De l’allaitement au biberon

** Il est temps pour moi de mixer allaitement et biberon **

Et voilà, mon congé maternité est terminé, ma petite dernière est en crèche. Il est donc plus que temps d’introduire le biberon pour remplacer petit à petit les tétées. Je vous avoue que j’ai repoussé ce moment le plus possible mais mi-octobre, il fallait vraiment commencer puisque je reprenais le travail le 13 novembre. Alors comme pour mes deux grands, c’est à mon chéri que j’ai confié cette mission. Lui est super heureux de passer au biberon car cela lui permet d’avoir plus de moments privilégiés avec sa choupette et de tisser sa relation père-fille 🙂 Cependant il avait oublié que cela pouvait être difficile ou/et long selon le bon vouloir de l’enfant. Je me souviens que pour ma jolie princesse (l’aînée donc), l’apprentissage et l’acceptation du biberon a été très long. Plus d’un mois pour qu’elle accepte de boire un seul biberon. Selon les conseils des sages femmes, je m’absentais des 1/2 journées pour qu’elle ne sente pas l’odeur du lait et surtout pour ne pas céder. Ce fut une période éprouvante pour elle, pour le papa frustré de ne pas y arriver et pour moi culpabilisante d’arrêter l’allaitement uniquement pour pouvoir retourner au travail. A contrario, mon petit prince (le cadet), au bout d’une semaine, buvait les biberons. Comme quoi, chaque enfant est différent. Et nous voilà de nouveau dans cette période. Mon chéri se faisait une joie d’essayer de lui donner le biberon. Malheureusement ma petite puce n’est pas du même avis. Depuis maintenant plus d’un mois, il essaie de lui donner. Il a essayé différents biberons, avec et sans doudou, avec un vêtement ayant mon odeur, pendant que j’étais absente. Des membres de notre famille ont essayé mais sans succès. Jusqu’à cette semaine, elle hurlait de pleurs et refusait de le boire.

De mon côté je vis très mal ce sevrage, la voir ou l’entendre se mettre dans tout ces états c’est traumatisant. Mon cœur de maman me dit de ne pas la brusquer alors je reviens vers elle le cœur serré et l’allaite. Quel soulagement pour elle de se blottir contre le sein de sa maman, de sentir son odeur et de s’abreuver. Quel soulagement pour moi de la voir se nourrir, de sentir sa chaleur et son amour et quel plaisir de continuer à lui apporter ce moment. En voyant la difficulté pour elle d’accepter le biberon et l’angoisse pour moi de retourner au travail en sachant qu’elle refuserait le biberon, il était hors de question de s’obliger à vivre ce sevrage avec autant de stress et de frustration. C’était décidé, j’allais faire valoir mon droit à l’allaitement. Par chance, en Suisse, les mères ont droit à un temps d’allaitement comptabilisé comme temps de travail. La semaine dernière, j’ai donc informé les auxiliaires de puériculture qu’elles pouvaient me joindre à mon bureau lorsque ma petite réclamait sa tétée. Elles furent rassurées et bienveillantes. Tous les jours, je fus appelée entre 10h30 et 11h00 pour venir allaiter ma petite puce. Les auxiliaires essayaient le biberon quelques minutes mais ne voulaient pas la forcer. Je suis vraiment très rassurée de voir que la philosophie de cette crèche va dans le même sens que la mienne. Bien évidemment, je vous avoue que ses allers-retours le midi entre la crèche, le travail et la maison (pour ma pause déjeuner) est très fatiguant et que le soir à 20h00 je suis exténuée mais je prends du recul tous les jours et je sais que ce temps d’allaitement ne durera pas, qu’un jour ma petite sera grande et que l’allaitement sera un souvenir. Alors oui, je veux profiter de ces instants privilégiés et fusionnels avec elle et de ces moment indescriptibles où tout ce qui nous entoure est invisible puisque nous nous consacrons pleinement à cette instant magique, câlin et plein d’amour avec notre bébé. Être réveillée la nuit, la rejoindre le midi, la retrouver en fin de journée, au coucher, la rassurer pour l’allaiter.

Le souvenir que je garderai de cet allaitement (et avec mes 3 loulous) : la sentir se lover sur mon sein, sentir son odeur, être caressée dans mon dos par sa petite main qui s’agrippe… Voir mes deux grands profiter de ce moment pour se détendre et se lover également contre moi et leur petite sœur. Que la nature est bien faite. Chaque instant partagé avec elle (ou même avec avec mes deux grands) à travers l’allaitement reste gravé et m’encourage à continuer. Un échange de tendresse, d’amour, de fusion entre eux et moi.

