Femme – Epouse – Mère

** J’ai 3 casquettes, et même parfois 5 **

Tout d’abord, je vous adresse mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année. Je vous souhaite qu’elle soit douce, pétillante et aussi rafraîchissante, heureuse, dynamique et reposante. Que tous vos vœux se réalisent! Et tout, et tout ce que je peux vous souhaiter de meilleur. Je tenais aussi à vous remercier d’être toujours aussi fidèle et d’être de plus en plus nombreux à me lire sur mon blog ou sur ma page Facebook.

Pour commencer cette nouvelle année, j’avais envie de partager avec vous un sujet qui peut être tabou ou secret ou que nous oserions seulement parler avec nos copines les plus proches ou notre maman.

Je suis maman de 3 enfants, mais cela vous le savez déjà 😉 mais je suis aussi une épouse et surtout une femme. Alors je me dois de jongler entre ces 3 casquettes et parfois j’en ajoute 2 celle de sœur pour mes deux amours de frères et celle de fille pour ma tendre mamounette. Je ne suis malheureusement pas une professionnelle de la jonglerie ni de l’illusionnisme ni de la contorsion et pourtant je me plie en 4 pour essayer d’enfiler ces casquettes en fonction de chaque situation. Mais pourquoi ai-je envie de partager cela avec vous?? Tout simplement parce qu’hier soir, juste avant le coucher, mon homme, ma moitié, a semblé judicieux de me rappeler que je ne suis pas uniquement une Mère. Je sentais bien qu’il avait envie de me dire des choses, des frustrations qu’il vivait depuis quelques temps mais c’est à sa manière, et peut être un peu avec maladresse (par timidité, par culpabilité) qu’il me soufflait à l’oreille son S.O.S., son besoin d’attention, d’affection et surtout son désir de retrouver « la femme d’avant »… Oui mais celle d’avant quoi?? Parce qu’il y a eu notre premier enfant, puis les fiançailles, puis le mariage, puis le deuxième enfant, et le changement professionnel, l’arrivée de notre troisième et maintenant mon licenciement qui débouche sur ma réorientation professionnelle. Tellement de tornades vécues en bientôt 8 ans de couple. Alors j’avoue que je ne sais pas de quelle femme d’avant il parle. J’ose lui poser la question, cependant je crois que ce n’est pas très clair pour lui non plus… A celles qui sont maman, nous savons comme le chemin pour se retrouver dans un couple est long et parfois bancal après la naissance d’un enfant. Notre dernière a 6 mois, et oui parce que c’est notre dernière et qu’il n’y en aura plus d’autres à choyer, je profite de chaque instant, je l’ai allaité 6 mois, elle a partagé notre lit aussi pendant 6 mois, je la dorlote beaucoup (vraiment beaucoup). Et oui, en effet, dès que j’ai un peu de temps je le consacre à mes deux enfants de peur qu’ils se sentent délaissés depuis l’arrivée de leur petite sœur. C’est vrai que quand arrive le soir à l’heure du film, je m’allonge sur le canapé, juste en posant ma tête sur toi ma moitié et je m’endors sans même avoir la force de partager un moment d’intimité ou peu. En effet, mes sujets de conversation tournent autour des enfants, de l’organisation de la maison, de mon projet professionnel. Et toi dans tout cela, NON je ne t’oublie pas, seulement par maladresse et parfois timidité, je t’écoute en écho. Depuis quelques temps, ma casquette de Mère est devenue une combinaison que je ne parviens pas à retirer pour faire place à celle d’épouse et/ou de femme. Ton message, même maladroit et blessant, je l’ai compris. Je l’entends, je l’enregistre et je le mets en route. Tu as été mon héros, tu es mon meilleur ami, mon complice de tous les jours depuis le début, tu es aussi un père formidable, un mari plus qu’attentionné et attentif et depuis quelques semaines tu es mon guide pour mon futur professionnel mais j’oublie quelque chose TU ES AVANT TOUT MA MOITIE, et comme toute moitié tu as besoin aussi de ton autre moitié (moi), de mon attention, de mon amour, de partager du temps avec moi, à rire, à faire les idiots (comme avant), tout simplement à s’aimer. Je te suis reconnaissante de m’avoir souffler hier ton désir de me retrouver et laisse la porte de ton cœur ouverte car je suis là et j’arrive. A toi mon amour parce que sans toi je ne connaîtrais pas ce bonheur d’être une épouse, une mère et de m’assumer autant en tant que femme (et mon devenir épanouie).

