Être parent, les montagnes russes des émotions

** Embarquez dans le joyeux manège des parents**

Si on m’avait dit un jour : tu verras être parent c’est comme monter dans le train pour vivre des montagnes russes. Tu iras loin, les émotions seront fortes, tu pleureras, tu riras, tu auras peur, tu te rendras malade, tu reculeras et surtout tu vivras à 1000 à l’heure chaque instant. Je pense que j’aurais ri, je n’y aurait pas cru et puis j’aurais oublié pour ne pas avoir peur de franchir le pas.

Voilà plus de 7 ans que je suis maman. Ma première, ma douce, ma beauté de princesse est arrivée et a bouleversé ma vie. Puis mon petit prince, mon petit homme à qui je voue un amour fusionnel et pourtant j’avais si peur de ne pas pouvoir aimer autant deux enfants. Et enfin, l’aboutissement de mon rêve devenir maman de 3 enfants. Ma petite dernière, ma princesse, mon rayon de soleil depuis 17 mois qu’elle remplit mes yeux de larmes d’amour, redonnent du son à mes rires parfois épuisés par la routine et le train train quotidien.

Pour être maman, j’avais imaginé que je donnerai seulement de l’amour et encore de l’amour. Mais je me suis découverte louve et lionne, puis encore plus sensible que je ne pensais l’être, battante à tout casser pour leur frayer un chemin, leur chemin! Être parent bouscule vos principes, vos idées, vos objectifs, vos envies et parfois vos relations.

Mes amours, mes enfants, quand ils sont tristes je me sens dévastée, impuissante, je me noierai dans mes larmes. Quand ils sont heureux, je sens une chaleur m’envahir, un rayon de soleil scintiller sur moi. Je pleure de bonheur. Leur bonheur me rend heureuse. Quand ils me racontent leur journée, leur conflit à l’école, je voudrais me transformer en super héroïne et les défendre dans la cour de récré. Quand je vois leurs copains rigoler avec eux, échanger des câlins et des poignées de main, je suis rassurée de les voir épanouis. Quand je les sens surexcités d’aller à l’école, je suis également rassurée de comprendre qu’ils aiment y aller malgré les difficultés qu’ils peuvent rencontrer. Quand je vois ma petite dernière me dire au revoir dès que je la laisse à la crèche, je respire un bon coup, ravale mes larmes de séparation et pars contente de la savoir heureuse.

Être parent c’est aussi être confronté à des conflits entre enfants et apprendre à les gérer avec les autres parents sans sortir les crocs. C’est savoir expliquer à ses propres enfants que parfois il est préférable de s’écarter de certaines personnes pour faire place à de nouvelles rencontres à l’école, au sport, à l’extérieur, auprès des proches.

Être parent, c’est les laisser faire leur propre choix, les laisser trébucher et leur montrer qu’on peut se relever plus fort et plus déterminé.

Être parent, c’est aussi mettre de côté ses soucis d’adultes. Parfois se mettre au même niveau que nos enfants qui nous ramène aux choses essentielles de la vie.

En fait être parent, c’est voir le monde différemment, à travers le regard de nos enfants.

Devenir maman, ne se fait pas du jour au lendemain. J’apprends tous les jours, et je ne sais jamais comment va se dérouler le lendemain. Ce dont je suis sûre et ce qui m’anime quotidiennement c’est l’amour inconditionnel que j’ai pour mes enfants et qu’ils ont pour moi.

Mon plus beau cadeau de Noël c’est eux, vivre avec eux, recevoir leurs câlins, ressentir leur amour et voir leur bonheur!

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Moins de questions, plus de fun

** Ne plus me poser de question – m’écouter pour mieux profiter d’eux **

Ouah, voilà plusieurs mois que je n’ai pas écrit d’articles!! Mais je suis de retour, plus forte, plus enclin à partager avec vous ma vie de famille nombreuse 🙂

Ces derniers mois, je vous confie que je me suis perdue dans une routine (pas très amusante au final) de vie de maman à la maison qui pourtant ne me ressemble pas. Je ne dis pas que je me suis ennuyée loin de là, parce qu’il y a beaucoup à faire mais seulement, je me suis enfermée dans une routine, et le mot « enfermée » n’est pas à prendre à la légère. Pourtant, parfois il est peut être bon de passer par cet étape pour mieux se réveiller. Je définirai cette période de cheminement intérieur escargot. Pourquoi? Peut-être simplement par nécessité, ou pour mieux s’entendre, ou pour prendre le temps de ? Puis, zut pas besoin de me justifier ni de trouver des excuses. Je me suis juste perdue un instant. Puis le déclic : trop de questions, plus d’instant présent!

Parlons, de mon rôle de maman et du trop plein de questions pour bien faire :

Trop de question?! J’ai toujours été passionnée et je le suis encore par les différentes pédagogies, démarches éducatives auprès de mes enfants et des enfants en général. Une obsession à tout bien faire, à la perfection (qui cela dit n’existe pas et serait plus qu’ennuyeux puisque c’est en faisant des erreurs qu’on apprend 😉 ), à inculquer la bienveillance, initier la pédagogie positive, être touchée et parfois blessée par le regard des autres (parents), attendre de la reconnaissance et puis STOP!!! En effet, je suis contre les violences éducatives, contre les humiliations, contre les punitions d’isolement dans un coin, contre plein de choses en fin de compte. Je prône la bienveillance, l’empathie mais aussi j’aspire à l’estime de soi, l’affirmation de soi pour mes enfants. J’ai aussi envie de vous dire que nous (je) faisons du mieux que nous pouvons avec ce que nous avons. Et aujourd’hui nous avons des tas de ressources (peut-être un peu trop) pour nous accompagner au mieux dans notre rôle de parents. Moi-même je me suis perdue à travers cette médiatisation quotidienne, cette nouvelle mode d’éducation qui fait le buzz et peut amener à faire culpabiliser les parents. STOP, oui il est vrai qu’il existe plein de méthodes, des réussites prouvées dans certains pays comme la Suède ou ailleurs. Et pourtant nous cherchons à cultiver et même à prôner auprès de nos enfants la valorisation! Et si nous valorisions aussi ce que NOUS faisons de bien ICI ET MAINTENANT plutôt que de chercher à prouver que c’est mieux ailleurs. Comme dis le dicton « l’herbe n’est pas plus verte ailleurs ». Attention je ne dis pas qu’il n’y a rien à changer ou à pointer du doigt. Seulement, je vous partage mon ressenti, mon vécu de maman toujours sur le qui-vive pour bien faire. J’adore tout les conférences de Catherine Gueguen et Isabelle Filliozat et je m’en sers quotidiennement. Cependant, j’ai décidé de plus m’écouter dans mon rôle de mère, dans mes aspirations pour aider mes enfants à s’épanouir, de faire avec mes valeurs. Toute cette réflexion que je réalise depuis des mois, voire des années, est accompagnée et guidée aussi par mes lectures (Virginie Grimaldi, Laurent Gounelle, Jonathan Lehmann, etc…), mes expériences professionnelles, mes observations quotidiennes, les conférences auxquelles j’ai assistées, mes démarche en PNL, les sujets sanitaires et sociales que j’ai réalisé pendant ma prépa. Bref j’ai pris du recul, et ce que j’en ai conclu c’est que je me posais tellement de questions que je ne profitai pas pleinement de l’instant avec mes 3 amours.