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Quand l’éducation devient un stress

** Zut aux critiques, place à ton ressenti pour l’éducation de TES enfants … **

Parce que quotidiennement je vois des articles qui font le buzz sur les réseaux sociaux, dans les émissions télévisées, dans les magazines, etc, au sujet de l’éducation des enfants. Parce que certains regards dans la rue, dans les magasins et même au sein de sa propre famille en disent long. Parce qu’il faut entrer dans le moule… pour toutes ces raisons et bien d’autres éduquer nos enfants devient un stress. Et pourtant, il est déjà tellement facile de douter de soi , de se remettre en question, de regretter et parfois même d’être démuni dans nos manières d’agir ou réagir avec nos enfants. Certains, eux, disent se sentir entièrement en phase avec leur choix d’éducation, sans doute, sans questions, sans regret, je n’y crois pas!

Cet article m’a été inspiré par mon homme hier soir au dîner car il m’a avoué qu’il lui arrive, à lui aussi, de se comparer à d’autres papas qu’il croise à l’école et de se dire qu’il pourrait mieux faire et que les autres papas ont l’air d’assurer. Mais aussi parce qu’hier sur Facebook j’ai vu passer plusieurs l’article au sujet des mots blessants que nous pouvons adressés à nos enfants (et qui du coup m’a fait réfléchir à ma façon à moi de leur parler et de douter et pourtant…). Et puis parce que ce matin sur le chemin du retour de l’école j’ai eu une conversation avec une maman avec qui j’avais suivi les ateliers parents et qui comme moi (et comme vous,peut-être) se remet en question régulièrement et s’est mis la pression en se plongeant dans la lecture de livre pour éduquer différemment. De mon côté, j’avoue, il y a toute une étagère de ma bibliothèque dédiée aux livres de méthodologie pour l’éducation des enfants et que j’adore les idées et conseils d’Isabelle Filliozat dont je m’inspire souvent.

Alors voilà, oui on peut toujours mieux faire, ou le papa ou la maman d’à côté a l’air d’assurer ou d’être plus disponible ou d’être plus patient(e) … Oui, on se dit « je n’aurais pas dû m’énerver aussi vite, ou je n’aurais pas dû le/la punir ». Oui, on s’autocritique en se disant que nous aurions pu passer plus de temps à jouer avec lui/elle ou sortir se promener avec lui/elle… Voici toutes les questions (parmi d’autres) qui peuvent nous torturer quotidiennement.

Depuis quelques années, il y a le buzz sur l’éducation positive et/ou ludique recommandée à tous les parents, il y a des guides d’éducation dans toutes les bibliothèques et librairie, des ateliers pour accompagner les parents. La conséquence c’est que certains parents se mettent la pression pour éduquer leurs enfants.

J’ai envie de vous dire, avant de vous mettre la pression, demandez-vous « qu’est ce que je fais déjà avec mes enfants? Est-ce qu’ils rigolent avec moi? Est-ce je leur donne de l’amour? » En fait, non, ne vous posez pas ou plus la question, ne vous comparez pas aux autres mais dites-vous que vous faites du mieux que vous pouvez, en fonction de votre ressenti, votre instinct et en fonction de la personnalité de votre enfant. Vous ne le battez pas? Vous ne l’insultez pas? Alors oui ils vous arrivent de crier parfois parce que ce jour-là vous étiez trop fatigué(e) pour être aussi patient(e) que d’habitude, ou de punir parce que sur le moment il vous semblait utile de lui faire comprendre que cette fois c’était trop. Il vous arrive aussi d’avoir envie de souffler et de vous poser dans le canapé simplement avec lui/elle devant des dessins animés. Et alors? Nous sommes humains et comme eux vous vivez vos émotions. Ecoutez-vous, personnalisez toutes ces méthodes si elles vous intéressent, faites-vous confiance. Profitons de chaque instant avec nos loulous sans trop se concentrer sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire parce qu’au final en se torturant on ne vit plus le moment présent et de toute manière plus tard il/elle aura toujours quelque chose à vous reprocher.

Alors choyons nos petits amours, câlinons les autant qu’on le souhaite, aimons-les et surtout faites vous confiance!

