Une rentrée scolaire pas comme les autres

** Une rentrée scolaire mouvementée **

Après de long mois d’absence, je me décide à revenir sur mon blog. Une absence longue, vraiment très longue mais tellement nécessaire. Je vous avoue que j’ai beaucoup réfléchis à cet article que j’allais vous partager. J’ai même hésité à fermer définitivement mon blog, pourquoi me demanderez-vous? Pour être franche, après la tempête que je viens de traverser je ne savais plus si j’avais envie de continuer à écrire pour vous partager mes anecdotes de maman. Et puis, la semaine dernière j’ai revu une amie, une ancienne collègue, qui m’a reboosté et surtout posé les bonnes questions quant à mon objectif pour ce blog. Alors, après réflexion, me revoilà, hésitante mais motivée à vous conter ces dernières péripéties.

Vous me direz: Pourquoi ce titre? Quel est le lien? Je sais, nous sommes à 1 mois de Noël et par conséquent, la rentrée est loin mais vraiment très loin derrière puisque tout le monde, ou presque, prépare Noël et la nouvelle année. De mon côté, la rentrée j’ai l’impression que c’était hier et en ce qui concerne la nouvelle année je me languis de la commencer différemment.

Alors voilà un petit flashback de toute cette période estivale et de rentrée scolaire plutôt mouvementées, un vrai tsunami! Cette rentrée scolaire a été le signe d’un grand changement, brutal pour certain et plus que nécessaire pour d’autres. J’ai soufflé ma 34ème bougie également avec un souhait tout particulier, celui de renaître et de redevenir la maman que j’étais. Après deux mois de vacances d’été plus que mouvementés, une prise de recul s’est imposée et j’ai emmené mes trois marmots chez mes parents pour faire le plein d’énergie avant cette fameuse rentrée. Mes trois amours étaient ravies de passer du temps avec leur grand-parent et tout excité de retourner à l’école, de retrouver les copains et copines, de passer en classe supérieure. Eh oui déjà le CE2 pour ma grande princesse, CP (donc 1ère année d’élémentaire) pour mon petit prince et dernière année de crèche pour ma dernière. De retour chez nous, l’excitation est à son comble mais l’ambiance n’y est pas. La tension est palpable pour tout le monde et ma décision est prise. Cette rentrée sera celle du grand changement, celle d’une nouvelle histoire qui sera difficile à vivre, à surmonter et à réorganiser. J’imagine que suite à ces quelques lignes vous vous doutez de la chute de cet article. Maman a pris une grande décision, très difficile à prendre mais nécessaire pour tous. Alors j’ai du expliquer à mes trois amours que cette nouvelle année scolaire allait être différente des autres parce que leur maman et leur papa se séparent. Je ne vous cache pas qu’ils ont été et le sont encore tristes de cette annonce. J’ai également essayé de leur expliquer les raisons de ce changement ainsi que les conséquences et la réorganisation. Depuis maintenant un mois, mes trois amours ont deux maisons et par chance (si on peut dire cela dans ce contexte) dans la même ville donc ils peuvent continuer leur année scolaire dans la même école et crèche, garder leurs copains et copines, continuer leurs activités extra-scolaires.

Après avoir traversé cette tempête qui a fait des dégâts pour tout le monde, parents comme enfants, nous commençons un nouveau voyage main dans la main « mes enfants et moi ». Ce n’est que le début de ce nouveau livre, je sais que nous traverserons des moments difficiles, tristes, de colères et d’autres d’euphorie, de bonheur et d’amour.

Aujourd’hui, c’est main dans la main avec mes petits amours, que je souhaite surmonter et commencer cette nouvelle vie.

 

Femme – Epouse – Mère

** J’ai 3 casquettes, et même parfois 5 **

Tout d’abord, je vous adresse mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année. Je vous souhaite qu’elle soit douce, pétillante et aussi rafraîchissante, heureuse, dynamique et reposante. Que tous vos vœux se réalisent! Et tout, et tout ce que je peux vous souhaiter de meilleur. Je tenais aussi à vous remercier d’être toujours aussi fidèle et d’être de plus en plus nombreux à me lire sur mon blog ou sur ma page Facebook.

Pour commencer cette nouvelle année, j’avais envie de partager avec vous un sujet qui peut être tabou ou secret ou que nous oserions seulement parler avec nos copines les plus proches ou notre maman.

Je suis maman de 3 enfants, mais cela vous le savez déjà 😉 mais je suis aussi une épouse et surtout une femme. Alors je me dois de jongler entre ces 3 casquettes et parfois j’en ajoute 2 celle de sœur pour mes deux amours de frères et celle de fille pour ma tendre mamounette. Je ne suis malheureusement pas une professionnelle de la jonglerie ni de l’illusionnisme ni de la contorsion et pourtant je me plie en 4 pour essayer d’enfiler ces casquettes en fonction de chaque situation. Mais pourquoi ai-je envie de partager cela avec vous?? Tout simplement parce qu’hier soir, juste avant le coucher, mon homme, ma moitié, a semblé judicieux de me rappeler que je ne suis pas uniquement une Mère. Je sentais bien qu’il avait envie de me dire des choses, des frustrations qu’il vivait depuis quelques temps mais c’est à sa manière, et peut être un peu avec maladresse (par timidité, par culpabilité) qu’il me soufflait à l’oreille son S.O.S., son besoin d’attention, d’affection et surtout son désir de retrouver « la femme d’avant »… Oui mais celle d’avant quoi?? Parce qu’il y a eu notre premier enfant, puis les fiançailles, puis le mariage, puis le deuxième enfant, et le changement professionnel, l’arrivée de notre troisième et maintenant mon licenciement qui débouche sur ma réorientation professionnelle. Tellement de tornades vécues en bientôt 8 ans de couple. Alors j’avoue que je ne sais pas de quelle femme d’avant il parle. J’ose lui poser la question, cependant je crois que ce n’est pas très clair pour lui non plus… A celles qui sont maman, nous savons comme le chemin pour se retrouver dans un couple est long et parfois bancal après la naissance d’un enfant. Notre dernière a 6 mois, et oui parce que c’est notre dernière et qu’il n’y en aura plus d’autres à choyer, je profite de chaque instant, je l’ai allaité 6 mois, elle a partagé notre lit aussi pendant 6 mois, je la dorlote beaucoup (vraiment beaucoup). Et oui, en effet, dès que j’ai un peu de temps je le consacre à mes deux enfants de peur qu’ils se sentent délaissés depuis l’arrivée de leur petite sœur. C’est vrai que quand arrive le soir à l’heure du film, je m’allonge sur le canapé, juste en posant ma tête sur toi ma moitié et je m’endors sans même avoir la force de partager un moment d’intimité ou peu. En effet, mes sujets de conversation tournent autour des enfants, de l’organisation de la maison, de mon projet professionnel. Et toi dans tout cela, NON je ne t’oublie pas, seulement par maladresse et parfois timidité, je t’écoute en écho. Depuis quelques temps, ma casquette de Mère est devenue une combinaison que je ne parviens pas à retirer pour faire place à celle d’épouse et/ou de femme. Ton message, même maladroit et blessant, je l’ai compris. Je l’entends, je l’enregistre et je le mets en route. Tu as été mon héros, tu es mon meilleur ami, mon complice de tous les jours depuis le début, tu es aussi un père formidable, un mari plus qu’attentionné et attentif et depuis quelques semaines tu es mon guide pour mon futur professionnel mais j’oublie quelque chose TU ES AVANT TOUT MA MOITIE, et comme toute moitié tu as besoin aussi de ton autre moitié (moi), de mon attention, de mon amour, de partager du temps avec moi, à rire, à faire les idiots (comme avant), tout simplement à s’aimer. Je te suis reconnaissante de m’avoir souffler hier ton désir de me retrouver et laisse la porte de ton cœur ouverte car je suis là et j’arrive. A toi mon amour parce que sans toi je ne connaîtrais pas ce bonheur d’être une épouse, une mère et de m’assumer autant en tant que femme (et mon devenir épanouie).

