Mon plus beau voyage : (re)Découverte de mon moi

** Se recentrer sur son soi intérieur **

Depuis maintenant 1 année, j’ai fait le choix que beaucoup de parents sont amenés à faire. Un choix qu’il n’est pas facile à faire, une décision qui est compliquée à prendre surtout quand il y a des enfants. Je ne regrette en rien ce choix, cette nouvelle vie, car elle était plus que nécessaire et salvatrice pour moi et par conséquent m’a permis d’être plus heureuse et donc une maman plus disponible pour mes enfants.

Souvent lorsque les gens découvrent ta nouvelle vie, parfois même des personnes proches, il y a certains comportements qui changent, des sourires qui n’existent plus, des jugements, des commentaires (que tu n’as pas invité à faire), il y a des regards, il y a des messes basses, … Puis il y a les grandes surprises, des rapprochements d’amies, des personnes qui viennent te soutenir alors que tu n’avais même pas pensées à elles, …

Et puis, il y a un moment où tu sens qu’il est temps de prendre de la distance, faire une pause, fermer les yeux, se boucher les oreilles, respirer et encore respirer pour laisser aller tes émotions, tes frustrations, tes déceptions, tes incompréhensions pour enfin laisser place à ce petit rayon de soleil qui vient te chatouiller, celui que tu sens que si tu entrouvres ta fenêtre, rayonnera dans tout ton corps. Mais pour ça, il faut se donner le droit, accepter ce qui était pour accueillir ce qui et peut-être ce qui sera.

Si je fais un bilan sur ces 12 derniers mois, je peux sourire et être émue de tout ce chemin parcouru. J’ai été épaulée par beaucoup de personnes, j’ai aussi fait un grand ménage dans ma vie et je continue. Je suis partie faire un voyage et pour moi c’est le plus beau des voyages : Mon voyage intérieur ! Celui-ci est toujours d’actualité et le sera toujours, je l’ai compris. A travers toutes ces expériences, ces montagnes, ces chemins sinueux, ce désert interminable, je vois à l’horizon la beauté du paysage qui m’appelle, je sens ce rayon de soleil qui me caresse doucement les joues, ce long voyage est le voyage de ma propre vie.

Pendant cette traversée, comme beaucoup de personnes qui prennent la décision de mettre fin à une histoire on se sent épié, on se sent dans l’obligation de se justifier, on se sent coupable auprès de ses enfants, on se sent égoïste, on se sent tout le temps mis sur la sellete ou pointé du doigt ; en tout cas c’était mon ressentit jusqu’à aujourd’hui. Alors j’ai eu l’impression d’avoir à me jusitifier, d’apporter des preuves, d’éviter les regards menaçants et réprobateurs. Les autres s’imaginent aussi que celui ou celle qui a pris la décision ne souffre pas. Peut-être que cette personne souffre tout simplement d’une manière différente de la personne quittée mais ça à l’extérieur on ne le voit pas. On s’imagine que la personne qui décide de tourner la page est ultra heureuse et va le vivre super bien. Et pourtant, pour être la personne qui a quitté je peux vous dire que ce n’est rose tous les jours et qu’il peut être difficile de faire face à cette situation.

Puis un jour, on se dit STOP ! Un jour, on sent qu’il est temps de remercier la tristesse et la colère (parfois l’amertume du passé) pour enfin avancer sans se retourner. Pour cela, stop à l’automatisme de continuellement se justifier, se justifier c’est s’auto-convaincre que nous avons raison. Hors, de mon côté, je n’ai plus envie de cela.

Aujourd’hui, après avoir essayé de passer de la pommade sur tout, accepté des réflexions vindicatives, faire sourde oreille, donner les énièmes chances de, être gentille avec des personnes qui ne le rendent pas, je décide de me protéger pour les protéger eux aussi. Protéger ça veut aussi dire être moins bavarde, se confier aux personnes de confiance et vivre pleinement sa vie au présent sans les autres.

Mon choix m’appartient, mes raisons m’appartiennent. C’est ma vie et nous avons une seule vie je pense qu’il est primordial de se rendre heureux dans sa propre vie et de ne pas se laisser écraser.

