1ère semaine de reprise, oufff!

** La reprise, c’est fait! **

Et voilà, la 1ère semaine de reprise, retour au travail, retour au rythme effréné pour tous, est passée. Et quelle semaine! Pour tout vous dire, j’ai vraiment savouré notre week-end 🙂 Et je pense que mes enfants et mon chéri aussi.

Il y a une semaine en arrière, je prenais le temps de rappeler à toute ma grande famille (eh oui, famille nombreuse maintenant 😉 ) que nous allions, dès le lendemain, reprendre le rythme habituel. Mes deux grands étaient surexcitées de retourner à la garderie du matin mais ne s’étaient pas imaginés la fatigue qui allait suivre. Je vous raconte ?

Lundi 13 novembre, il est 5h35, mon réveil sonne. Vous vous demandez sûrement pour quelles raisons je me lève aussi tôt. Alors voilà, je dois avoir déposé les 3 loulous (2 en garderie et 1 en crèche) à 7h45 au plus tard pour ensuite m’engouffrer dans le trafic matinal et être à 8h30 au bureau;) Mais avant ça, il y a plein de choses à faire! Ce serait trop facile sinon 😉 Donc, il est déjà 5h45 et je réussis enfin à sortir de mon lit bien chaud pour filer à la salle de bain. Je me prépare avant mes loulous. Enfin seulement la toilette, les vêtements du bas et le maquillage. Le haut attendra le défi du petit déj et de la toilette des loulous pour éviter la moindre tâche et de ne pas avoir à changer de tenue au dernier moment 😉 Bref, je suis presque prête 😉 Mes deux grands m’ont entendu et se faufile dans la salle de bain sur la pointe des pieds, c’est l’heure du moment câlin-réveil. Je vois qu’ils sont de bonne humeur, donc cela devrait bien se passer pour le premier matin. En temps normal, à l’époque où je devais m’occuper seulement des deux (avant l’arrivée de petite dernière), ils prenaient leur petit déj à la garderie mais ce matin, ils voulaient un petit déj à la maison avec moi et un 2ème à la garderie. Pas de souci, « finger in the nose », Super-Maman va assurer une reprise en douceur, sans contrariétés et sans stress (au moins pour le 1er matin 😉 ). Nous voilà attablés tous les trois, petite dernière dort encore, et pour amuser mes petitous je propose de faire un jeu de devinette « alors qu’est ce qui est vert et saute? » « une grenouille, maman! » dit fièrement mon aînée. Et voilà le jeu est lancé, les fous rires s’enchaînent et nous sommes toujours dans les temps. Comme expliqué la veille au soir, je donne la consigne une seule fois de se brosser les dents, se laver les mains et s’habiller. J’avais bien évidemment préparé leurs tenues respectives la veille. Sans discuter, ni râler, ils partent main dans la main direction leur mission. Je les rejoins et découvre avec joie et fierté qu’ils sont habillés et toilettés!! Youhou missions relevées pour eux!! Il est 6h50, nous devons être dans la voiture au plus tard à 7h20. Mes deux aînés étant prêts, il est temps pour moi d’aller réveiller petite dernière pour faire sa toilette, l’habiller et l’allaiter. Eh oui, ma petite puce refuse toujours le biberon donc je l’allaite exclusivement. Pour son bien-être et aussi mon plus grand bonheur, je vais venir l’allaiter le midi à la crèche. En effet, en suisse, nous avons une loi qui nous permet d’allaiter sur notre temps de travail et est comptabilisé comme temps de travail. Alors je décide de faire valoir mon droit. 🙂 7h10 mes loulous mettent leurs chaussures et m’annoncent avec fierté « Tu as vu maman, on est prêt à l’heure sans avoir râler! » 🙂 En effet, tout le monde est prêt et même en avance. J’arrive, comme prévu, à 7h25 à la crèche. Le stress commence à monter (malgré la semaine d’adaptation déjà passée), je suis devant la porte qui est verrouillée. Au bout de 5 minutes, je finis par téléphoner et une auxiliaire vient m’ouvrir, quelqu’un avait du refermer en partant… Je viens dans la section des bébés avec petite dernière et confie mon bébé à une auxiliaire et lui passe les informations (heure du réveil, heure de la dernière tétée, couche…). Je lui explique qu’elle peut me téléphoner au travail lorsqu’elle aura faim et si elle refuse le biberon pour que je me déplace. Un dernier bisou et hop je rejoins mes deux loulous pour les accompagner à la garderie. A peine ont-ils passé la porte qu’ils courent rejoindre leurs amis sans même un bisou ni un câlin … Sniff Bien évidemment, je les rattrape et leur demande « et mon bisou ? » Et voilà, mes bisous distribués, je reprends la route. Pour me motiver, je mets ma playlist à fond et m’engouffre dans le trafic matinal. 8h15, je suis déjà à mon poste 🙂 Mes collègues sont ravis de me revoir parmi eux et je reçois des appels de Welcome back. 🙂 Tout en réintégrant mes tâches, je guette mon portable. 11h15, je reçois un appel de la crèche. C’est parti j’ai 90 minutes pour l’allaitement et 60 minutes pour déjeuner (sachant que j’ai 20 minutes de trajet aller). Quel plaisir de retrouver ma petite puce pour ce moment de tendresse.  Je prends le temps de savourer cette pause avec elle et puis je file déjeuner chez moi avec elle. Je décide de préparer le repas du soir pour soulager mon mari. Le temps est écoulé et je dois retourner au bureau. L’après-midi fut plus longue a passé. 18h45, je suis de retour chez moi et retrouve mes trois petitous et mon chéri. Bilan de cette première journée très bon. Je me couche en me disant que je ne sais pas si cela va se passer comme ça tous les jours alors je profite encore quelques minutes de cette fin de soirée et m’endors.

