2 semaines de vacances

** Déconnecter, Respirer, Profiter **

Voici en quelques mots mes objectifs pour ces vacances estivales.

Nous vivons tous une période assez particulière, disons cela oui particulière. Après des semaines de confinement, des semaines de télétravail, des semaines d’école à la maison, des semaines de restrictions de sorties, des semaines sans nos proches, des semaines pendant lesquelles nos émotions jouaient au yoyo, des semaines pour également profiter de cette pause en passant davantage de temps avec mes enfants, profitant de mon chez moi, de mes chats, des bruits de nature de nouveau audible, des petites joies simples naturelles et sans artifices. Le monde a essayé de reprendre, la routine a essayé de se reprogrammer, le retour au travail, les écoles qui accueillaient de nouveau les enfants, les réveils qui sonnaient, le trafic routier (moins dense tout de même), le train train quotidien avec quand même une vision plutôt différente du présent et de l’avenir. Toute cette période a été éprouvante pour mes enfants, pour moi, même pour mes chats et je suis presque certaine pour vous tous (qui que vous soyez, où que vous soyez, quoique vous fassiez, … ). Mes 2 semaines de vacances se sont rapprochées! Et voilà, je vous écris ce billet alors qu’elles sont déjà terminées. Elles étaient peut-être proche du déconfinement et pourtant je crois que je n’ai jamais autant apprécié la saveur de ses vacances.

Deux semaines de vacances pour recharger les battteries, pour retrouver ma famille, profiter des jardins, découvrir des paysages, observer mes enfants jouer avec leurs cousines, prendre des apéros avec mes proches, discuter de tout et de rien, respirer et enfin faire le plein de souvenirs dans ma tête.

La première semaine, je suis partie avec mes 3 amours dans la région où j’ai grandi. L’ouest de la France, proche de Nantes. J’avais loué un gîte au Pallet. Un village charmant. C’est ma mamounette qui a trouvé cet endroit pour plusieurs raisons mais la première était la distance très courte entre la maison de mes parents et le gîte. C’était une bâtisse charmante et accueillante dans une impasse calme : La brilleterie.  C’est un lieu que je recommande vivement, les propriétaires sont très à l’écoute et sympathiques. Aux alentours, il y a plein de sites à visiter, l’océan n’est pas trop loin. Bref je ne suis pas là pour faire de la pub … Cette semaine j’ai profité de cette proximité avec mes parents, mon frère, ma belle-soeur et mes nièces. J’ai eu le plaisir de découvrir que mes deux grands sont devenus suffisament autonomes pour se réveiller et préparer leur petit déjeuner sans leur maman. J’ai profité du fait qu’il n’y avait pas de lit pour ma petite dernière pour dormir avec elle. Enfin c’est vite dit! Eh oui, Melle dort dans la largeur du lit donc je dormais sur ce qu’elle voulait bien me laisser … 🙂 🙂 Le premier matin, 6h30 tout le monde était debout! Mes loulous voulaient absolument profiter de la moindre minutes avec leurs cousines 🙂 sauf que les cousines dorment au minimum jusqu’à 9h00 (elles, cette chance! 😉 ). Heureusement pour moi les autres matins, ils ont dormi plus longtemps. Nous sommes allés à Natural Parc. Ouah ce parc est génial ! Ils ont mixé plusieurs acitvités dans un seul espace : parc animalier, filets dans les arbres, glissades, jeux et attractions extérieures, labyrinthe ludique dans un champ de maïs. Nous y étions de 10h à 18h. Je vous avoue que j’étais rincée!!! Et après cette longue journée, je me disais que mes 3 amours dormiraient tôt, tu parles … Ils étaient tellement excités qu’ils ont eu beaucoup de mal à s’endormir. Je me suis autant amusée qu’eux. A ma grande surprise, mon fiston a surmonté ses peurs et a profité de chaque attraction, ma grande fidèle à elle-même a tout essayé et s’est fait des amies puis ma dernière, cette grande aventurière, a presque tout essayé et a fait courir son papi et sa mamie. Cette semaine de retrouvailles en famille a fait du bien à tout le monde. Les cousines et le cousin se sont bien entendus, ont défilé déguisés, ont dansé sur les sons de 3 générations (la leur, la mienne et celle de leur grand-parents), se sont gavés de gateaux apéritifs, ont plongé dans une piscine très froide, … En bref une semaine qui a permis de retrouver les liens familiaux qui avaient été suspendus pendant cette période de confinement. Et puis, ma petite dernière a soufflé sa 3ème bougie en compagnie de la famille et a reçu son 1er cartable 😉 . Après cette 1ère semaine de vacances, nous sommes repartis d’abord chez nous le temps d’une nuit pour ensuite refaire de la route en direction de notre 2ème location.

Et là, c’était une surprise pour eux. Cette partie s’est décidée en dernière minute. Je m’étais fixé des objectifs à essayer de tenir :

  • rester entre nous
  • Aller dans un endroit chaud, avec une piscine, pas dans un lieu trop blindé de touristes
  • Maximum 4h de route car la veille nous avions fait 10h de voyage…

