7ème mois : Aussi Gracieuse qu’une baleine

** 7 mois et demi : aussi gracieuse qu’une baleine **

Je suis de retour pour vous conter ma grossesse, mon entrée dans la dernière ligne droite (ou plutôt hilarante et excitante du 3ème trimestre:) ). Et voilà, je suis à 7 mois et demi et autant être honnête je me sens « aussi gracieuse qu’une baleine, aussi sexy qu’un hippopotame dans un tutu rose taille XS, hilarante par mes fous rires incompris, gonflante par mes plaintes (dues aux contractions qui s’augmentent)… »

Cela fait déjà un mois que je suis à la maison et que je ne vais plus travailler. Courir avec mes enfants à la garderie, speeder pour avoir mon bus et que je finis pas louper de justesse, faire les 45 minutes à pied par jour pour les allers-retours maison-boulot-maison ont eu raison de moi au 6ème mois. Je m’étais pourtant promis de tenir jusqu’au 7ème mois. Tu parles, j’avais oublié que j’ai déjà deux enfants à la maison qui comme des sangsues en voyant mon ventre s’arrondir, s’arrondir, puisaient l’énergie que j’avais en réserve. Puis un jour, ce petit bidon tout rond s’est mis à se contracter, se contracter, à me scotcher sur place en observant désespérément mon bus me filer sous le nez : « Stop Super-Maman! Il est temps de t’installer bien au chaud dans ton canapé et de profiter de ce dernier trimestre en sentant les doux et agréables mouvements de ton bébé n°3! » Et me voilà donc à la maison jusqu’au terme de cette troisième et dernière grossesse (si si dernière 🙂 ). Au début, j’avais imaginé que je pourrais quand même profiter un peu en sortant, en faisant le ménage, en cuisinant des bons petits plats à mes amours. Enfin c’était sans compter sur la méga fatigue qui m’est tombée dessus sans prévenir. Au programme de ces trois premières semaines de repos: siestes, visionnage de films en attente, lecture et aucune envie d’allumer mon ordinateur (d’où la pause, longue pause dans mon écriture). Maintenant, à 7 mois et demi, je n’arrive plus à aspirer ma maison sans me déclencher une contraction ou rester debout devant mes casseroles. Et de toute de manière, si j’essaie de faire quoique ce soit ou d’aider je me fais réprimander par mes deux gendarmes : Monsieur Super-Papa et ma jolie princesse. Oui oui, du haut de ses 5 ans et demi, elle me dispute « Maman laisses-moi t’aider! Et puis d’abord tu n’as pas le droit de refuser tu es enceinte et moi je suis grande, je veux et je vais t’aider! » Ce n’est pas choupinou n’est-ce pas ?! 🙂 Et oui, depuis quelques temps ma princesse prend son rôle d’aînée et de grande-sœur très au sérieux. Comme sa maman, elle a coupé ses longs (très longs) cheveux pour se coiffer seule, se déplacer sans être gênée par la longue chevelure et comme elle dit si bien « tu sais Raiponce aussi elle se coupe les cheveux ». Alors, elle chaperonne son frère, m’interdit de me baisser, m’ordonne de me détendre, me masse les pieds, … Heureusement elle profite de ce moment pour passer du temps seule avec sa maman et se faire des pauses coiffure-vernis et défilé de vêtements. Ah oui, parce que enceinte et chargée d’hormones, j’adore leur faire plaisir et leur rapporter des petits présents (vêtements, livres et coloriage) pour les remercier de leur bienveillance à mon égard.

L’avantage d’être à la maison c’est aussi de pouvoir profiter de moments calmes avec mon mari qui rentre du travail avant 12h00. Du coup, nous multiplions nos pauses en amoureux pour notre plus grand bonheur et nous en profitons au maximum avant l’arrivée de notre petit bébé.