De l’allaitement au biberon

** Il est temps pour moi de mixer allaitement et biberon **

Et voilà, mon congé maternité est terminé, ma petite dernière est en crèche. Il est donc plus que temps d’introduire le biberon pour remplacer petit à petit les tétées. Je vous avoue que j’ai repoussé ce moment le plus possible mais mi-octobre, il fallait vraiment commencer puisque je reprenais le travail le 13 novembre. Alors comme pour mes deux grands, c’est à mon chéri que j’ai confié cette mission. Lui est super heureux de passer au biberon car cela lui permet d’avoir plus de moments privilégiés avec sa choupette et de tisser sa relation père-fille 🙂 Cependant il avait oublié que cela pouvait être difficile ou/et long selon le bon vouloir de l’enfant. Je me souviens que pour ma jolie princesse (l’aînée donc), l’apprentissage et l’acceptation du biberon a été très long. Plus d’un mois pour qu’elle accepte de boire un seul biberon. Selon les conseils des sages femmes, je m’absentais des 1/2 journées pour qu’elle ne sente pas l’odeur du lait et surtout pour ne pas céder. Ce fut une période éprouvante pour elle, pour le papa frustré de ne pas y arriver et pour moi culpabilisante d’arrêter l’allaitement uniquement pour pouvoir retourner au travail. A contrario, mon petit prince (le cadet), au bout d’une semaine, buvait les biberons. Comme quoi, chaque enfant est différent. Et nous voilà de nouveau dans cette période. Mon chéri se faisait une joie d’essayer de lui donner le biberon. Malheureusement ma petite puce n’est pas du même avis. Depuis maintenant plus d’un mois, il essaie de lui donner. Il a essayé différents biberons, avec et sans doudou, avec un vêtement ayant mon odeur, pendant que j’étais absente. Des membres de notre famille ont essayé mais sans succès. Jusqu’à cette semaine, elle hurlait de pleurs et refusait de le boire.

De mon côté je vis très mal ce sevrage, la voir ou l’entendre se mettre dans tout ces états c’est traumatisant. Mon cœur de maman me dit de ne pas la brusquer alors je reviens vers elle le cœur serré et l’allaite. Quel soulagement pour elle de se blottir contre le sein de sa maman, de sentir son odeur et de s’abreuver. Quel soulagement pour moi de la voir se nourrir, de sentir sa chaleur et son amour et quel plaisir de continuer à lui apporter ce moment. En voyant la difficulté pour elle d’accepter le biberon et l’angoisse pour moi de retourner au travail en sachant qu’elle refuserait le biberon, il était hors de question de s’obliger à vivre ce sevrage avec autant de stress et de frustration. C’était décidé, j’allais faire valoir mon droit à l’allaitement. Par chance, en Suisse, les mères ont droit à un temps d’allaitement comptabilisé comme temps de travail. La semaine dernière, j’ai donc informé les auxiliaires de puériculture qu’elles pouvaient me joindre à mon bureau lorsque ma petite réclamait sa tétée. Elles furent rassurées et bienveillantes. Tous les jours, je fus appelée entre 10h30 et 11h00 pour venir allaiter ma petite puce. Les auxiliaires essayaient le biberon quelques minutes mais ne voulaient pas la forcer. Je suis vraiment très rassurée de voir que la philosophie de cette crèche va dans le même sens que la mienne. Bien évidemment, je vous avoue que ses allers-retours le midi entre la crèche, le travail et la maison (pour ma pause déjeuner) est très fatiguant et que le soir à 20h00 je suis exténuée mais je prends du recul tous les jours et je sais que ce temps d’allaitement ne durera pas, qu’un jour ma petite sera grande et que l’allaitement sera un souvenir. Alors oui, je veux profiter de ces instants privilégiés et fusionnels avec elle et de ces moment indescriptibles où tout ce qui nous entoure est invisible puisque nous nous consacrons pleinement à cette instant magique, câlin et plein d’amour avec notre bébé. Être réveillée la nuit, la rejoindre le midi, la retrouver en fin de journée, au coucher, la rassurer pour l’allaiter.

Le souvenir que je garderai de cet allaitement (et avec mes 3 loulous) : la sentir se lover sur mon sein, sentir son odeur, être caressée dans mon dos par sa petite main qui s’agrippe… Voir mes deux grands profiter de ce moment pour se détendre et se lover également contre moi et leur petite sœur. Que la nature est bien faite. Chaque instant partagé avec elle (ou même avec avec mes deux grands) à travers l’allaitement reste gravé et m’encourage à continuer. Un échange de tendresse, d’amour, de fusion entre eux et moi.

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1ère semaine de reprise, oufff!

** La reprise, c’est fait! **

Et voilà, la 1ère semaine de reprise, retour au travail, retour au rythme effréné pour tous, est passée. Et quelle semaine! Pour tout vous dire, j’ai vraiment savouré notre week-end 🙂 Et je pense que mes enfants et mon chéri aussi.

Il y a une semaine en arrière, je prenais le temps de rappeler à toute ma grande famille (eh oui, famille nombreuse maintenant 😉 ) que nous allions, dès le lendemain, reprendre le rythme habituel. Mes deux grands étaient surexcitées de retourner à la garderie du matin mais ne s’étaient pas imaginés la fatigue qui allait suivre. Je vous raconte ?