Je savais que cette semaine allait être forte en émotion alors il fallait que tout s’organise au mieux pour tout le monde. Nous avons donc décidé de partir dans le Sud proche d’Avignon. Ce n’est pas tellement pour la localisation que nous avons choisi cette location mais plutôt pour le charme de la maison. Une maison provençale, avec des pierres apparentes, un jardin, un terrain de pétanque, un barbecue en pierre, une piscine sécurisée et l’intérieur très très jolie et cosy. Tout était réuni. Nous avions été séduits par ce lieu. Les enfants ont donc découvert la destination, la maison et la piscine une fois arrivés sur place. Autant dire qu’ils étaient fous de joie et d’émerveillement ! Ils avaient les yeux qui pétillaient de bonheur et d’excitation, encore plus quand ils ont découverts la baignoire en angle dans la SDB 🙂 🙂 Bref la semaine s’annoncait très bien. Le soleil, bien évidemment, était au rendez-vous quotidiennement, les cigales chantaient de 9h à 22h, l’odeur de la viande grillée nous chatouillait les narines. A ma grande surprise, ils se réveillaient entre 8h30 et 9h00 le matin et tout en autonomie descendaient pour jouer ou regarder la TV. Une des choses qui m’a le plus charmé c’étaient de pouvoir observer le bonheur de mes enfants via la fenêtre de la cuisine pendant que je cuisinais. Ce bonheur là n’a pas de prix ! De voir leur sourire, entendre leurs rires, les voir progresser dans la piscine, entendre leurs voix me proposer de l’aide pour cuisiner, les sentir se blottir contre moi et d’exprimer leur amour et bonheur. Pff je peux vous dire que j’ai fais le plein d’amour cette semaine-là.

Pendant ces 7 jours, nous avons profité de chaque instant, nager presque quotidiennement, ma grande a appris à nager sans bouées, mon fiston a surmonté sa peur de l’eau, ma petite dernière, comment dire, elle n’a peur de rien (mon pauvre coeur 😉 ) jouait dans l’eau avec sa grande soeur. Nous avons également dansé autour de cette piscine, accueilli ma cousine aixoise et son chéri, visité un fort, découvert les rues d’Avignon, visité L’Isle sur la Sorgue, marché sur le Pont du Gard et même barboté dans l’eau juste en-dessous de cette merveille, … Chacun de nous est reparti avec des étoiles pleins les yeux, les papilles régalés, des câlins et des mots d’amour dans le coeur, des souvenirs et encore pleins d’autres choses.

Je suis reconnaissante de pouvoir avoir pu passé d’aussi belles vacances avec mes enfants, ma famille, mes proches e tutti quanti.

Mes amours sont chez leur papa pour deux semaines et reviennent début août chez moi. Ma maison me semble calme, silencieuse mais l’écho de leurs rires et la vibration de leur amour m’accompagnent quotidiennement.

Je vous souhaite à tous de pouvoir profiter de vos vacances, de faire le plein de belles ondes positives, de partager votre amour.

 

Imparfaite et fière de l’être, pas toujours évident

** Imparfaite et je l’accepte **

Ces derniers jours, suite à la situation actuelle c’est à dire confinement + télétravail + enfants à la maison + école en distanciel = 🙃 Super Maman devient un peu ffff .

Moi qui était si fière de mon titre de blog, qui prônait la non-perfection bah oui car personne n’est parfait !!! Eh bien je crois que je viens de me prendre l’effet boomerang.

Depuis bientôt deux mois, je me suis mise une pression de ouff. Je voulais assurer sur tous les fronts!

  • Être 100% dans mon télétravail, alors facile vous me direz, plus ou moins quand les enfants sont chez leur père
  • Donner tous, je dis bien tous les devoirs à mes aînés et assurer le programme scolaire
  • Continuer l’éveil de ma petite dernière qui fera sa 1ère rentrée scolaire en septembre (si tout va bien 😉 )
  • Acompagner petite dernière dans l’apprentissage de la propreté
  • Prendre le temps de jouer avec eux
  • Cuisiner des plats élaborés et équilibrés quotidiennement
  • Continuer mon sport (yoga matin et soir, courir tous les jours 1 semaine sur 2)
  • Maintenir ma maison propre, rangée, …

Alors au bout de 2 mois non stop à me transformer en jongleuse multi-tâches, des épis dans tous les cheveux, des cernes à rallonge, je crois que j’ai omis un truc, oui un méga truc « Moi » (Mais quelle égoïste cette maman 😉 ). Je me suis pliée en 4, en WonderWoman, à élaborer des plannings d’activités, de garde pour satisfaire les deux parents, mais moi dans tout ça, … Pfff

Et pourtant dans mon nouveau travail, comme dit notre CEO « c’est ok »!! Pas de surcharge ! A situation bizarre, mesures exceptionnelles prises ! Pour une fois dans mon expérience professionnelle, j’ai un CEO, une team (que j’adore 😍), une culture d’entreprise tournés vers L’HUMAIN !! Donc depuis le début du confinement, je m’entendais dire par mes collègues et CEO que c’est ok, d’abord les enfants ensuite le télétravail. Mais jusqu’à hier, Miss Culpabilité me chaperonnait et j’avais du mal à lâcher prise … Vous connaissez, cette Miss Culpabilité, celle qui te souffle dans l’oreille « Eh psst, tu viens de commencer ton taf, tu es en période d’essai, fais gaffe » ou « eh psst, tes enfants ! jouent avec eux! » ou « eh psst, ta maison est sale, regardes ton linge attend d’être repassé » ou « eh pssst, pas des pâtes encore! », … C’est bon vous voyez de quoi je parle ?! Ah oui puis comme si ça ne suffisait pas, je me fixais des objectifs sur mon avancement de développement personnel. Puis, arriva ce qui devait arrivé !! Le pneu a éclaté ! La cape de SuperWoman s’est décrochée ! Superwoman dans un style pop rétro - Telecharger Vectoriel Gratuit ...