Le message que j’ai envie de vous faire passer, et que je trouve que nous n’entendons pas assez (à partir du moment que vous êtes vous même bienveillant et n’utiliser aucune violence éducative), c’est « Ecoutez-vous, faites-vous confiance. Nos enfants peuvent parfois être nos guides. La bienveillance est inné chez eux alors faites-leur confiance aussi. »

Le premier goûter d’anniversaire pour mon petit prince

** 4 ans pour mon petit homme, 1er goûter d’anniversaire **

Fin décembre mon petit prince a soufflé ces 4 bougies! Déjà 🙂 Je ne vais pas m’attarder sur le récit de ma première rencontre avec mon petit mec, ses premières tétées, ses premiers câlins, ses premières dents, ses premiers pas … là n’est pas le sujet, même si je pourrai écrire des lignes et des lignes. Nostalgie quand tu nous tient 😉

Chez nous, quand on souffle sa 4ème bougie, on organise pour la première fois son goûter d’anniversaire avec des copains et copines. Mes 3 enfants sont nés en période de vacances scolaires et étant un brin superstitieuse, je planifie leur goûter d’anniversaire après les vacances. Donc celui de mon petit prince était prévu fin janvier. Comme d’habitude, avec mon mari nous nous mettons d’accord sur le nombre de petites têtes qui viendront à la maison pour s’amuser. Et comme d’habitude, il y a toujours moyen de rajouter 1 ou 2 prénoms supplémentaires 🙂 Bref au lieu d’être 5 (en comptant mon petit prince), 9 enfants courent partout dans l’appart 😉 Pour mon petit garçon qui est un grand fan de Pat Patrouille, je voulais lui faire plaisir et ai décoré l’appartement et la table avec tous les personnages principaux: Chase, Rube, Rider, Zuma, Rocky, Stella, Marcus. C’est fou tout ce que nous pouvons trouver sur ce thème. Contrairement aux anniversaires de ma fille où j’ai pour habitude de me lancer dans le cake design, pour mon petit garçon, j’ai fait tout simple pour les gâteaux. Il était super fier d’accueillir ses copains, de leur montrer la super déco 😉 et de les inviter à jouer dans sa chambre. Moi qui était habituée aux anniversaires de ma princesse, je m’attendais à ne plus avoir d’oreilles à la fin de la journée mais en fait je m’étais trompée. A notre grande surprise, tout s’est fait dans le calme et la bonne humeur. Les copains et copines étaient contents de se retrouver et de jouer tous ensemble. Ce qui est, top la meilleure amie (attention il ne faut pas dire amoureuse sinon il se met en colère 😉 ) a une grande sœur qui est la copine de ma princesse. Alors à chaque goûter d’anniversaire nous invitons les deux. Ma fille était heureuse d’avoir sa copine et de pouvoir s’amuser aussi. J’avais prévu des masques à l’éffigie des héros Pat Patrouille pour faire des séances shooting mais ça n’a pas eu grand succès. En fait, ils n’ont pas eu besoin que j’organise des jeux puisqu’ils ont joué entre eux. Comme chaque anniversaire, j’imagine, ils se sont régalés avec les bonbons et popcorn puis nous sommes passés au gâteau avec les bougies. Pour ce premier goûter, j’avais prévu sur 2h, je pensais que c’était suffisant. Je trouve que c’était bien car au bout de 2h, les petits mecs ont commencé à s’agiter. Il était temps pour eux (et nous aussi 😉 ) que leurs parents arrivent. C’était vraiment chouette de voir mon petit prince s’amuser ainsi.

Ce qui me laisse penser qu’il a vraiment apprécié son anniversaire c’est lorsqu’il me parle déjà de son prochain goûter d’anniversaire et qu’il me liste déjà tous les copains qu’il souhaiterait inviter 🙂

De WorkingGirl à Maman à plein temps

** Mes premiers mois de « Maman à la maison »**

Déjà deux mois, que dis-je même un peu plus, que ma vie professionnelle est en mode pause. Alors quels changements dans notre vie, notre maison, notre organisation, mon ressenti ???

Pour commencer, le grand changement pour nos deux loulous qui sont scolarisés est le rythme moins stressant et plus adapté à leur bien-être : plus de garderie le matin, moins de cantine! Et pour petite dernière : moins d’heure en crèche. Ça change quoi? Bah, je vous assure que ce rythme plus cool leur a fait un bien fou. Le matin, le réveil sonne à 7h 7h15 au lieu de 6h, on déguste tous ensemble notre petit déjeuner en prenant notre temps, on prend le temps de choisir sa tenue le jour même, on se fait des papouilles plus longtemps, on chante et joue sur le chemin de l’école, on a le temps de sortir les vélos ou les trottinettes pour faire un peu de sport sur le chemin de l’école, on prend le temps de se papouiller (encore et encore 😉 oui on est très câlin chez nous) devant la porte de la classe ou le portillon de l’école. ! J’ai même la possibilité et le temps de discuter avec les mamans ou papas à l’école. Et puis une fois les deux grands à l’école, je vais tranquillement à la crèche pour ma petite dernière. J’ai le temps de discuter avec les auxiliaires de puériculture. Je prends parfois même le temps de donner le biberon dans la section de ma choupette. Vous me direz que même en travaillant on peut faire pareil… En effet, mais comment vous expliquer? Il n’y a plus cette petite alarme dans la tête qui me dit « dépêches-toi, tu vas être en retard! » ou « n’oublies ton conf-call! » ou « qu’est-ce qu’ils vont penser au bureau si j’arrive en retard? » « tant pis si loulou est un peu malade, je ne peux pas m’absenter » ou « je ne serai pas là pour sa démonstration, je suis attendue à une réunion »… Toutes ces phrases-là, ces obligations, je les ai abandonné lorsque j’ai fermé la porte de mon bureau le dernier jour de travail.