« Carpe Diem »

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2 semaines de vacances

** Déconnecter, Respirer, Profiter **

Voici en quelques mots mes objectifs pour ces vacances estivales.

Nous vivons tous une période assez particulière, disons cela oui particulière. Après des semaines de confinement, des semaines de télétravail, des semaines d’école à la maison, des semaines de restrictions de sorties, des semaines sans nos proches, des semaines pendant lesquelles nos émotions jouaient au yoyo, des semaines pour également profiter de cette pause en passant davantage de temps avec mes enfants, profitant de mon chez moi, de mes chats, des bruits de nature de nouveau audible, des petites joies simples naturelles et sans artifices. Le monde a essayé de reprendre, la routine a essayé de se reprogrammer, le retour au travail, les écoles qui accueillaient de nouveau les enfants, les réveils qui sonnaient, le trafic routier (moins dense tout de même), le train train quotidien avec quand même une vision plutôt différente du présent et de l’avenir. Toute cette période a été éprouvante pour mes enfants, pour moi, même pour mes chats et je suis presque certaine pour vous tous (qui que vous soyez, où que vous soyez, quoique vous fassiez, … ). Mes 2 semaines de vacances se sont rapprochées! Et voilà, je vous écris ce billet alors qu’elles sont déjà terminées. Elles étaient peut-être proche du déconfinement et pourtant je crois que je n’ai jamais autant apprécié la saveur de ses vacances.

Deux semaines de vacances pour recharger les battteries, pour retrouver ma famille, profiter des jardins, découvrir des paysages, observer mes enfants jouer avec leurs cousines, prendre des apéros avec mes proches, discuter de tout et de rien, respirer et enfin faire le plein de souvenirs dans ma tête.

La première semaine, je suis partie avec mes 3 amours dans la région où j’ai grandi. L’ouest de la France, proche de Nantes. J’avais loué un gîte au Pallet. Un village charmant. C’est ma mamounette qui a trouvé cet endroit pour plusieurs raisons mais la première était la distance très courte entre la maison de mes parents et le gîte. C’était une bâtisse charmante et accueillante dans une impasse calme : La brilleterie.  C’est un lieu que je recommande vivement, les propriétaires sont très à l’écoute et sympathiques. Aux alentours, il y a plein de sites à visiter, l’océan n’est pas trop loin. Bref je ne suis pas là pour faire de la pub … Cette semaine j’ai profité de cette proximité avec mes parents, mon frère, ma belle-soeur et mes nièces. J’ai eu le plaisir de découvrir que mes deux grands sont devenus suffisament autonomes pour se réveiller et préparer leur petit déjeuner sans leur maman. J’ai profité du fait qu’il n’y avait pas de lit pour ma petite dernière pour dormir avec elle. Enfin c’est vite dit! Eh oui, Melle dort dans la largeur du lit donc je dormais sur ce qu’elle voulait bien me laisser … 🙂 🙂 Le premier matin, 6h30 tout le monde était debout! Mes loulous voulaient absolument profiter de la moindre minutes avec leurs cousines 🙂 sauf que les cousines dorment au minimum jusqu’à 9h00 (elles, cette chance! 😉 ). Heureusement pour moi les autres matins, ils ont dormi plus longtemps. Nous sommes allés à Natural Parc. Ouah ce parc est génial ! Ils ont mixé plusieurs acitvités dans un seul espace : parc animalier, filets dans les arbres, glissades, jeux et attractions extérieures, labyrinthe ludique dans un champ de maïs. Nous y étions de 10h à 18h. Je vous avoue que j’étais rincée!!! Et après cette longue journée, je me disais que mes 3 amours dormiraient tôt, tu parles … Ils étaient tellement excités qu’ils ont eu beaucoup de mal à s’endormir. Je me suis autant amusée qu’eux. A ma grande surprise, mon fiston a surmonté ses peurs et a profité de chaque attraction, ma grande fidèle à elle-même a tout essayé et s’est fait des amies puis ma dernière, cette grande aventurière, a presque tout essayé et a fait courir son papi et sa mamie. Cette semaine de retrouvailles en famille a fait du bien à tout le monde. Les cousines et le cousin se sont bien entendus, ont défilé déguisés, ont dansé sur les sons de 3 générations (la leur, la mienne et celle de leur grand-parents), se sont gavés de gateaux apéritifs, ont plongé dans une piscine très froide, … En bref une semaine qui a permis de retrouver les liens familiaux qui avaient été suspendus pendant cette période de confinement. Et puis, ma petite dernière a soufflé sa 3ème bougie en compagnie de la famille et a reçu son 1er cartable 😉 . Après cette 1ère semaine de vacances, nous sommes repartis d’abord chez nous le temps d’une nuit pour ensuite refaire de la route en direction de notre 2ème location.