Fallait bien que ça arrive ! Je me suis réveillée un bon matin, plus de forces du tout, des larmes qui inondaient mon visage, et mon lit me tenait prisonnière ! Mais Quenini ! C’est encore moi qui décide, nan ?! Alors je me suis levée telle une zombie et j’ai allumé mon ordinateur puis j’ai essayé, encore essayé mais plus possible. Il fallait que j’accepte que ce jour-là je devais impérativement me poser et laisser mes émotions bercer ma journée pour recharger mes batteries ensuite. Ce jour, mes deux superbes collègues ont immédiatement compris et m’ont imposé de faire une pause. Ce que j’ai fait. Je l’ai fais à ma manière. La première, vu que je suis une vraie pleurnicheuse (pour les bonnes comme pour les mauvaises choses), j’ai pleuré et encore pleuré. Et ce qui devait arriver, arriva, la crise d’angoisse a fait son apparition et là plus le choix. Seule chez moi, j’ai fait appel à mon grand-frère pour qu’il m’apaise avant que je ne tourne l’oeil (bah oui parce que les étoiles qui dansent devant les yeux c’est joli mais la nuit pas quand on est seule chez soi). J’ai repris mon calme et j’ai suivi ses conseils à lui. Prendre l’air, courir, casser sa routine, s’autoriser de craquer, s’autoriser d’être imparfaite, … Alors je suis allée courir 1h dans ma campagne, puis j’ai été chercher l’un de mes mets préférés, des sushis et pour le plaisir, des tartelettes au chocolat! Ah oui parce que j’ai aussi tendance à me frustrer niveau bouf de peur de trop grossir pendant ce fichu confinement …Et je me suis laissé aller toute cette journée. En fait, il était temps que je la prenne cette journée pour moi, sans travail, sans lessive, sans repassage, sans devoirs, sans obligation, sans frustration, …

En fait, j’ai voulu être parfaite sur toutes les coutures, je voulais être partout à la fois, sur tous les fronts. Ce que j’ai oublié c’est que pour être bien avec mes enfants, mes amis, mes proches, ma famille, mes collègues, il faut d’abord que je sois bien avec moi-même. Il est important de penser à soi pour pouvoir ensuite être disponible pour les autres. Moi qui suis si fière de mon nom de blog, il est temps pour moi d’accepter de nouveau qu’être une mère imparfaite, en plus d’être imparfaite dans d’autres domaines, c’est ok !

Chaque personne est différente et la plus belle chose que nous puissions nous offrir dans la vie c’est d’être authentique ! Alors, place à mon authenticité (et donc mon imperfectability;) )!

1ère Classe Découverte …

** Elle grandit…**

Voici un article que j’avais commencé à écrire il y a bientôt un an. Avec tous les aléas de la vie je l’avais mis de côté. Aujourd’hui je suis heureuse de vous le partager. Bonne lecture!

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Il y a deux mois en arrière, la maîtresse de mon aînée leur proposait de partir en classe découverte pendant 3 jours (donc 2 nuits …) en montagne, à Chinaillon. Moi, en mère ultra courageuse et prônant l’autonomie de mes 3 chérubins, j’étais hyper enjouée et motivais ou du moins rassurais le père de mes enfants… J’en parlais avec autant d’excitation que ma princesse. Elle, elle se préparait psychologiquement à dormir loin de la maison, listait ses affaires, imaginait sa chambre avec ses copines. Mr. Papa, de son côté, restait muet à ce projet mais s’investissait tout de même en se proposant comme parent-accompagnant pour le trajet de retour en bus. Puis … Comme vous l’imaginez, le grand jour approchait, peut-être un peu trop vite à son goût et à mon goût aussi finalement…

S-1: L’excitation et l’impatience de ma fille. Quel vêtement vais-je prendre maman? Et comment je ferais si je me réveille trop tôt? ou dans la nuit? Et si j’ai peur du noir? Est-ce que je peux amener mon doudou et renardeau (mon doudou de petite fille que j’ai conservé toutes ces années) maman? En fait maman, je ne veux plus y aller? maman l’attribution des chambres a été faite et je ne suis pas avec mes meilleures amies? En fait elles seront mes nouvelles meilleures amies!

J-2: Maman, on fait la valise ensemble? Tu as vu papa m’a trouvé un appareil photo jetable, je peux essayer? Vous allez me manquer! Je peux prendre une veilleuse?

Jour-J: Le grand jour du départ est là. Ce matin, je me sens tendue au réveil contrairement à ma fille qui est surexcitée et craint de manquer le bus… Me voilà sur la route de l’école, j’accompagne mon petit prince dans sa classe, l’embrasse furtivement et comme ma fille me tire le bras pour que je me presse, je file avec elle. Il est là! Le bus! Les parents sont tous attroupés devant, je sens l’angoisse monter pour moi. L’excitation de ma fille se lit sur son visage. Ma grande fille est prête et il n’est pas question de lui montrer mon inquiétude, ni mes larmes qui me brouillent la vue (merde je n’arrive même pas à prendre de photos 🙂 ). Allez je me lance, je vais vers le chauffeur pour le saluer (et dans ma tête il y a un mini-moi qui dit « fais bien gaffe en conduisant où je te botte les fesses 🙂 🙂 ) et lui confies la valise de ma fille. Ma princesse sautille dans tous les sens, et court vite dans la queue pour monter dans le bus quand soudain elle se rend compte qu’elle a oublié quelque chose?! Ah quand même, le bisou d’amour inconditionnel à sa maman! Et voilà, tous les enfants s’installent, et évidemment se collent aux vitres. Ces foutues vitres TEINTEES donc nous, parents, ne voyons pas nos enfants nous faire coucou!!! Arghhh, ne pas pleurer! Rien qu’en écrivant cet article, j’ai encore l’émotion qui me submerge. Vous connaissez cette sensation, celle que tu ressens quand tu comprends que tes enfants grandissent et qu’ils sont déjà bien autonomes? Oufff, ce bus est enfin parti! Mes larmes sont restées scotchées à mes yeux! Trop forte, enfin,… Je me retourne et je vois tous les parents immobiles sur le parking, le bus est déjà loin mais nous, nous sommes là immobiles. Quelques minutes encore puis nous commençons à nous éparpiller. Sur le chemin du retour à la maison, j’ouvre la valve des larmes, il n’y a plus personne, je peux… Puis je repense à mes classes découvertes et tout le bonheur de vivre avec ses camarades pendant quelques jours, la joie des veillées, les premières nuits loin de mes parents,… Et là je réalise que mon bébé, que dis-je ma grande fille est belle, grande, forte, et surtout grandit!