Mes trois loulous sont à leurs occupations, ma journée commence. A quoi ressemble une journée d’une maman à la maison. Alors, en effet, comme tout stéréotype, il est vrai que je range la maison, que j’entretiens la maison, le linge… Mais pas que!

Mon premier mois a été une course aux papiers, aux rendez-vous Pôle Emploi, aux appels pour le côté administratif et la concrétisation des premières étapes de ma réorientation professionnelle. Franchement au bout d’un mois et demi j’ai enfin pu souffler, me poser sur mon canapé et respirer puis me dire fièrement que tout était réglé (enfin presque). Je n’aurais jamais imaginé que cela me prendrait autant de temps et d’énergie. Mais il n’y avait que le côté administratif à gérer, cela aurait été trop facile! Nan, nan il y a aussi le mental, mon mental. Fallait que je m’adapte à cette nouvelle situation, finit la double journée en seulement 24h00, oublier ma To Do List pro + perso. Et là je vous avoue que c’est une tout autre difficulté. Je vous en parlerai dans un prochain article plus perso…

Revenons à nos moutons. Mes loulous aussi ont du s’habituer à voir leur maman à la maison, à la sortie des classes, rentrer le midi manger, être accompagnés à leurs activités sportives ou sorties scolaires. Oui mais une maman à la maison, c’est aussi une maman qui vérifie les devoirs, les chambres ; une maman peut-être un peu trop derrière eux 😉 Alors nous avons dû tous s’acclimater à cette nouvelle situation, et moi de mon côté à lâcher prise sur certaines choses. C’est également, le plaisir de découvrir la progression de ma choupette à l’école et au sport et pour elle la fierté qu’elle ressent à chaque fois qu’elle lit une histoire soit à sa soeur soit à nous. Et mon petit homme qui est très fier de voir sa maman à l’école. Ce bonheur que je ressens tous les jours à pouvoir passer autant de temps avec ma dernière alors que je n’ai pas pu le faire pour mes aînés. Tous les trois semblent comblés de pouvoir disposer d’autant de temps avec leur maman. Oui mais attention, il ne faut pas que j’oublie Mr Papa 😉 Oui parce que tellement investit dans mon nouveau rôle, j’aurais peut-être tendance à voler la vedette à mon chéri. Alors là aussi, il fallait trouver le juste équilibre. Je crois que encore aujourd’hui, parfois je prends trop de place… Mais tout s’apprend petit à petit, peu à peu, tendrement.

Bref, un retour à la simplicité, place à l’amour, la tendresse, le lâcher prise, l’humour et parfois la frustration, au temps qui passe lentement. Une toute autre vie, une vision différente mais tellement nécessaire pour nous 5.

Des vacances bien méritées

** Soleil, plage, château de sable, … **

Bientôt une semaine que nous sommes rentrés de nos vacances ensoleillées.

C’est bon, j’arrive à trouver, enfin, quelques minutes pour vous écrire de nouveau après 2 mois d’absence. Deux mois intenses, très chargés mais je peux enfin souffler, prendre du temps pour vous conter nos aventures de famille nombreuse, de ma nouvelle vie de mère au foyer. Alors pour commencer, j’ai envie de vous raconter notre semaine de vacances à 5 au soleil.

Chaque année, nous planifions une semaine de vacances en avril ailleurs que chez nous. Vous me direz « pourquoi avril? » Eh bien parce qu’à cette période de l’année les premiers rayons de soleil sont doux, que les plages ne sont pas surpeuplées et parce que c’est notre anniversaire de mariage et que nous aimons le partager avec nos trois amours. Alors nous partons en vacances toujours en avril quitte à passer des vacances chez nous l’été. Cette année, nous sommes partis au Grau du roi. Pour être franche cette petite ville balnéaire n’a rien d’exceptionnelle, alors pourquoi? … Je souhaitais partir avec mon homme et mes amours au bord de la mer, avec un soleil et une température chaude (mais supportable) alors quoi de mieux que l’Occitanie?! Nan? et puis aussi parce que mes deux meilleures amies sont installées là-bas donc nous étions certains de passer des moments agréables! Nous connaissions déjà Palavas les Flots mais cette fois nous avons profité d’une location saisonnière proposée par un collègue de mon homme. Et voilà tous les ingrédients nécessaires pour des vacances étaient réunis : soleil, plage, chaleur, amis et un appartement les pieds dans l’eau!!! Nous voilà donc en route pour un dépaysement total. Les enfants étaient impatients d’arriver et de revoir leurs tatas (Ah oui parce que mes meilleures amies sont comme des tatas pour mes loulous 🙂 ). La voiture est chargée et mon mari comme d’habitude est très étonné de ma capacité à remplir (trop remplir) le coffre de notre monospace 🙂 « euh, chérie, tu sais que nous partons seulement une semaine? » Je suis sûre que cette phrase résonne chez vous aussi 😉 Bref, un coffre plein (promis, la prochaine fois je vous mets une photo), les tongs au pied, nos corps hydratés à la crème solaire, casquettes sur nos têtes, volets fermés, c’est bon nous sommes prêts. Plus que 4h30 de route et nous y serons, sur la plage, les doigts de pied en éventail, la glacière pour le pique-nique (et le rosé 🙂 ). Enfin 4h30, c’est vite dit pour des enfants qui au bout de 35 minutes te demandent « on est bientôt arrivé??? » « J’ai faim, j’ai soif, j’ai des fourmis dans les jambes, … » ARRRGGGHHHH

12H45 : serviettes dépliées, chips, saucissons, sandwichs, boisson, câlins de retrouvailles, cris et rires d’enfant, pelle et râteau dans le sable. C’est bon nous y sommes !!!! Nos vacances peuvent commencer! Quel plaisir de sentir ces premiers rayons de soleil, le sable sous les pieds, les vagues, entendre les mouettes et surtout lire le bonheur sur les visages de nos enfants. Quelles émotions de retrouver ses meilleurs amies après tout ce temps sans elles. Bref, nous sommes heureux d’être arrivés et de bien commencer nos vacances.