Lundi 13 novembre, il est 5h35, mon réveil sonne. Vous vous demandez sûrement pour quelles raisons je me lève aussi tôt. Alors voilà, je dois avoir déposé les 3 loulous (2 en garderie et 1 en crèche) à 7h45 au plus tard pour ensuite m’engouffrer dans le trafic matinal et être à 8h30 au bureau;) Mais avant ça, il y a plein de choses à faire! Ce serait trop facile sinon 😉 Donc, il est déjà 5h45 et je réussis enfin à sortir de mon lit bien chaud pour filer à la salle de bain. Je me prépare avant mes loulous. Enfin seulement la toilette, les vêtements du bas et le maquillage. Le haut attendra le défi du petit déj et de la toilette des loulous pour éviter la moindre tâche et de ne pas avoir à changer de tenue au dernier moment 😉 Bref, je suis presque prête 😉 Mes deux grands m’ont entendu et se faufile dans la salle de bain sur la pointe des pieds, c’est l’heure du moment câlin-réveil. Je vois qu’ils sont de bonne humeur, donc cela devrait bien se passer pour le premier matin. En temps normal, à l’époque où je devais m’occuper seulement des deux (avant l’arrivée de petite dernière), ils prenaient leur petit déj à la garderie mais ce matin, ils voulaient un petit déj à la maison avec moi et un 2ème à la garderie. Pas de souci, « finger in the nose », Super-Maman va assurer une reprise en douceur, sans contrariétés et sans stress (au moins pour le 1er matin 😉 ). Nous voilà attablés tous les trois, petite dernière dort encore, et pour amuser mes petitous je propose de faire un jeu de devinette « alors qu’est ce qui est vert et saute? » « une grenouille, maman! » dit fièrement mon aînée. Et voilà le jeu est lancé, les fous rires s’enchaînent et nous sommes toujours dans les temps. Comme expliqué la veille au soir, je donne la consigne une seule fois de se brosser les dents, se laver les mains et s’habiller. J’avais bien évidemment préparé leurs tenues respectives la veille. Sans discuter, ni râler, ils partent main dans la main direction leur mission. Je les rejoins et découvre avec joie et fierté qu’ils sont habillés et toilettés!! Youhou missions relevées pour eux!! Il est 6h50, nous devons être dans la voiture au plus tard à 7h20. Mes deux aînés étant prêts, il est temps pour moi d’aller réveiller petite dernière pour faire sa toilette, l’habiller et l’allaiter. Eh oui, ma petite puce refuse toujours le biberon donc je l’allaite exclusivement. Pour son bien-être et aussi mon plus grand bonheur, je vais venir l’allaiter le midi à la crèche. En effet, en suisse, nous avons une loi qui nous permet d’allaiter sur notre temps de travail et est comptabilisé comme temps de travail. Alors je décide de faire valoir mon droit. 🙂 7h10 mes loulous mettent leurs chaussures et m’annoncent avec fierté « Tu as vu maman, on est prêt à l’heure sans avoir râler! » 🙂 En effet, tout le monde est prêt et même en avance. J’arrive, comme prévu, à 7h25 à la crèche. Le stress commence à monter (malgré la semaine d’adaptation déjà passée), je suis devant la porte qui est verrouillée. Au bout de 5 minutes, je finis par téléphoner et une auxiliaire vient m’ouvrir, quelqu’un avait du refermer en partant… Je viens dans la section des bébés avec petite dernière et confie mon bébé à une auxiliaire et lui passe les informations (heure du réveil, heure de la dernière tétée, couche…). Je lui explique qu’elle peut me téléphoner au travail lorsqu’elle aura faim et si elle refuse le biberon pour que je me déplace. Un dernier bisou et hop je rejoins mes deux loulous pour les accompagner à la garderie. A peine ont-ils passé la porte qu’ils courent rejoindre leurs amis sans même un bisou ni un câlin … Sniff Bien évidemment, je les rattrape et leur demande « et mon bisou ? » Et voilà, mes bisous distribués, je reprends la route. Pour me motiver, je mets ma playlist à fond et m’engouffre dans le trafic matinal. 8h15, je suis déjà à mon poste 🙂 Mes collègues sont ravis de me revoir parmi eux et je reçois des appels de Welcome back. 🙂 Tout en réintégrant mes tâches, je guette mon portable. 11h15, je reçois un appel de la crèche. C’est parti j’ai 90 minutes pour l’allaitement et 60 minutes pour déjeuner (sachant que j’ai 20 minutes de trajet aller). Quel plaisir de retrouver ma petite puce pour ce moment de tendresse.  Je prends le temps de savourer cette pause avec elle et puis je file déjeuner chez moi avec elle. Je décide de préparer le repas du soir pour soulager mon mari. Le temps est écoulé et je dois retourner au bureau. L’après-midi fut plus longue a passé. 18h45, je suis de retour chez moi et retrouve mes trois petitous et mon chéri. Bilan de cette première journée très bon. Je me couche en me disant que je ne sais pas si cela va se passer comme ça tous les jours alors je profite encore quelques minutes de cette fin de soirée et m’endors.

Deuxième matin, pas du tout le même qu’hier. En même temps on s’ennuierai si les jours se ressemblaient trop 😉 J’ai très peu dormi, petite dernière a tété très souvent. Les deux grands traînent un peu des pieds. Pas de souci, je peux comprendre, l’excitation du 1er jour est passée et va faire place à la fatigue. Je vous passe les détails, 7h45 les 3 sont à leurs places respectives et moi dans les bouchons. 10h25, la crèche m’appelle déjà : biberon refusé et bébénou pleure. Le stress monte et je file direct. Oulala, le reste de la journée va être long. Cette fois, j’ai passé plus de temps à allaiter et donc ai moins de temps pour déjeuner et 0 temps pour préparer le dîner. En effet, les jours se suivent et ne se ressemblent pas 😉 Bilan au coucher, je suis un peu plus fatiguée qu’hier et m’inquiète du reste de la semaine.

Troisième jour, mercredi. Journée plus courte à l’école pour les loulous mais plus chargée pour mon chéri. Il va devoir gérer les 3 de 11h30 à mon retour (entre 18h30-18h45). Je me fais un peu de souci pour lui. Par chance, la crèche m’appelle seulement à 11h00 pour l’allaitement. Du coup je m’occupe de petite dernière jusqu’à mon retour au bureau pendant que mon homme se charge des deux grands. A mon retour, le soir, l’énervement et la fatigue sont palpables chez tout le monde, moi y compris. Petit deuxième était colérique à cause de sa fatigue, petite dernière réclamait sa tétée depuis plusieurs longues minutes et ma princesse était déçue que son papa n’est pas pu l’observer à son cours de gym à cause des colères de son petit frère. Et moi, fatiguée des allers-retours entre le bureau et la crèche pour l’allaitement et seulement quelques minutes pour gober mon déjeuner avant de devoir retourner travailler. Nous sommes que mercredi, il reste encore deux jours.

Quatrième et cinquième jours. La fatigue se lit sur nos visages à tous. Seul l’idée du week-end nous motive à nous lever et aller jusqu’au bout de nos journées. La gastro s’est invitée chez ma petite dernière qui dormait par conséquent très mal. La fin de semaine fut épuisante pour nous tous.