Et là, c’était une surprise pour eux. Cette partie s’est décidée en dernière minute. Je m’étais fixé des objectifs à essayer de tenir :

  • rester entre nous
  • Aller dans un endroit chaud, avec une piscine, pas dans un lieu trop blindé de touristes
  • Maximum 4h de route car la veille nous avions fait 10h de voyage…

Je savais que cette semaine allait être forte en émotion alors il fallait que tout s’organise au mieux pour tout le monde. Nous avons donc décidé de partir dans le Sud proche d’Avignon. Ce n’est pas tellement pour la localisation que nous avons choisi cette location mais plutôt pour le charme de la maison. Une maison provençale, avec des pierres apparentes, un jardin, un terrain de pétanque, un barbecue en pierre, une piscine sécurisée et l’intérieur très très jolie et cosy. Tout était réuni. Nous avions été séduits par ce lieu. Les enfants ont donc découvert la destination, la maison et la piscine une fois arrivés sur place. Autant dire qu’ils étaient fous de joie et d’émerveillement ! Ils avaient les yeux qui pétillaient de bonheur et d’excitation, encore plus quand ils ont découverts la baignoire en angle dans la SDB 🙂 🙂 Bref la semaine s’annoncait très bien. Le soleil, bien évidemment, était au rendez-vous quotidiennement, les cigales chantaient de 9h à 22h, l’odeur de la viande grillée nous chatouillait les narines. A ma grande surprise, ils se réveillaient entre 8h30 et 9h00 le matin et tout en autonomie descendaient pour jouer ou regarder la TV. Une des choses qui m’a le plus charmé c’étaient de pouvoir observer le bonheur de mes enfants via la fenêtre de la cuisine pendant que je cuisinais. Ce bonheur là n’a pas de prix ! De voir leur sourire, entendre leurs rires, les voir progresser dans la piscine, entendre leurs voix me proposer de l’aide pour cuisiner, les sentir se blottir contre moi et d’exprimer leur amour et bonheur. Pff je peux vous dire que j’ai fais le plein d’amour cette semaine-là.

Pendant ces 7 jours, nous avons profité de chaque instant, nager presque quotidiennement, ma grande a appris à nager sans bouées, mon fiston a surmonté sa peur de l’eau, ma petite dernière, comment dire, elle n’a peur de rien (mon pauvre coeur 😉 ) jouait dans l’eau avec sa grande soeur. Nous avons également dansé autour de cette piscine, accueilli ma cousine aixoise et son chéri, visité un fort, découvert les rues d’Avignon, visité L’Isle sur la Sorgue, marché sur le Pont du Gard et même barboté dans l’eau juste en-dessous de cette merveille, … Chacun de nous est reparti avec des étoiles pleins les yeux, les papilles régalés, des câlins et des mots d’amour dans le coeur, des souvenirs et encore pleins d’autres choses.

Je suis reconnaissante de pouvoir avoir pu passé d’aussi belles vacances avec mes enfants, ma famille, mes proches e tutti quanti.

Mes amours sont chez leur papa pour deux semaines et reviennent début août chez moi. Ma maison me semble calme, silencieuse mais l’écho de leurs rires et la vibration de leur amour m’accompagnent quotidiennement.

Je vous souhaite à tous de pouvoir profiter de vos vacances, de faire le plein de belles ondes positives, de partager votre amour.

 

1ère Classe Découverte …

** Elle grandit…**

Voici un article que j’avais commencé à écrire il y a bientôt un an. Avec tous les aléas de la vie je l’avais mis de côté. Aujourd’hui je suis heureuse de vous le partager. Bonne lecture!