Allaitante

** Oui, j’allaite et j’en suis fière! **

Avec l’arrivée de mon 3ème enfant, j’ai appris à m’affirmer et surtout à être fière de mes choix tel que l’allaitement. Ce n’est pourtant pas la première fois que j’allaite cependant je le vis différemment, peut-être parce que je sais que c’est mon dernier bébé et qu’il faut que je profite de chaque instant (qui passe si vite). Je me souviens encore de l’allaitement de ma 1ère fille. J’étais pas sûre de moi, peu confiante et intimidée par le regard des autres, donc je suis restée enfermée chez moi des journées entières les 2 premiers mois. Je pouvais allaiter seule (et isolée) sans qu’on me dévisage, sans que je sois obligée de me cacher dans un coin ou de changer de pièce. Oh j’ai adoré allaiter ma princesse cependant je me sentais toute de même coupée du monde car je n’osais pas sortir de peur qu’elle réclame et que par gêne je n’arrive pas à l’allaiter. Heureusement je n’ai pas arrêté d’allaiter pour autant. Car je trouve que l’allaitement est un moment privilégié que nous avons la possibilité de partager avec notre petitou. Je suis une pro-allaitement, en effet. En discutant avec d’autres mamans allaitantes qui elles étaient plus sûres d’elles, j’ai compris qu’en fait il suffisait de faire les choses progressivement. Commencer par sortir en balade proche de la maison après une tétée puis s’éloigner un peu plus et oser sortir avec des copines (maman ou compréhensive) et dès que petitou réclamait se poser dans un coin tranquille au calme (ou au pire dans la voiture 🙂 ).

Puis mon mon 2ème petitou est arrivé et il était hors de question que je revive cette période magique de l’allaitement isolée dans mon coin! J’étais un peu plus sûre de moi et j’ai osé aller au restaurant avec mon chéri et mon petitou. J’ai même allaité pendant notre repas. Bien évidemment pour cette première fois en public, j’avais pris le soin de choisir un restaurant dans lequel on pouvait se sentir à l’aise avec des endroits plus ou moins discret. Yes, j’avais réussi et ce sans stress et sans regards inquisiteurs! C’était parti pour 3 mois d’allaitement plus libéré et aéré 🙂

Et ma 3ème, ma petite dernière, mon petit trésor à moi (qui a déjà 2 mois 🙂 ) a la chance (je pense) d’avoir une maman-allaitante confiante et fière d’allaiter chez elle, en balade, à l’extérieur, chez des amis, chez le médecin, partout en fait. Après tout, c’est naturel d’allaiter notre enfant (quand on a la chance de pouvoir le faire). D’ailleurs, je tiens à remercier à une jeune maman qui m’a fait découvrir le coin d’allaitement du centre commercial où je me promenais la semaine dernière: un coin discret dans une pièce avec des sofas et une lumière douce loin du bruit et. Et oui soyons solidaire et n’hésitons  pas à partager nos bons plans « allaitement » (ou osons se renseigner sur la toile ou directement à l’accueil du lieu où nous nous trouvons car des coins discrets et confortables pour l’allaitement existent presque partout;) ). Je peux me promener avec elle sans m’inquiéter de l’heure des tétées, ni du regard des autres (parce qu’ils ont qu’à regarder ailleurs!). Je profite de tout ces moments fusionnels avec ma princesse. Je sais que parfois c’est un peu difficile pour le papa car il se sent mis de côté, ou pour nous maman car les nuits sont très courtes. Pour les papas qui souhaiteraient participer à ces moments privilégiés, il est possible de partager ce bien-être avec eux de différentes manières et puis viendra le temps des biberons où ils pourront nous passer devant en affirmant leur rôle de père.

L’allaitement est pour moi un moment privilégié pendant lequel nous pouvons tisser un lien unique, fort et fusionnel avec notre petitou. Je ne sais pas vraiment comment décrire ou définir cet échange entre mon petitou et moi pendant ce temps. C’est un moment de tendresse, d’échange de regards, apaisant (et parfois endormant 😉 ). J’aime ces instants où mon petitou se love contre moi pour têter le jour comme la nuit (même si parfois je suis fatigué). La journée, ce temps d’allaitement m’incite à me poser tranquillement et vivre pleinement ce moment et la nuit je peux partager mon lit, sans culpabiliser, avec mon petitou pour l’allaiter et la sentir s’apaiser et s’endormir. A toutes les mamans qui allaitent, si je peux me permettre vivez ces moments pleinement et si vous avez des doutes, des frustrations, des soucis (crevasses, douleurs,…) parlez-en autour de vous, vous n’êtes pas seules! Aux mamans qui voulaient allaiter mais qui n’ont pas pu, il y a heureusement d’autres moments pendant lesquels nous pouvons tisser des liens forts, créer un instant de tendresse et fusionnel.