Le plus et les nouveautés de cette semaine : Afin de rendre cette reprise pour tout le monde plus joviale et fun, j’avais mis en place le jeu des 3 kiffs ou bons moments de la journée (inspiré par mon livre actuel « 3 kiffs par jour » de Florence Servan-Schreiber). Le premier soir, j’explique la consigne à mes deux aînés et mon mari (sceptique lui 😉 ). Je commence pour donner l’exemple, ma grande me suit super heureuse de partager ses bons moments, à nous deux nous aidons petit deuxième puis Super-Papa, finalement, essaie aussi. Une fois que nous avons partagé nos 3 kiffs chacun, je proclame alors :  » c’était donc une très bonne journée! » . Ce petit jeu est devenu notre rituel du dîner. Ce qui m’a le plus touché également, c’est que ma grande princesse s’est drôlement investit et prend l’initiative tous les jours de nous aider soit en débarrassant, soit en pliant le linge, soit en aidant son petit frère à se chausser ou déchausser, soit en berçant petite dernière et tout ceci sans que nous ayons demandé quoique ce soit. Qu’elle grandit ma princesse. J’ai découvert aussi que mon petit prince souhaitait faire beaucoup de chose par lui-même. J’ai même pris le temps d’assister à une conférence avec une amie sur la thématique de la méthode Montessori (Super-Maman est de retour, fatiguée certes mais de retour 😉 ). En fait cette reprise, même s’il est difficile pour moi de passer moins de temps avec mes 3 petitous, m’a permis de me rendre compte que tout le monde a bien grandi, que je peux être fière d’eux et rassurée par leur nouvelle autonomie et aussi que mon mari assure. Ce week-end nous avons rechargé les batteries et fait le plein de câlin pour repartir de nouveau dans ce rythme effréné.

 

PS: en bonus une image que m’a partagé une amie qui pensait à moi et mon emploi du temps 🙂 🙂 🙂

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Mon congé maternité s’achève

** Une pause pour faire le point sur mon congé maternité **

Sniff, mon congé maternité prend fin cette semaine. Je retourne au travail dès lundi prochain et je peux vous avouer que j’en ai gros sur le coeur. Depuis un peu plus de deux semaines, les personnes que je croise dans la rue, à l’école ou avec qui je parle au téléphone me posent tous la même question « Alors c’est la fin, tu reprends le travail bientôt? » et histoire d’accentuer la chose « ça arrive plus vite qu’on ne le croît! ». J’ai envie de leur répondre « taisez-vous! » Vous êtes parents pourtant et vous avez déjà vécu cette situation, vous savez la « séparation après 3 mois de cocooning maman-bébé! » Nan mais c’est vrai. C’est déjà très dure pour moi de me dire que je vais devoir retourner 9h au bureau et donc 9h sans mon bébé, ne plus pouvoir récupérer mes enfants à l’école ni le midi ni en fin de journée, devoir courir le matin pour les déposer à la garderie et bébé à la crèche. Pfff, inspirer – expirer ffff 🙂 Bref vous l’avez compris la reprise professionnelle pour moi est synonyme de marathon quotidien et de blues alors passons plutôt au bilan plus que positif de cette longue période à la maison.

Arrêtée depuis début avril, j’ai eu le temps de pleinement profiter de mes deux grands et mon mari avant l’arrivée de petite dernière (en juillet). Une période pendant laquelle j’ai pu être entièrement disponible (peut-être un peu traînante et baleine puis-qu’enceinte 🙂 ) pour ma famille mais aussi un esprit plus détendu et plus apte à la réflexion sur mes objectifs professionnels et personnels. En bref, cette pause était incroyablement bénéfique pour tout le monde. Mes journées avant l’arrivée de petite dernière se résumait à : école-détente-lecture-café entre copines-déjeuner en tête avec mon homme-sieste (beaucoup 🙂 )-école-loisirs avec mes loulous… Que du bonheur! Parfois avec un peu de fatigue et d’énervement liés à la grossesse. Mes deux grands profitaient eux aussi de leur moments privilégiés avec leur maman pour raconter leur journée, chanter, danser (comme-ci personne ne les regardaient), dessiner, peindre, jouer, se disputer aussi, préparer la chambre de bébé, câliner et surtout tout partager. Je crois bien que nous avons réussi à remplir nos paniers d’affection, d’amour, de rire, de divertissement et aussi de dispute 😉 Au final c’était une parenthèse plus que nécessaire pour repartir de plus belle avec l’arrivée de notre petite dernière.

Et puis, bébé arriva et bouscula le rythme de tout le monde. Aussi bien les parents que les frères et sœurs devaient s’adapter à ce changement. Après les 5 jours à la maternité pendant lesquels nous (bébé et moi) étions chouchoutées par le personnel, nous sommes rentrées chez nous et la famille à 5 commençait. Je ne vais pas vous mentir le premier mois fut exténuant pour nous tous entre les nuits courtes, mon indisponibilité pour mes deux grands dû à l’allaitement et mon besoin de repos, le papa qui travaillait. Mais heureusement Super-Mamie était là pour s’occuper de nos deux grands et leur donner toute l’attention et l’amour dont il pouvait manquer pendant ces premières semaines. Puis le rythme s’installa petit à petit, chacun trouva sa place dans la fratrie même les chats s’adaptèrent à notre famille nombreuse. Mes deux aînés prenaient du plaisir à observer leur petite sœur, la câliner, lui raconter leur journée. Puis les visites se succédèrent. C’était un peu fatiguant mais cela permettait à mes loulous de passer du temps avec leur cousine, leurs oncles et tantes et aussi de montrer leur fierté d’avoir une petite sœur. Pendant ces deux mois de vacances scolaire, nous avons fait plein d’activités créatives, sportives et autres. Ma grande a eu la chance de suivre des cours de natation et mon garçon approfondissait ses techniques en trottinette, papa essayait de se reposer pendant que Super-Mamie s’occupait des petitous et moi, bah, j’essayais de m’adapter au rythme de ma petite dernière. Durant ces vacances, j’ai eu le plaisir de partir avec mes trois loulous (cf article »1er voyage avec les 3″). Puis la rentrée approcha avec les préparatifs des cartables, les rituels du soir à remettre en place,…

La rentrée scolaire fut accueillie avec joie pour nous tous (un OUFF pour tout le monde j’avoue). Les petitous étaient ravis de retrouver leurs amis et fiers de passer au niveau supérieur. Du côté du papa, il pouvait un peu plus souffler et de mon côté j’allais profiter pleinement de ma petite dernière et aussi du calme dans la maison. Ce retour au rythme scolaire fut très bénéfique pour ma petite dernière puisqu’elle s’est calée au rythme de mes grands avec seulement une tétée la nuit (youhou!! 🙂 ).

Ce congé maternité m’a permis aussi d’accompagner ma grande dans cette nouvelle étape du primaire. Eh oui, elle a du s’habituer à avoir des devoirs le soir, des journées plus chargées. Finalement, ça tombait à pic que je sois disponible pour elle car elle en avait besoin (et moi aussi 😉 ). Pour la première fois, j’ai pu aussi accompagner mes enfants à leurs activités sportives. Quel plaisir de les regarder s’éclater pendant leur sport et de lire leur fierté sur leur visage. Cette fois leur maman était présente pour eux.

J’ai le temps aussi de faire l’intégration à la crèche pour ma petite dernière (eh oui j’ai réussi à décrocher une place:) ) mais ce sera le sujet d’un prochain article.