Son retour fut tout autant émouvant. Je me souviens avoir écouté ses récits, vécu avec elle les moindres choses tellement elle racontait bien les joies et frustrations qu’elle avait vécu. Mais surtout sa fierté s’entendait dans sa voix, la fierté d’avoir réussi à vivre sans ses parents, à avoir surmonter ses peurs de ne pas réussir à dormir, … Nous en parlons encore de temps en temps de cette première classe découverte. Et j’envisage prochainement de lui proposer de partir en camp de vacances.

C’est cela aussi d’être parents: se rappeler que nous avons fait des enfants non pas pour les garder près de nous mais pour leur donner la chance et l’immense bonheur de s’épanouir par eux-mêmes et sans nous. A nos amours, à nos enfants, vivez, tombez pour mieux vous relever, épanouissez-vous, testez, et surtout, surtout surmontez vos peurs (nous serons toujours auprès de vous quoiqu’il puisse arriver).

Message d’amour d’une maman à ses oisillons qui prennent leur envol!

Quand arrive les vendredis, départ des enfants

** Vendredi, tour du papa, départ des enfants, mélange des émotions **

Le sujet dont beaucoup de mamans séparées ont besoin de parler, le départ des enfants chez leur papa (même les papas peuvent avoir besoin d’en parler 😉 ) un vendredi sur deux.

Souvent quand vous discutez autour de vous de la garde alternée, la plupart des personnes vous diront la même chose: « tu vas pouvoir profiter une semaine sur deux, repenser à toi, faire des choses que tu ne pensais plus pouvoir faire, sortir, aller danser, profiter,… » Alors oui c’est sûr nous pouvons le voir ainsi. Et peut-être qu’il est vrai que dans son imagination on programme les choses comme ça. Mais, oui il y a un mais, quand arrive le vendredi, la sensation n’est pas celle à laquelle on avait pensé.

En effet, le vendredi chez moi (et peut-être chez vous aussi parents séparés), mes enfants se réveillent d’humeur partagée entre le chagrin de laisser maman et l’excitation de revoir leur papa, un brin stressé par l’imminent changement d’environnement. Alors, oui, le vendredi avant le départ à l’école ce n’est pas de tout repos ni tout rose car leurs états me chagrinent et puis vient le soir où en rentrant du travail, vous n’irez pas récupérer les loulous à l’école ni à la crèche ou dans un contexte comme aujourd’hui vous accompagnez vos loulous chez l’autre parent. Vous repensez à ce que vous disaient vos ami(e)s de sortir, profiter,… Peut-être, pourquoi pas? Mais avant tu rentres chez toi, dans ton chez toi tout à coup vide, sans bruit, sans cris d’enfants, ou quand tu repars du domicile après les avoir laisser chez l’autre parent, ta voiture est calme et la route du retour est comment dire cafardeuse à en pleurer (et vous?). Bref il y a toujours ce moment de flottement, de profonde tristesse, de solitude et puis, … tu te souviens qu’avant tes enfants tu avais une vie et tu savais la voir en rose puisque tu ne connaissais pas le bonheur d’être parent.

Alors voilà, cela m’a pris pas mal de temps avant de me ressaisir le vendredi soir, et puis j’y suis arrivée. Alors biensûr il y a toujours quelques minutes de tristesse et je suis certaine que ce sera à vie mais aujourd’hui je le vis mieux.

En fait, je profite de ces moments pour me redécouvrir, prendre le temps de lire de nouveau, réécrire sur mon blog, contacter mes proches et surtout ressortir, redécouvrir le plaisir de faire la fête sans s’inquiéter de l’heure à laquelle je rentrerai et du prix de la nounou, manger aux heures que je veux, … Et plein d’autres choses. Ah oui, et n’oublions pas toutes les choses à faire à la maison, comme rattraper les machines en retard, repasser le tas de linge que tu avais mis de côté, faire les courses,…

Mais surtout, revoir la vie en rose, vivre intensément comme je savais le faire. Attention, je ne dis pas que lorsque mes enfants sont avec moi je ne vis plus. Pas du tout! En fait, pendant la période sans eux je recharge les batteries et ainsi je peux être avec eux à 100%, faire la folle avec eux, rire de leurs blagues et des miennes, garder mon calme si besoin, être à leur écoute,… En bref tout ce que je n’arrivais plus à faire depuis des lustres.

Alors oui, le vendredi, une fois sur deux on a le coeur brisé mais ne vous en faites pas on surmonte cette période, pour nous-mêmes, pour nos loulous. Et puis la vie continue et elle est belle !!

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Confinement-télétravail-programme scolaire

** Confinement – Télétravail – Programme scolaire**

Après de long mois d’absence me voilà de retour. Et biensûr le sujet qui suit, touche tout le monde et peut-être saoûle tout le monde 😉

Mais voilà, besoin d’écrire sur sujet, besoin de libérer mes pensées, besoin de partager, besoin de me sentir soutenue; besoin de vous accompagner ou vous faire rire (et peut-être même pleurer). Bah oui en effet, pendant une période aussi restrictive partager pour soulager et puis aussi se lâcher à sa manière pour évacuer devient une urgence, pas vous?

Alors voilà, je reviens avec un sujet assez commun, courant et puis le titre est plus que révélateur 😉

Après  des mois intenses en changement entre l’aménagement dans mon nouvel appartement avec mes trois loulous, l’adaptation de la séparation (pour eux comme pour moi), la réorganisation des gardes, les allers-retours chez leur papa et chez leur maman; enfin le rythme est intégré. Et puis soudain SuperMaman trouve du travail donc changement de planning, adaptation de la routine quotidienne pour la garderie du matin et du soir, augmentation des journées crèche pour petite dernière. Au bout de 2 semaines de reprise de travail, mes loulous sont déjà bien adaptés et habitués, ça roule!!! Ouah au top!