Pour cette semaine, nous avons décidé de profiter simplement de ce que nous offrait la région. C’est à dire : plage tous les jours, repas simples, sorties entre amis et famille. Et très franchement il n’y a rien de meilleur! Pour nos loulous, la page, la mer, les châteaux de sable, c’étaient tout ce qu’ils voulaient et rien d’autres. Notre petite dernière a découvert le sable pour la première fois, a baigné ses pieds pour la première fois. Ma grande a été pincée pour la première fois (et elle l’espère la dernière) par un crabe qu’elle a croisé sur son chemin ;), mon petit prince lui a ramassé des coquillages et péché des crustacés avec mon cousin et ma cousine. En bref, des premières fois pour mes 3 amours. Nous avons aussi pris le temps de découvrir le Seaquarium du Grau du roi. Si vous êtes proche, je vous le recommande très fortement il est top. Mes loulous ont adoré et je peux même vous dire que mon chéri et moi-même sommes retombés en enfance tellement nous étions émerveillés et autant surexcités que nos loulous. Nous avons visité Aigues-Mortes et goûté sa fougasse à la fleur d’oranger (un régal). Nous avons essayé trois plages différentes la plus basique près du Seaquarium, la protégée l’Espiguette et la Grande Motte. A l’unanimité, celle de la Grande Motte a été notre préférée! D’ailleurs, nous avons décidé d’y retourner la veille de notre retour pour en profiter au maximum.  Cette pause a été l’opportunité pour moi de faire une soirée filles sur Montpellier avec mes deux meilleures amies, de tester les tapas et déguster des vins de la région. Quel plaisir également, de voir mon chéri reposé, détendu et joueur avec ses trois loulous. D’ailleurs, j’ai découvert ses talents dans la construction de châteaux de sable pour le plus grand bonheur de nos amours. Ah et j’allais oublier, la mascotte de la-bas : Les flamants roses!! Quelle surprise de les observer quotidiennement dans des postures aussi différentes que loufoques!! (tête dans l’eau, perchés sur une seule patte, …)

Ces vacances sont vraiment arrivées au bon moment. Nous en avions tous besoin. Nous avons rechargé nos batteries de soleil, de sourires, d’affection, d’amitié, de jeux, de moments riches en famille avec mes cousins et avec nos amis. Même si la séparation est toujours difficile, nous savons que nous y retournerons très vite. Le rythme scolaire a repris mais nos loulous (et nous aussi 😉 ) ont de beaux souvenirs et rêvent déjà des prochaines vacances 😉

Une page se tourne

** Aujourd’hui, je tourne une page **paper-1100254_1920

Ce mercredi 28 février j’écris les dernières lignes de mon aventure professionnelle chez … Comme je vous racontais, avant noël j’ai été notifiée. En effet, ce fut une nouvelle plutôt assommante mais aussi très positive et arrivée au bon moment. C’est marrant comme la vie nous réserve de belles surprises. Ces deux derniers mois de préavis, je me suis consacrée à mon projet, à la finalisation de mes travaux dans l’entreprise, à la formation de ma remplaçante. Et je me suis également allée à l’imagination de mon avenir auprès de mon mari, mes enfants, mon retour à l’école,.. Que des idées positives pour me motiver et faire de cette transition un joli moment.

Bien évidemment, j’ai aussi traversé des moments boff et j’en vivrai très certainement d’autres. Cette dernière semaine était éprouvante pour moi (et mes proches). Un apéro d’au revoir a été organisé avec des petits cadeaux, des messages touchants, puis un déjeuner entre collègues.

Mon émotion que j’avais étouffé en me consacrant à mon projet a soudainement explosé. Heureusement, je travaille dans une entreprise de coaching dans la transition de carrière et finalement mon émotion, mes larmes ont été accueillis avec bienveillance par mes collègues choupettes.

Pendant ces dernières semaines, j’ai voulu rester professionnelle en occultant ces émotions, j’ai voulu jouer l’épouse forte en cachant ces émotions, j’ai voulu positiver auprès de mes enfants : « oui maman va très bien et je vais me consacrer à votre bien-être à 200% », j’ai voulu être une amie attentive, une sœur dévouée … Oui c’est beau d’être forte, quelle fierté. Sauf que… A quelques jours de mon départ, mes larmes qui attendaient sagement, n’ont plus attendu et ont inondé mes joues, mes émotions si douces qu’elles soient sont venues m’envahir pour être extériorisées.

Alors oui, c’est une magnifique opportunité, oui je vais enfin me lancer, oui je vais voir mon bébé grandir, oui je vais avoir du temps pour mon homme (et moi aussi 😉 ), oui mais…

Tourner la page après presque 10 années d’expériences professionnelles intenses, à courir partout, à avoir une ligne directrice quotidienne, une identification à l’entreprise pour laquelle on travaille, ce n’est pas aussi simple que ce que je pensais. Alors tout doucement, je vais écrire ces dernières lignes, remercier mes collègues, regarder une dernière fois mon bureau, embrasser une dernière fois mes collègues, râler une dernière fois, rendre mes clefs puis… Partir sans regarder derrière et juste retenir le positif, les bons moments, les rencontres enrichissantes et être reconnaissante de cette opportunité qui s’offre à moi.

Reconnue pour mon dynamisme, mon sourire et ma joie de vivre, je vais accueillir et entreprendre ce nouveau chemin de vie avec bonheur et enthousiasme. Aujourd’hui, je suis heureuse de me projeter dans cette nouvelle vie puisque je vais voir ma petite dernière grandir, accompagner mes deux aînés dans leur évolution, être disponible pour mon homme, prendre du temps pour moi et puis réaliser mon projet de rêve et me former au métier de la petite enfance.

Nouveau Chapitre …

Allez, on décolle (et sans papa ;) )

** Première fois en avion seule avec mes 3 amours**

Les fêtes sont aussi la période pendant laquelle nous aimons retrouver nos proches qu’ils soient à proximité ou éloignés. Cette année, j’ai décidé d’aller retrouver ma famille à Nantes. Comme mon homme ne peut pas prendre de vacances à cette période de l’année, je prends mon courage à deux mains et décide de partir en avion seule avec mes 3 loulous. Pfff, lorsque je clique sur « valider » du site d’achat de billets d’avion je sens une bouffée de chaleur et le doute m’envahir. Vais-je être capable de gérer le voyage seule avec eux? Vont-ils être calmes ou stressés ou surexcités? Et si il y a du retard, beaucoup de retard, comment vais-je les occuper? Vont-ils être malades? Et ma petite dernière, pour sa première fois en avion comment va-t’elle réagir? Que de questions en suspend… Mon homme me rassure en affirmant que tout va bien se passer et que ce n’est que 1h15 de vol. Bon de toute façon les billets sont payés et la famille est prévenue donc il n’est pas question de faire machine arrière! Nous nous envolerons le 3 janvier à destination de Nantes.