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Il y a deux mois en arrière, la maîtresse de mon aînée leur proposait de partir en classe découverte pendant 3 jours (donc 2 nuits …) en montagne, à Chinaillon. Moi, en mère ultra courageuse et prônant l’autonomie de mes 3 chérubins, j’étais hyper enjouée et motivais ou du moins rassurais le père de mes enfants… J’en parlais avec autant d’excitation que ma princesse. Elle, elle se préparait psychologiquement à dormir loin de la maison, listait ses affaires, imaginait sa chambre avec ses copines. Mr. Papa, de son côté, restait muet à ce projet mais s’investissait tout de même en se proposant comme parent-accompagnant pour le trajet de retour en bus. Puis … Comme vous l’imaginez, le grand jour approchait, peut-être un peu trop vite à son goût et à mon goût aussi finalement…

S-1: L’excitation et l’impatience de ma fille. Quel vêtement vais-je prendre maman? Et comment je ferais si je me réveille trop tôt? ou dans la nuit? Et si j’ai peur du noir? Est-ce que je peux amener mon doudou et renardeau (mon doudou de petite fille que j’ai conservé toutes ces années) maman? En fait maman, je ne veux plus y aller? maman l’attribution des chambres a été faite et je ne suis pas avec mes meilleures amies? En fait elles seront mes nouvelles meilleures amies!

J-2: Maman, on fait la valise ensemble? Tu as vu papa m’a trouvé un appareil photo jetable, je peux essayer? Vous allez me manquer! Je peux prendre une veilleuse?

Jour-J: Le grand jour du départ est là. Ce matin, je me sens tendue au réveil contrairement à ma fille qui est surexcitée et craint de manquer le bus… Me voilà sur la route de l’école, j’accompagne mon petit prince dans sa classe, l’embrasse furtivement et comme ma fille me tire le bras pour que je me presse, je file avec elle. Il est là! Le bus! Les parents sont tous attroupés devant, je sens l’angoisse monter pour moi. L’excitation de ma fille se lit sur son visage. Ma grande fille est prête et il n’est pas question de lui montrer mon inquiétude, ni mes larmes qui me brouillent la vue (merde je n’arrive même pas à prendre de photos 🙂 ). Allez je me lance, je vais vers le chauffeur pour le saluer (et dans ma tête il y a un mini-moi qui dit « fais bien gaffe en conduisant où je te botte les fesses 🙂 🙂 ) et lui confies la valise de ma fille. Ma princesse sautille dans tous les sens, et court vite dans la queue pour monter dans le bus quand soudain elle se rend compte qu’elle a oublié quelque chose?! Ah quand même, le bisou d’amour inconditionnel à sa maman! Et voilà, tous les enfants s’installent, et évidemment se collent aux vitres. Ces foutues vitres TEINTEES donc nous, parents, ne voyons pas nos enfants nous faire coucou!!! Arghhh, ne pas pleurer! Rien qu’en écrivant cet article, j’ai encore l’émotion qui me submerge. Vous connaissez cette sensation, celle que tu ressens quand tu comprends que tes enfants grandissent et qu’ils sont déjà bien autonomes? Oufff, ce bus est enfin parti! Mes larmes sont restées scotchées à mes yeux! Trop forte, enfin,… Je me retourne et je vois tous les parents immobiles sur le parking, le bus est déjà loin mais nous, nous sommes là immobiles. Quelques minutes encore puis nous commençons à nous éparpiller. Sur le chemin du retour à la maison, j’ouvre la valve des larmes, il n’y a plus personne, je peux… Puis je repense à mes classes découvertes et tout le bonheur de vivre avec ses camarades pendant quelques jours, la joie des veillées, les premières nuits loin de mes parents,… Et là je réalise que mon bébé, que dis-je ma grande fille est belle, grande, forte, et surtout grandit!

Son retour fut tout autant émouvant. Je me souviens avoir écouté ses récits, vécu avec elle les moindres choses tellement elle racontait bien les joies et frustrations qu’elle avait vécu. Mais surtout sa fierté s’entendait dans sa voix, la fierté d’avoir réussi à vivre sans ses parents, à avoir surmonter ses peurs de ne pas réussir à dormir, … Nous en parlons encore de temps en temps de cette première classe découverte. Et j’envisage prochainement de lui proposer de partir en camp de vacances.