Cette longue pause m’a aussi permis de me consacrer à mes loisirs comme l’écriture, la lecture, la peinture, etc … Et bien évidemment elle m’a permis de faire le point sur mes priorités et mes objectifs, mes envies et mes rêves.

Et voilà, je reprends le travail lundi (même si pas vraiment envie), et pour clôturer ce congé maternité et cet article je peux vous dire que j’ai pleinement profité de ces mois de pur bonheur avec mes enfants et mon mari. Mes sacs d’amour, de câlins, de fierté, d’émotion débordent et me donnent la motivation pour passer au chapitre suivant.

 

1er voyage avec les 3

** Une nouvelle étape: Voyager avec les 3 petitous sans Mr. Papa **

Cet été, mon chéri disposait de peu de vacances et nous avions décidé de ne pas partir puisque petitou n°3 venait d’arriver. Mais hors de question de ne pas prendre l’air, il fallait un peu s’évader pour mes deux aînés qui rêvaient de vrai vacances!

Nous avons des amis qui nous ont proposé de venir les rejoindre dans leur maison de vacances en Bourgogne. Il était prévu d’y aller 3 jours tous les 5. Sauf que, il y a toujours des imprévus, des changements de programme. Mon chéri ne disposait plus de 2 semaines de vacances. Et donc, les jours d’évasion à 5 tombèrent à l’eau. Ou ? Ou bien j’écoutais mon mari qui me conseillait de partir seule avec mes 3 petitous chez nos amis. Après tout ce n’est que 2h30 de route. C’est rapide et facile, nan? Maman attentionnée que je suis je ne pouvais pas annoncer à nos enfants que finalement notre mini-séjour chez nos amis (et les leurs puisqu’enfants il y a) tombaient à l’eau… Allez courage Super-Maman, tu vas assurer, faire la route avec les 3 (dont un bébé de 1 mois) et surtout tu vas t’occuper de tes 3 chérubins seule. Après tout, je peux le faire!

Me voilà donc sur la route avec mes 3 amours dont 2 surexcités et ravis de retrouver leurs copains pour 3 jours loin des habitudes (et de papa 😉 ). 

Heureusement, je n’étais pas la seule adulte 🙂 J’étais moi aussi ravie de retrouver nos amis et de partir en vacances pour 3 jours. Quel plaisir de voir ces 2 aînés s’éclater avec leurs copains, profiter du beau temps, jouer dehors toute la journée, crier sans déranger aucun voisin (peut-être juste les vaches:) ). D’autant plus, qu’il y avait de quoi faire, entre le trampoline extérieure, un pique-nique au bord d’un étang privé, une mini fête foraine et un mini parc d’activité. Ma fille a même fait pour la première fois du pédalo. J’ai même pris le temps de partir seule (sans mes amis et leurs enfants) dans un mini parc d’activité et de gérer ma fille sur son pédalo, mon fils sur son quad et ma petite dernière dans la poussette, tout ça en même temps. Topissime! Je vous avoue que j’étais très fière de moi! 🙂

Bien évidemment, il y a une journée catastrophe. Il en fallait bien une, sans quoi on se serait ennuyé 😉 Et cette journée a touché toute la maison, mes enfants, les enfants de mes amis et même moi 🙂 🙂 1ère cata: 2 têtes qui s’entrechoquent dans le trampoline = un petit bobo vite oubliée (plus de peur que de mal), 2ème cata: 1 pipi dans les escaliers, 3ème cata: une autre mare de pipi , 4ème cata: un couvercle de casserole en verre qui se casse  et 5ème dernière cata : la mienne, je loupe une marche et tombe. Conclusion de cette journée, des bleus, des bleus, des larmes, du ménage et maintenant des fous rires!

Pendant ce temps de calme, Super-Papa qui devait à la base se reposer profita finalement pour sortir et se divertir.

Nous sommes revenus tous les 4 super contents de notre mini-séjour, heureux de retrouver notre amour (papa pour les petits et mari pour moi) et l’envie de renouveler l’expérience de partir seule avec mes 3 loulous prochainement.

 

 

Quand l’éducation devient un stress

** Zut aux critiques, place à ton ressenti pour l’éducation de TES enfants … **

Parce que quotidiennement je vois des articles qui font le buzz sur les réseaux sociaux, dans les émissions télévisées, dans les magazines, etc, au sujet de l’éducation des enfants. Parce que certains regards dans la rue, dans les magasins et même au sein de sa propre famille en disent long. Parce qu’il faut entrer dans le moule… pour toutes ces raisons et bien d’autres éduquer nos enfants devient un stress. Et pourtant, il est déjà tellement facile de douter de soi , de se remettre en question, de regretter et parfois même d’être démuni dans nos manières d’agir ou réagir avec nos enfants. Certains, eux, disent se sentir entièrement en phase avec leur choix d’éducation, sans doute, sans questions, sans regret, je n’y crois pas!

Cet article m’a été inspiré par mon homme hier soir au dîner car il m’a avoué qu’il lui arrive, à lui aussi, de se comparer à d’autres papas qu’il croise à l’école et de se dire qu’il pourrait mieux faire et que les autres papas ont l’air d’assurer. Mais aussi parce qu’hier sur Facebook j’ai vu passer plusieurs l’article au sujet des mots blessants que nous pouvons adressés à nos enfants (et qui du coup m’a fait réfléchir à ma façon à moi de leur parler et de douter et pourtant…). Et puis parce que ce matin sur le chemin du retour de l’école j’ai eu une conversation avec une maman avec qui j’avais suivi les ateliers parents et qui comme moi (et comme vous,peut-être) se remet en question régulièrement et s’est mis la pression en se plongeant dans la lecture de livre pour éduquer différemment. De mon côté, j’avoue, il y a toute une étagère de ma bibliothèque dédiée aux livres de méthodologie pour l’éducation des enfants et que j’adore les idées et conseils d’Isabelle Filliozat dont je m’inspire souvent.

Alors voilà, oui on peut toujours mieux faire, ou le papa ou la maman d’à côté a l’air d’assurer ou d’être plus disponible ou d’être plus patient(e) … Oui, on se dit « je n’aurais pas dû m’énerver aussi vite, ou je n’aurais pas dû le/la punir ». Oui, on s’autocritique en se disant que nous aurions pu passer plus de temps à jouer avec lui/elle ou sortir se promener avec lui/elle… Voici toutes les questions (parmi d’autres) qui peuvent nous torturer quotidiennement.

Depuis quelques années, il y a le buzz sur l’éducation positive et/ou ludique recommandée à tous les parents, il y a des guides d’éducation dans toutes les bibliothèques et librairie, des ateliers pour accompagner les parents. La conséquence c’est que certains parents se mettent la pression pour éduquer leurs enfants.