Comme vous le savez ou vous l’avez entendu dire, les femmes enceintes ont les hormones en ébullition. Mais qu’est-ce que ça sous-entend. Je ne vais pas vous le raconter de nouveau puisque j’en parlais déjà dans l’article précédent. Mais je vais quand même vous conter quelques épisodes. Pourquoi avoir écrit « aussi gracieuse qu’une baleine », peut-être parce que ma démarche est bizarre, parce qu’il est plutôt difficile et laborieux de se lever du canapé telle une gazelle 🙂 « aussi sexy qu’un hippopotame dans un tutu rose taille XS », certainement parce que ma belle garde-robe taille 34-36 prend la poussière et que j’ai du investir dans des vêtements de grossesse. Heureusement l’été arrive et les petites robes avec 🙂 « hilarante » par mes fous rires qui parfois me surprennent moi-même 🙂 « gonflante » lorsque je me mets à souffler pendant mes contractions (comme dans les films).  Ce qui est incroyable c’est lorsque je m’entends dire « tu verras chaque grossesse est unique ». En effet, cette troisième grossesse est tellement différente des autres, je la vis pleinement avec joie et enthousiasme. D’autant plus que le fait de ne pas connaître le sexe devrait m’aider à surmonter ma crainte de l’accouchement (ah oui, je flippe dès que je pense à cette étape:( ).

Allez assez parler de moi. La grossesse se vit à plusieurs dans une famille. Après l’investissement de ma princesse, parlons un peu de notre petit dernier (pour le moment). Mon petit prince, s’investit autant que nous tous. Et lui c’est plutôt en mode câlins, bisous, caresses et chuchotements au bébé. Mon fiston était déjà très affectueux mais en voyant mon ventre s’arrondir on pourrait croire que sa bulle d’affection s’est agrandit elle aussi. Il n’y a pas un bonjour, ni un matin, ni un réveil de sieste, ni un au-revoir sans un geste affectueux pour son petit frère ou sa petite sœur. Parfois, ce petitou est même prioritaire à sa maman 🙂 . Il me fait tellement sourire et rire lorsqu’il me demande « Maman c’est qui qui te l’as acheté ce bébé? » ou encore « Maman j’aime beaucoup ton bébé », « Bébé te fait mal, attends je vais le caresser pour le calmer »… Tellement mignon et naturel.

Et, puis n’oublions pas Monsieur Papa. De son côté et de mon point de vue ;), on pourrait croire que lui aussi vit des crises mais non pas d’hormones, je dirai plutôt de testostérones 😉 . Oui, oui, lui aussi vit au rythme de ses chamboulements, ses coups de stress, ses coups d’émotions et parfois c’est tout aussi flippant que mes hormones 🙂 🙂 Vous me direz : « Comment ça se traduit? » J’y viens. Un jour il va lui prendre de tout changer dans notre pièce de vie, oui oui Monsieur Papa se prend pour Monsieur Déménageur et bouge tous les meubles. Bien évidemment, je ne suis pas très loin derrière, puisque c’est une idée que j’avais eu en début de grossesse. Mais apparemment en voyant mes contractions s’augmenter le stress et l’adrénaline l’ont pris de cours et hop, il est parti dans le feu de l’action. Il y a aussi les moments où l’émotion d’un 4ème (pour lui c’est 4) le stresse, le panique et il perd pied et pourrait avoir peur de ne pas assurer. Là mon rôle est ultra important et je me lance dans un discours élogieux sur ses compétences de Papa auprès de ses 3 enfants, alors 4 c’est de la rigolade 😉 Et le meilleur, les instants d’émotions et d’amour quand il pose sa main sur mon ventre pour sentir son petitou et jouer avec ses mouvements. Il devient alors le plus heureux des papas. Et je vous avoue que j’ai vraiment hâte de voir son émotion se lire sur son visage lors de la première rencontre avec son petitou.

En fait pour résumé, en effet je ne me sens pas toujours gracieuse, ni belle, ni sexy mais je me sens aimée en tant qu’épouse, épanouie en tant que femme enceinte, heureuse et comblée de bonheur par l’amour infini que mes enfants et mon mari me portent chaque jour et toujours autant épatée par la nature et l’investissement de mes trois amours. Alors tout bas au fond de mon cœur je me dis « Mon petitou, mon petit trésor, nous t’attendons tous et saches que notre amour pour toi est déjà très très fort. »

 

 

La grossesse et ses anecdotes

** Enceinte = Beaucoup d’émotions et de changements à vivre **

Comme vous avez pu le lire dans mes précédents articles, la famille va s’agrandir dans quelques temps. L’échographie du deuxième trimestre est passée, ce qui a lancé le top-départ des préparatifs et aménagements pour l’arrivée de notre mini-nous.