Ooui mais, c’était trop facile vous me direz! Comment pimenter le quotidien d’une belle routine??? Allez et si on appuyait sur la touche « challenge-épidémie »!! Youhou c’est vrai qu’au bout de deux semaines ma routine me gavait! Nan mais oh!

Et c’est parti, le confinement est annoncé! Télétravail obligé! Je retourne dans ma réorganisation, l’adaptation pour les enfants d’être enfermés, de devoir faire l’école à la maison et adapter de nouveau la garde en fonction des restrictions. Sachant que je suis toujours nouvelle (même après deux semaines d’intégration), je dois continuer à me former, en télétravail biensûr. Et en même temps comme vous tous, parents, assumer le programme scolaire de mes grands (8 et 6 ans) et trouver des occupations à ma petite dernière de 2 1/2 ans. Et sinon l’asile le plus proche il est ou? 🙂 Parce que, je ne sais pas vous, mais moi assumer seule le programme scolaire c’est à dire tout, je dis TOUT, les leçons que les maîtresses nous demandent sachant que ce ne sont pas des simples devoirs du soir mais le programme scolaire quotidien à assurer, plus l’apprentissage de ma petite dernière, plus mon télétravail à assumer et en même temps continuer les obligations domestiques??? Autant dire que dans ma tête, je ne me sens vraiment pas seule, je ne sais pas combien elles sont là dedans mais à un moment elles vont s’entretuer… Mais physiquement et moralement je me sens seule et pas du tout efficace. J’ai beau me dire « tu fais de ton mieux » bah mon mieux je le trouve nul à ch*** en ce moment. Perfectionniste comme je suis j’aimerai que tout roule, mais ce n’est pas possible de tout assurer alors je vais essayer de lâcher un peu, de respirer un bon coup, de méditer,…

Et vous comment vivez vous cette situation?

Est-ce que vous aussi vous avez des conférences téléphoniques?

Est-ce que vous aussi, vos enfants font les clowns devant la caméra alors que tu es en conf call avec ton CEO???

Est-ce que toi aussi, tu rêverais d’être au bord de l’eau à profiter de ce magnifique qui comme par hasard brille en période de confinement???

Bon courage à tous et soutenenons le corps médical dans cette épreuve! Soutenons-nous les uns et les autres dans cette nouvelle épreuve!

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Une rentrée scolaire pas comme les autres

** Une rentrée scolaire mouvementée **

Après de long mois d’absence, je me décide à revenir sur mon blog. Une absence longue, vraiment très longue mais tellement nécessaire. Je vous avoue que j’ai beaucoup réfléchis à cet article que j’allais vous partager. J’ai même hésité à fermer définitivement mon blog, pourquoi me demanderez-vous? Pour être franche, après la tempête que je viens de traverser je ne savais plus si j’avais envie de continuer à écrire pour vous partager mes anecdotes de maman. Et puis, la semaine dernière j’ai revu une amie, une ancienne collègue, qui m’a reboosté et surtout posé les bonnes questions quant à mon objectif pour ce blog. Alors, après réflexion, me revoilà, hésitante mais motivée à vous conter ces dernières péripéties.

Vous me direz: Pourquoi ce titre? Quel est le lien? Je sais, nous sommes à 1 mois de Noël et par conséquent, la rentrée est loin mais vraiment très loin derrière puisque tout le monde, ou presque, prépare Noël et la nouvelle année. De mon côté, la rentrée j’ai l’impression que c’était hier et en ce qui concerne la nouvelle année je me languis de la commencer différemment.

Alors voilà un petit flashback de toute cette période estivale et de rentrée scolaire plutôt mouvementées, un vrai tsunami! Cette rentrée scolaire a été le signe d’un grand changement, brutal pour certain et plus que nécessaire pour d’autres. J’ai soufflé ma 34ème bougie également avec un souhait tout particulier, celui de renaître et de redevenir la maman que j’étais. Après deux mois de vacances d’été plus que mouvementés, une prise de recul s’est imposée et j’ai emmené mes trois marmots chez mes parents pour faire le plein d’énergie avant cette fameuse rentrée. Mes trois amours étaient ravies de passer du temps avec leur grand-parent et tout excité de retourner à l’école, de retrouver les copains et copines, de passer en classe supérieure. Eh oui déjà le CE2 pour ma grande princesse, CP (donc 1ère année d’élémentaire) pour mon petit prince et dernière année de crèche pour ma dernière. De retour chez nous, l’excitation est à son comble mais l’ambiance n’y est pas. La tension est palpable pour tout le monde et ma décision est prise. Cette rentrée sera celle du grand changement, celle d’une nouvelle histoire qui sera difficile à vivre, à surmonter et à réorganiser. J’imagine que suite à ces quelques lignes vous vous doutez de la chute de cet article. Maman a pris une grande décision, très difficile à prendre mais nécessaire pour tous. Alors j’ai du expliquer à mes trois amours que cette nouvelle année scolaire allait être différente des autres parce que leur maman et leur papa se séparent. Je ne vous cache pas qu’ils ont été et le sont encore tristes de cette annonce. J’ai également essayé de leur expliquer les raisons de ce changement ainsi que les conséquences et la réorganisation. Depuis maintenant un mois, mes trois amours ont deux maisons et par chance (si on peut dire cela dans ce contexte) dans la même ville donc ils peuvent continuer leur année scolaire dans la même école et crèche, garder leurs copains et copines, continuer leurs activités extra-scolaires.

Après avoir traversé cette tempête qui a fait des dégâts pour tout le monde, parents comme enfants, nous commençons un nouveau voyage main dans la main « mes enfants et moi ». Ce n’est que le début de ce nouveau livre, je sais que nous traverserons des moments difficiles, tristes, de colères et d’autres d’euphorie, de bonheur et d’amour.