C’est le jour J, comme j’avais une valise à enregistrer nous sommes arrivés 2h en avance à l’aéroport. Et oui, je souhaitais enregistrer une valise plutôt que de me retrouver avec 3 bagages à main. Nan seule à gérer 3 enfants et 3 valises à main cela me semblait mission impossible! Et en effet, j’avais raison parce que attendre dans la file pour passer le portic de sécurité avec 3 enfants dont ma petite dernière dans le porte-bébé et un sac à langer archi plein c’est déjà folklo 🙂 Mes 2 aînés étaient très fiers de s’auto-gérer au passage du portic et leur papa les regardait avec fierté et une petite appréhension tout de même :). Pendant que moi, l’agent de sécurité me demandait de retirer mon bébé du porte-bébé et de passer sans elle. Euh attendez, je fais quoi de ma dernière?? Je la mets sur le tapis et vous la regarder au rayon x??? Nan bien sûr que nan! C’est quoi cette mère?? Elle me propose de la tenir 😉 ouff. Et voilà, 1ère étape passée et les doigts dans le nez! Enfin presque. Prochaine étape, patienter et occuper les grands pendant les 30 minutes d’attente avant l’embarquement. Oui oui seulement 30 minutes, car entre l’enregistrement de la valise, faire la queue pour le portic, vider ses affaires dans les bacs de sécurité, dire au-revoir au papa tout triste, passer le portic et se rhabiller autant dire que le temps est très très vite passé! 😉 Alors 30 minutes ce n’est rien?! Sauf que, petit homme a soif, puis faim, puis c’est au tour de la grande d’avoir soif puis faim et enfin ils voudraient bien jouer à la tablette. Bon, adorable et responsable que je suis, je file acheter une bouteille d’eau, le reste attendra le confort de l’avion. Et hop, voilà qu’une voix appelle les familles avec enfants à se présenter à la porte d’embarquement. Génial, que le temps passe vite et c’est facile. Peut-être presque trop facile…On verra la suite. Nous voilà, assis à nos sièges. Petit homme côté fenêtre, ma princesse côté couloir (je lui ai promis la fenêtre au retour) et moi entre les deux avec ma petite dernière sur les genoux. L’excitation des 3 est palpable. Mais pas d’inquiétude, j’ai prévu un mini pique-nique, des jouets, un livre chacun (même pour petite dernière) et les deux tablettes. Je devrais réussir à les occuper pendant les 1h15 de vol. Et en effet, le vol se passe tellement à merveille que je ne regarde pas l’heure (en même temps la montre est restée dans mon tiroir et le portable est éteint) et ne me rend pas compte que nous avons 30 minutes de retard. Quelques turbulences nous ont vraiment secoués au décollage et ont bien fait rire mes deux grands alors que moi je riais jaune voir vert… Après avoir joué aux tablettes, petit homme dort, ma grande regarde le paysage se rapprocher et petite dernière n’a rien vu puisqu’elle a dormi les 3/4 du vol. Les pneus grincent sur la piste d’atterrissage, le freinage est violent dû au vent qui souffle à l’arrière de l’avion mais cela ne réveille même pas mes deux plus petits. Nous descendons surexcités de l’avion et rejoignons le tapis des valises et poussettes. L’attente est longue pour nous 4, nous avons très envie de retrouver nos proches. Pendant l’attente, je retrouve des mamans solos pour l’occasion du voyage. Elles ont 1 enfant ou 1 bébé avec elles. Deux viennent me voir et me disent « Chapeau, seule avec 3 enfants! et en plus ils ont été super sages! » Je les remercie avec timidité et un brin de fierté pour mes 3 loulous (et moi aussi 😉 ). Ça y’est les portes s’ouvrent, et mes loulous aperçoivent mamie et papy. Quelle joie de voir l’émotion se lire sur tous les visages, entendre mes enfants crier « Mamie-Papy » et regarder tout le monde se prendre dans les bras. Voilà vol aller terminé et avec succès et fierté;)

Le séjour dans ma famille se passe très bien. Nous profitons des uns et des autres, nous sommes chouchoutés et évitons avec justesse la gastro de ma filleule qui fêtait ses deux ans. 4 jours chez eux, 4 jours pendant lesquelles mon homme peut souffler et entendre les mouches voler (ou plutôt les chats ronronner puisqu’il n’y a pas de mouches)!

Le voyage touche à sa fin, je ferme la valise. Il est 6h du matin et il est temps pour nous de prendre le chemin du retour. Après une soirée qui a terminé tard, le réveil est difficile, tout le monde est fatigué. Cela m’inquiète pour l’avion car qui dit fatigue dit crise envisageable. Nous enregistrons la valise et faisons de nouveau la queue pour le portic. Bizarrement cela me semble plus difficile et long sûrement à cause de la fatigue. Mes loulous traînent des pieds, ma dernière s’est déjà endormie. L’attente dans le sas (extérieur) avant l’embarquement est interminable. Nous attendons debout et au froid. Tous les enfants de l’avion s’impatientent et commencent à s’énerver. D’ailleurs même les adultes commencent à piétiner d’impatience. Oh zut, comment va se passer la suite???? C’est bon après 50 minutes d’attente nous montons dans l’avion. Arrivés à notre rangée de siège, la dispute (à laquelle je m’attendait) éclate. Ma grande veut le siège côté fenêtre (comme je lui avais promis) et petit homme le veut aussi. Première tentative d’explication à petit homme, pff il part en crise de larmes et de cris et bloque le passage dans l’allée de l’avion. Oulala mais comment vais-je gérer cette situation. Deuxième tentative, j’explique à ma fille que comme elle est la plus grande elle peut céder sa place à son petit frère. Oh zut zut ma fille pleure à chaudes larmes. Les gens dans l’allée s’impatientent, les regards se tournent vers moi et mes loulous. Allez troisième tentative, je guide mon petit homme sur le siège du milieu, laisse ma grande s’installer comme promis sur le siège côté fenêtre. Petit homme continue sa crise mais au moins je ne gêne plus le passage. Mon porte-bébé commence à peser sur mes épaules mais je trouve la force de me pencher vers mon petit homme épuisé et en proie à sa frustration. Je lui propose deux solutions, l’une est de rester ainsi sur le siège du milieu ou l’autre de s’installer sur le siège près de l’allée à la fois couché sur sa maman pour se reposer. Mission réussie, il s’installe sur l’autre siège. Et il s’endort avant même le décollage, petite dernière aussi d’ailleurs. Ma grande se lie d’amitié avec la passagère de derrière qui a 1 ans de moins qu’elle. Ouff, le pire est passé et finalement cela aura duré seulement 10 minutes. Ma grande me réclame un petit déjeuner. Après-tout pourquoi pas? Nous sommes sur le chemin du retour, attristés par les au-revoir, fatigués de notre soirée de la veille et excités de retrouver Super-papa (mon homme). Au moment où le petit déjeuner est servi, petit homme se réveille. A la vue du croissant et du jus de fruits il oublie sa crise et se réveille en douceur et avec bonne humeur. Petit déjeuner engloutit pour nous tous, l’atterrissage se prépare!! Avec quelques minutes de retard nous sortons de l’avion et quelle joie de les voir courir en direction de leur papa puis nous retrouvons le chemin de notre maison!