L’allaitement est un vrai bonheur et grâce à ces instants j’apprends à profiter du temps présent !

Les montagnes russes hormonales!

** Mes hormones font le yoyo **

Une des choses que nous savons en tant que femme « enceinte » c’est que nos hormones sont parfois et même presque tout le temps incontrôlables. Mais qu’est-ce que ça sous-entend? J’y viens. Lorsque nous avons nos Ringningnins, souvent, nous déclarons que nous sommes plus émotives, plus colériques et d’autres, les chanceuses, rien de différent. Eh bien lorsque nous sommes enceintes c’est à peu près pareil. Je vous dis « à peu près » car c’est puissance 1000. Oui, oui je vous assure. Et non, non, je ne crois pas exagérer, enfin de mon côté c’est comme ça que je le ressens. Je vous l’accorde vous pouvez plaindre mon chéri qui doit composer avec ces changements d’humeurs et mes enfants qui parfois me regardent avec un sourcil haussé du genre :« qu’est-ce qui lui arrive à Maman? ».Ok, ok vous avez bien compris que de mon côté ma grossesse de ce 3ème petitou serait comparable à des montagnes russes (des émotions). Pour mieux comprendre, je vais vous citer quelques exemples, attention soyez bien assis, cramponnez vous et surtout respirez entre chaque fou-rire 😉 :

  • Un matin, je dépose ma fille à l’école et là, malheur elle fond en larmes et me sert fort dans ses bras. Zut et zut, me voilà à fondre en larmes également. Imaginez le regard ahuri de la maîtresse devant ce déluge de larmes. J’essaie de la rassurer, tant bien que mal « Ne vous inquiétez, ma fille va bien quant à moi ce sont les hormones ». Heureusement c’est une maman, et elle a bien compris la situation. Du coup, elle a vite embarqué ma fille dans la classe et moi, bah je suis restée comme une gourdasse à essuyer mes larmes. Nan, mais oh ça tourne pas rond chez moi.
  • Un soir, mon mari, après une crise de l’un de nos monstrinous, s’impatiente et s’énerve et par conséquent perd son self-control. Du coup, les monstrinous se retrouvent punis dans leurs chambres. Je sais pertinemment qu’il déteste en venir à ce genre de sanction et au lieu de le conforter dans son acte je décide de le contrer : « Je ne suis pas du tout, mais du tout, d’accord avec ce genre de sanctions! AH, nan, vraiment, ça me met hors de moi (je crois qu’il l’avait bien vu et compris) ». J’en rajoute une couche, bah oui ce n’est pas comme-ci ça suffisait : « tu sais, il y a des couples qui divorcent à cause des désaccords d’éducation » Non mais, oh, tu es folle, retires ce que tu dis. Punaise il va me bouder et moi je n’ai pas réfléchis en parlant…
  • Un autre matin, je dépose mes petitous à l’école, la veille c’était le jour de la visite de l’infirmière à l’école pour ma fille. Mon chéri m’avait dit que tout était ok. Super!!Et pour tant,ce matin-là, la maîtresse de ma choupette me dit que ce serait bien qu’on prenne rdv pour discuter des observations de l’infirmière. Euh, je croyais que tout allait bien? Elle m’explique que c’est juste pour partager avec nous et pas devant les autres parents. J’acquiesce et quitte vite l’école avant de me cacher dans ma capuche pour vider toutes les larmes de mon corps. Oh, ce n’est pas possible de tout prendre à cœur comme ça. Je vais pas tenir les 4 mois restants à cette allure.
  • Un week-end festif dans un parc féérique: mon chéri, mes petitous et moi-même sommes debout au premier rang pour voir la parade de Disneyland et là une autre personne commence à me bousculer pour se retrouver coller-serrer contre mes petitous. Eh oh, tu m’as bien regardé, je me transforme en maman-louve-enceinte et montre mes crocs. Ni une ni deux, je m’énerve en lui disant de faire attention et qu’elle trouve sa place ailleurs et surtout loin, vraiment très loin! Mon mari, choqué et surpris, ne branche pas (de toute manière valait mieux pour lui…). Heureusement que mes enfants ne m’ont pas entendu
  • Une soirée télévisée : Un film = des émotions. En temps normal, je suis émotive et je peux pleurer pour des scènes tristes. Mais quand il n’y a pas de scènes tristes et que tu pleures quand même. Il se passe quelque chose, nan?
  • Une autre soirée télévisée : Un film drôle = fou rire assuré, mais quand ton fou rire se transforme en crise de larmes (pas de joie, nan nan). Tu pleures, tu pleures sans comprendre pour quelle raison et sans réussir à t’arrêter. Une vrai folle!
  • En pleine discussion sur ton lieu de travail et que, comme dans une bulle de bande-dessinée, au-dessus de ta tête tu aperçois ton cerveau courir après tes pensées…Eh oui, tu as l’impression que tout tes neurones intelligents t’abandonnent pour être distribuer à ton bébé. Je sais que parfois j’ai des réflexions de blonde, mais là c’est le pompom. Plus ridicule, tu meurs.