De l’allaitement au biberon

** Il est temps pour moi de mixer allaitement et biberon **

Et voilà, mon congé maternité est terminé, ma petite dernière est en crèche. Il est donc plus que temps d’introduire le biberon pour remplacer petit à petit les tétées. Je vous avoue que j’ai repoussé ce moment le plus possible mais mi-octobre, il fallait vraiment commencer puisque je reprenais le travail le 13 novembre. Alors comme pour mes deux grands, c’est à mon chéri que j’ai confié cette mission. Lui est super heureux de passer au biberon car cela lui permet d’avoir plus de moments privilégiés avec sa choupette et de tisser sa relation père-fille 🙂 Cependant il avait oublié que cela pouvait être difficile ou/et long selon le bon vouloir de l’enfant. Je me souviens que pour ma jolie princesse (l’aînée donc), l’apprentissage et l’acceptation du biberon a été très long. Plus d’un mois pour qu’elle accepte de boire un seul biberon. Selon les conseils des sages femmes, je m’absentais des 1/2 journées pour qu’elle ne sente pas l’odeur du lait et surtout pour ne pas céder. Ce fut une période éprouvante pour elle, pour le papa frustré de ne pas y arriver et pour moi culpabilisante d’arrêter l’allaitement uniquement pour pouvoir retourner au travail. A contrario, mon petit prince (le cadet), au bout d’une semaine, buvait les biberons. Comme quoi, chaque enfant est différent. Et nous voilà de nouveau dans cette période. Mon chéri se faisait une joie d’essayer de lui donner le biberon. Malheureusement ma petite puce n’est pas du même avis. Depuis maintenant plus d’un mois, il essaie de lui donner. Il a essayé différents biberons, avec et sans doudou, avec un vêtement ayant mon odeur, pendant que j’étais absente. Des membres de notre famille ont essayé mais sans succès. Jusqu’à cette semaine, elle hurlait de pleurs et refusait de le boire.

De mon côté je vis très mal ce sevrage, la voir ou l’entendre se mettre dans tout ces états c’est traumatisant. Mon cœur de maman me dit de ne pas la brusquer alors je reviens vers elle le cœur serré et l’allaite. Quel soulagement pour elle de se blottir contre le sein de sa maman, de sentir son odeur et de s’abreuver. Quel soulagement pour moi de la voir se nourrir, de sentir sa chaleur et son amour et quel plaisir de continuer à lui apporter ce moment. En voyant la difficulté pour elle d’accepter le biberon et l’angoisse pour moi de retourner au travail en sachant qu’elle refuserait le biberon, il était hors de question de s’obliger à vivre ce sevrage avec autant de stress et de frustration. C’était décidé, j’allais faire valoir mon droit à l’allaitement. Par chance, en Suisse, les mères ont droit à un temps d’allaitement comptabilisé comme temps de travail. La semaine dernière, j’ai donc informé les auxiliaires de puériculture qu’elles pouvaient me joindre à mon bureau lorsque ma petite réclamait sa tétée. Elles furent rassurées et bienveillantes. Tous les jours, je fus appelée entre 10h30 et 11h00 pour venir allaiter ma petite puce. Les auxiliaires essayaient le biberon quelques minutes mais ne voulaient pas la forcer. Je suis vraiment très rassurée de voir que la philosophie de cette crèche va dans le même sens que la mienne. Bien évidemment, je vous avoue que ses allers-retours le midi entre la crèche, le travail et la maison (pour ma pause déjeuner) est très fatiguant et que le soir à 20h00 je suis exténuée mais je prends du recul tous les jours et je sais que ce temps d’allaitement ne durera pas, qu’un jour ma petite sera grande et que l’allaitement sera un souvenir. Alors oui, je veux profiter de ces instants privilégiés et fusionnels avec elle et de ces moment indescriptibles où tout ce qui nous entoure est invisible puisque nous nous consacrons pleinement à cette instant magique, câlin et plein d’amour avec notre bébé. Être réveillée la nuit, la rejoindre le midi, la retrouver en fin de journée, au coucher, la rassurer pour l’allaiter.

Le souvenir que je garderai de cet allaitement (et avec mes 3 loulous) : la sentir se lover sur mon sein, sentir son odeur, être caressée dans mon dos par sa petite main qui s’agrippe… Voir mes deux grands profiter de ce moment pour se détendre et se lover également contre moi et leur petite sœur. Que la nature est bien faite. Chaque instant partagé avec elle (ou même avec avec mes deux grands) à travers l’allaitement reste gravé et m’encourage à continuer. Un échange de tendresse, d’amour, de fusion entre eux et moi.

