pas aussi simple que ce que je pensais. Alors tout doucement, je vais écrire ces dernières lignes, remercier mes collègues, regarder une dernière fois mon bureau, embrasser une dernière fois mes collègues, râler une dernière fois, rendre mes clefs puis… Partir sans regarder derrière et juste retenir le positif, les bons moments, les rencontres enrichissantes et être reconnaissante de cette opportunité qui s’offre à moi.

Reconnue pour mon dynamisme, mon sourire et ma joie de vivre, je vais accueillir et entreprendre ce nouveau chemin de vie avec bonheur et enthousiasme. Aujourd’hui, je suis heureuse de me projeter dans cette nouvelle vie puisque je vais voir ma petite dernière grandir, accompagner mes deux aînés dans leur évolution, être disponible pour mon homme, prendre du temps pour moi et puis réaliser mon projet de rêve et me former au métier de la petite enfance.

Nouveau Chapitre …

Allez, on décolle (et sans papa ;) )

** Première fois en avion seule avec mes 3 amours**

Les fêtes sont aussi la période pendant laquelle nous aimons retrouver nos proches qu’ils soient à proximité ou éloignés. Cette année, j’ai décidé d’aller retrouver ma famille à Nantes. Comme mon homme ne peut pas prendre de vacances à cette période de l’année, je prends mon courage à deux mains et décide de partir en avion seule avec mes 3 loulous. Pfff, lorsque je clique sur « valider » du site d’achat de billets d’avion je sens une bouffée de chaleur et le doute m’envahir. Vais-je être capable de gérer le voyage seule avec eux? Vont-ils être calmes ou stressés ou surexcités? Et si il y a du retard, beaucoup de retard, comment vais-je les occuper? Vont-ils être malades? Et ma petite dernière, pour sa première fois en avion comment va-t’elle réagir? Que de questions en suspend… Mon homme me rassure en affirmant que tout va bien se passer et que ce n’est que 1h15 de vol. Bon de toute façon les billets sont payés et la famille est prévenue donc il n’est pas question de faire machine arrière! Nous nous envolerons le 3 janvier à destination de Nantes.

C’est le jour J, comme j’avais une valise à enregistrer nous sommes arrivés 2h en avance à l’aéroport. Et oui, je souhaitais enregistrer une valise plutôt que de me retrouver avec 3 bagages à main. Nan seule à gérer 3 enfants et 3 valises à main cela me semblait mission impossible! Et en effet, j’avais raison parce que attendre dans la file pour passer le portic de sécurité avec 3 enfants dont ma petite dernière dans le porte-bébé et un sac à langer archi plein c’est déjà folklo 🙂 Mes 2 aînés étaient très fiers de s’auto-gérer au passage du portic et leur papa les regardait avec fierté et une petite appréhension tout de même :). Pendant que moi, l’agent de sécurité me demandait de retirer mon bébé du porte-bébé et de passer sans elle. Euh attendez, je fais quoi de ma dernière?? Je la mets sur le tapis et vous la regarder au rayon x??? Nan bien sûr que nan! C’est quoi cette mère?? Elle me propose de la tenir 😉 ouff. Et voilà, 1ère étape passée et les doigts dans le nez! Enfin presque. Prochaine étape, patienter et occuper les grands pendant les 30 minutes d’attente avant l’embarquement. Oui oui seulement 30 minutes, car entre l’enregistrement de la valise, faire la queue pour le portic, vider ses affaires dans les bacs de sécurité, dire au-revoir au papa tout triste, passer le portic et se rhabiller autant dire que le temps est très très vite passé! 😉 Alors 30 minutes ce n’est rien?! Sauf que, petit homme a soif, puis faim, puis c’est au tour de la grande d’avoir soif puis faim et enfin ils voudraient bien jouer à la tablette. Bon, adorable et responsable que je suis, je file acheter une bouteille d’eau, le reste attendra le confort de l’avion. Et hop, voilà qu’une voix appelle les familles avec enfants à se présenter à la porte d’embarquement. Génial, que le temps passe vite et c’est facile. Peut-être presque trop facile…On verra la suite. Nous voilà, assis à nos sièges. Petit homme côté fenêtre, ma princesse côté couloir (je lui ai promis la fenêtre au retour) et moi entre les deux avec ma petite dernière sur les genoux. L’excitation des 3 est palpable. Mais pas d’inquiétude, j’ai prévu un mini pique-nique, des jouets, un livre chacun (même pour petite dernière) et les deux tablettes. Je devrais réussir à les occuper pendant les 1h15 de vol. Et en effet, le vol se passe tellement à merveille que je ne regarde pas l’heure (en même temps la montre est restée dans mon tiroir et le portable est éteint) et ne me rend pas compte que nous avons 30 minutes de retard. Quelques turbulences nous ont vraiment secoués au décollage et ont bien fait rire mes deux grands alors que moi je riais jaune voir vert… Après avoir joué aux tablettes, petit homme dort, ma grande regarde le paysage se rapprocher et petite dernière n’a rien vu puisqu’elle a dormi les 3/4 du vol. Les pneus grincent sur la piste d’atterrissage, le freinage est violent dû au vent qui souffle à l’arrière de l’avion mais cela ne réveille même pas mes deux plus petits. Nous descendons surexcités de l’avion et rejoignons le tapis des valises et poussettes. L’attente est longue pour nous 4, nous avons très envie de retrouver nos proches. Pendant l’attente, je retrouve des mamans solos pour l’occasion du voyage. Elles ont 1 enfant ou 1 bébé avec elles. Deux viennent me voir et me disent « Chapeau, seule avec 3 enfants! et en plus ils ont été super sages! » Je les remercie avec timidité et un brin de fierté pour mes 3 loulous (et moi aussi 😉 ). Ça y’est les portes s’ouvrent, et mes loulous aperçoivent mamie et papy. Quelle joie de voir l’émotion se lire sur tous les visages, entendre mes enfants crier « Mamie-Papy » et regarder tout le monde se prendre dans les bras. Voilà vol aller terminé et avec succès et fierté;)