Deuxième matin, pas du tout le même qu’hier. En même temps on s’ennuierai si les jours se ressemblaient trop 😉 J’ai très peu dormi, petite dernière a tété très souvent. Les deux grands traînent un peu des pieds. Pas de souci, je peux comprendre, l’excitation du 1er jour est passée et va faire place à la fatigue. Je vous passe les détails, 7h45 les 3 sont à leurs places respectives et moi dans les bouchons. 10h25, la crèche m’appelle déjà : biberon refusé et bébénou pleure. Le stress monte et je file direct. Oulala, le reste de la journée va être long. Cette fois, j’ai passé plus de temps à allaiter et donc ai moins de temps pour déjeuner et 0 temps pour préparer le dîner. En effet, les jours se suivent et ne se ressemblent pas 😉 Bilan au coucher, je suis un peu plus fatiguée qu’hier et m’inquiète du reste de la semaine.

Troisième jour, mercredi. Journée plus courte à l’école pour les loulous mais plus chargée pour mon chéri. Il va devoir gérer les 3 de 11h30 à mon retour (entre 18h30-18h45). Je me fais un peu de souci pour lui. Par chance, la crèche m’appelle seulement à 11h00 pour l’allaitement. Du coup je m’occupe de petite dernière jusqu’à mon retour au bureau pendant que mon homme se charge des deux grands. A mon retour, le soir, l’énervement et la fatigue sont palpables chez tout le monde, moi y compris. Petit deuxième était colérique à cause de sa fatigue, petite dernière réclamait sa tétée depuis plusieurs longues minutes et ma princesse était déçue que son papa n’est pas pu l’observer à son cours de gym à cause des colères de son petit frère. Et moi, fatiguée des allers-retours entre le bureau et la crèche pour l’allaitement et seulement quelques minutes pour gober mon déjeuner avant de devoir retourner travailler. Nous sommes que mercredi, il reste encore deux jours.

Quatrième et cinquième jours. La fatigue se lit sur nos visages à tous. Seul l’idée du week-end nous motive à nous lever et aller jusqu’au bout de nos journées. La gastro s’est invitée chez ma petite dernière qui dormait par conséquent très mal. La fin de semaine fut épuisante pour nous tous.