En bref, tout s’est bien et je dirais même très bien passé! Alors, je renouvellerai l’expérience avec moins d’appréhension. A quand le prochain voyage?!

Femme – Epouse – Mère

** J’ai 3 casquettes, et même parfois 5 **

Tout d’abord, je vous adresse mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année. Je vous souhaite qu’elle soit douce, pétillante et aussi rafraîchissante, heureuse, dynamique et reposante. Que tous vos vœux se réalisent! Et tout, et tout ce que je peux vous souhaiter de meilleur. Je tenais aussi à vous remercier d’être toujours aussi fidèle et d’être de plus en plus nombreux à me lire sur mon blog ou sur ma page Facebook.

Pour commencer cette nouvelle année, j’avais envie de partager avec vous un sujet qui peut être tabou ou secret ou que nous oserions seulement parler avec nos copines les plus proches ou notre maman.

Je suis maman de 3 enfants, mais cela vous le savez déjà 😉 mais je suis aussi une épouse et surtout une femme. Alors je me dois de jongler entre ces 3 casquettes et parfois j’en ajoute 2 celle de sœur pour mes deux amours de frères et celle de fille pour ma tendre mamounette. Je ne suis malheureusement pas une professionnelle de la jonglerie ni de l’illusionnisme ni de la contorsion et pourtant je me plie en 4 pour essayer d’enfiler ces casquettes en fonction de chaque situation. Mais pourquoi ai-je envie de partager cela avec vous?? Tout simplement parce qu’hier soir, juste avant le coucher, mon homme, ma moitié, a semblé judicieux de me rappeler que je ne suis pas uniquement une Mère. Je sentais bien qu’il avait envie de me dire des choses, des frustrations qu’il vivait depuis quelques temps mais c’est à sa manière, et peut être un peu avec maladresse (par timidité, par culpabilité) qu’il me soufflait à l’oreille son S.O.S., son besoin d’attention, d’affection et surtout son désir de retrouver « la femme d’avant »… Oui mais celle d’avant quoi?? Parce qu’il y a eu notre premier enfant, puis les fiançailles, puis le mariage, puis le deuxième enfant, et le changement professionnel, l’arrivée de notre troisième et maintenant mon licenciement qui débouche sur ma réorientation professionnelle. Tellement de tornades vécues en bientôt 8 ans de couple. Alors j’avoue que je ne sais pas de quelle femme d’avant il parle. J’ose lui poser la question, cependant je crois que ce n’est pas très clair pour lui non plus… A celles qui sont maman, nous savons comme le chemin pour se retrouver dans un couple est long et parfois bancal après la naissance d’un enfant. Notre dernière a 6 mois, et oui parce que c’est notre dernière et qu’il n’y en aura plus d’autres à choyer, je profite de chaque instant, je l’ai allaité 6 mois, elle a partagé notre lit aussi pendant 6 mois, je la dorlote beaucoup (vraiment beaucoup). Et oui, en effet, dès que j’ai un peu de temps je le consacre à mes deux enfants de peur qu’ils se sentent délaissés depuis l’arrivée de leur petite sœur. C’est vrai que quand arrive le soir à l’heure du film, je m’allonge sur le canapé, juste en posant ma tête sur toi ma moitié et je m’endors sans même avoir la force de partager un moment d’intimité ou peu. En effet, mes sujets de conversation tournent autour des enfants, de l’organisation de la maison, de mon projet professionnel. Et toi dans tout cela, NON je ne t’oublie pas, seulement par maladresse et parfois timidité, je t’écoute en écho. Depuis quelques temps, ma casquette de Mère est devenue une combinaison que je ne parviens pas à retirer pour faire place à celle d’épouse et/ou de femme. Ton message, même maladroit et blessant, je l’ai compris. Je l’entends, je l’enregistre et je le mets en route. Tu as été mon héros, tu es mon meilleur ami, mon complice de tous les jours depuis le début, tu es aussi un père formidable, un mari plus qu’attentionné et attentif et depuis quelques semaines tu es mon guide pour mon futur professionnel mais j’oublie quelque chose TU ES AVANT TOUT MA MOITIE, et comme toute moitié tu as besoin aussi de ton autre moitié (moi), de mon attention, de mon amour, de partager du temps avec moi, à rire, à faire les idiots (comme avant), tout simplement à s’aimer. Je te suis reconnaissante de m’avoir souffler hier ton désir de me retrouver et laisse la porte de ton cœur ouverte car je suis là et j’arrive. A toi mon amour parce que sans toi je ne connaîtrais pas ce bonheur d’être une épouse, une mère et de m’assumer autant en tant que femme (et mon devenir épanouie).

De l’allaitement au biberon

** Il est temps pour moi de mixer allaitement et biberon **

Et voilà, mon congé maternité est terminé, ma petite dernière est en crèche. Il est donc plus que temps d’introduire le biberon pour remplacer petit à petit les tétées. Je vous avoue que j’ai repoussé ce moment le plus possible mais mi-octobre, il fallait vraiment commencer puisque je reprenais le travail le 13 novembre. Alors comme pour mes deux grands, c’est à mon chéri que j’ai confié cette mission. Lui est super heureux de passer au biberon car cela lui permet d’avoir plus de moments privilégiés avec sa choupette et de tisser sa relation père-fille 🙂 Cependant il avait oublié que cela pouvait être difficile ou/et long selon le bon vouloir de l’enfant. Je me souviens que pour ma jolie princesse (l’aînée donc), l’apprentissage et l’acceptation du biberon a été très long. Plus d’un mois pour qu’elle accepte de boire un seul biberon. Selon les conseils des sages femmes, je m’absentais des 1/2 journées pour qu’elle ne sente pas l’odeur du lait et surtout pour ne pas céder. Ce fut une période éprouvante pour elle, pour le papa frustré de ne pas y arriver et pour moi culpabilisante d’arrêter l’allaitement uniquement pour pouvoir retourner au travail. A contrario, mon petit prince (le cadet), au bout d’une semaine, buvait les biberons. Comme quoi, chaque enfant est différent. Et nous voilà de nouveau dans cette période. Mon chéri se faisait une joie d’essayer de lui donner le biberon. Malheureusement ma petite puce n’est pas du même avis. Depuis maintenant plus d’un mois, il essaie de lui donner. Il a essayé différents biberons, avec et sans doudou, avec un vêtement ayant mon odeur, pendant que j’étais absente. Des membres de notre famille ont essayé mais sans succès. Jusqu’à cette semaine, elle hurlait de pleurs et refusait de le boire.