Le séjour dans ma famille se passe très bien. Nous profitons des uns et des autres, nous sommes chouchoutés et évitons avec justesse la gastro de ma filleule qui fêtait ses deux ans. 4 jours chez eux, 4 jours pendant lesquelles mon homme peut souffler et entendre les mouches voler (ou plutôt les chats ronronner puisqu’il n’y a pas de mouches)!

Le voyage touche à sa fin, je ferme la valise. Il est 6h du matin et il est temps pour nous de prendre le chemin du retour. Après une soirée qui a terminé tard, le réveil est difficile, tout le monde est fatigué. Cela m’inquiète pour l’avion car qui dit fatigue dit crise envisageable. Nous enregistrons la valise et faisons de nouveau la queue pour le portic. Bizarrement cela me semble plus difficile et long sûrement à cause de la fatigue. Mes loulous traînent des pieds, ma dernière s’est déjà endormie. L’attente dans le sas (extérieur) avant l’embarquement est interminable. Nous attendons debout et au froid. Tous les enfants de l’avion s’impatientent et commencent à s’énerver. D’ailleurs même les adultes commencent à piétiner d’impatience. Oh zut, comment va se passer la suite???? C’est bon après 50 minutes d’attente nous montons dans l’avion. Arrivés à notre rangée de siège, la dispute (à laquelle je m’attendait) éclate. Ma grande veut le siège côté fenêtre (comme je lui avais promis) et petit homme le veut aussi. Première tentative d’explication à petit homme, pff il part en crise de larmes et de cris et bloque le passage dans l’allée de l’avion. Oulala mais comment vais-je gérer cette situation. Deuxième tentative, j’explique à ma fille que comme elle est la plus grande elle peut céder sa place à son petit frère. Oh zut zut ma fille pleure à chaudes larmes. Les gens dans l’allée s’impatientent, les regards se tournent vers moi et mes loulous. Allez troisième tentative, je guide mon petit homme sur le siège du milieu, laisse ma grande s’installer comme promis sur le siège côté fenêtre. Petit homme continue sa crise mais au moins je ne gêne plus le passage. Mon porte-bébé commence à peser sur mes épaules mais je trouve la force de me pencher vers mon petit homme épuisé et en proie à sa frustration. Je lui propose deux solutions, l’une est de rester ainsi sur le siège du milieu ou l’autre de s’installer sur le siège près de l’allée à la fois couché sur sa maman pour se reposer. Mission réussie, il s’installe sur l’autre siège. Et il s’endort avant même le décollage, petite dernière aussi d’ailleurs. Ma grande se lie d’amitié avec la passagère de derrière qui a 1 ans de moins qu’elle. Ouff, le pire est passé et finalement cela aura duré seulement 10 minutes. Ma grande me réclame un petit déjeuner. Après-tout pourquoi pas? Nous sommes sur le chemin du retour, attristés par les au-revoir, fatigués de notre soirée de la veille et excités de retrouver Super-papa (mon homme). Au moment où le petit déjeuner est servi, petit homme se réveille. A la vue du croissant et du jus de fruits il oublie sa crise et se réveille en douceur et avec bonne humeur. Petit déjeuner engloutit pour nous tous, l’atterrissage se prépare!! Avec quelques minutes de retard nous sortons de l’avion et quelle joie de les voir courir en direction de leur papa puis nous retrouvons le chemin de notre maison!