Le plus et les nouveautés de cette semaine : Afin de rendre cette reprise pour tout le monde plus joviale et fun, j’avais mis en place le jeu des 3 kiffs ou bons moments de la journée (inspiré par mon livre actuel « 3 kiffs par jour » de Florence Servan-Schreiber). Le premier soir, j’explique la consigne à mes deux aînés et mon mari (sceptique lui 😉 ). Je commence pour donner l’exemple, ma grande me suit super heureuse de partager ses bons moments, à nous deux nous aidons petit deuxième puis Super-Papa, finalement, essaie aussi. Une fois que nous avons partagé nos 3 kiffs chacun, je proclame alors :  » c’était donc une très bonne journée! » . Ce petit jeu est devenu notre rituel du dîner. Ce qui m’a le plus touché également, c’est que ma grande princesse s’est drôlement investit et prend l’initiative tous les jours de nous aider soit en débarrassant, soit en pliant le linge, soit en aidant son petit frère à se chausser ou déchausser, soit en berçant petite dernière et tout ceci sans que nous ayons demandé quoique ce soit. Qu’elle grandit ma princesse. J’ai découvert aussi que mon petit prince souhaitait faire beaucoup de chose par lui-même. J’ai même pris le temps d’assister à une conférence avec une amie sur la thématique de la méthode Montessori (Super-Maman est de retour, fatiguée certes mais de retour 😉 ). En fait cette reprise, même s’il est difficile pour moi de passer moins de temps avec mes 3 petitous, m’a permis de me rendre compte que tout le monde a bien grandi, que je peux être fière d’eux et rassurée par leur nouvelle autonomie et aussi que mon mari assure. Ce week-end nous avons rechargé les batteries et fait le plein de câlin pour repartir de nouveau dans ce rythme effréné.

 

PS: en bonus une image que m’a partagé une amie qui pensait à moi et mon emploi du temps 🙂 🙂 🙂

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Quand l’éducation devient un stress

** Zut aux critiques, place à ton ressenti pour l’éducation de TES enfants … **

Parce que quotidiennement je vois des articles qui font le buzz sur les réseaux sociaux, dans les émissions télévisées, dans les magazines, etc, au sujet de l’éducation des enfants. Parce que certains regards dans la rue, dans les magasins et même au sein de sa propre famille en disent long. Parce qu’il faut entrer dans le moule… pour toutes ces raisons et bien d’autres éduquer nos enfants devient un stress. Et pourtant, il est déjà tellement facile de douter de soi , de se remettre en question, de regretter et parfois même d’être démuni dans nos manières d’agir ou réagir avec nos enfants. Certains, eux, disent se sentir entièrement en phase avec leur choix d’éducation, sans doute, sans questions, sans regret, je n’y crois pas!

Cet article m’a été inspiré par mon homme hier soir au dîner car il m’a avoué qu’il lui arrive, à lui aussi, de se comparer à d’autres papas qu’il croise à l’école et de se dire qu’il pourrait mieux faire et que les autres papas ont l’air d’assurer. Mais aussi parce qu’hier sur Facebook j’ai vu passer plusieurs l’article au sujet des mots blessants que nous pouvons adressés à nos enfants (et qui du coup m’a fait réfléchir à ma façon à moi de leur parler et de douter et pourtant…). Et puis parce que ce matin sur le chemin du retour de l’école j’ai eu une conversation avec une maman avec qui j’avais suivi les ateliers parents et qui comme moi (et comme vous,peut-être) se remet en question régulièrement et s’est mis la pression en se plongeant dans la lecture de livre pour éduquer différemment. De mon côté, j’avoue, il y a toute une étagère de ma bibliothèque dédiée aux livres de méthodologie pour l’éducation des enfants et que j’adore les idées et conseils d’Isabelle Filliozat dont je m’inspire souvent.

Alors voilà, oui on peut toujours mieux faire, ou le papa ou la maman d’à côté a l’air d’assurer ou d’être plus disponible ou d’être plus patient(e) … Oui, on se dit « je n’aurais pas dû m’énerver aussi vite, ou je n’aurais pas dû le/la punir ». Oui, on s’autocritique en se disant que nous aurions pu passer plus de temps à jouer avec lui/elle ou sortir se promener avec lui/elle… Voici toutes les questions (parmi d’autres) qui peuvent nous torturer quotidiennement.

Depuis quelques années, il y a le buzz sur l’éducation positive et/ou ludique recommandée à tous les parents, il y a des guides d’éducation dans toutes les bibliothèques et librairie, des ateliers pour accompagner les parents. La conséquence c’est que certains parents se mettent la pression pour éduquer leurs enfants.