  • L’Aménagement de la maison

L’une de nos grandes réflexions est l’aménagement des chambres. Nous avons en effet, 3 chambres. Jusqu’à maintenant, chaque enfant avait sa propre chambre et nous la notre. Lors de l’arrivée de notre aînée, nous avions deux chambres, et dès le retour de la maternité notre princesse fut installée dans sa belle chambre (décorée par Super-Papa sous les consignes de Super-Maman). L’avantage a été qu’elle a fait ses nuits très rapidement et qu’elle s’est habituée à être dans sa propre chambre tout de suite. A l’arrivée de notre petit prince, nous étions toujours dans le même appartement pour quelques mois (6 exactement). Nous avions décidé de l’installer dans notre chambre puisque j’allaitais, il était donc plus facile pour moi de l’avoir à mes côtés (même si pendant l’allaitement de ma fille je ne voyais aucun inconvénient à ce qu’elle soit dans sa chambre 😉 ) et puis je ne voulais pas que les pleurs ou gémissements de mon petit-être réveille ma princesse qui était une grande dormeuse (à l’époque) pour notre plus grand bonheur! Ce que nous avons pu conclure de ce co-dodo, c’est que nous n’arrivions pas à dormir profondément que ce soit pour le papa, la maman, ou le petitou. Le moindre ronflement (ah oui parcequ ‘il y en a qui ronfle 😉 ) ou le moindre mouvement réveille les uns ou les autres. Après ces quelques mois de co-habitation dans notre chambre, nous avons déménagé pour plus grand et notre petitou a pu avoir sa propre chambre. L’installation et l’adaptation dans sa chambre se sont plutôt bien passées. Le troisième en route, nous restons dans le même appartement et devons repenser à la distribution des chambres. Ce que nous avons pu remarqué c’est que nos deux petitous aiment se retrouver dans le lit de l’un ou l’autre pour s’endormir ensemble alors finalement la réponse à la question de « qui partagera sa chambre avec qui ? » fut une évidence. Et pourtant, il y a quelques semaines en arrière, je me disais qu’il ne fallait pas mettre deux enfants de sexe différent dans une même chambre. Ne me demander pas d’expliquer pourquoi je pensais cela, c’était juste une idée que je me faisais. Seulement nous avons décidé de ne pas connaître le sexe donc pour l’attribution de la chambre au petit dernier celle-ci se serait faite après l’accouchement (pas évident pour préparer tout le monde 🙂 ). Mais finalement, tout bien réfléchis mes deux amours sont contents de pouvoir partager leur chambre et vu que je vais allaiter et que mini-nous se réveillera la nuit il sera plus reposant pour tous de faire ainsi. Nous allons donc aménager leur chambre commune de manière à ce qu’ils puissent jouer et dormir et en même temps avoir un espace bien à eux. Notre chambre restera notre espace de couple et nous réaménagerons notre salon pour créer un espace de jeu pour les enfants.

  • La surprise du sexe

L’un de nos choix pendant cette grossesse, et je dirais même l’un de nos grands défis est le fait de ne pas vouloir connaître le sexe jusqu’à l’accouchement. Imaginez dans ce monde où tout se programme à la minute et au détail prêt, moi qui suis toujours en train de tout contrôler, tout planifier ; eh bien pas cette fois-ci! Je souhaite vivre cette dernière grossesse pleinement et intensément alors j’ai réussi à influencer mon chéri sur ce choix. Facile à dire 😉 Surtout quand les prédilections y vont de bon train ! Ventre arrondit en bas = fille, alimentation salée = garçon, … ou lorsque nous pensons aux préparatifs de la chambre, des vêtements, de la valise de maternité, … (ça se sont des excuses 😉 ) Et puis quand arrive, l’échographie du 2ème trimestre et que la sage-femme connaît notre choix mais que malgré tout je lui pose la question : « alors, vous avez-vu le sexe? » et qu’elle te répond avec un grand sourire « oui, oui ». Oh punaise, mais pourquoi j’ai posé cette question??? Allez, motivons-nous jusqu’au bout, ce sera un vrai plaisir de le découvrir à la naissance et surtout une motivation pour moi quand je devrais surmonter les « moins-drôles » de l’accouchement. J’entre bientôt dans mon 6ème mois, tout va bien, nous ne connaissons pas le sexe et pourtant nous devons penser au prénom. AH, ah, pas évident?! A aujourd’hui nous nous sommes arrêtés à 1 prénom garçon et 1 prénom fille mais ça aussi nous ne le divulguons pas 😉 Enfin, d’ici l’accouchement, nous aurons le temps de changer de prénom.