En bref, tout s’est bien et je dirais même très bien passé! Alors, je renouvellerai l’expérience avec moins d’appréhension. A quand le prochain voyage?!

1ère semaine de reprise, oufff!

** La reprise, c’est fait! **

Et voilà, la 1ère semaine de reprise, retour au travail, retour au rythme effréné pour tous, est passée. Et quelle semaine! Pour tout vous dire, j’ai vraiment savouré notre week-end 🙂 Et je pense que mes enfants et mon chéri aussi.

Il y a une semaine en arrière, je prenais le temps de rappeler à toute ma grande famille (eh oui, famille nombreuse maintenant 😉 ) que nous allions, dès le lendemain, reprendre le rythme habituel. Mes deux grands étaient surexcitées de retourner à la garderie du matin mais ne s’étaient pas imaginés la fatigue qui allait suivre. Je vous raconte ?

Lundi 13 novembre, il est 5h35, mon réveil sonne. Vous vous demandez sûrement pour quelles raisons je me lève aussi tôt. Alors voilà, je dois avoir déposé les 3 loulous (2 en garderie et 1 en crèche) à 7h45 au plus tard pour ensuite m’engouffrer dans le trafic matinal et être à 8h30 au bureau;) Mais avant ça, il y a plein de choses à faire! Ce serait trop facile sinon 😉 Donc, il est déjà 5h45 et je réussis enfin à sortir de mon lit bien chaud pour filer à la salle de bain. Je me prépare avant mes loulous. Enfin seulement la toilette, les vêtements du bas et le maquillage. Le haut attendra le défi du petit déj et de la toilette des loulous pour éviter la moindre tâche et de ne pas avoir à changer de tenue au dernier moment 😉 Bref, je suis presque prête 😉 Mes deux grands m’ont entendu et se faufile dans la salle de bain sur la pointe des pieds, c’est l’heure du moment câlin-réveil. Je vois qu’ils sont de bonne humeur, donc cela devrait bien se passer pour le premier matin. En temps normal, à l’époque où je devais m’occuper seulement des deux (avant l’arrivée de petite dernière), ils prenaient leur petit déj à la garderie mais ce matin, ils voulaient un petit déj à la maison avec moi et un 2ème à la garderie. Pas de souci, « finger in the nose », Super-Maman va assurer une reprise en douceur, sans contrariétés et sans stress (au moins pour le 1er matin 😉 ). Nous voilà attablés tous les trois, petite dernière dort encore, et pour amuser mes petitous je propose de faire un jeu de devinette « alors qu’est ce qui est vert et saute? » « une grenouille, maman! » dit fièrement mon aînée. Et voilà le jeu est lancé, les fous rires s’enchaînent et nous sommes toujours dans les temps. Comme expliqué la veille au soir, je donne la consigne une seule fois de se brosser les dents, se laver les mains et s’habiller. J’avais bien évidemment préparé leurs tenues respectives la veille. Sans discuter, ni râler, ils partent main dans la main direction leur mission. Je les rejoins et découvre avec joie et fierté qu’ils sont habillés et toilettés!! Youhou missions relevées pour eux!! Il est 6h50, nous devons être dans la voiture au plus tard à 7h20. Mes deux aînés étant prêts, il est temps pour moi d’aller réveiller petite dernière pour faire sa toilette, l’habiller et l’allaiter. Eh oui, ma petite puce refuse toujours le biberon donc je l’allaite exclusivement. Pour son bien-être et aussi mon plus grand bonheur, je vais venir l’allaiter le midi à la crèche. En effet, en suisse, nous avons une loi qui nous permet d’allaiter sur notre temps de travail et est comptabilisé comme temps de travail. Alors je décide de faire valoir mon droit. 🙂 7h10 mes loulous mettent leurs chaussures et m’annoncent avec fierté « Tu as vu maman, on est prêt à l’heure sans avoir râler! » 🙂 En effet, tout le monde est prêt et même en avance. J’arrive, comme prévu, à 7h25 à la crèche. Le stress commence à monter (malgré la semaine d’adaptation déjà passée), je suis devant la porte qui est verrouillée. Au bout de 5 minutes, je finis par téléphoner et une auxiliaire vient m’ouvrir, quelqu’un avait du refermer en partant… Je viens dans la section des bébés avec petite dernière et confie mon bébé à une auxiliaire et lui passe les informations (heure du réveil, heure de la dernière tétée, couche…). Je lui explique qu’elle peut me téléphoner au travail lorsqu’elle aura faim et si elle refuse le biberon pour que je me déplace. Un dernier bisou et hop je rejoins mes deux loulous pour les accompagner à la garderie. A peine ont-ils passé la porte qu’ils courent rejoindre leurs amis sans même un bisou ni un câlin … Sniff Bien évidemment, je les rattrape et leur demande « et mon bisou ? » Et voilà, mes bisous distribués, je reprends la route. Pour me motiver, je mets ma playlist à fond et m’engouffre dans le trafic matinal. 8h15, je suis déjà à mon poste 🙂 Mes collègues sont ravis de me revoir parmi eux et je reçois des appels de Welcome back. 🙂 Tout en réintégrant mes tâches, je guette mon portable. 11h15, je reçois un appel de la crèche. C’est parti j’ai 90 minutes pour l’allaitement et 60 minutes pour déjeuner (sachant que j’ai 20 minutes de trajet aller). Quel plaisir de retrouver ma petite puce pour ce moment de tendresse.  Je prends le temps de savourer cette pause avec elle et puis je file déjeuner chez moi avec elle. Je décide de préparer le repas du soir pour soulager mon mari. Le temps est écoulé et je dois retourner au bureau. L’après-midi fut plus longue a passé. 18h45, je suis de retour chez moi et retrouve mes trois petitous et mon chéri. Bilan de cette première journée très bon. Je me couche en me disant que je ne sais pas si cela va se passer comme ça tous les jours alors je profite encore quelques minutes de cette fin de soirée et m’endors.