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Mon congé maternité s’achève

** Une pause pour faire le point sur mon congé maternité **

Sniff, mon congé maternité prend fin cette semaine. Je retourne au travail dès lundi prochain et je peux vous avouer que j’en ai gros sur le coeur. Depuis un peu plus de deux semaines, les personnes que je croise dans la rue, à l’école ou avec qui je parle au téléphone me posent tous la même question « Alors c’est la fin, tu reprends le travail bientôt? » et histoire d’accentuer la chose « ça arrive plus vite qu’on ne le croît! ». J’ai envie de leur répondre « taisez-vous! » Vous êtes parents pourtant et vous avez déjà vécu cette situation, vous savez la « séparation après 3 mois de cocooning maman-bébé! » Nan mais c’est vrai. C’est déjà très dure pour moi de me dire que je vais devoir retourner 9h au bureau et donc 9h sans mon bébé, ne plus pouvoir récupérer mes enfants à l’école ni le midi ni en fin de journée, devoir courir le matin pour les déposer à la garderie et bébé à la crèche. Pfff, inspirer – expirer ffff 🙂 Bref vous l’avez compris la reprise professionnelle pour moi est synonyme de marathon quotidien et de blues alors passons plutôt au bilan plus que positif de cette longue période à la maison.

Arrêtée depuis début avril, j’ai eu le temps de pleinement profiter de mes deux grands et mon mari avant l’arrivée de petite dernière (en juillet). Une période pendant laquelle j’ai pu être entièrement disponible (peut-être un peu traînante et baleine puis-qu’enceinte 🙂 ) pour ma famille mais aussi un esprit plus détendu et plus apte à la réflexion sur mes objectifs professionnels et personnels. En bref, cette pause était incroyablement bénéfique pour tout le monde. Mes journées avant l’arrivée de petite dernière se résumait à : école-détente-lecture-café entre copines-déjeuner en tête avec mon homme-sieste (beaucoup 🙂 )-école-loisirs avec mes loulous… Que du bonheur! Parfois avec un peu de fatigue et d’énervement liés à la grossesse. Mes deux grands profitaient eux aussi de leur moments privilégiés avec leur maman pour raconter leur journée, chanter, danser (comme-ci personne ne les regardaient), dessiner, peindre, jouer, se disputer aussi, préparer la chambre de bébé, câliner et surtout tout partager. Je crois bien que nous avons réussi à remplir nos paniers d’affection, d’amour, de rire, de divertissement et aussi de dispute 😉 Au final c’était une parenthèse plus que nécessaire pour repartir de plus belle avec l’arrivée de notre petite dernière.

Et puis, bébé arriva et bouscula le rythme de tout le monde. Aussi bien les parents que les frères et sœurs devaient s’adapter à ce changement. Après les 5 jours à la maternité pendant lesquels nous (bébé et moi) étions chouchoutées par le personnel, nous sommes rentrées chez nous et la famille à 5 commençait. Je ne vais pas vous mentir le premier mois fut exténuant pour nous tous entre les nuits courtes, mon indisponibilité pour mes deux grands dû à l’allaitement et mon besoin de repos, le papa qui travaillait. Mais heureusement Super-Mamie était là pour s’occuper de nos deux grands et leur donner toute l’attention et l’amour dont il pouvait manquer pendant ces premières semaines. Puis le rythme s’installa petit à petit, chacun trouva sa place dans la fratrie même les chats s’adaptèrent à notre famille nombreuse. Mes deux aînés prenaient du plaisir à observer leur petite sœur, la câliner, lui raconter leur journée. Puis les visites se succédèrent. C’était un peu fatiguant mais cela permettait à mes loulous de passer du temps avec leur cousine, leurs oncles et tantes et aussi de montrer leur fierté d’avoir une petite sœur. Pendant ces deux mois de vacances scolaire, nous avons fait plein d’activités créatives, sportives et autres. Ma grande a eu la chance de suivre des cours de natation et mon garçon approfondissait ses techniques en trottinette, papa essayait de se reposer pendant que Super-Mamie s’occupait des petitous et moi, bah, j’essayais de m’adapter au rythme de ma petite dernière. Durant ces vacances, j’ai eu le plaisir de partir avec mes trois loulous (cf article »1er voyage avec les 3″). Puis la rentrée approcha avec les préparatifs des cartables, les rituels du soir à remettre en place,…

La rentrée scolaire fut accueillie avec joie pour nous tous (un OUFF pour tout le monde j’avoue). Les petitous étaient ravis de retrouver leurs amis et fiers de passer au niveau supérieur. Du côté du papa, il pouvait un peu plus souffler et de mon côté j’allais profiter pleinement de ma petite dernière et aussi du calme dans la maison. Ce retour au rythme scolaire fut très bénéfique pour ma petite dernière puisqu’elle s’est calée au rythme de mes grands avec seulement une tétée la nuit (youhou!! 🙂 ).