  • Les câlins au bébé

Quotidiennement, notre mini-nous (bien au chaud) a le droit à sa dose de câlins et discours de la part de nos deux grands (eh oui, ils deviennent des grands avec l’arrivée de ce petit-être). Notre fiston a besoin de lui exprimer tout son amour et son impatience en le caressant et l’embrassant plusieurs fois par jour quant à ma fille elle ressent le besoin de lui expliquer sa place à elle et celles des autres dans notre grande famille et également de lui souffler combien elle est impatiente de le/la voir arrivé(e) (bah oui car après ce sera son anniversaire à elle, 6 ans!). Et le papa dans tout ça. Lui, il est aux anges! Il parle au bébé, le dorlote, le gave (ou me gave plus tôt ;)) et surtout il aime jouer avec lui. Et puis, il y a moi aussi, les échanges, les émotions, les coups de pied, les larmes de bonheur, l’amour inconditionnel grandissant, mais aussi les douleurs des coups trop fort ou du poids dans le dos;) Mais il y a surtout tout ces moments secrets que je partage seule avec lui ou elle, mes joies qu’il ou elle ressent à chaque instant de ma journée.

Quel plaisir de voir mon mari et mes deux petits cœurs qui s’investissent autant dans cette grossesse et l’arrivée de ce petit amour tant attendu.IMG_8307[1]

Les montagnes russes hormonales!

** Mes hormones font le yoyo **

Une des choses que nous savons en tant que femme « enceinte » c’est que nos hormones sont parfois et même presque tout le temps incontrôlables. Mais qu’est-ce que ça sous-entend? J’y viens. Lorsque nous avons nos Ringningnins, souvent, nous déclarons que nous sommes plus émotives, plus colériques et d’autres, les chanceuses, rien de différent. Eh bien lorsque nous sommes enceintes c’est à peu près pareil. Je vous dis « à peu près » car c’est puissance 1000. Oui, oui je vous assure. Et non, non, je ne crois pas exagérer, enfin de mon côté c’est comme ça que je le ressens. Je vous l’accorde vous pouvez plaindre mon chéri qui doit composer avec ces changements d’humeurs et mes enfants qui parfois me regardent avec un sourcil haussé du genre :« qu’est-ce qui lui arrive à Maman? ».Ok, ok vous avez bien compris que de mon côté ma grossesse de ce 3ème petitou serait comparable à des montagnes russes (des émotions). Pour mieux comprendre, je vais vous citer quelques exemples, attention soyez bien assis, cramponnez vous et surtout respirez entre chaque fou-rire 😉 :