Deuxième matin, pas du tout le même qu’hier. En même temps on s’ennuierai si les jours se ressemblaient trop 😉 J’ai très peu dormi, petite dernière a tété très souvent. Les deux grands traînent un peu des pieds. Pas de souci, je peux comprendre, l’excitation du 1er jour est passée et va faire place à la fatigue. Je vous passe les détails, 7h45 les 3 sont à leurs places respectives et moi dans les bouchons. 10h25, la crèche m’appelle déjà : biberon refusé et bébénou pleure. Le stress monte et je file direct. Oulala, le reste de la journée va être long. Cette fois, j’ai passé plus de temps à allaiter et donc ai moins de temps pour déjeuner et 0 temps pour préparer le dîner. En effet, les jours se suivent et ne se ressemblent pas 😉 Bilan au coucher, je suis un peu plus fatiguée qu’hier et m’inquiète du reste de la semaine.

Troisième jour, mercredi. Journée plus courte à l’école pour les loulous mais plus chargée pour mon chéri. Il va devoir gérer les 3 de 11h30 à mon retour (entre 18h30-18h45). Je me fais un peu de souci pour lui. Par chance, la crèche m’appelle seulement à 11h00 pour l’allaitement. Du coup je m’occupe de petite dernière jusqu’à mon retour au bureau pendant que mon homme se charge des deux grands. A mon retour, le soir, l’énervement et la fatigue sont palpables chez tout le monde, moi y compris. Petit deuxième était colérique à cause de sa fatigue, petite dernière réclamait sa tétée depuis plusieurs longues minutes et ma princesse était déçue que son papa n’est pas pu l’observer à son cours de gym à cause des colères de son petit frère. Et moi, fatiguée des allers-retours entre le bureau et la crèche pour l’allaitement et seulement quelques minutes pour gober mon déjeuner avant de devoir retourner travailler. Nous sommes que mercredi, il reste encore deux jours.

Quatrième et cinquième jours. La fatigue se lit sur nos visages à tous. Seul l’idée du week-end nous motive à nous lever et aller jusqu’au bout de nos journées. La gastro s’est invitée chez ma petite dernière qui dormait par conséquent très mal. La fin de semaine fut épuisante pour nous tous.