Heureusement, avec du recul, je ris de ces moments larmoyants et amusants et puis ça fait parti du forfait « Femme-Enceinte » 🙂 Auprès de mes petitous et mon chéri, je prends le temps de leur expliquer que maman n’est pas folle mais seulement un peu émotive et surtout que c’est temporaire (enfin j’espère hihi)

Le plus beau des cadeaux

** Un cadeau plus que désiré, un cadeau à chérir **

C’est bon je peux le clamer haut et fort, laisser ma joie exploser, libérer mes larmes de bonheur ; notre vœu le plus cher est exaucé : la famille s’agrandit!! « Et c’est avec émotion et les yeux embués de larmes que je vous écrit cet article.

Je l’avais déjà révélé il y a quelques temps, j’ai toujours souhaité avoir trois enfants. Mon rêve prend forme dans mon petit ventre arrondit. Ce petit trésor est bien au chaud et est prévu pour fin juillet.

Dans quelques temps, nous allons passé à 5 à temps plein puis à 6 (avec le fiston de mon choubidou) pendant les vacances!!

Alors peut-être que mes chroniques vont effectivement tourner autour de la grossesse, les bons plans, les biens et moins-biens, les préparatifs, …Mais ne vous inquiétez pas ça ne dura que quelques mois 😉  Je suis tellement ravie de partager cette merveilleuse nouvelle avec vous mes lecteurs et lectrices.

Vous allez certainement me demander : « Comment les deux grands ont-ils vécu la nouvelle? » Voyez-vous, à notre grande-très grande surprise, notre fille a immédiatement compris qu’il se passait quelque chose. D’Autant plus, qu’au bout de 2 mois, mon ventre s’arrondissait déjà et étant petite et fine (selon mes proches), ce petit ventre commençait à se voir et à se deviner. Alors, ma poupette m’a regardé droit dans les yeux et a clamé : « Maman, ton ventre, il est gros. Tu vas m’offrir une petite sœur?!!!! » Imaginez la tête de mon mari et la mienne. Nous avions pensé qu’il était préférable d’attendre la 1ère échographie pour leur annoncer mais apparemment cela n’allait pas se dérouler ainsi 🙂 Le lendemain puis le surlendemain, elle ne s’est pas dégonflée et a répété la même phrase mot pour mot. Là, il était temps de lui dire et de ne surtout pas lui mentir ou trouver des excuses. Alors nous avons déclaré la réunion familiale-canapé ouverte 🙂 Nous voilà assis sur notre canapé auprès de nos petits amours et nous testons l’atmosphère avec des questions « Est-ce que maman a changé ces derniers jours? ma puce j’ai entendu que tu as vu que maman avait un peu grossit est-ce que tu sais pourquoi? » Bizarrement, ils n’avaient plus de réponses. Petit à petit, nous nous sommes détendus et avons annoncé l’arrivée d’un petit frère ou une petite sœur et avons expliqué que le bébé grandirait pendant quelques temps dans mon ventre. Ces petits amours ont exprimé leurs doutes puis leurs joies respectives et nous avons répondu à leur question. Depuis ce jour, lorsque je rentre du travail, dès que je passe la porte d’entrée leur bonjour s’adresse d’abord au bébé puis après à leur maman 🙂 Ils sont très attentionnés envers moi. Ma princesse voudrait que je n’aille plus travailler, bah oui maman-enceinte= maman repos et elle rouspète son papa quand il s’impatiente devant mes demande : eh oh, maman-enceinte= elle a droit à tout! J’avoue que j’apprécie bien ces côtés-là. Ma puce est devenue mon garde du corps et a demandé à s’investir dans l’arrivée de sa petite sœur (ah oui, parce que d’un comme un accord, ils ont décidé que ce serait une fille 🙂 🙂 ). Nous lui avons donc proposé de choisir le doudou et de nous aider à installer l’espace nuit de ce futur petit-être.Quand au petit dernier (pour le moment), lui c’est plutôt par la tendresse et l’affection qu’il exprime sa joie. J’ai le droit à des bisous et des caresses sur le ventre quotidiennement et même des mots doux à l’attention du bébé. Franchement que demander de plus?? Et j’entends déjà votre deuxième question « Alors fille ou garçon? »Devinez!! Nous ne voulons pas savoir, après tout nous avons déjà une fille et un garçon alors peu importe. De plus, je trouve ce côté mystère plutôt excitant. Je ne vous cacherai pas que parfois il nous arrive d’essayer de deviner. Nos enfants se sont pris au jeu, et rythment nos dîners avec des listes de prénoms interminables  🙂