De mon côté je vis très mal ce sevrage, la voir ou l’entendre se mettre dans tout ces états c’est traumatisant. Mon cœur de maman me dit de ne pas la brusquer alors je reviens vers elle le cœur serré et l’allaite. Quel soulagement pour elle de se blottir contre le sein de sa maman, de sentir son odeur et de s’abreuver. Quel soulagement pour moi de la voir se nourrir, de sentir sa chaleur et son amour et quel plaisir de continuer à lui apporter ce moment. En voyant la difficulté pour elle d’accepter le biberon et l’angoisse pour moi de retourner au travail en sachant qu’elle refuserait le biberon, il était hors de question de s’obliger à vivre ce sevrage avec autant de stress et de frustration. C’était décidé, j’allais faire valoir mon droit à l’allaitement. Par chance, en Suisse, les mères ont droit à un temps d’allaitement comptabilisé comme temps de travail. La semaine dernière, j’ai donc informé les auxiliaires de puériculture qu’elles pouvaient me joindre à mon bureau lorsque ma petite réclamait sa tétée. Elles furent rassurées et bienveillantes. Tous les jours, je fus appelée entre 10h30 et 11h00 pour venir allaiter ma petite puce. Les auxiliaires essayaient le biberon quelques minutes mais ne voulaient pas la forcer. Je suis vraiment très rassurée de voir que la philosophie de cette crèche va dans le même sens que la mienne. Bien évidemment, je vous avoue que ses allers-retours le midi entre la crèche, le travail et la maison (pour ma pause déjeuner) est très fatiguant et que le soir à 20h00 je suis exténuée mais je prends du recul tous les jours et je sais que ce temps d’allaitement ne durera pas, qu’un jour ma petite sera grande et que l’allaitement sera un souvenir. Alors oui, je veux profiter de ces instants privilégiés et fusionnels avec elle et de ces moment indescriptibles où tout ce qui nous entoure est invisible puisque nous nous consacrons pleinement à cette instant magique, câlin et plein d’amour avec notre bébé. Être réveillée la nuit, la rejoindre le midi, la retrouver en fin de journée, au coucher, la rassurer pour l’allaiter.

Le souvenir que je garderai de cet allaitement (et avec mes 3 loulous) : la sentir se lover sur mon sein, sentir son odeur, être caressée dans mon dos par sa petite main qui s’agrippe… Voir mes deux grands profiter de ce moment pour se détendre et se lover également contre moi et leur petite sœur. Que la nature est bien faite. Chaque instant partagé avec elle (ou même avec avec mes deux grands) à travers l’allaitement reste gravé et m’encourage à continuer. Un échange de tendresse, d’amour, de fusion entre eux et moi.

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1ère semaine de reprise, oufff!

** La reprise, c’est fait! **

Et voilà, la 1ère semaine de reprise, retour au travail, retour au rythme effréné pour tous, est passée. Et quelle semaine! Pour tout vous dire, j’ai vraiment savouré notre week-end 🙂 Et je pense que mes enfants et mon chéri aussi.

Il y a une semaine en arrière, je prenais le temps de rappeler à toute ma grande famille (eh oui, famille nombreuse maintenant 😉 ) que nous allions, dès le lendemain, reprendre le rythme habituel. Mes deux grands étaient surexcitées de retourner à la garderie du matin mais ne s’étaient pas imaginés la fatigue qui allait suivre. Je vous raconte ?

Lundi 13 novembre, il est 5h35, mon réveil sonne. Vous vous demandez sûrement pour quelles raisons je me lève aussi tôt. Alors voilà, je dois avoir déposé les 3 loulous (2 en garderie et 1 en crèche) à 7h45 au plus tard pour ensuite m’engouffrer dans le trafic matinal et être à 8h30 au bureau;) Mais avant ça, il y a plein de choses à faire! Ce serait trop facile sinon 😉 Donc, il est déjà 5h45 et je réussis enfin à sortir de mon lit bien chaud pour filer à la salle de bain. Je me prépare avant mes loulous. Enfin seulement la toilette, les vêtements du bas et le maquillage. Le haut attendra le défi du petit déj et de la toilette des loulous pour éviter la moindre tâche et de ne pas avoir à changer de tenue au dernier moment 😉 Bref, je suis presque prête 😉 Mes deux grands m’ont entendu et se faufile dans la salle de bain sur la pointe des pieds, c’est l’heure du moment câlin-réveil. Je vois qu’ils sont de bonne humeur, donc cela devrait bien se passer pour le premier matin. En temps normal, à l’époque où je devais m’occuper seulement des deux (avant l’arrivée de petite dernière), ils prenaient leur petit déj à la garderie mais ce matin, ils voulaient un petit déj à la maison avec moi et un 2ème à la garderie. Pas de souci, « finger in the nose », Super-Maman va assurer une reprise en douceur, sans contrariétés et sans stress (au moins pour le 1er matin 😉 ). Nous voilà attablés tous les trois, petite dernière dort encore, et pour amuser mes petitous je propose de faire un jeu de devinette « alors qu’est ce qui est vert et saute? » « une grenouille, maman! » dit fièrement mon aînée. Et voilà le jeu est lancé, les fous rires s’enchaînent et nous sommes toujours dans les temps. Comme expliqué la veille au soir, je donne la consigne une seule fois de se brosser les dents, se laver les mains et s’habiller. J’avais bien évidemment préparé leurs tenues respectives la veille. Sans discuter, ni râler, ils partent main dans la main direction leur mission. Je les rejoins et découvre avec joie et fierté qu’ils sont habillés et toilettés!! Youhou missions relevées pour eux!! Il est 6h50, nous devons être dans la voiture au plus tard à 7h20. Mes deux aînés étant prêts, il est temps pour moi d’aller réveiller petite dernière pour faire sa toilette, l’habiller et l’allaiter. Eh oui, ma petite puce refuse toujours le biberon donc je l’allaite exclusivement. Pour son bien-être et aussi mon plus grand bonheur, je vais venir l’allaiter le midi à la crèche. En effet, en suisse, nous avons une loi qui nous permet d’allaiter sur notre temps de travail et est comptabilisé comme temps de travail. Alors je décide de faire valoir mon droit. 🙂 7h10 mes loulous mettent leurs chaussures et m’annoncent avec fierté « Tu as vu maman, on est prêt à l’heure sans avoir râler! » 🙂 En effet, tout le monde est prêt et même en avance. J’arrive, comme prévu, à 7h25 à la crèche. Le stress commence à monter (malgré la semaine d’adaptation déjà passée), je suis devant la porte qui est verrouillée. Au bout de 5 minutes, je finis par téléphoner et une auxiliaire vient m’ouvrir, quelqu’un avait du refermer en partant… Je viens dans la section des bébés avec petite dernière et confie mon bébé à une auxiliaire et lui passe les informations (heure du réveil, heure de la dernière tétée, couche…). Je lui explique qu’elle peut me téléphoner au travail lorsqu’elle aura faim et si elle refuse le biberon pour que je me déplace. Un dernier bisou et hop je rejoins mes deux loulous pour les accompagner à la garderie. A peine ont-ils passé la porte qu’ils courent rejoindre leurs amis sans même un bisou ni un câlin … Sniff Bien évidemment, je les rattrape et leur demande « et mon bisou ? » Et voilà, mes bisous distribués, je reprends la route. Pour me motiver, je mets ma playlist à fond et m’engouffre dans le trafic matinal. 8h15, je suis déjà à mon poste 🙂 Mes collègues sont ravis de me revoir parmi eux et je reçois des appels de Welcome back. 🙂 Tout en réintégrant mes tâches, je guette mon portable. 11h15, je reçois un appel de la crèche. C’est parti j’ai 90 minutes pour l’allaitement et 60 minutes pour déjeuner (sachant que j’ai 20 minutes de trajet aller). Quel plaisir de retrouver ma petite puce pour ce moment de tendresse.  Je prends le temps de savourer cette pause avec elle et puis je file déjeuner chez moi avec elle. Je décide de préparer le repas du soir pour soulager mon mari. Le temps est écoulé et je dois retourner au bureau. L’après-midi fut plus longue a passé. 18h45, je suis de retour chez moi et retrouve mes trois petitous et mon chéri. Bilan de cette première journée très bon. Je me couche en me disant que je ne sais pas si cela va se passer comme ça tous les jours alors je profite encore quelques minutes de cette fin de soirée et m’endors.