  • Un matin, je dépose ma fille à l’école et là, malheur elle fond en larmes et me sert fort dans ses bras. Zut et zut, me voilà à fondre en larmes également. Imaginez le regard ahuri de la maîtresse devant ce déluge de larmes. J’essaie de la rassurer, tant bien que mal « Ne vous inquiétez, ma fille va bien quant à moi ce sont les hormones ». Heureusement c’est une maman, et elle a bien compris la situation. Du coup, elle a vite embarqué ma fille dans la classe et moi, bah je suis restée comme une gourdasse à essuyer mes larmes. Nan, mais oh ça tourne pas rond chez moi.
  • Un soir, mon mari, après une crise de l’un de nos monstrinous, s’impatiente et s’énerve et par conséquent perd son self-control. Du coup, les monstrinous se retrouvent punis dans leurs chambres. Je sais pertinemment qu’il déteste en venir à ce genre de sanction et au lieu de le conforter dans son acte je décide de le contrer : « Je ne suis pas du tout, mais du tout, d’accord avec ce genre de sanctions! AH, nan, vraiment, ça me met hors de moi (je crois qu’il l’avait bien vu et compris) ». J’en rajoute une couche, bah oui ce n’est pas comme-ci ça suffisait : « tu sais, il y a des couples qui divorcent à cause des désaccords d’éducation » Non mais, oh, tu es folle, retires ce que tu dis. Punaise il va me bouder et moi je n’ai pas réfléchis en parlant…
  • Un autre matin, je dépose mes petitous à l’école, la veille c’était le jour de la visite de l’infirmière à l’école pour ma fille. Mon chéri m’avait dit que tout était ok. Super!!Et pour tant,ce matin-là, la maîtresse de ma choupette me dit que ce serait bien qu’on prenne rdv pour discuter des observations de l’infirmière. Euh, je croyais que tout allait bien? Elle m’explique que c’est juste pour partager avec nous et pas devant les autres parents. J’acquiesce et quitte vite l’école avant de me cacher dans ma capuche pour vider toutes les larmes de mon corps. Oh, ce n’est pas possible de tout prendre à cœur comme ça. Je vais pas tenir les 4 mois restants à cette allure.
  • Un week-end festif dans un parc féérique: mon chéri, mes petitous et moi-même sommes debout au premier rang pour voir la parade de Disneyland et là une autre personne commence à me bousculer pour se retrouver coller-serrer contre mes petitous. Eh oh, tu m’as bien regardé, je me transforme en maman-louve-enceinte et montre mes crocs. Ni une ni deux, je m’énerve en lui disant de faire attention et qu’elle trouve sa place ailleurs et surtout loin, vraiment très loin! Mon mari, choqué et surpris, ne branche pas (de toute manière valait mieux pour lui…). Heureusement que mes enfants ne m’ont pas entendu
  • Une soirée télévisée : Un film = des émotions. En temps normal, je suis émotive et je peux pleurer pour des scènes tristes. Mais quand il n’y a pas de scènes tristes et que tu pleures quand même. Il se passe quelque chose, nan?
  • Une autre soirée télévisée : Un film drôle = fou rire assuré, mais quand ton fou rire se transforme en crise de larmes (pas de joie, nan nan). Tu pleures, tu pleures sans comprendre pour quelle raison et sans réussir à t’arrêter. Une vrai folle!
  • En pleine discussion sur ton lieu de travail et que, comme dans une bulle de bande-dessinée, au-dessus de ta tête tu aperçois ton cerveau courir après tes pensées…Eh oui, tu as l’impression que tout tes neurones intelligents t’abandonnent pour être distribuer à ton bébé. Je sais que parfois j’ai des réflexions de blonde, mais là c’est le pompom. Plus ridicule, tu meurs.

Heureusement, avec du recul, je ris de ces moments larmoyants et amusants et puis ça fait parti du forfait « Femme-Enceinte » 🙂 Auprès de mes petitous et mon chéri, je prends le temps de leur expliquer que maman n’est pas folle mais seulement un peu émotive et surtout que c’est temporaire (enfin j’espère hihi)

Le plus beau des cadeaux

** Un cadeau plus que désiré, un cadeau à chérir **

C’est bon je peux le clamer haut et fort, laisser ma joie exploser, libérer mes larmes de bonheur ; notre vœu le plus cher est exaucé : la famille s’agrandit!! « Et c’est avec émotion et les yeux embués de larmes que je vous écrit cet article.

Je l’avais déjà révélé il y a quelques temps, j’ai toujours souhaité avoir trois enfants. Mon rêve prend forme dans mon petit ventre arrondit. Ce petit trésor est bien au chaud et est prévu pour fin juillet.

Dans quelques temps, nous allons passé à 5 à temps plein puis à 6 (avec le fiston de mon choubidou) pendant les vacances!!

Alors peut-être que mes chroniques vont effectivement tourner autour de la grossesse, les bons plans, les biens et moins-biens, les préparatifs, …Mais ne vous inquiétez pas ça ne dura que quelques mois 😉  Je suis tellement ravie de partager cette merveilleuse nouvelle avec vous mes lecteurs et lectrices.