En bref, nous sommes tous les 4 sur notre petit nuage, tout doux, tout beau, à rêver de l’avenir avec ce futur mininous n°3 et à profiter de ces moments de bonheur et partage.

Maman pour la vie

Ce matin, je me suis réveillée en lisant cet article, d’un blog parmi d’autres que j’aime suivre. Il m’a mis de très bonne humeur et m’a fait repenser aux articles que j’avais lu sur la maternité et les changements. Mademoiselle.Käh ton article m’a inspiré !

Une maman pour la vie. C’est peu dire! A la lecture du test de grossesse, ou en découvrant son ventre joliment arrondi, ou à la naissance, ou à la première tétée,… tout dépend de chacune, à partir de ce moment où nous comprenons que nous allons devenir MAMAN. Il est tellement beau, doux, poétique et significatif ce mot!

Dans mes souvenirs d’enfant, d’adolescente et de devenir adulte, j’ai toujours su que j’allais devenir maman sans vraiment savoir ce que ce rôle allait engendrer. Je m’imaginais working-mum voyageant pour le travail la semaine, gérant le planning quotidien des enfants par téléphone, faire des sorties tous les week-ends à l’autre bout du monde avec mes enfants et mon mari et organiser des week-ends girly une fois par moi …

Depuis maintenant une semaine j’ai soufflé ma 31ème bougies et il est l’heure pour moi de survoler ce que j’ai fais et ce que je suis aujourd’hui. Avant tout, je suis une MAMAN (une superbe, imparfaite, maman) de deux petitous, je suis une épouse, je suis une workingwoman et, oui il faut se le dire, une « jeune » femme qui croque la vie à pleines dents.

Contrairement à ce que j’avais pu imaginer je ne suis pas vraiment carriériste mais plutôt maman-couveuse 🙂 J’ai pris le temps de voyager pendant mes études et su profiter pleinement de ma jeunesse. Et puis une jour j’ai fais LA rencontre de ma vie, celui qui changé ma vie, mes idées, mes projets à tout jamais. Très vite, je suis devenue MAMAN, et à la minute où j’ai lu le positif sur mon test de grossesse, je devenais MAMAN pour la vie. et tout mon moi intérieur a trouvé sa place et s’est affirmé! Ma carrière prendra moins de place que prévu dans ma vie familiale puisque « être MAMAN » est à mon goût le meilleur des métiers et certainement le plus difficile. Ma nouvelle aventure commençait. J’intégrais ce club tant privilégié et magique des Mamans. Je savais que ma nouvelle aventure serait faite de rencontres enrichissantes et parfois périlleuses, de questionnements quotidiens, de recherches d’épanouissement pour la famille, d’organisation, de joies, de déceptions, … Être Maman cela aussi signifiait donner de l’amour à l’infini, distribuer des câlins et des bisous, consoler les chagrins, écouter et être patiente, être intuitive, se tordre de rire …

En devenant MAMAN, je suis devenue MOI, et aujourd’hui sans mes enfants je ne serais rien parce qu’ils sont ma raison de vivre, me motivent à surmonter les obstacles et à me lancer de nouveaux défis.

Parce que je suis une MAMAN pour la vie et qui donnera tout ce qu’elle peut pour que leurs sourires illuminent mes journées

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J’ouvre enfin la rubrique “Citation” de mon blog avec cette image…et ce message. Celles qui sont “Maman” le savent, elles connaissent cette extraordinaire aventure. Une expérience unique qui nous transforme totalement et nous transporte irrémédiablement dans un autre monde: celui de la maternité, avec sa beauté et ses difficultés, ses exigences et ses récompenses. Etre […]

via VDM… Vie de Maman — mademoiselle.käh

Une Maman à tout prix!