Le plus et les nouveautés de cette semaine : Afin de rendre cette reprise pour tout le monde plus joviale et fun, j’avais mis en place le jeu des 3 kiffs ou bons moments de la journée (inspiré par mon livre actuel « 3 kiffs par jour » de Florence Servan-Schreiber). Le premier soir, j’explique la consigne à mes deux aînés et mon mari (sceptique lui 😉 ). Je commence pour donner l’exemple, ma grande me suit super heureuse de partager ses bons moments, à nous deux nous aidons petit deuxième puis Super-Papa, finalement, essaie aussi. Une fois que nous avons partagé nos 3 kiffs chacun, je proclame alors :  » c’était donc une très bonne journée! » . Ce petit jeu est devenu notre rituel du dîner. Ce qui m’a le plus touché également, c’est que ma grande princesse s’est drôlement investit et prend l’initiative tous les jours de nous aider soit en débarrassant, soit en pliant le linge, soit en aidant son petit frère à se chausser ou déchausser, soit en berçant petite dernière et tout ceci sans que nous ayons demandé quoique ce soit. Qu’elle grandit ma princesse. J’ai découvert aussi que mon petit prince souhaitait faire beaucoup de chose par lui-même. J’ai même pris le temps d’assister à une conférence avec une amie sur la thématique de la méthode Montessori (Super-Maman est de retour, fatiguée certes mais de retour 😉 ). En fait cette reprise, même s’il est difficile pour moi de passer moins de temps avec mes 3 petitous, m’a permis de me rendre compte que tout le monde a bien grandi, que je peux être fière d’eux et rassurée par leur nouvelle autonomie et aussi que mon mari assure. Ce week-end nous avons rechargé les batteries et fait le plein de câlin pour repartir de nouveau dans ce rythme effréné.

 

PS: en bonus une image que m’a partagé une amie qui pensait à moi et mon emploi du temps 🙂 🙂 🙂

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Wonderwoman

** Wonderwoman – Multitâches – pas besoin de caféine **

Allez, je prends quelques minutes pour écrire mon humeur du jour, quelques minutes c’est peu dire puisque ces temps-ci la moindre seconde est comptée au travail, à la maison, au sport, aux rendez-vous scolaires, … « houssa » (cf « Badboys »). Oh punaise, j’écris un article, pendant que mon cerveau liste toutes les choses à faire dans la journée et surtout dans ma journée de travail (dont les 8h00 ne suffisent plus). Pour tout vous raconter, ces dernières semaines, j’organise notre agenda familial qui doit concorder avec celui de mon travail, du travail de mon chéri. Un peu comme partout je sais bien. Parfois, il m’arrive de rappeler le médecin ou autre personne à qui je dois fixer un rendez-vous 2 à 5 fois dans l’heure pour dé-planifier ou replanifier le rendez-vous. J’imagine qu’au bout du fil, la personne doit me prendre pour une folle alliée des agendas et espérer que ce sera le seul et unique rendez-vous avec moi pour ne pas avoir à être harcelé(e) au téléphone pour les prises ou modifications de consultations hihi 🙂 Très souvent je m’imagine une personne dans mon cerveau comme celle-ci :busy-mom-2

Puis d’autre fois, c’est finger in the nose. Mais ça ce n’est pas le sentiment du jour 🙂

Ces derniers temps au travail, c’est multi-tâches (comme pour beaucoup d’entre vous j’imagine). De mon côté, quand ça m’arrive je n’ai pas besoin de café et je dirais c’est même déconseillé parce que déjà sans caféine c’est à peine si je tiens assise sur ma chaise et si j’arrive à ralentir mes doigts sur mon clavier qui passent d’un message à un autre sans même avoir fini le premier alors un café imaginez les ravages : une tornade. Imaginez mes collègues : « Ah vous cherchez L’Office Manager? bah c’est le coup de vent que vous avez senti dans le dos. Je vous conseillerai plutôt de lui écrire sur un post-it ce que vous attendez d’elle. Mais je vous assure ce sera fait dans l’heure qui suit. Si, si elle est ultra rapide, ultra compétente et disponible. » Je suis donc Office Manager, soutien administratif pour le département des sales, futur soutien administrative pour un autre département et en même temps je m’occupe d’un troisième que j’adore. Tiens d’ailleurs ça me fais penser au film Harry Potter lorsque celui se bat contre un monstre à plusieurs têtes, bah c’est un peu moi ce monstre (euh non cette charmante jeune femme) à plusieurs têtes. Et puis il y a aussi l’organisation des week-ends à venir. Evidemment, il faut tout de même prendre du bon temps pour récupérer de ces journées de folie, c’est bien mérité! Je planifie donc un week-end d’accueil pour mon petit frère et sa chérie qui viennent emménager dans notre région (youhou), un week-end à Paris chez ma tante, les vacances de la Toussaint dans ma belle famille et ma famille et un week-end Girly (entre copines) à Paris (tellement hâte)… Alors je vous assure que 24 heures dans une journée ces jours-ci c’est trop court.

Je suis déjà une personne de nature réactive et dynamique mais là je suis une vrai tornade. Je pense que je dois en faire rire plus d’un et même faire peur à d’autres. AU TAQUET, oui oui au taquet. Allez hop, j’y retourne 🙂