Ce congé maternité m’a permis aussi d’accompagner ma grande dans cette nouvelle étape du primaire. Eh oui, elle a du s’habituer à avoir des devoirs le soir, des journées plus chargées. Finalement, ça tombait à pic que je sois disponible pour elle car elle en avait besoin (et moi aussi 😉 ). Pour la première fois, j’ai pu aussi accompagner mes enfants à leurs activités sportives. Quel plaisir de les regarder s’éclater pendant leur sport et de lire leur fierté sur leur visage. Cette fois leur maman était présente pour eux.

J’ai le temps aussi de faire l’intégration à la crèche pour ma petite dernière (eh oui j’ai réussi à décrocher une place:) ) mais ce sera le sujet d’un prochain article.

Cette longue pause m’a aussi permis de me consacrer à mes loisirs comme l’écriture, la lecture, la peinture, etc … Et bien évidemment elle m’a permis de faire le point sur mes priorités et mes objectifs, mes envies et mes rêves.

Et voilà, je reprends le travail lundi (même si pas vraiment envie), et pour clôturer ce congé maternité et cet article je peux vous dire que j’ai pleinement profité de ces mois de pur bonheur avec mes enfants et mon mari. Mes sacs d’amour, de câlins, de fierté, d’émotion débordent et me donnent la motivation pour passer au chapitre suivant.

 

1er voyage avec les 3

** Une nouvelle étape: Voyager avec les 3 petitous sans Mr. Papa **

Cet été, mon chéri disposait de peu de vacances et nous avions décidé de ne pas partir puisque petitou n°3 venait d’arriver. Mais hors de question de ne pas prendre l’air, il fallait un peu s’évader pour mes deux aînés qui rêvaient de vrai vacances!

Nous avons des amis qui nous ont proposé de venir les rejoindre dans leur maison de vacances en Bourgogne. Il était prévu d’y aller 3 jours tous les 5. Sauf que, il y a toujours des imprévus, des changements de programme. Mon chéri ne disposait plus de 2 semaines de vacances. Et donc, les jours d’évasion à 5 tombèrent à l’eau. Ou ? Ou bien j’écoutais mon mari qui me conseillait de partir seule avec mes 3 petitous chez nos amis. Après tout ce n’est que 2h30 de route. C’est rapide et facile, nan? Maman attentionnée que je suis je ne pouvais pas annoncer à nos enfants que finalement notre mini-séjour chez nos amis (et les leurs puisqu’enfants il y a) tombaient à l’eau… Allez courage Super-Maman, tu vas assurer, faire la route avec les 3 (dont un bébé de 1 mois) et surtout tu vas t’occuper de tes 3 chérubins seule. Après tout, je peux le faire!

Me voilà donc sur la route avec mes 3 amours dont 2 surexcités et ravis de retrouver leurs copains pour 3 jours loin des habitudes (et de papa 😉 ). 

Heureusement, je n’étais pas la seule adulte 🙂 J’étais moi aussi ravie de retrouver nos amis et de partir en vacances pour 3 jours. Quel plaisir de voir ces 2 aînés s’éclater avec leurs copains, profiter du beau temps, jouer dehors toute la journée, crier sans déranger aucun voisin (peut-être juste les vaches:) ). D’autant plus, qu’il y avait de quoi faire, entre le trampoline extérieure, un pique-nique au bord d’un étang privé, une mini fête foraine et un mini parc d’activité. Ma fille a même fait pour la première fois du pédalo. J’ai même pris le temps de partir seule (sans mes amis et leurs enfants) dans un mini parc d’activité et de gérer ma fille sur son pédalo, mon fils sur son quad et ma petite dernière dans la poussette, tout ça en même temps. Topissime! Je vous avoue que j’étais très fière de moi! 🙂

Bien évidemment, il y a une journée catastrophe. Il en fallait bien une, sans quoi on se serait ennuyé 😉 Et cette journée a touché toute la maison, mes enfants, les enfants de mes amis et même moi 🙂 🙂 1ère cata: 2 têtes qui s’entrechoquent dans le trampoline = un petit bobo vite oubliée (plus de peur que de mal), 2ème cata: 1 pipi dans les escaliers, 3ème cata: une autre mare de pipi , 4ème cata: un couvercle de casserole en verre qui se casse  et 5ème dernière cata : la mienne, je loupe une marche et tombe. Conclusion de cette journée, des bleus, des bleus, des larmes, du ménage et maintenant des fous rires!