** Ai-je toujours voulu être Maman ? **

Aujourd’hui, une collègue m’a demandé : « tu as toujours voulu être Maman? »

Ma réponse : « Que je m’en souvienne, oui. »

Mais c’est quoi être Maman? Comment on le vit d’être Maman? Pourquoi vouloir devenir Maman? Comment on vit le « devenir Maman »? L’Instinct de Maman est-il inné?

Youhou que de questions!!

J’ai grandi avec deux frères, un grand et un petit. La seule fille traitée comme une princesse la plupart du temps 😉 Ma maman est une institutrice à la retraite. J’ai donc baigné, dès mon plus jeune âge, dans ce monde de la petite-enfance (et non pas dans la potion magique comme Obélix) :). Je me souviens des samedis matins où je partais à l’école de ma mère pour assister à ses classes ou encore des heures de découpage, peinture et coloriage pour l’aider à préparer ses ateliers création. Très tôt, ce monde de l’éducation et de l’accompagnement de l’enfant me séduisit. Je savais, avec conviction, que je deviendrais Maman. Je m’imaginais à 35 ans avec mon premier enfant dans un contexte bien précis.

Puis j’ai rencontré l’homme de ma vie, ma raison de vivre. Pour vous dire la vérité, ce fut une grande surprise car j’ai su dès la première rencontre que tout ce que j’avais imaginé sur ma future vie d’épouse et mère de famille ne se passerait pas du tout comme prévu! 🙂

En effet, mon mari étant un homme divorcé et déjà Papa, je suis devenue Belle-Maman avant Maman. Oufff, sacré chamboulement dans mes plans…. Passionnée et déterminée que je suis, mon envie de donner vie à NOTRE mininous est arrivée à vitesse grand V. Plutôt effrayant pour nos proches et mon chéri aurait pu, lui aussi, partir en courant « Elle est folle cette femme, je viens à peine de la rencontrer qu’elle veut déjà que je lui fasse un enfant! » Mais pas du tout, bien au contraire, nous partagions le même désir, donner vie au fruit de notre amour! Alors après quelques mois de vie commune, nous voilà sur le chemin de création du mininous! Ce projet, nous l’avons gardé secret car nous savions que nos proches auraient été sceptiques, alors c’est dans notre cocon romantique que nous espérions un jour voir s’afficher sur ce *fichu* test les deux barres!

Bien évidemment, comme beaucoup de femmes, les premiers mois furent semés de déception à cause des tests que je faisais à répétition et qui s’avéraient négatifs. Puis un beau jour, nous étions au restaurant en train de déjeuner et prenions la décision de déménager, retourner aux racines de mon mari dans le Sud. Bizarrement, quelque chose s’est passé en moi, l’instinct??? Je ne sais pas vraiment comment ça s’est manifesté mais une phrase est sortie de ma bouche sans que j’ai le temps d’y réfléchir « Euh chéri, je crois qu’avant de prendre définitivement cette décision, nous devrions aller à la pharmacie. Je crois que je suis enceinte! » 😉

Nous voilà donc partis à la pharmacie. Comme vous le savez tous, et comme le signale les pharmaciens, un test se fait uniquement lors de la première urine du matin. Dans ma petite tête : « Alors là, Coco, si tu crois que je vais attendre demain matin pour vérifier, tu te mets un doigt dans l’œil. Et puis quoi encore, je veux savoir maintenant, et même que je t’achète deux tests pour être certaine ! » Nous rentrons chez nous et forcément, la première chose que je fais « Prems au toilettes!!!! » Mon chouchou attend, attend, attend. Et moi, bah, je reste figée sur ce *fichu* test qui est trop lent à mon goût. Au bout de 5 minutes, mon mari me dit « Alors chéri? » Je ne réponds pas, je suis bloquée sur mon test « P.O.S.I.T.I.F. » Je finis par crier, oui oui crier :« Chéri, viens-voir s’il te plaît » (non, je n’y croyais pas, je ne voulais pas comprendre:)). Il hurla de joie, il versa sa petite larme de joie et moi aussi bien sûr. Cette fois, c’est la bonne! Notre mininous est dans mon ventrinou °-°!!! Ce fut un feu d’artifice d’émotions pour nous deux et nous avons mis du temps à redescendre de notre petit nuage. Voilà, notre famille allait prendre forme dans 9 mois (en fait 8 mois, car ce mininous était plus que pressée!)