Vous allez certainement me demander : « Comment les deux grands ont-ils vécu la nouvelle? » Voyez-vous, à notre grande-très grande surprise, notre fille a immédiatement compris qu’il se passait quelque chose. D’Autant plus, qu’au bout de 2 mois, mon ventre s’arrondissait déjà et étant petite et fine (selon mes proches), ce petit ventre commençait à se voir et à se deviner. Alors, ma poupette m’a regardé droit dans les yeux et a clamé : « Maman, ton ventre, il est gros. Tu vas m’offrir une petite sœur?!!!! » Imaginez la tête de mon mari et la mienne. Nous avions pensé qu’il était préférable d’attendre la 1ère échographie pour leur annoncer mais apparemment cela n’allait pas se dérouler ainsi 🙂 Le lendemain puis le surlendemain, elle ne s’est pas dégonflée et a répété la même phrase mot pour mot. Là, il était temps de lui dire et de ne surtout pas lui mentir ou trouver des excuses. Alors nous avons déclaré la réunion familiale-canapé ouverte 🙂 Nous voilà assis sur notre canapé auprès de nos petits amours et nous testons l’atmosphère avec des questions « Est-ce que maman a changé ces derniers jours? ma puce j’ai entendu que tu as vu que maman avait un peu grossit est-ce que tu sais pourquoi? » Bizarrement, ils n’avaient plus de réponses. Petit à petit, nous nous sommes détendus et avons annoncé l’arrivée d’un petit frère ou une petite sœur et avons expliqué que le bébé grandirait pendant quelques temps dans mon ventre. Ces petits amours ont exprimé leurs doutes puis leurs joies respectives et nous avons répondu à leur question. Depuis ce jour, lorsque je rentre du travail, dès que je passe la porte d’entrée leur bonjour s’adresse d’abord au bébé puis après à leur maman 🙂 Ils sont très attentionnés envers moi. Ma princesse voudrait que je n’aille plus travailler, bah oui maman-enceinte= maman repos et elle rouspète son papa quand il s’impatiente devant mes demande : eh oh, maman-enceinte= elle a droit à tout! J’avoue que j’apprécie bien ces côtés-là. Ma puce est devenue mon garde du corps et a demandé à s’investir dans l’arrivée de sa petite sœur (ah oui, parce que d’un comme un accord, ils ont décidé que ce serait une fille 🙂 🙂 ). Nous lui avons donc proposé de choisir le doudou et de nous aider à installer l’espace nuit de ce futur petit-être.Quand au petit dernier (pour le moment), lui c’est plutôt par la tendresse et l’affection qu’il exprime sa joie. J’ai le droit à des bisous et des caresses sur le ventre quotidiennement et même des mots doux à l’attention du bébé. Franchement que demander de plus?? Et j’entends déjà votre deuxième question « Alors fille ou garçon? »Devinez!! Nous ne voulons pas savoir, après tout nous avons déjà une fille et un garçon alors peu importe. De plus, je trouve ce côté mystère plutôt excitant. Je ne vous cacherai pas que parfois il nous arrive d’essayer de deviner. Nos enfants se sont pris au jeu, et rythment nos dîners avec des listes de prénoms interminables  🙂

En bref, nous sommes tous les 4 sur notre petit nuage, tout doux, tout beau, à rêver de l’avenir avec ce futur mininous n°3 et à profiter de ces moments de bonheur et partage.

Une Maman à tout prix!

** Ai-je toujours voulu être Maman ? **

Aujourd’hui, une collègue m’a demandé : « tu as toujours voulu être Maman? »

Ma réponse : « Que je m’en souvienne, oui. »

Mais c’est quoi être Maman? Comment on le vit d’être Maman? Pourquoi vouloir devenir Maman? Comment on vit le « devenir Maman »? L’Instinct de Maman est-il inné?

Youhou que de questions!!