J’ai envie de vous dire, avant de vous mettre la pression, demandez-vous « qu’est ce que je fais déjà avec mes enfants? Est-ce qu’ils rigolent avec moi? Est-ce je leur donne de l’amour? » En fait, non, ne vous posez pas ou plus la question, ne vous comparez pas aux autres mais dites-vous que vous faites du mieux que vous pouvez, en fonction de votre ressenti, votre instinct et en fonction de la personnalité de votre enfant. Vous ne le battez pas? Vous ne l’insultez pas? Alors oui ils vous arrivent de crier parfois parce que ce jour-là vous étiez trop fatigué(e) pour être aussi patient(e) que d’habitude, ou de punir parce que sur le moment il vous semblait utile de lui faire comprendre que cette fois c’était trop. Il vous arrive aussi d’avoir envie de souffler et de vous poser dans le canapé simplement avec lui/elle devant des dessins animés. Et alors? Nous sommes humains et comme eux vous vivez vos émotions. Ecoutez-vous, personnalisez toutes ces méthodes si elles vous intéressent, faites-vous confiance. Profitons de chaque instant avec nos loulous sans trop se concentrer sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire parce qu’au final en se torturant on ne vit plus le moment présent et de toute manière plus tard il/elle aura toujours quelque chose à vous reprocher.

Alors choyons nos petits amours, câlinons les autant qu’on le souhaite, aimons-les et surtout faites vous confiance!

Surprise, surprise!

** Bébénou est arrivé …**

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Après de longues, très longues semaines d’absence me revoilà. Je suis de retour sur mon blog et je peux vous assurer que j’ai beaucoup de chose à partager avec vous. Je trouve enfin le temps de vous conter ces dernières semaines très mouvementées et fortes en émotion.

Je me doute que vous attendiez la nouvelle de cet heureux événement. Oui, oui, notre bébénou n°3 est arrivé!!! Alors voilà, nous sommes maintenant et officiellement une « Famille Nombreuse » 🙂

Ce petit trésor était prévu pour le 22 juillet mais mère nature ou plutôt petitou en a décidé autrement. Heureusement pour nous, ce petitou (eh oui suspens jusqu’au bout, fille ou garçon 😉 ) a attendu que Super-Mamie arrive début juillet pour s’occuper de nos aînés pendant que Papa et Maman partaient à toute allure à la maternité. Ah ah, je vous vois venir vous voulez en savoir plus, j’y viens:)

