De l’allaitement au biberon

** Il est temps pour moi de mixer allaitement et biberon **

Et voilà, mon congé maternité est terminé, ma petite dernière est en crèche. Il est donc plus que temps d’introduire le biberon pour remplacer petit à petit les tétées. Je vous avoue que j’ai repoussé ce moment le plus possible mais mi-octobre, il fallait vraiment commencer puisque je reprenais le travail le 13 novembre. Alors comme pour mes deux grands, c’est à mon chéri que j’ai confié cette mission. Lui est super heureux de passer au biberon car cela lui permet d’avoir plus de moments privilégiés avec sa choupette et de tisser sa relation père-fille 🙂 Cependant il avait oublié que cela pouvait être difficile ou/et long selon le bon vouloir de l’enfant. Je me souviens que pour ma jolie princesse (l’aînée donc), l’apprentissage et l’acceptation du biberon a été très long. Plus d’un mois pour qu’elle accepte de boire un seul biberon. Selon les conseils des sages femmes, je m’absentais des 1/2 journées pour qu’elle ne sente pas l’odeur du lait et surtout pour ne pas céder. Ce fut une période éprouvante pour elle, pour le papa frustré de ne pas y arriver et pour moi culpabilisante d’arrêter l’allaitement uniquement pour pouvoir retourner au travail. A contrario, mon petit prince (le cadet), au bout d’une semaine, buvait les biberons. Comme quoi, chaque enfant est différent. Et nous voilà de nouveau dans cette période. Mon chéri se faisait une joie d’essayer de lui donner le biberon. Malheureusement ma petite puce n’est pas du même avis. Depuis maintenant plus d’un mois, il essaie de lui donner. Il a essayé différents biberons, avec et sans doudou, avec un vêtement ayant mon odeur, pendant que j’étais absente. Des membres de notre famille ont essayé mais sans succès. Jusqu’à cette semaine, elle hurlait de pleurs et refusait de le boire.

De mon côté je vis très mal ce sevrage, la voir ou l’entendre se mettre dans tout ces états c’est traumatisant. Mon cœur de maman me dit de ne pas la brusquer alors je reviens vers elle le cœur serré et l’allaite. Quel soulagement pour elle de se blottir contre le sein de sa maman, de sentir son odeur et de s’abreuver. Quel soulagement pour moi de la voir se nourrir, de sentir sa chaleur et son amour et quel plaisir de continuer à lui apporter ce moment. En voyant la difficulté pour elle d’accepter le biberon et l’angoisse pour moi de retourner au travail en sachant qu’elle refuserait le biberon, il était hors de question de s’obliger à vivre ce sevrage avec autant de stress et de frustration. C’était décidé, j’allais faire valoir mon droit à l’allaitement. Par chance, en Suisse, les mères ont droit à un temps d’allaitement comptabilisé comme temps de travail. La semaine dernière, j’ai donc informé les auxiliaires de puériculture qu’elles pouvaient me joindre à mon bureau lorsque ma petite réclamait sa tétée. Elles furent rassurées et bienveillantes. Tous les jours, je fus appelée entre 10h30 et 11h00 pour venir allaiter ma petite puce. Les auxiliaires essayaient le biberon quelques minutes mais ne voulaient pas la forcer. Je suis vraiment très rassurée de voir que la philosophie de cette crèche va dans le même sens que la mienne. Bien évidemment, je vous avoue que ses allers-retours le midi entre la crèche, le travail et la maison (pour ma pause déjeuner) est très fatiguant et que le soir à 20h00 je suis exténuée mais je prends du recul tous les jours et je sais que ce temps d’allaitement ne durera pas, qu’un jour ma petite sera grande et que l’allaitement sera un souvenir. Alors oui, je veux profiter de ces instants privilégiés et fusionnels avec elle et de ces moment indescriptibles où tout ce qui nous entoure est invisible puisque nous nous consacrons pleinement à cette instant magique, câlin et plein d’amour avec notre bébé. Être réveillée la nuit, la rejoindre le midi, la retrouver en fin de journée, au coucher, la rassurer pour l’allaiter.

Le souvenir que je garderai de cet allaitement (et avec mes 3 loulous) : la sentir se lover sur mon sein, sentir son odeur, être caressée dans mon dos par sa petite main qui s’agrippe… Voir mes deux grands profiter de ce moment pour se détendre et se lover également contre moi et leur petite sœur. Que la nature est bien faite. Chaque instant partagé avec elle (ou même avec avec mes deux grands) à travers l’allaitement reste gravé et m’encourage à continuer. Un échange de tendresse, d’amour, de fusion entre eux et moi.

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1ère semaine de reprise, oufff!

** La reprise, c’est fait! **

Et voilà, la 1ère semaine de reprise, retour au travail, retour au rythme effréné pour tous, est passée. Et quelle semaine! Pour tout vous dire, j’ai vraiment savouré notre week-end 🙂 Et je pense que mes enfants et mon chéri aussi.

Il y a une semaine en arrière, je prenais le temps de rappeler à toute ma grande famille (eh oui, famille nombreuse maintenant 😉 ) que nous allions, dès le lendemain, reprendre le rythme habituel. Mes deux grands étaient surexcitées de retourner à la garderie du matin mais ne s’étaient pas imaginés la fatigue qui allait suivre. Je vous raconte ?