J’ai grandi avec deux frères, un grand et un petit. La seule fille traitée comme une princesse la plupart du temps 😉 Ma maman est une institutrice à la retraite. J’ai donc baigné, dès mon plus jeune âge, dans ce monde de la petite-enfance (et non pas dans la potion magique comme Obélix) :). Je me souviens des samedis matins où je partais à l’école de ma mère pour assister à ses classes ou encore des heures de découpage, peinture et coloriage pour l’aider à préparer ses ateliers création. Très tôt, ce monde de l’éducation et de l’accompagnement de l’enfant me séduisit. Je savais, avec conviction, que je deviendrais Maman. Je m’imaginais à 35 ans avec mon premier enfant dans un contexte bien précis.

Puis j’ai rencontré l’homme de ma vie, ma raison de vivre. Pour vous dire la vérité, ce fut une grande surprise car j’ai su dès la première rencontre que tout ce que j’avais imaginé sur ma future vie d’épouse et mère de famille ne se passerait pas du tout comme prévu! 🙂

En effet, mon mari étant un homme divorcé et déjà Papa, je suis devenue Belle-Maman avant Maman. Oufff, sacré chamboulement dans mes plans…. Passionnée et déterminée que je suis, mon envie de donner vie à NOTRE mininous est arrivée à vitesse grand V. Plutôt effrayant pour nos proches et mon chéri aurait pu, lui aussi, partir en courant « Elle est folle cette femme, je viens à peine de la rencontrer qu’elle veut déjà que je lui fasse un enfant! » Mais pas du tout, bien au contraire, nous partagions le même désir, donner vie au fruit de notre amour! Alors après quelques mois de vie commune, nous voilà sur le chemin de création du mininous! Ce projet, nous l’avons gardé secret car nous savions que nos proches auraient été sceptiques, alors c’est dans notre cocon romantique que nous espérions un jour voir s’afficher sur ce *fichu* test les deux barres!

Bien évidemment, comme beaucoup de femmes, les premiers mois furent semés de déception à cause des tests que je faisais à répétition et qui s’avéraient négatifs. Puis un beau jour, nous étions au restaurant en train de déjeuner et prenions la décision de déménager, retourner aux racines de mon mari dans le Sud. Bizarrement, quelque chose s’est passé en moi, l’instinct??? Je ne sais pas vraiment comment ça s’est manifesté mais une phrase est sortie de ma bouche sans que j’ai le temps d’y réfléchir « Euh chéri, je crois qu’avant de prendre définitivement cette décision, nous devrions aller à la pharmacie. Je crois que je suis enceinte! » 😉

Nous voilà donc partis à la pharmacie. Comme vous le savez tous, et comme le signale les pharmaciens, un test se fait uniquement lors de la première urine du matin. Dans ma petite tête : « Alors là, Coco, si tu crois que je vais attendre demain matin pour vérifier, tu te mets un doigt dans l’œil. Et puis quoi encore, je veux savoir maintenant, et même que je t’achète deux tests pour être certaine ! » Nous rentrons chez nous et forcément, la première chose que je fais « Prems au toilettes!!!! » Mon chouchou attend, attend, attend. Et moi, bah, je reste figée sur ce *fichu* test qui est trop lent à mon goût. Au bout de 5 minutes, mon mari me dit « Alors chéri? » Je ne réponds pas, je suis bloquée sur mon test « P.O.S.I.T.I.F. » Je finis par crier, oui oui crier :« Chéri, viens-voir s’il te plaît » (non, je n’y croyais pas, je ne voulais pas comprendre:)). Il hurla de joie, il versa sa petite larme de joie et moi aussi bien sûr. Cette fois, c’est la bonne! Notre mininous est dans mon ventrinou °-°!!! Ce fut un feu d’artifice d’émotions pour nous deux et nous avons mis du temps à redescendre de notre petit nuage. Voilà, notre famille allait prendre forme dans 9 mois (en fait 8 mois, car ce mininous était plus que pressée!)