C’est cela aussi d’être parents: se rappeler que nous avons fait des enfants non pas pour les garder près de nous mais pour leur donner la chance et l’immense bonheur de s’épanouir par eux-mêmes et sans nous. A nos amours, à nos enfants, vivez, tombez pour mieux vous relever, épanouissez-vous, testez, et surtout, surtout surmontez vos peurs (nous serons toujours auprès de vous quoiqu’il puisse arriver).

Message d’amour d’une maman à ses oisillons qui prennent leur envol!

Allez, on décolle (et sans papa ;) )

** Première fois en avion seule avec mes 3 amours**

Les fêtes sont aussi la période pendant laquelle nous aimons retrouver nos proches qu’ils soient à proximité ou éloignés. Cette année, j’ai décidé d’aller retrouver ma famille à Nantes. Comme mon homme ne peut pas prendre de vacances à cette période de l’année, je prends mon courage à deux mains et décide de partir en avion seule avec mes 3 loulous. Pfff, lorsque je clique sur « valider » du site d’achat de billets d’avion je sens une bouffée de chaleur et le doute m’envahir. Vais-je être capable de gérer le voyage seule avec eux? Vont-ils être calmes ou stressés ou surexcités? Et si il y a du retard, beaucoup de retard, comment vais-je les occuper? Vont-ils être malades? Et ma petite dernière, pour sa première fois en avion comment va-t’elle réagir? Que de questions en suspend… Mon homme me rassure en affirmant que tout va bien se passer et que ce n’est que 1h15 de vol. Bon de toute façon les billets sont payés et la famille est prévenue donc il n’est pas question de faire machine arrière! Nous nous envolerons le 3 janvier à destination de Nantes.

C’est le jour J, comme j’avais une valise à enregistrer nous sommes arrivés 2h en avance à l’aéroport. Et oui, je souhaitais enregistrer une valise plutôt que de me retrouver avec 3 bagages à main. Nan seule à gérer 3 enfants et 3 valises à main cela me semblait mission impossible! Et en effet, j’avais raison parce que attendre dans la file pour passer le portic de sécurité avec 3 enfants dont ma petite dernière dans le porte-bébé et un sac à langer archi plein c’est déjà folklo 🙂 Mes 2 aînés étaient très fiers de s’auto-gérer au passage du portic et leur papa les regardait avec fierté et une petite appréhension tout de même :). Pendant que moi, l’agent de sécurité me demandait de retirer mon bébé du porte-bébé et de passer sans elle. Euh attendez, je fais quoi de ma dernière?? Je la mets sur le tapis et vous la regarder au rayon x??? Nan bien sûr que nan! C’est quoi cette mère?? Elle me propose de la tenir 😉 ouff. Et voilà, 1ère étape passée et les doigts dans le nez! Enfin presque. Prochaine étape, patienter et occuper les grands pendant les 30 minutes d’attente avant l’embarquement. Oui oui seulement 30 minutes, car entre l’enregistrement de la valise, faire la queue pour le portic, vider ses affaires dans les bacs de sécurité, dire au-revoir au papa tout triste, passer le portic et se rhabiller autant dire que le temps est très très vite passé! 😉 Alors 30 minutes ce n’est rien?! Sauf que, petit homme a soif, puis faim, puis c’est au tour de la grande d’avoir soif puis faim et enfin ils voudraient bien jouer à la tablette. Bon, adorable et responsable que je suis, je file acheter une bouteille d’eau, le reste attendra le confort de l’avion. Et hop, voilà qu’une voix appelle les familles avec enfants à se présenter à la porte d’embarquement. Génial, que le temps passe vite et c’est facile. Peut-être presque trop facile…On verra la suite. Nous voilà, assis à nos sièges. Petit homme côté fenêtre, ma princesse côté couloir (je lui ai promis la fenêtre au retour) et moi entre les deux avec ma petite dernière sur les genoux. L’excitation des 3 est palpable. Mais pas d’inquiétude, j’ai prévu un mini pique-nique, des jouets, un livre chacun (même pour petite dernière) et les deux tablettes. Je devrais réussir à les occuper pendant les 1h15 de vol. Et en effet, le vol se passe tellement à merveille que je ne regarde pas l’heure (en même temps la montre est restée dans mon tiroir et le portable est éteint) et ne me rend pas compte que nous avons 30 minutes de retard. Quelques turbulences nous ont vraiment secoués au décollage et ont bien fait rire mes deux grands alors que moi je riais jaune voir vert… Après avoir joué aux tablettes, petit homme dort, ma grande regarde le paysage se rapprocher et petite dernière n’a rien vu puisqu’elle a dormi les 3/4 du vol. Les pneus grincent sur la piste d’atterrissage, le freinage est violent dû au vent qui souffle à l’arrière de l’avion mais cela ne réveille même pas mes deux plus petits. Nous descendons surexcités de l’avion et rejoignons le tapis des valises et poussettes. L’attente est longue pour nous 4, nous avons très envie de retrouver nos proches. Pendant l’attente, je retrouve des mamans solos pour l’occasion du voyage. Elles ont 1 enfant ou 1 bébé avec elles. Deux viennent me voir et me disent « Chapeau, seule avec 3 enfants! et en plus ils ont été super sages! » Je les remercie avec timidité et un brin de fierté pour mes 3 loulous (et moi aussi 😉 ). Ça y’est les portes s’ouvrent, et mes loulous aperçoivent mamie et papy. Quelle joie de voir l’émotion se lire sur tous les visages, entendre mes enfants crier « Mamie-Papy » et regarder tout le monde se prendre dans les bras. Voilà vol aller terminé et avec succès et fierté;)