Aujourd’hui, c’est main dans la main avec mes petits amours, que je souhaite surmonter et commencer cette nouvelle vie.

 

Mère imparfaite, et alors !

** Parents, leur montrer la voie**

Depuis que je suis maman, je me suis senti investit d’une mission, celle de montrer l’exemple. Cependant je n’avais jamais imaginer quelle serait la difficulté de le faire et de quelle manière. De nature exigeante et perfectionniste, il était pour moi primordial de leur transmettre des valeurs que l’on m’avait inculqué, des valeurs dans lesquelles je pensais me reconnaître. Et aussi des règles de vie connues de notre société que je pensais indispensable pour mes enfants. Et puis, et puis, …

Bah aujourd’hui, j’ai envie dire : « et puis flut! »

Je me suis longtemps demandé pourquoi ma fille aînée est si intransigeante envers elle même, pourquoi est-elle tout le temps sur le dos de son petit frère? Pourquoi mon second est si sensible? Qu’est-ce que j’ai fais qui les a rendu ainsi?

Et puis j’ai lu des livres, écouter des conférences, participer à des ateliers parent. Je me suis longtemps cherchée. J’ai essayé pleins de choses et méthodes différentes. Et puis, et puis j’ai rencontré une coach PNL qui a été LE déclic. Et j’ai lu LE LIVRE qui a été ma révélation, discuter avec une personne de ce fameux livre et des conséquences. Le livre dont je vous parle est les 4 accords toltèques. Et ce que j’ai compris et adapté dans ma vie de mère c’est le « je fais de mon mieux » et aussi « ne pas en faire une affaire personnelle ».

J’ai compris qu’il fallait que je lâche prise, que je sois plus à l’écoute de mon envie, mes ressentis auprès de mes enfants. Et que si les autres (familles, amis, proches, voisins, commères,…) ne sont pas d’accord et bien Flut! Et c’est tout d’abord en lâchant prise sur moi que j’ai pu le faire avec mes loulous. Je ne dis pas que c’est facile et que c’est acquis. Oh que non, tous les jours c’est un nouveau pas, un nouveau défi. Mais chaque fin de journée est une récompense. Puis surtout les sentir plus détendus, moins intransigeant envers eux mêmes, plus confiant, est un vrai cadeau pour moi.

Je me souviens encore de mon fils qui venait me voir en me disant « Maman je suis moche! » Les premières fois, j’étais anéantie, abasourdie. Je voyais que mes mots réconfortant ne l’aidaient pas. Alors j’ai cherché une solution. Je lui ai proposé de se positionner devant le miroir et moi derrière lui. Et je lui ai montré chaque partie de son visage en lui demandant ce qu’il voyait. La première fois je l’ai aidé en lui chuchotant à l’oreille « Mon fils, qu’est-ce que tu vois là? » et il m’a répondu « Mes oreilles, maman » alors je lui soufflais dans l’oreille « Je vois des oreilles prêtent à entendre des mots doux. Et là qu’est-ce que tu vois? » « ma joue, maman » « Oui une joue, mon amour, pour y déposer un bisou » … Et voilà comment j’ai instauré avec lui ce rituel devant le miroir et dès qu’il me redit cela nous le faisons ensemble. Un vrai moment d’échange de paroles douces, bienveillantes et d’amour.

Je me souviens de ma fille aînée qui cachait son carnet de liaison en CP de peur de me montrer son tableau des clefs du comportement en classe. Un jour, nous en avons eu assez avec mon mari. Elle était détruite par cette habitude scolaire totalement inappropriée à mon goût. Alors nous avons pris le temps de lui expliquer que nous n’étions pas d’accord avec ce système mais que par contre nous valorisons ces compétences et potentiels dans le reste. Nous lui avons appris à regarder les points positifs et à les gratifier. Puis à travailler doucement les points moins forts pour les transformer tout doucement en force. Elle a appris à être moins exigeante envers elle même et  prendre confiance en elle.

Mais être parent c’est aussi montrer l’exemple et leur expliquer que nous aussi parfois nous avons le moral au plus bas, qu’il peut nous arriver d’être en colère, d’avoir envie de pleurer sans raison. Nous aussi nous avons des émotions que nous devons extérioriser. Nous aussi nous essayons des choses qui ne fonctionnent comme reprendre l’école et finalement se tromper de voix. J’ai compris qu’il n’y a pas de mode d’emploi, ni de parents parfaits. Alors je m’écoute davantage et suis mes propres idéaux et instaure de nouvelles règles, de nouvelles habitudes qui ne seront pas toujours efficaces, je les changerai de nouveau. C’est cela aussi d’être parents, s’adapter à ses enfants, son environnement et ses idéaux qui évoluent.

En effet, mes enfants peuvent crier dans la rue. Oui parfois, il courent dans les magasins. Oui parfois, ils pleurent pour obtenir quelque chose. Oui, parfois ils ont des gros chagrins. Oui parfois ils peuvent bousculer. Oui, ils ne disent pas toujours stp, merci mais la plupart du temps si. Oui ils prennent de la place, font du bruit, coupent la parole, n’écoutent pas ou que ce qu’ils veulent, se réveillent à pas d’heure, …

Eh oui ce sont des ENFANTS qui apprennent à vivre, se sont des adultes en devenir. A nous de les accompagner au mieux et de redevenir des enfants pour vivre aussi heureux et innocents qu’eux 🙂

Ils s’aiment, et parfois se disputent


Après des mois d’absence, je suis de retour avec l’envie de nouveau de vous partager mes récits de Maman de 3 bambins.

Depuis que petite dernière est arrivée et a bien pris sa place dans notre famille (cela fait déjà 20 mois tout de même 🙂 ), le rythme change, les bruits, les jeux, les ententes, les complicités et les conflits varient.