Pendant ce temps de calme, Super-Papa qui devait à la base se reposer profita finalement pour sortir et se divertir.

Nous sommes revenus tous les 4 super contents de notre mini-séjour, heureux de retrouver notre amour (papa pour les petits et mari pour moi) et l’envie de renouveler l’expérience de partir seule avec mes 3 loulous prochainement.

 

 

Allaitante

** Oui, j’allaite et j’en suis fière! **

Avec l’arrivée de mon 3ème enfant, j’ai appris à m’affirmer et surtout à être fière de mes choix tel que l’allaitement. Ce n’est pourtant pas la première fois que j’allaite cependant je le vis différemment, peut-être parce que je sais que c’est mon dernier bébé et qu’il faut que je profite de chaque instant (qui passe si vite). Je me souviens encore de l’allaitement de ma 1ère fille. J’étais pas sûre de moi, peu confiante et intimidée par le regard des autres, donc je suis restée enfermée chez moi des journées entières les 2 premiers mois. Je pouvais allaiter seule (et isolée) sans qu’on me dévisage, sans que je sois obligée de me cacher dans un coin ou de changer de pièce. Oh j’ai adoré allaiter ma princesse cependant je me sentais toute de même coupée du monde car je n’osais pas sortir de peur qu’elle réclame et que par gêne je n’arrive pas à l’allaiter. Heureusement je n’ai pas arrêté d’allaiter pour autant. Car je trouve que l’allaitement est un moment privilégié que nous avons la possibilité de partager avec notre petitou. Je suis une pro-allaitement, en effet. En discutant avec d’autres mamans allaitantes qui elles étaient plus sûres d’elles, j’ai compris qu’en fait il suffisait de faire les choses progressivement. Commencer par sortir en balade proche de la maison après une tétée puis s’éloigner un peu plus et oser sortir avec des copines (maman ou compréhensive) et dès que petitou réclamait se poser dans un coin tranquille au calme (ou au pire dans la voiture 🙂 ).

Puis mon mon 2ème petitou est arrivé et il était hors de question que je revive cette période magique de l’allaitement isolée dans mon coin! J’étais un peu plus sûre de moi et j’ai osé aller au restaurant avec mon chéri et mon petitou. J’ai même allaité pendant notre repas. Bien évidemment pour cette première fois en public, j’avais pris le soin de choisir un restaurant dans lequel on pouvait se sentir à l’aise avec des endroits plus ou moins discret. Yes, j’avais réussi et ce sans stress et sans regards inquisiteurs! C’était parti pour 3 mois d’allaitement plus libéré et aéré 🙂

Et ma 3ème, ma petite dernière, mon petit trésor à moi (qui a déjà 2 mois 🙂 ) a la chance (je pense) d’avoir une maman-allaitante confiante et fière d’allaiter chez elle, en balade, à l’extérieur, chez des amis, chez le médecin, partout en fait. Après tout, c’est naturel d’allaiter notre enfant (quand on a la chance de pouvoir le faire). D’ailleurs, je tiens à remercier à une jeune maman qui m’a fait découvrir le coin d’allaitement du centre commercial où je me promenais la semaine dernière: un coin discret dans une pièce avec des sofas et une lumière douce loin du bruit et. Et oui soyons solidaire et n’hésitons  pas à partager nos bons plans « allaitement » (ou osons se renseigner sur la toile ou directement à l’accueil du lieu où nous nous trouvons car des coins discrets et confortables pour l’allaitement existent presque partout;) ). Je peux me promener avec elle sans m’inquiéter de l’heure des tétées, ni du regard des autres (parce qu’ils ont qu’à regarder ailleurs!). Je profite de tout ces moments fusionnels avec ma princesse. Je sais que parfois c’est un peu difficile pour le papa car il se sent mis de côté, ou pour nous maman car les nuits sont très courtes. Pour les papas qui souhaiteraient participer à ces moments privilégiés, il est possible de partager ce bien-être avec eux de différentes manières et puis viendra le temps des biberons où ils pourront nous passer devant en affirmant leur rôle de père.

L’allaitement est pour moi un moment privilégié pendant lequel nous pouvons tisser un lien unique, fort et fusionnel avec notre petitou. Je ne sais pas vraiment comment décrire ou définir cet échange entre mon petitou et moi pendant ce temps. C’est un moment de tendresse, d’échange de regards, apaisant (et parfois endormant 😉 ). J’aime ces instants où mon petitou se love contre moi pour têter le jour comme la nuit (même si parfois je suis fatigué). La journée, ce temps d’allaitement m’incite à me poser tranquillement et vivre pleinement ce moment et la nuit je peux partager mon lit, sans culpabiliser, avec mon petitou pour l’allaiter et la sentir s’apaiser et s’endormir. A toutes les mamans qui allaitent, si je peux me permettre vivez ces moments pleinement et si vous avez des doutes, des frustrations, des soucis (crevasses, douleurs,…) parlez-en autour de vous, vous n’êtes pas seules! Aux mamans qui voulaient allaiter mais qui n’ont pas pu, il y a heureusement d’autres moments pendant lesquels nous pouvons tisser des liens forts, créer un instant de tendresse et fusionnel.