J’ai envie de vous dire, avant de vous mettre la pression, demandez-vous « qu’est ce que je fais déjà avec mes enfants? Est-ce qu’ils rigolent avec moi? Est-ce je leur donne de l’amour? » En fait, non, ne vous posez pas ou plus la question, ne vous comparez pas aux autres mais dites-vous que vous faites du mieux que vous pouvez, en fonction de votre ressenti, votre instinct et en fonction de la personnalité de votre enfant. Vous ne le battez pas? Vous ne l’insultez pas? Alors oui ils vous arrivent de crier parfois parce que ce jour-là vous étiez trop fatigué(e) pour être aussi patient(e) que d’habitude, ou de punir parce que sur le moment il vous semblait utile de lui faire comprendre que cette fois c’était trop. Il vous arrive aussi d’avoir envie de souffler et de vous poser dans le canapé simplement avec lui/elle devant des dessins animés. Et alors? Nous sommes humains et comme eux vous vivez vos émotions. Ecoutez-vous, personnalisez toutes ces méthodes si elles vous intéressent, faites-vous confiance. Profitons de chaque instant avec nos loulous sans trop se concentrer sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire parce qu’au final en se torturant on ne vit plus le moment présent et de toute manière plus tard il/elle aura toujours quelque chose à vous reprocher.

Alors choyons nos petits amours, câlinons les autant qu’on le souhaite, aimons-les et surtout faites vous confiance!

Allaitante

** Oui, j’allaite et j’en suis fière! **

Avec l’arrivée de mon 3ème enfant, j’ai appris à m’affirmer et surtout à être fière de mes choix tel que l’allaitement. Ce n’est pourtant pas la première fois que j’allaite cependant je le vis différemment, peut-être parce que je sais que c’est mon dernier bébé et qu’il faut que je profite de chaque instant (qui passe si vite). Je me souviens encore de l’allaitement de ma 1ère fille. J’étais pas sûre de moi, peu confiante et intimidée par le regard des autres, donc je suis restée enfermée chez moi des journées entières les 2 premiers mois. Je pouvais allaiter seule (et isolée) sans qu’on me dévisage, sans que je sois obligée de me cacher dans un coin ou de changer de pièce. Oh j’ai adoré allaiter ma princesse cependant je me sentais toute de même coupée du monde car je n’osais pas sortir de peur qu’elle réclame et que par gêne je n’arrive pas à l’allaiter. Heureusement je n’ai pas arrêté d’allaiter pour autant. Car je trouve que l’allaitement est un moment privilégié que nous avons la possibilité de partager avec notre petitou. Je suis une pro-allaitement, en effet. En discutant avec d’autres mamans allaitantes qui elles étaient plus sûres d’elles, j’ai compris qu’en fait il suffisait de faire les choses progressivement. Commencer par sortir en balade proche de la maison après une tétée puis s’éloigner un peu plus et oser sortir avec des copines (maman ou compréhensive) et dès que petitou réclamait se poser dans un coin tranquille au calme (ou au pire dans la voiture 🙂 ).

Puis mon mon 2ème petitou est arrivé et il était hors de question que je revive cette période magique de l’allaitement isolée dans mon coin! J’étais un peu plus sûre de moi et j’ai osé aller au restaurant avec mon chéri et mon petitou. J’ai même allaité pendant notre repas. Bien évidemment pour cette première fois en public, j’avais pris le soin de choisir un restaurant dans lequel on pouvait se sentir à l’aise avec des endroits plus ou moins discret. Yes, j’avais réussi et ce sans stress et sans regards inquisiteurs! C’était parti pour 3 mois d’allaitement plus libéré et aéré 🙂

Et ma 3ème, ma petite dernière, mon petit trésor à moi (qui a déjà 2 mois 🙂 ) a la chance (je pense) d’avoir une maman-allaitante confiante et fière d’allaiter chez elle, en balade, à l’extérieur, chez des amis, chez le médecin, partout en fait. Après tout, c’est naturel d’allaiter notre enfant (quand on a la chance de pouvoir le faire). D’ailleurs, je tiens à remercier à une jeune maman qui m’a fait découvrir le coin d’allaitement du centre commercial où je me promenais la semaine dernière: un coin discret dans une pièce avec des sofas et une lumière douce loin du bruit et. Et oui soyons solidaire et n’hésitons  pas à partager nos bons plans « allaitement » (ou osons se renseigner sur la toile ou directement à l’accueil du lieu où nous nous trouvons car des coins discrets et confortables pour l’allaitement existent presque partout;) ). Je peux me promener avec elle sans m’inquiéter de l’heure des tétées, ni du regard des autres (parce qu’ils ont qu’à regarder ailleurs!). Je profite de tout ces moments fusionnels avec ma princesse. Je sais que parfois c’est un peu difficile pour le papa car il se sent mis de côté, ou pour nous maman car les nuits sont très courtes. Pour les papas qui souhaiteraient participer à ces moments privilégiés, il est possible de partager ce bien-être avec eux de différentes manières et puis viendra le temps des biberons où ils pourront nous passer devant en affirmant leur rôle de père.

L’allaitement est pour moi un moment privilégié pendant lequel nous pouvons tisser un lien unique, fort et fusionnel avec notre petitou. Je ne sais pas vraiment comment décrire ou définir cet échange entre mon petitou et moi pendant ce temps. C’est un moment de tendresse, d’échange de regards, apaisant (et parfois endormant 😉 ). J’aime ces instants où mon petitou se love contre moi pour têter le jour comme la nuit (même si parfois je suis fatigué). La journée, ce temps d’allaitement m’incite à me poser tranquillement et vivre pleinement ce moment et la nuit je peux partager mon lit, sans culpabiliser, avec mon petitou pour l’allaiter et la sentir s’apaiser et s’endormir. A toutes les mamans qui allaitent, si je peux me permettre vivez ces moments pleinement et si vous avez des doutes, des frustrations, des soucis (crevasses, douleurs,…) parlez-en autour de vous, vous n’êtes pas seules! Aux mamans qui voulaient allaiter mais qui n’ont pas pu, il y a heureusement d’autres moments pendant lesquels nous pouvons tisser des liens forts, créer un instant de tendresse et fusionnel.

L’allaitement est un vrai bonheur et grâce à ces instants j’apprends à profiter du temps présent !

Surprise, surprise!

** Bébénou est arrivé …**

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Après de longues, très longues semaines d’absence me revoilà. Je suis de retour sur mon blog et je peux vous assurer que j’ai beaucoup de chose à partager avec vous. Je trouve enfin le temps de vous conter ces dernières semaines très mouvementées et fortes en émotion.