Avant il y avait seulement la grande sœur et le petit frère. La complicité était toujours au rendez-vous aussi bien pour les câlins que pour les bêtises 😉

Maintenant, il y a grande sœur qui prend son rôle très au sérieux et oublie parfois qu’elle n’est pas la maman. Elle peut aussi dans rôle de pré-pré adolescente, bah oui à presque 8 ans je sais ce que je veux ! Petit frère qui lui cherche sa place et jongle entre être le grand frère protecteur et complice de petite dernière ou rester encore un peu, vraiment un petit peu, le petit frère pour avoir toujours autant d’attention et de câlins. Puis il y a petite dernière qui, elle, a bien mais vraiment très bien compris sa place et a capté tous les avantages d’être la dernière!!! Elle manipule tout son petite monde avec douceur, bienveillance et, et surtout malice et charme! 🙂

Alors 3 enfants, il est vrai que ça change pas mal et que ça demande du temps, de l’énergie, de l’écoute, de la patience. Et aussi c’est 3 fois plus d’amour, 3 fois plus de câlins, 3 fois plus de bisous, 3 fois plus de secrets à échanger, 3 fois plus de raisons de se chuchoter des mots doux. Et puis 3 fois plus de raisons de se tirer les cheveux, 3 fois plus de jeux à piquer, 3 fois plus de cris, 3 fois plus de conflits rhoooooo 3 fois plus de possibilités à apprendre ton rôle d’arbitre (ou pas 😉 ) pendant les tacles entre sœurs et frères.

Heureusement, que j’ai des frères moi aussi car je me souviens parfaitement qu’il est normal de se disputer, de se détester puis de s’aimer tellement fort entre frères et sœurs! Parfois, je revisualise ma mère au moment du dîner dépitée par nos pitreries, qu’elle en quittait la table. Ma pauvre mamounette comme je te comprends aujourd’hui.

Ah oui, les dîners, ces moments pendant lesquels tu te dis que tu vas pouvoir échanger avec tes enfants, partager les histoires de la journée. Mais, faut pas rêver, une fois que le rituel des 3 kiffs ou gratitudes de la journée est passé, tu n’as plus 1 seconde pour en placer une. Même petite dernière fait des « bla bla, oh, bla ». Tu n’arrives même plus à suivre qui parle, de quoi, de qui et pourquoi. Ce qui me rassure c’est que mes 3 loulous sont autant bavards que moi, qu’ils ne manquent pas d’imagination et surtout qu’ils ADORENT tout mais vraiment tout te raconter! Le dîner, c’est aussi le moment où parfois il faudrait instaurer un bâton de parole mais on utiliserai une petite cuillère ou une fourchette. Ah et aussi un sablier pour que chacun puisse avoir sont temps de parole et qu’il ou elle se sente écouté(e) autant que son frère ou sa sœur. Oh il y a aussi, les repas ou l’un de nous deux (mari ou femme) s’absente pour un temps et du coups tu te retrouves seul à gérer 3 loustiques qui se transforment à eux 3 en meute de loups et parfois de hyènes et là même après les consignes répétées tu pars en fou rire et, et, rien ne va plus 🙂 🙂

Il y aussi les moments où tu les entends jouer entre eux, d’abord tranquillement (et tu te dis que tu es chanceux ou chanceuse d’avoir des marmots qui s’aiment) puis tout d’un coup il y a un hurlement qui retentit et des pas dignes d’hippopotames qui retentissent dans le couloir. 1, 2 , 3 … « Maman, Papa, ouinnnnn » Euh Joker, je n’étais pas avec vous, je n’ai rien vu alors comment on fait?? Et vous comment faites-vous chez vous?

Cependant j’ai vraiment la chance, pour le moment, d’avoir mes 3 monstrinous qui s’entendent bien presque tout le temps. Et lorsque l’un ou l’une ressent le besoin de se retrouver seul(e), il ou elle ira s’isoler au calme dans son cocon.

Bref 3 c’est pleins de cris, de larmes, d’amour, de joies, de rires et surtout de souvenirs qui prennent places dans nos cœurs.

 

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Être parent, les montagnes russes des émotions

** Embarquez dans le joyeux manège des parents**

Si on m’avait dit un jour : tu verras être parent c’est comme monter dans le train pour vivre des montagnes russes. Tu iras loin, les émotions seront fortes, tu pleureras, tu riras, tu auras peur, tu te rendras malade, tu reculeras et surtout tu vivras à 1000 à l’heure chaque instant. Je pense que j’aurais ri, je n’y aurait pas cru et puis j’aurais oublié pour ne pas avoir peur de franchir le pas.

Voilà plus de 7 ans que je suis maman. Ma première, ma douce, ma beauté de princesse est arrivée et a bouleversé ma vie. Puis mon petit prince, mon petit homme à qui je voue un amour fusionnel et pourtant j’avais si peur de ne pas pouvoir aimer autant deux enfants. Et enfin, l’aboutissement de mon rêve devenir maman de 3 enfants. Ma petite dernière, ma princesse, mon rayon de soleil depuis 17 mois qu’elle remplit mes yeux de larmes d’amour, redonnent du son à mes rires parfois épuisés par la routine et le train train quotidien.

Pour être maman, j’avais imaginé que je donnerai seulement de l’amour et encore de l’amour. Mais je me suis découverte louve et lionne, puis encore plus sensible que je ne pensais l’être, battante à tout casser pour leur frayer un chemin, leur chemin! Être parent bouscule vos principes, vos idées, vos objectifs, vos envies et parfois vos relations.