L’allaitement est un vrai bonheur et grâce à ces instants j’apprends à profiter du temps présent !

Surprise, surprise!

** Bébénou est arrivé …**

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Après de longues, très longues semaines d’absence me revoilà. Je suis de retour sur mon blog et je peux vous assurer que j’ai beaucoup de chose à partager avec vous. Je trouve enfin le temps de vous conter ces dernières semaines très mouvementées et fortes en émotion.

Je me doute que vous attendiez la nouvelle de cet heureux événement. Oui, oui, notre bébénou n°3 est arrivé!!! Alors voilà, nous sommes maintenant et officiellement une « Famille Nombreuse » 🙂

Ce petit trésor était prévu pour le 22 juillet mais mère nature ou plutôt petitou en a décidé autrement. Heureusement pour nous, ce petitou (eh oui suspens jusqu’au bout, fille ou garçon 😉 ) a attendu que Super-Mamie arrive début juillet pour s’occuper de nos aînés pendant que Papa et Maman partaient à toute allure à la maternité. Ah ah, je vous vois venir vous voulez en savoir plus, j’y viens:)

Après deux fausses alertes en juin, une canicule interminable, des contractions à n’en plus finir… Ouff, me voilà soulagée par l’arrivée de ma Super-Maman (et donc Super-Mamie) qui posa ses valises chez nous pour plus de 2 semaines. Alors pendant que le Super-Papa travaille (avec le téléphone dans sa poche, « on ne sait jamais » 🙂 ) et que Super-Mamie se promène avec mes deux aînés, je fais mon pacha (oui oui le mot est juste) sur le canapé. Je dors, je mange, je dors… Et puis un jour, zut et zut je commence à avoir envie de me libérer-délivrer alors je me mets à marcher, puis marcher régulièrement avec ma mamounette. Après tout, je suis à 39 semaines, Maman est là, les enfants sont impatients, mon chéri est stressé par les fausses alertes et bébénou aime bien bouger (et me provoquer des contractions) donc peut-être est-ce le moment de l’accompagner vers la sortie, nan?? 🙂 Et puis un dimanche, oh la la ces contractions, ouille ouille! Toute la matinée, j’essaie de trouver les positions pour me soulager, puis viens l’heure de la sieste et ça se calme. Sauf que c’était pour mieux redémarrer. Pendant ce temps mon mari me faisait comprendre qu’il avait besoin d’affection. Quel fut ma réponse (une vrai douche froide 😦 ) : « Euh tu crois vraiment que c’est le moment de me réclamer des câlins. » Ce n’était pas une douche froide mais plutôt un bain de glaçon. Le pauvre, il voulait juste un peu d’attention, après tout, tout le monde ne se souciait que de moi et de l’accouchement à venir. Le dos tourné à mon chéri, je me cramponne au lit et laisse un soupçon de panique m’envahir car je sens que c’est le jour J et je sais que mon obstétricien ne travaille pas… Ne pouvant plus rester allongée, je vais m’installer sur ma terrasse dans un fauteuil et pour penser à autre chose je discute avec ma mamounette. Elle essaie de me rassurer en m’expliquant que peut-être je pourrai patienter jusqu’au lendemain matin pour pouvoir accoucher avec mon obstétricien mais quelque chose me dit que ça n’attendra pas. Au bout de 2h de contractions supplémentaires, j’invite ma maman à sortir se promener avec mes enfants et lui souffle à l’oreille (pour ne pas affoler mes loulous) que nous serons certainement absents à leur retour de promenade… Mon mari se réveille à ce moment-là de sa longue sieste (seul et sans câlin 🙂 ) et je lui dis de se préparer pendant que je passe un coup de fil à la maternité afin d’avoir confirmation des sages-femmes qu’il est temps pour moi de venir. Il est 16h et quelques minutes et nous partons à la maternité. Maintenant je me sens sereine car je sais que le moment est venu, je me sens prête à accueillir notre trésor et surtout à me libérer de ces *** de contractions douloureuses! Mon mari lui roule en mode radar et stress.  Nous arrivons enfin à la mat’ et on est pris en charge tout de suite. Je leur explique ma journée de contractions, les douleurs en bas du ventre et la fameuse envie de ***, alors la sage femme va vite voir l’obstétricien en nous ayant donné son nom au préalable. De toute façon, je savais que ce ne serait pas mon obstétricien et ne connaissant pas les autres le nom ne m’aidait pas à prédire la suite. Quelle bonne surprise, une fois qu’il est entré dans la pièce je me suis senti en confiance, sa tête et son comportement m’apaisait avant même qu’il ait ouvert la bouche pour nous dire :  » Vous allez être parents de nouveau, c’est l’heure! » Imaginez la tête de mon mari, qui lui croyait à une fausse alerte (encore) et se réveillait tout juste de sa sieste « Quoi, j’ai pas bien compris je crois. Vous pouvez répéter » « Oui oui Mr. B. on revient dans quelques minutes et on part en salle d’accouchement » « Alors, c’est vrai, c’est le jour J, là maintenant hein ? « … Je vous passe les autres détails mis à part les pauses clopes de mon chéri en stress qui en 2 secondes avait fumé sa cigarette histoire de se redonner du courage. En bref, le 9 juillet en début de soirée, alors que même sous anesthésie rachidienne je me plaignais d’avoir vraiment très très faim (et rêvais de mon futur plateau de sushis attendu depuis 9 mois 🙂 ), un premier cri retentit puis un deuxième. Quel fut notre émotion au son de ces deux petits cris (d’ailleurs les larmes brouillent ma vue pendant que je tape ce texte). Et toute l’équipe médicale était tenue au secret du sexe de notre bébénou. Alors notre adorable obstétricien nous confia que lui non plus ne connaissait pas le sexe et couvrit délicatement toute notre bébé pour le confier au sage-femme (un homme doux et amusant) qui se pencha vers mon mari et lui montra notre petit ange puis retira le drap sous ses yeux pour qu’il m’annonce lui-même avec fierté et émotion « C’est une fille ! ». Émue autant que lui (oui oui il versa sa petite larme lui aussi), nous confirmions le nom de notre princesse, jolie et tendre princesse. Un moment inoubliable. Certainement comme la plupart des accouchements mais je vous assure que de ne pas connaître le sexe pendant 9 mois et de le découvrir le jour de la naissance amplifie toutes les émotions. Nous voilà parent de 2 princesses et d’1 prince.