Je suis donc « enceinte » de mon premier enfant à 24 ans (et non 35 ans comme dans mes plans:) ). Et là, c’est parti pour toutes les questions inimaginables, les doutes, les nausées, les fous rires, les pleurs (à cause des hormones), les idées reçues… Alors les questions sans réponses c’est tous les jours que tu te les poses SURTOUT quand tu es une personne qui veut toujours tout contrôler, tout planifier, tout vérifier et que tu laisses rarement la place à l’imprévu, le bazars, la saleté, le retard, les gros-mots…Et j’en passe! Oh le pauvre petitou, il ou elle aura une Maman maniaque du contrôle, mais quel ennui 😉 Pfff que je rigole en écrivant cette chronique. Je ne me reconnais même plus. Les imprévus, je les ai connu dès la grossesse avec ce petit bout de chou qui savait se faire entendre, du moins sentir 🙂 Je me souviens du jour de l’essayage de ma robe de mariée, eh oui j’étais enceinte. J’en ai essayé des robes, mais celle-ci, à la minute où la vendeuse avait fini de me l’attacher, ce mininous s’est mis à gigoter dans tout les sens et j’ai pris ça comme un signe d’approbation:)

C’est beau ces moments-là où tu partages une intimité avec ton bébé sans que personne puisse réellement comprendre ce qui passe. Cette alchimie!

Bon, j’avoue, parfois, c’est contraignant quand:

  • tu n’arrives plus à lacer tes chaussures ou mettre du vernis sur les ongles de pieds
  • il te prend une douleur sciatique en plein milieu de la galerie marchande et que ta jambe se lève automatiquement avant même que ton cerveau assimile la douleur « Regardes Papa, la dame avec le gros ventre, elle a des spasmes avec sa jambe! » 🙂
  • tu veux aller au WC mais ils sont dans la salle de douche et ton chéri prends sa douche. « Et puis merde, je ne peux plus me retenir! »
  • un couillon dans le bus tu dis « Oh quel joli ventre, je peux vous le caresser? » et sans même attendre la réponse, il ou elle pose sa main sur TON ventre (euh, je fais quoi, je le mord ou je dis « non, non, vous vous trompez je fais de l’aérophagie à cause des sodas! »)
  • tu n’arrives pas à enfiler tes chaussettes toute seule
  • tu ne vois même plus ton aîné de 18 mois qui est accroupie sous ton ventre et crie « Maman, portes-moi » (en exagérant un peu 😉 ou pas)

 

Mais ça a aussi des bons côtés:

  • tout le monde est plus attentif à tes besoins (exemple: tu peux réclamer n’importe quoi, tu es enceinte alors personne ne veut te contrarier)
  • tu peux te faire plaisir lorsque tu as une fringale (allez, un pot de nutella ça ne me fera pas de mal. Bah oui après tout c’est le seul moment où je peux me faire plaisir sans culpabiliser. Nan?) 🙂

Puis le terme approche à grand pas. Alors tu t’imagines dans ton rôle de Maman: est-ce-que je vais être affective, à l’écoute, stricte, autoritaire????

Est-ce à la naissance que l’on devient Maman?En fait, je suis déjà Maman parce que je nourris déjà cet enfant, je lui parle, je le berce et il ou elle commence déjà à m’empêcher de dormir :9 Vais-je avoir la fibre maternelle?

Le jour J, direction la clinique pour rencontrer ce petit-être tant attendu et déjà tant aimé.Chez moi, c’était la panique totale. Le côté médical de la naissance me faisait une peur bleue. Puis, pour une fois, j’ai lâché prise et laissé les choses venir. En quelques minutes (puisque césarienne), ma princesse est arrivée et les médecins me l’ont mise presque immédiatement dans les bras. Et là, j’ai su que ce ne serait pas DU TOUT comme je l’avais imaginé, prévu ou encore anticipé. Ce petit-être, ma fille, j’allais l’aimer, l’écouter, la combler mais aussi elle allait me faire grandir. Alors, oui c’est vrai que parfois c’est fatiguant, usant, flippant et qu’il y a beaucoup de remises en question mais c’est aussi du bonheur, des fous rires, des moments de partage et de force de vivre.

Et je peux vous dire que je découvre tous les jours ce que c’est qu’être une Maman et CEST UN PUR BONHEUR DE GRANDIR AVEC EUX MAIN DANS LA MAIN ET DE MARCHER DANS LA MÊME DIRECTION : AMOUR ET ÉPANOUISSEMENT DES ENFANTS ET DES PARENTS.