Je me doute que vous attendiez la nouvelle de cet heureux événement. Oui, oui, notre bébénou n°3 est arrivé!!! Alors voilà, nous sommes maintenant et officiellement une « Famille Nombreuse » 🙂

Ce petit trésor était prévu pour le 22 juillet mais mère nature ou plutôt petitou en a décidé autrement. Heureusement pour nous, ce petitou (eh oui suspens jusqu’au bout, fille ou garçon 😉 ) a attendu que Super-Mamie arrive début juillet pour s’occuper de nos aînés pendant que Papa et Maman partaient à toute allure à la maternité. Ah ah, je vous vois venir vous voulez en savoir plus, j’y viens:)

Après deux fausses alertes en juin, une canicule interminable, des contractions à n’en plus finir… Ouff, me voilà soulagée par l’arrivée de ma Super-Maman (et donc Super-Mamie) qui posa ses valises chez nous pour plus de 2 semaines. Alors pendant que le Super-Papa travaille (avec le téléphone dans sa poche, « on ne sait jamais » 🙂 ) et que Super-Mamie se promène avec mes deux aînés, je fais mon pacha (oui oui le mot est juste) sur le canapé. Je dors, je mange, je dors… Et puis un jour, zut et zut je commence à avoir envie de me libérer-délivrer alors je me mets à marcher, puis marcher régulièrement avec ma mamounette. Après tout, je suis à 39 semaines, Maman est là, les enfants sont impatients, mon chéri est stressé par les fausses alertes et bébénou aime bien bouger (et me provoquer des contractions) donc peut-être est-ce le moment de l’accompagner vers la sortie, nan?? 🙂 Et puis un dimanche, oh la la ces contractions, ouille ouille! Toute la matinée, j’essaie de trouver les positions pour me soulager, puis viens l’heure de la sieste et ça se calme. Sauf que c’était pour mieux redémarrer. Pendant ce temps mon mari me faisait comprendre qu’il avait besoin d’affection. Quel fut ma réponse (une vrai douche froide 😦 ) : « Euh tu crois vraiment que c’est le moment de me réclamer des câlins. » Ce n’était pas une douche froide mais plutôt un bain de glaçon. Le pauvre, il voulait juste un peu d’attention, après tout, tout le monde ne se souciait que de moi et de l’accouchement à venir. Le dos tourné à mon chéri, je me cramponne au lit et laisse un soupçon de panique m’envahir car je sens que c’est le jour J et je sais que mon obstétricien ne travaille pas… Ne pouvant plus rester allongée, je vais m’installer sur ma terrasse dans un fauteuil et pour penser à autre chose je discute avec ma mamounette. Elle essaie de me rassurer en m’expliquant que peut-être je pourrai patienter jusqu’au lendemain matin pour pouvoir accoucher avec mon obstétricien mais quelque chose me dit que ça n’attendra pas. Au bout de 2h de contractions supplémentaires, j’invite ma maman à sortir se promener avec mes enfants et lui souffle à l’oreille (pour ne pas affoler mes loulous) que nous serons certainement absents à leur retour de promenade… Mon mari se réveille à ce moment-là de sa longue sieste (seul et sans câlin 🙂 ) et je lui dis de se préparer pendant que je passe un coup de fil à la maternité afin d’avoir confirmation des sages-femmes qu’il est temps pour moi de venir. Il est 16h et quelques minutes et nous partons à la maternité. Maintenant je me sens sereine car je sais que le moment est venu, je me sens prête à accueillir notre trésor et surtout à me libérer de ces *** de contractions douloureuses! Mon mari lui roule en mode radar et stress.  Nous arrivons enfin à la mat’ et on est pris en charge tout de suite. Je leur explique ma journée de contractions, les douleurs en bas du ventre et la fameuse envie de ***, alors la sage femme va vite voir l’obstétricien en nous ayant donné son nom au préalable. De toute façon, je savais que ce ne serait pas mon obstétricien et ne connaissant pas les autres le nom ne m’aidait pas à prédire la suite. Quelle bonne surprise, une fois qu’il est entré dans la pièce je me suis senti en confiance, sa tête et son comportement m’apaisait avant même qu’il ait ouvert la bouche pour nous dire :  » Vous allez être parents de nouveau, c’est l’heure! » Imaginez la tête de mon mari, qui lui croyait à une fausse alerte (encore) et se réveillait tout juste de sa sieste « Quoi, j’ai pas bien compris je crois. Vous pouvez répéter » « Oui oui Mr. B. on revient dans quelques minutes et on part en salle d’accouchement » « Alors, c’est vrai, c’est le jour J, là maintenant hein ? « … Je vous passe les autres détails mis à part les pauses clopes de mon chéri en stress qui en 2 secondes avait fumé sa cigarette histoire de se redonner du courage. En bref, le 9 juillet en début de soirée, alors que même sous anesthésie rachidienne je me plaignais d’avoir vraiment très très faim (et rêvais de mon futur plateau de sushis attendu depuis 9 mois 🙂 ), un premier cri retentit puis un deuxième. Quel fut notre émotion au son de ces deux petits cris (d’ailleurs les larmes brouillent ma vue pendant que je tape ce texte). Et toute l’équipe médicale était tenue au secret du sexe de notre bébénou. Alors notre adorable obstétricien nous confia que lui non plus ne connaissait pas le sexe et couvrit délicatement toute notre bébé pour le confier au sage-femme (un homme doux et amusant) qui se pencha vers mon mari et lui montra notre petit ange puis retira le drap sous ses yeux pour qu’il m’annonce lui-même avec fierté et émotion « C’est une fille ! ». Émue autant que lui (oui oui il versa sa petite larme lui aussi), nous confirmions le nom de notre princesse, jolie et tendre princesse. Un moment inoubliable. Certainement comme la plupart des accouchements mais je vous assure que de ne pas connaître le sexe pendant 9 mois et de le découvrir le jour de la naissance amplifie toutes les émotions. Nous voilà parent de 2 princesses et d’1 prince.

Nos deux aînés étaient ravis de rencontrer pour la première fois leur petite sœur. J’ai même pu voir quelques larmes dans les yeux de ma fille et mon adorable fils m’a innocemment soufflé « Tu n’as plus de bébé dans le ventre? Tu vas me faire un petit frère bientôt » (euh nan nan mon chéri, 3 c’est parfait). Nous voilà au complet, réuni, plein d’amour et en route pour de nouvelles aventures à 5. Un nouveau rythme, de nouvelles habitudes, mais surtout comblé de bonheur 🙂

7ème mois : Aussi Gracieuse qu’une baleine

** 7 mois et demi : aussi gracieuse qu’une baleine **

Je suis de retour pour vous conter ma grossesse, mon entrée dans la dernière ligne droite (ou plutôt hilarante et excitante du 3ème trimestre:) ). Et voilà, je suis à 7 mois et demi et autant être honnête je me sens « aussi gracieuse qu’une baleine, aussi sexy qu’un hippopotame dans un tutu rose taille XS, hilarante par mes fous rires incompris, gonflante par mes plaintes (dues aux contractions qui s’augmentent)… »