Nos deux aînés étaient ravis de rencontrer pour la première fois leur petite sœur. J’ai même pu voir quelques larmes dans les yeux de ma fille et mon adorable fils m’a innocemment soufflé « Tu n’as plus de bébé dans le ventre? Tu vas me faire un petit frère bientôt » (euh nan nan mon chéri, 3 c’est parfait). Nous voilà au complet, réuni, plein d’amour et en route pour de nouvelles aventures à 5. Un nouveau rythme, de nouvelles habitudes, mais surtout comblé de bonheur 🙂

La grossesse et ses anecdotes

** Enceinte = Beaucoup d’émotions et de changements à vivre **

Comme vous avez pu le lire dans mes précédents articles, la famille va s’agrandir dans quelques temps. L’échographie du deuxième trimestre est passée, ce qui a lancé le top-départ des préparatifs et aménagements pour l’arrivée de notre mini-nous.

  • L’Aménagement de la maison

L’une de nos grandes réflexions est l’aménagement des chambres. Nous avons en effet, 3 chambres. Jusqu’à maintenant, chaque enfant avait sa propre chambre et nous la notre. Lors de l’arrivée de notre aînée, nous avions deux chambres, et dès le retour de la maternité notre princesse fut installée dans sa belle chambre (décorée par Super-Papa sous les consignes de Super-Maman). L’avantage a été qu’elle a fait ses nuits très rapidement et qu’elle s’est habituée à être dans sa propre chambre tout de suite. A l’arrivée de notre petit prince, nous étions toujours dans le même appartement pour quelques mois (6 exactement). Nous avions décidé de l’installer dans notre chambre puisque j’allaitais, il était donc plus facile pour moi de l’avoir à mes côtés (même si pendant l’allaitement de ma fille je ne voyais aucun inconvénient à ce qu’elle soit dans sa chambre 😉 ) et puis je ne voulais pas que les pleurs ou gémissements de mon petit-être réveille ma princesse qui était une grande dormeuse (à l’époque) pour notre plus grand bonheur! Ce que nous avons pu conclure de ce co-dodo, c’est que nous n’arrivions pas à dormir profondément que ce soit pour le papa, la maman, ou le petitou. Le moindre ronflement (ah oui parcequ ‘il y en a qui ronfle 😉 ) ou le moindre mouvement réveille les uns ou les autres. Après ces quelques mois de co-habitation dans notre chambre, nous avons déménagé pour plus grand et notre petitou a pu avoir sa propre chambre. L’installation et l’adaptation dans sa chambre se sont plutôt bien passées. Le troisième en route, nous restons dans le même appartement et devons repenser à la distribution des chambres. Ce que nous avons pu remarqué c’est que nos deux petitous aiment se retrouver dans le lit de l’un ou l’autre pour s’endormir ensemble alors finalement la réponse à la question de « qui partagera sa chambre avec qui ? » fut une évidence. Et pourtant, il y a quelques semaines en arrière, je me disais qu’il ne fallait pas mettre deux enfants de sexe différent dans une même chambre. Ne me demander pas d’expliquer pourquoi je pensais cela, c’était juste une idée que je me faisais. Seulement nous avons décidé de ne pas connaître le sexe donc pour l’attribution de la chambre au petit dernier celle-ci se serait faite après l’accouchement (pas évident pour préparer tout le monde 🙂 ). Mais finalement, tout bien réfléchis mes deux amours sont contents de pouvoir partager leur chambre et vu que je vais allaiter et que mini-nous se réveillera la nuit il sera plus reposant pour tous de faire ainsi. Nous allons donc aménager leur chambre commune de manière à ce qu’ils puissent jouer et dormir et en même temps avoir un espace bien à eux. Notre chambre restera notre espace de couple et nous réaménagerons notre salon pour créer un espace de jeu pour les enfants.