Deuxième matin, pas du tout le même qu’hier. En même temps on s’ennuierai si les jours se ressemblaient trop 😉 J’ai très peu dormi, petite dernière a tété très souvent. Les deux grands traînent un peu des pieds. Pas de souci, je peux comprendre, l’excitation du 1er jour est passée et va faire place à la fatigue. Je vous passe les détails, 7h45 les 3 sont à leurs places respectives et moi dans les bouchons. 10h25, la crèche m’appelle déjà : biberon refusé et bébénou pleure. Le stress monte et je file direct. Oulala, le reste de la journée va être long. Cette fois, j’ai passé plus de temps à allaiter et donc ai moins de temps pour déjeuner et 0 temps pour préparer le dîner. En effet, les jours se suivent et ne se ressemblent pas 😉 Bilan au coucher, je suis un peu plus fatiguée qu’hier et m’inquiète du reste de la semaine.

Troisième jour, mercredi. Journée plus courte à l’école pour les loulous mais plus chargée pour mon chéri. Il va devoir gérer les 3 de 11h30 à mon retour (entre 18h30-18h45). Je me fais un peu de souci pour lui. Par chance, la crèche m’appelle seulement à 11h00 pour l’allaitement. Du coup je m’occupe de petite dernière jusqu’à mon retour au bureau pendant que mon homme se charge des deux grands. A mon retour, le soir, l’énervement et la fatigue sont palpables chez tout le monde, moi y compris. Petit deuxième était colérique à cause de sa fatigue, petite dernière réclamait sa tétée depuis plusieurs longues minutes et ma princesse était déçue que son papa n’est pas pu l’observer à son cours de gym à cause des colères de son petit frère. Et moi, fatiguée des allers-retours entre le bureau et la crèche pour l’allaitement et seulement quelques minutes pour gober mon déjeuner avant de devoir retourner travailler. Nous sommes que mercredi, il reste encore deux jours.

Quatrième et cinquième jours. La fatigue se lit sur nos visages à tous. Seul l’idée du week-end nous motive à nous lever et aller jusqu’au bout de nos journées. La gastro s’est invitée chez ma petite dernière qui dormait par conséquent très mal. La fin de semaine fut épuisante pour nous tous.

Le plus et les nouveautés de cette semaine : Afin de rendre cette reprise pour tout le monde plus joviale et fun, j’avais mis en place le jeu des 3 kiffs ou bons moments de la journée (inspiré par mon livre actuel « 3 kiffs par jour » de Florence Servan-Schreiber). Le premier soir, j’explique la consigne à mes deux aînés et mon mari (sceptique lui 😉 ). Je commence pour donner l’exemple, ma grande me suit super heureuse de partager ses bons moments, à nous deux nous aidons petit deuxième puis Super-Papa, finalement, essaie aussi. Une fois que nous avons partagé nos 3 kiffs chacun, je proclame alors :  » c’était donc une très bonne journée! » . Ce petit jeu est devenu notre rituel du dîner. Ce qui m’a le plus touché également, c’est que ma grande princesse s’est drôlement investit et prend l’initiative tous les jours de nous aider soit en débarrassant, soit en pliant le linge, soit en aidant son petit frère à se chausser ou déchausser, soit en berçant petite dernière et tout ceci sans que nous ayons demandé quoique ce soit. Qu’elle grandit ma princesse. J’ai découvert aussi que mon petit prince souhaitait faire beaucoup de chose par lui-même. J’ai même pris le temps d’assister à une conférence avec une amie sur la thématique de la méthode Montessori (Super-Maman est de retour, fatiguée certes mais de retour 😉 ). En fait cette reprise, même s’il est difficile pour moi de passer moins de temps avec mes 3 petitous, m’a permis de me rendre compte que tout le monde a bien grandi, que je peux être fière d’eux et rassurée par leur nouvelle autonomie et aussi que mon mari assure. Ce week-end nous avons rechargé les batteries et fait le plein de câlin pour repartir de nouveau dans ce rythme effréné.

 

PS: en bonus une image que m’a partagé une amie qui pensait à moi et mon emploi du temps 🙂 🙂 🙂

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