Cela fait déjà un mois que je suis à la maison et que je ne vais plus travailler. Courir avec mes enfants à la garderie, speeder pour avoir mon bus et que je finis pas louper de justesse, faire les 45 minutes à pied par jour pour les allers-retours maison-boulot-maison ont eu raison de moi au 6ème mois. Je m’étais pourtant promis de tenir jusqu’au 7ème mois. Tu parles, j’avais oublié que j’ai déjà deux enfants à la maison qui comme des sangsues en voyant mon ventre s’arrondir, s’arrondir, puisaient l’énergie que j’avais en réserve. Puis un jour, ce petit bidon tout rond s’est mis à se contracter, se contracter, à me scotcher sur place en observant désespérément mon bus me filer sous le nez : « Stop Super-Maman! Il est temps de t’installer bien au chaud dans ton canapé et de profiter de ce dernier trimestre en sentant les doux et agréables mouvements de ton bébé n°3! » Et me voilà donc à la maison jusqu’au terme de cette troisième et dernière grossesse (si si dernière 🙂 ). Au début, j’avais imaginé que je pourrais quand même profiter un peu en sortant, en faisant le ménage, en cuisinant des bons petits plats à mes amours. Enfin c’était sans compter sur la méga fatigue qui m’est tombée dessus sans prévenir. Au programme de ces trois premières semaines de repos: siestes, visionnage de films en attente, lecture et aucune envie d’allumer mon ordinateur (d’où la pause, longue pause dans mon écriture). Maintenant, à 7 mois et demi, je n’arrive plus à aspirer ma maison sans me déclencher une contraction ou rester debout devant mes casseroles. Et de toute de manière, si j’essaie de faire quoique ce soit ou d’aider je me fais réprimander par mes deux gendarmes : Monsieur Super-Papa et ma jolie princesse. Oui oui, du haut de ses 5 ans et demi, elle me dispute « Maman laisses-moi t’aider! Et puis d’abord tu n’as pas le droit de refuser tu es enceinte et moi je suis grande, je veux et je vais t’aider! » Ce n’est pas choupinou n’est-ce pas ?! 🙂 Et oui, depuis quelques temps ma princesse prend son rôle d’aînée et de grande-sœur très au sérieux. Comme sa maman, elle a coupé ses longs (très longs) cheveux pour se coiffer seule, se déplacer sans être gênée par la longue chevelure et comme elle dit si bien « tu sais Raiponce aussi elle se coupe les cheveux ». Alors, elle chaperonne son frère, m’interdit de me baisser, m’ordonne de me détendre, me masse les pieds, … Heureusement elle profite de ce moment pour passer du temps seule avec sa maman et se faire des pauses coiffure-vernis et défilé de vêtements. Ah oui, parce que enceinte et chargée d’hormones, j’adore leur faire plaisir et leur rapporter des petits présents (vêtements, livres et coloriage) pour les remercier de leur bienveillance à mon égard.

L’avantage d’être à la maison c’est aussi de pouvoir profiter de moments calmes avec mon mari qui rentre du travail avant 12h00. Du coup, nous multiplions nos pauses en amoureux pour notre plus grand bonheur et nous en profitons au maximum avant l’arrivée de notre petit bébé.

Comme vous le savez ou vous l’avez entendu dire, les femmes enceintes ont les hormones en ébullition. Mais qu’est-ce que ça sous-entend. Je ne vais pas vous le raconter de nouveau puisque j’en parlais déjà dans l’article précédent. Mais je vais quand même vous conter quelques épisodes. Pourquoi avoir écrit « aussi gracieuse qu’une baleine », peut-être parce que ma démarche est bizarre, parce qu’il est plutôt difficile et laborieux de se lever du canapé telle une gazelle 🙂 « aussi sexy qu’un hippopotame dans un tutu rose taille XS », certainement parce que ma belle garde-robe taille 34-36 prend la poussière et que j’ai du investir dans des vêtements de grossesse. Heureusement l’été arrive et les petites robes avec 🙂 « hilarante » par mes fous rires qui parfois me surprennent moi-même 🙂 « gonflante » lorsque je me mets à souffler pendant mes contractions (comme dans les films).  Ce qui est incroyable c’est lorsque je m’entends dire « tu verras chaque grossesse est unique ». En effet, cette troisième grossesse est tellement différente des autres, je la vis pleinement avec joie et enthousiasme. D’autant plus que le fait de ne pas connaître le sexe devrait m’aider à surmonter ma crainte de l’accouchement (ah oui, je flippe dès que je pense à cette étape:( ).

Allez assez parler de moi. La grossesse se vit à plusieurs dans une famille. Après l’investissement de ma princesse, parlons un peu de notre petit dernier (pour le moment). Mon petit prince, s’investit autant que nous tous. Et lui c’est plutôt en mode câlins, bisous, caresses et chuchotements au bébé. Mon fiston était déjà très affectueux mais en voyant mon ventre s’arrondir on pourrait croire que sa bulle d’affection s’est agrandit elle aussi. Il n’y a pas un bonjour, ni un matin, ni un réveil de sieste, ni un au-revoir sans un geste affectueux pour son petit frère ou sa petite sœur. Parfois, ce petitou est même prioritaire à sa maman 🙂 . Il me fait tellement sourire et rire lorsqu’il me demande « Maman c’est qui qui te l’as acheté ce bébé? » ou encore « Maman j’aime beaucoup ton bébé », « Bébé te fait mal, attends je vais le caresser pour le calmer »… Tellement mignon et naturel.

Et, puis n’oublions pas Monsieur Papa. De son côté et de mon point de vue ;), on pourrait croire que lui aussi vit des crises mais non pas d’hormones, je dirai plutôt de testostérones 😉 . Oui, oui, lui aussi vit au rythme de ses chamboulements, ses coups de stress, ses coups d’émotions et parfois c’est tout aussi flippant que mes hormones 🙂 🙂 Vous me direz : « Comment ça se traduit? » J’y viens. Un jour il va lui prendre de tout changer dans notre pièce de vie, oui oui Monsieur Papa se prend pour Monsieur Déménageur et bouge tous les meubles. Bien évidemment, je ne suis pas très loin derrière, puisque c’est une idée que j’avais eu en début de grossesse. Mais apparemment en voyant mes contractions s’augmenter le stress et l’adrénaline l’ont pris de cours et hop, il est parti dans le feu de l’action. Il y a aussi les moments où l’émotion d’un 4ème (pour lui c’est 4) le stresse, le panique et il perd pied et pourrait avoir peur de ne pas assurer. Là mon rôle est ultra important et je me lance dans un discours élogieux sur ses compétences de Papa auprès de ses 3 enfants, alors 4 c’est de la rigolade 😉 Et le meilleur, les instants d’émotions et d’amour quand il pose sa main sur mon ventre pour sentir son petitou et jouer avec ses mouvements. Il devient alors le plus heureux des papas. Et je vous avoue que j’ai vraiment hâte de voir son émotion se lire sur son visage lors de la première rencontre avec son petitou.

En fait pour résumé, en effet je ne me sens pas toujours gracieuse, ni belle, ni sexy mais je me sens aimée en tant qu’épouse, épanouie en tant que femme enceinte, heureuse et comblée de bonheur par l’amour infini que mes enfants et mon mari me portent chaque jour et toujours autant épatée par la nature et l’investissement de mes trois amours. Alors tout bas au fond de mon cœur je me dis « Mon petitou, mon petit trésor, nous t’attendons tous et saches que notre amour pour toi est déjà très très fort. »