  • La surprise du sexe

L’un de nos choix pendant cette grossesse, et je dirais même l’un de nos grands défis est le fait de ne pas vouloir connaître le sexe jusqu’à l’accouchement. Imaginez dans ce monde où tout se programme à la minute et au détail prêt, moi qui suis toujours en train de tout contrôler, tout planifier ; eh bien pas cette fois-ci! Je souhaite vivre cette dernière grossesse pleinement et intensément alors j’ai réussi à influencer mon chéri sur ce choix. Facile à dire 😉 Surtout quand les prédilections y vont de bon train ! Ventre arrondit en bas = fille, alimentation salée = garçon, … ou lorsque nous pensons aux préparatifs de la chambre, des vêtements, de la valise de maternité, … (ça se sont des excuses 😉 ) Et puis quand arrive, l’échographie du 2ème trimestre et que la sage-femme connaît notre choix mais que malgré tout je lui pose la question : « alors, vous avez-vu le sexe? » et qu’elle te répond avec un grand sourire « oui, oui ». Oh punaise, mais pourquoi j’ai posé cette question??? Allez, motivons-nous jusqu’au bout, ce sera un vrai plaisir de le découvrir à la naissance et surtout une motivation pour moi quand je devrais surmonter les « moins-drôles » de l’accouchement. J’entre bientôt dans mon 6ème mois, tout va bien, nous ne connaissons pas le sexe et pourtant nous devons penser au prénom. AH, ah, pas évident?! A aujourd’hui nous nous sommes arrêtés à 1 prénom garçon et 1 prénom fille mais ça aussi nous ne le divulguons pas 😉 Enfin, d’ici l’accouchement, nous aurons le temps de changer de prénom.

  • Les câlins au bébé

Quotidiennement, notre mini-nous (bien au chaud) a le droit à sa dose de câlins et discours de la part de nos deux grands (eh oui, ils deviennent des grands avec l’arrivée de ce petit-être). Notre fiston a besoin de lui exprimer tout son amour et son impatience en le caressant et l’embrassant plusieurs fois par jour quant à ma fille elle ressent le besoin de lui expliquer sa place à elle et celles des autres dans notre grande famille et également de lui souffler combien elle est impatiente de le/la voir arrivé(e) (bah oui car après ce sera son anniversaire à elle, 6 ans!). Et le papa dans tout ça. Lui, il est aux anges! Il parle au bébé, le dorlote, le gave (ou me gave plus tôt ;)) et surtout il aime jouer avec lui. Et puis, il y a moi aussi, les échanges, les émotions, les coups de pied, les larmes de bonheur, l’amour inconditionnel grandissant, mais aussi les douleurs des coups trop fort ou du poids dans le dos;) Mais il y a surtout tout ces moments secrets que je partage seule avec lui ou elle, mes joies qu’il ou elle ressent à chaque instant de ma journée.

Quel plaisir de voir mon mari et mes deux petits cœurs qui s’investissent autant dans cette grossesse et l’arrivée de ce petit amour tant attendu.IMG_8307[1]