Après deux fausses alertes en juin, une canicule interminable, des contractions à n’en plus finir… Ouff, me voilà soulagée par l’arrivée de ma Super-Maman (et donc Super-Mamie) qui posa ses valises chez nous pour plus de 2 semaines. Alors pendant que le Super-Papa travaille (avec le téléphone dans sa poche, « on ne sait jamais » 🙂 ) et que Super-Mamie se promène avec mes deux aînés, je fais mon pacha (oui oui le mot est juste) sur le canapé. Je dors, je mange, je dors… Et puis un jour, zut et zut je commence à avoir envie de me libérer-délivrer alors je me mets à marcher, puis marcher régulièrement avec ma mamounette. Après tout, je suis à 39 semaines, Maman est là, les enfants sont impatients, mon chéri est stressé par les fausses alertes et bébénou aime bien bouger (et me provoquer des contractions) donc peut-être est-ce le moment de l’accompagner vers la sortie, nan?? 🙂 Et puis un dimanche, oh la la ces contractions, ouille ouille! Toute la matinée, j’essaie de trouver les positions pour me soulager, puis viens l’heure de la sieste et ça se calme. Sauf que c’était pour mieux redémarrer. Pendant ce temps mon mari me faisait comprendre qu’il avait besoin d’affection. Quel fut ma réponse (une vrai douche froide 😦 ) : « Euh tu crois vraiment que c’est le moment de me réclamer des câlins. » Ce n’était pas une douche froide mais plutôt un bain de glaçon. Le pauvre, il voulait juste un peu d’attention, après tout, tout le monde ne se souciait que de moi et de l’accouchement à venir. Le dos tourné à mon chéri, je me cramponne au lit et laisse un soupçon de panique m’envahir car je sens que c’est le jour J et je sais que mon obstétricien ne travaille pas… Ne pouvant plus rester allongée, je vais m’installer sur ma terrasse dans un fauteuil et pour penser à autre chose je discute avec ma mamounette. Elle essaie de me rassurer en m’expliquant que peut-être je pourrai patienter jusqu’au lendemain matin pour pouvoir accoucher avec mon obstétricien mais quelque chose me dit que ça n’attendra pas. Au bout de 2h de contractions supplémentaires, j’invite ma maman à sortir se promener avec mes enfants et lui souffle à l’oreille (pour ne pas affoler mes loulous) que nous serons certainement absents à leur retour de promenade… Mon mari se réveille à ce moment-là de sa longue sieste (seul et sans câlin 🙂 ) et je lui dis de se préparer pendant que je passe un coup de fil à la maternité afin d’avoir confirmation des sages-femmes qu’il est temps pour moi de venir. Il est 16h et quelques minutes et nous partons à la maternité. Maintenant je me sens sereine car je sais que le moment est venu, je me sens prête à accueillir notre trésor et surtout à me libérer de ces *** de contractions douloureuses! Mon mari lui roule en mode radar et stress.  Nous arrivons enfin à la mat’ et on est pris en charge tout de suite. Je leur explique ma journée de contractions, les douleurs en bas du ventre et la fameuse envie de ***, alors la sage femme va vite voir l’obstétricien en nous ayant donné son nom au préalable. De toute façon, je savais que ce ne serait pas mon obstétricien et ne connaissant pas les autres le nom ne m’aidait pas à prédire la suite. Quelle bonne surprise, une fois qu’il est entré dans la pièce je me suis senti en confiance, sa tête et son comportement m’apaisait avant même qu’il ait ouvert la bouche pour nous dire :  » Vous allez être parents de nouveau, c’est l’heure! » Imaginez la tête de mon mari, qui lui croyait à une fausse alerte (encore) et se réveillait tout juste de sa sieste « Quoi, j’ai pas bien compris je crois. Vous pouvez répéter » « Oui oui Mr. B. on revient dans quelques minutes et on part en salle d’accouchement » « Alors, c’est vrai, c’est le jour J, là maintenant hein ? « … Je vous passe les autres détails mis à part les pauses clopes de mon chéri en stress qui en 2 secondes avait fumé sa cigarette histoire de se redonner du courage. En bref, le 9 juillet en début de soirée, alors que même sous anesthésie rachidienne je me plaignais d’avoir vraiment très très faim (et rêvais de mon futur plateau de sushis attendu depuis 9 mois 🙂 ), un premier cri retentit puis un deuxième. Quel fut notre émotion au son de ces deux petits cris (d’ailleurs les larmes brouillent ma vue pendant que je tape ce texte). Et toute l’équipe médicale était tenue au secret du sexe de notre bébénou. Alors notre adorable obstétricien nous confia que lui non plus ne connaissait pas le sexe et couvrit délicatement toute notre bébé pour le confier au sage-femme (un homme doux et amusant) qui se pencha vers mon mari et lui montra notre petit ange puis retira le drap sous ses yeux pour qu’il m’annonce lui-même avec fierté et émotion « C’est une fille ! ». Émue autant que lui (oui oui il versa sa petite larme lui aussi), nous confirmions le nom de notre princesse, jolie et tendre princesse. Un moment inoubliable. Certainement comme la plupart des accouchements mais je vous assure que de ne pas connaître le sexe pendant 9 mois et de le découvrir le jour de la naissance amplifie toutes les émotions. Nous voilà parent de 2 princesses et d’1 prince.

Nos deux aînés étaient ravis de rencontrer pour la première fois leur petite sœur. J’ai même pu voir quelques larmes dans les yeux de ma fille et mon adorable fils m’a innocemment soufflé « Tu n’as plus de bébé dans le ventre? Tu vas me faire un petit frère bientôt » (euh nan nan mon chéri, 3 c’est parfait). Nous voilà au complet, réuni, plein d’amour et en route pour de nouvelles aventures à 5. Un nouveau rythme, de nouvelles habitudes, mais surtout comblé de bonheur 🙂