Je suis donc « enceinte » de mon premier enfant à 24 ans (et non 35 ans comme dans mes plans:) ). Et là, c’est parti pour toutes les questions inimaginables, les doutes, les nausées, les fous rires, les pleurs (à cause des hormones), les idées reçues… Alors les questions sans réponses c’est tous les jours que tu te les poses SURTOUT quand tu es une personne qui veut toujours tout contrôler, tout planifier, tout vérifier et que tu laisses rarement la place à l’imprévu, le bazars, la saleté, le retard, les gros-mots…Et j’en passe! Oh le pauvre petitou, il ou elle aura une Maman maniaque du contrôle, mais quel ennui 😉 Pfff que je rigole en écrivant cette chronique. Je ne me reconnais même plus. Les imprévus, je les ai connu dès la grossesse avec ce petit bout de chou qui savait se faire entendre, du moins sentir 🙂 Je me souviens du jour de l’essayage de ma robe de mariée, eh oui j’étais enceinte. J’en ai essayé des robes, mais celle-ci, à la minute où la vendeuse avait fini de me l’attacher, ce mininous s’est mis à gigoter dans tout les sens et j’ai pris ça comme un signe d’approbation:)

C’est beau ces moments-là où tu partages une intimité avec ton bébé sans que personne puisse réellement comprendre ce qui passe. Cette alchimie!

Bon, j’avoue, parfois, c’est contraignant quand:

  • tu n’arrives plus à lacer tes chaussures ou mettre du vernis sur les ongles de pieds
  • il te prend une douleur sciatique en plein milieu de la galerie marchande et que ta jambe se lève automatiquement avant même que ton cerveau assimile la douleur « Regardes Papa, la dame avec le gros ventre, elle a des spasmes avec sa jambe! » 🙂
  • tu veux aller au WC mais ils sont dans la salle de douche et ton chéri prends sa douche. « Et puis merde, je ne peux plus me retenir! »
  • un couillon dans le bus tu dis « Oh quel joli ventre, je peux vous le caresser? » et sans même attendre la réponse, il ou elle pose sa main sur TON ventre (euh, je fais quoi, je le mord ou je dis « non, non, vous vous trompez je fais de l’aérophagie à cause des sodas! »)
  • tu n’arrives pas à enfiler tes chaussettes toute seule
  • tu ne vois même plus ton aîné de 18 mois qui est accroupie sous ton ventre et crie « Maman, portes-moi » (en exagérant un peu 😉 ou pas)

 

Mais ça a aussi des bons côtés:

  • tout le monde est plus attentif à tes besoins (exemple: tu peux réclamer n’importe quoi, tu es enceinte alors personne ne veut te contrarier)
  • tu peux te faire plaisir lorsque tu as une fringale (allez, un pot de nutella ça ne me fera pas de mal. Bah oui après tout c’est le seul moment où je peux me faire plaisir sans culpabiliser. Nan?) 🙂

Puis le terme approche à grand pas. Alors tu t’imagines dans ton rôle de Maman: est-ce-que je vais être affective, à l’écoute, stricte, autoritaire????

Est-ce à la naissance que l’on devient Maman?En fait, je suis déjà Maman parce que je nourris déjà cet enfant, je lui parle, je le berce et il ou elle commence déjà à m’empêcher de dormir :9 Vais-je avoir la fibre maternelle?

Le jour J, direction la clinique pour rencontrer ce petit-être tant attendu et déjà tant aimé.Chez moi, c’était la panique totale. Le côté médical de la naissance me faisait une peur bleue. Puis, pour une fois, j’ai lâché prise et laissé les choses venir. En quelques minutes (puisque césarienne), ma princesse est arrivée et les médecins me l’ont mise presque immédiatement dans les bras. Et là, j’ai su que ce ne serait pas DU TOUT comme je l’avais imaginé, prévu ou encore anticipé. Ce petit-être, ma fille, j’allais l’aimer, l’écouter, la combler mais aussi elle allait me faire grandir. Alors, oui c’est vrai que parfois c’est fatiguant, usant, flippant et qu’il y a beaucoup de remises en question mais c’est aussi du bonheur, des fous rires, des moments de partage et de force de vivre.

Et je peux vous dire que je découvre tous les jours ce que c’est qu’être une Maman et CEST UN PUR BONHEUR DE GRANDIR AVEC EUX MAIN DANS LA MAIN ET DE MARCHER DANS LA MÊME DIRECTION : AMOUR ET ÉPANOUISSEMENT DES ENFANTS ET DES PARENTS.