Mes amours, mes enfants, quand ils sont tristes je me sens dévastée, impuissante, je me noierai dans mes larmes. Quand ils sont heureux, je sens une chaleur m’envahir, un rayon de soleil scintiller sur moi. Je pleure de bonheur. Leur bonheur me rend heureuse. Quand ils me racontent leur journée, leur conflit à l’école, je voudrais me transformer en super héroïne et les défendre dans la cour de récré. Quand je vois leurs copains rigoler avec eux, échanger des câlins et des poignées de main, je suis rassurée de les voir épanouis. Quand je les sens surexcités d’aller à l’école, je suis également rassurée de comprendre qu’ils aiment y aller malgré les difficultés qu’ils peuvent rencontrer. Quand je vois ma petite dernière me dire au revoir dès que je la laisse à la crèche, je respire un bon coup, ravale mes larmes de séparation et pars contente de la savoir heureuse.

Être parent c’est aussi être confronté à des conflits entre enfants et apprendre à les gérer avec les autres parents sans sortir les crocs. C’est savoir expliquer à ses propres enfants que parfois il est préférable de s’écarter de certaines personnes pour faire place à de nouvelles rencontres à l’école, au sport, à l’extérieur, auprès des proches.

Être parent, c’est les laisser faire leur propre choix, les laisser trébucher et leur montrer qu’on peut se relever plus fort et plus déterminé.

Être parent, c’est aussi mettre de côté ses soucis d’adultes. Parfois se mettre au même niveau que nos enfants qui nous ramène aux choses essentielles de la vie.

En fait être parent, c’est voir le monde différemment, à travers le regard de nos enfants.

Devenir maman, ne se fait pas du jour au lendemain. J’apprends tous les jours, et je ne sais jamais comment va se dérouler le lendemain. Ce dont je suis sûre et ce qui m’anime quotidiennement c’est l’amour inconditionnel que j’ai pour mes enfants et qu’ils ont pour moi.

Mon plus beau cadeau de Noël c’est eux, vivre avec eux, recevoir leurs câlins, ressentir leur amour et voir leur bonheur!

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Moins de questions, plus de fun

** Ne plus me poser de question – m’écouter pour mieux profiter d’eux **

Ouah, voilà plusieurs mois que je n’ai pas écrit d’articles!! Mais je suis de retour, plus forte, plus enclin à partager avec vous ma vie de famille nombreuse 🙂

Ces derniers mois, je vous confie que je me suis perdue dans une routine (pas très amusante au final) de vie de maman à la maison qui pourtant ne me ressemble pas. Je ne dis pas que je me suis ennuyée loin de là, parce qu’il y a beaucoup à faire mais seulement, je me suis enfermée dans une routine, et le mot « enfermée » n’est pas à prendre à la légère. Pourtant, parfois il est peut être bon de passer par cet étape pour mieux se réveiller. Je définirai cette période de cheminement intérieur escargot. Pourquoi? Peut-être simplement par nécessité, ou pour mieux s’entendre, ou pour prendre le temps de ? Puis, zut pas besoin de me justifier ni de trouver des excuses. Je me suis juste perdue un instant. Puis le déclic : trop de questions, plus d’instant présent!

Parlons, de mon rôle de maman et du trop plein de questions pour bien faire :

Trop de question?! J’ai toujours été passionnée et je le suis encore par les différentes pédagogies, démarches éducatives auprès de mes enfants et des enfants en général. Une obsession à tout bien faire, à la perfection (qui cela dit n’existe pas et serait plus qu’ennuyeux puisque c’est en faisant des erreurs qu’on apprend 😉 ), à inculquer la bienveillance, initier la pédagogie positive, être touchée et parfois blessée par le regard des autres (parents), attendre de la reconnaissance et puis STOP!!! En effet, je suis contre les violences éducatives, contre les humiliations, contre les punitions d’isolement dans un coin, contre plein de choses en fin de compte. Je prône la bienveillance, l’empathie mais aussi j’aspire à l’estime de soi, l’affirmation de soi pour mes enfants. J’ai aussi envie de vous dire que nous (je) faisons du mieux que nous pouvons avec ce que nous avons. Et aujourd’hui nous avons des tas de ressources (peut-être un peu trop) pour nous accompagner au mieux dans notre rôle de parents. Moi-même je me suis perdue à travers cette médiatisation quotidienne, cette nouvelle mode d’éducation qui fait le buzz et peut amener à faire culpabiliser les parents. STOP, oui il est vrai qu’il existe plein de méthodes, des réussites prouvées dans certains pays comme la Suède ou ailleurs. Et pourtant nous cherchons à cultiver et même à prôner auprès de nos enfants la valorisation! Et si nous valorisions aussi ce que NOUS faisons de bien ICI ET MAINTENANT plutôt que de chercher à prouver que c’est mieux ailleurs. Comme dis le dicton « l’herbe n’est pas plus verte ailleurs ». Attention je ne dis pas qu’il n’y a rien à changer ou à pointer du doigt. Seulement, je vous partage mon ressenti, mon vécu de maman toujours sur le qui-vive pour bien faire. J’adore tout les conférences de Catherine Gueguen et Isabelle Filliozat et je m’en sers quotidiennement. Cependant, j’ai décidé de plus m’écouter dans mon rôle de mère, dans mes aspirations pour aider mes enfants à s’épanouir, de faire avec mes valeurs. Toute cette réflexion que je réalise depuis des mois, voire des années, est accompagnée et guidée aussi par mes lectures (Virginie Grimaldi, Laurent Gounelle, Jonathan Lehmann, etc…), mes expériences professionnelles, mes observations quotidiennes, les conférences auxquelles j’ai assistées, mes démarche en PNL, les sujets sanitaires et sociales que j’ai réalisé pendant ma prépa. Bref j’ai pris du recul, et ce que j’en ai conclu c’est que je me posais tellement de questions que je ne profitai pas pleinement de l’instant avec mes 3 amours.

Le message que j’ai envie de vous faire passer, et que je trouve que nous n’entendons pas assez (à partir du moment que vous êtes vous même bienveillant et n’utiliser aucune violence éducative), c’est « Ecoutez-vous, faites-vous confiance. Nos enfants peuvent parfois être nos guides. La bienveillance est inné chez eux alors faites-leur confiance aussi. »