Le séjour dans ma famille se passe très bien. Nous profitons des uns et des autres, nous sommes chouchoutés et évitons avec justesse la gastro de ma filleule qui fêtait ses deux ans. 4 jours chez eux, 4 jours pendant lesquelles mon homme peut souffler et entendre les mouches voler (ou plutôt les chats ronronner puisqu’il n’y a pas de mouches)!

Le voyage touche à sa fin, je ferme la valise. Il est 6h du matin et il est temps pour nous de prendre le chemin du retour. Après une soirée qui a terminé tard, le réveil est difficile, tout le monde est fatigué. Cela m’inquiète pour l’avion car qui dit fatigue dit crise envisageable. Nous enregistrons la valise et faisons de nouveau la queue pour le portic. Bizarrement cela me semble plus difficile et long sûrement à cause de la fatigue. Mes loulous traînent des pieds, ma dernière s’est déjà endormie. L’attente dans le sas (extérieur) avant l’embarquement est interminable. Nous attendons debout et au froid. Tous les enfants de l’avion s’impatientent et commencent à s’énerver. D’ailleurs même les adultes commencent à piétiner d’impatience. Oh zut, comment va se passer la suite???? C’est bon après 50 minutes d’attente nous montons dans l’avion. Arrivés à notre rangée de siège, la dispute (à laquelle je m’attendait) éclate. Ma grande veut le siège côté fenêtre (comme je lui avais promis) et petit homme le veut aussi. Première tentative d’explication à petit homme, pff il part en crise de larmes et de cris et bloque le passage dans l’allée de l’avion. Oulala mais comment vais-je gérer cette situation. Deuxième tentative, j’explique à ma fille que comme elle est la plus grande elle peut céder sa place à son petit frère. Oh zut zut ma fille pleure à chaudes larmes. Les gens dans l’allée s’impatientent, les regards se tournent vers moi et mes loulous. Allez troisième tentative, je guide mon petit homme sur le siège du milieu, laisse ma grande s’installer comme promis sur le siège côté fenêtre. Petit homme continue sa crise mais au moins je ne gêne plus le passage. Mon porte-bébé commence à peser sur mes épaules mais je trouve la force de me pencher vers mon petit homme épuisé et en proie à sa frustration. Je lui propose deux solutions, l’une est de rester ainsi sur le siège du milieu ou l’autre de s’installer sur le siège près de l’allée à la fois couché sur sa maman pour se reposer. Mission réussie, il s’installe sur l’autre siège. Et il s’endort avant même le décollage, petite dernière aussi d’ailleurs. Ma grande se lie d’amitié avec la passagère de derrière qui a 1 ans de moins qu’elle. Ouff, le pire est passé et finalement cela aura duré seulement 10 minutes. Ma grande me réclame un petit déjeuner. Après-tout pourquoi pas? Nous sommes sur le chemin du retour, attristés par les au-revoir, fatigués de notre soirée de la veille et excités de retrouver Super-papa (mon homme). Au moment où le petit déjeuner est servi, petit homme se réveille. A la vue du croissant et du jus de fruits il oublie sa crise et se réveille en douceur et avec bonne humeur. Petit déjeuner engloutit pour nous tous, l’atterrissage se prépare!! Avec quelques minutes de retard nous sortons de l’avion et quelle joie de les voir courir en direction de leur papa puis nous retrouvons le chemin de notre maison!

En bref, tout s’est bien et je dirais même très bien passé! Alors, je renouvellerai l’expérience avec moins d’appréhension. A quand le prochain voyage?!

1er voyage avec les 3

** Une nouvelle étape: Voyager avec les 3 petitous sans Mr. Papa **

Cet été, mon chéri disposait de peu de vacances et nous avions décidé de ne pas partir puisque petitou n°3 venait d’arriver. Mais hors de question de ne pas prendre l’air, il fallait un peu s’évader pour mes deux aînés qui rêvaient de vrai vacances!

Nous avons des amis qui nous ont proposé de venir les rejoindre dans leur maison de vacances en Bourgogne. Il était prévu d’y aller 3 jours tous les 5. Sauf que, il y a toujours des imprévus, des changements de programme. Mon chéri ne disposait plus de 2 semaines de vacances. Et donc, les jours d’évasion à 5 tombèrent à l’eau. Ou ? Ou bien j’écoutais mon mari qui me conseillait de partir seule avec mes 3 petitous chez nos amis. Après tout ce n’est que 2h30 de route. C’est rapide et facile, nan? Maman attentionnée que je suis je ne pouvais pas annoncer à nos enfants que finalement notre mini-séjour chez nos amis (et les leurs puisqu’enfants il y a) tombaient à l’eau… Allez courage Super-Maman, tu vas assurer, faire la route avec les 3 (dont un bébé de 1 mois) et surtout tu vas t’occuper de tes 3 chérubins seule. Après tout, je peux le faire!

Me voilà donc sur la route avec mes 3 amours dont 2 surexcités et ravis de retrouver leurs copains pour 3 jours loin des habitudes (et de papa 😉 ). 

Heureusement, je n’étais pas la seule adulte 🙂 J’étais moi aussi ravie de retrouver nos amis et de partir en vacances pour 3 jours. Quel plaisir de voir ces 2 aînés s’éclater avec leurs copains, profiter du beau temps, jouer dehors toute la journée, crier sans déranger aucun voisin (peut-être juste les vaches:) ). D’autant plus, qu’il y avait de quoi faire, entre le trampoline extérieure, un pique-nique au bord d’un étang privé, une mini fête foraine et un mini parc d’activité. Ma fille a même fait pour la première fois du pédalo. J’ai même pris le temps de partir seule (sans mes amis et leurs enfants) dans un mini parc d’activité et de gérer ma fille sur son pédalo, mon fils sur son quad et ma petite dernière dans la poussette, tout ça en même temps. Topissime! Je vous avoue que j’étais très fière de moi! 🙂

Bien évidemment, il y a une journée catastrophe. Il en fallait bien une, sans quoi on se serait ennuyé 😉 Et cette journée a touché toute la maison, mes enfants, les enfants de mes amis et même moi 🙂 🙂 1ère cata: 2 têtes qui s’entrechoquent dans le trampoline = un petit bobo vite oubliée (plus de peur que de mal), 2ème cata: 1 pipi dans les escaliers, 3ème cata: une autre mare de pipi , 4ème cata: un couvercle de casserole en verre qui se casse  et 5ème dernière cata : la mienne, je loupe une marche et tombe. Conclusion de cette journée, des bleus, des bleus, des larmes, du ménage et maintenant des fous rires!

Pendant ce temps de calme, Super-Papa qui devait à la base se reposer profita finalement pour sortir et se divertir.

Nous sommes revenus tous les 4 super contents de notre mini-séjour, heureux de retrouver notre amour (papa pour les petits et mari pour moi) et l’envie de renouveler l’expérience de partir seule avec mes 3 loulous prochainement.