Lundi 13 novembre, il est 5h35, mon réveil sonne. Vous vous demandez sûrement pour quelles raisons je me lève aussi tôt. Alors voilà, je dois avoir déposé les 3 loulous (2 en garderie et 1 en crèche) à 7h45 au plus tard pour ensuite m’engouffrer dans le trafic matinal et être à 8h30 au bureau;) Mais avant ça, il y a plein de choses à faire! Ce serait trop facile sinon 😉 Donc, il est déjà 5h45 et je réussis enfin à sortir de mon lit bien chaud pour filer à la salle de bain. Je me prépare avant mes loulous. Enfin seulement la toilette, les vêtements du bas et le maquillage. Le haut attendra le défi du petit déj et de la toilette des loulous pour éviter la moindre tâche et de ne pas avoir à changer de tenue au dernier moment 😉 Bref, je suis presque prête 😉 Mes deux grands m’ont entendu et se faufile dans la salle de bain sur la pointe des pieds, c’est l’heure du moment câlin-réveil. Je vois qu’ils sont de bonne humeur, donc cela devrait bien se passer pour le premier matin. En temps normal, à l’époque où je devais m’occuper seulement des deux (avant l’arrivée de petite dernière), ils prenaient leur petit déj à la garderie mais ce matin, ils voulaient un petit déj à la maison avec moi et un 2ème à la garderie. Pas de souci, « finger in the nose », Super-Maman va assurer une reprise en douceur, sans contrariétés et sans stress (au moins pour le 1er matin 😉 ). Nous voilà attablés tous les trois, petite dernière dort encore, et pour amuser mes petitous je propose de faire un jeu de devinette « alors qu’est ce qui est vert et saute? » « une grenouille, maman! » dit fièrement mon aînée. Et voilà le jeu est lancé, les fous rires s’enchaînent et nous sommes toujours dans les temps. Comme expliqué la veille au soir, je donne la consigne une seule fois de se brosser les dents, se laver les mains et s’habiller. J’avais bien évidemment préparé leurs tenues respectives la veille. Sans discuter, ni râler, ils partent main dans la main direction leur mission. Je les rejoins et découvre avec joie et fierté qu’ils sont habillés et toilettés!! Youhou missions relevées pour eux!! Il est 6h50, nous devons être dans la voiture au plus tard à 7h20. Mes deux aînés étant prêts, il est temps pour moi d’aller réveiller petite dernière pour faire sa toilette, l’habiller et l’allaiter. Eh oui, ma petite puce refuse toujours le biberon donc je l’allaite exclusivement. Pour son bien-être et aussi mon plus grand bonheur, je vais venir l’allaiter le midi à la crèche. En effet, en suisse, nous avons une loi qui nous permet d’allaiter sur notre temps de travail et est comptabilisé comme temps de travail. Alors je décide de faire valoir mon droit. 🙂 7h10 mes loulous mettent leurs chaussures et m’annoncent avec fierté « Tu as vu maman, on est prêt à l’heure sans avoir râler! » 🙂 En effet, tout le monde est prêt et même en avance. J’arrive, comme prévu, à 7h25 à la crèche. Le stress commence à monter (malgré la semaine d’adaptation déjà passée), je suis devant la porte qui est verrouillée. Au bout de 5 minutes, je finis par téléphoner et une auxiliaire vient m’ouvrir, quelqu’un avait du refermer en partant… Je viens dans la section des bébés avec petite dernière et confie mon bébé à une auxiliaire et lui passe les informations (heure du réveil, heure de la dernière tétée, couche…). Je lui explique qu’elle peut me téléphoner au travail lorsqu’elle aura faim et si elle refuse le biberon pour que je me déplace. Un dernier bisou et hop je rejoins mes deux loulous pour les accompagner à la garderie. A peine ont-ils passé la porte qu’ils courent rejoindre leurs amis sans même un bisou ni un câlin … Sniff Bien évidemment, je les rattrape et leur demande « et mon bisou ? » Et voilà, mes bisous distribués, je reprends la route. Pour me motiver, je mets ma playlist à fond et m’engouffre dans le trafic matinal. 8h15, je suis déjà à mon poste 🙂 Mes collègues sont ravis de me revoir parmi eux et je reçois des appels de Welcome back. 🙂 Tout en réintégrant mes tâches, je guette mon portable. 11h15, je reçois un appel de la crèche. C’est parti j’ai 90 minutes pour l’allaitement et 60 minutes pour déjeuner (sachant que j’ai 20 minutes de trajet aller). Quel plaisir de retrouver ma petite puce pour ce moment de tendresse.  Je prends le temps de savourer cette pause avec elle et puis je file déjeuner chez moi avec elle. Je décide de préparer le repas du soir pour soulager mon mari. Le temps est écoulé et je dois retourner au bureau. L’après-midi fut plus longue a passé. 18h45, je suis de retour chez moi et retrouve mes trois petitous et mon chéri. Bilan de cette première journée très bon. Je me couche en me disant que je ne sais pas si cela va se passer comme ça tous les jours alors je profite encore quelques minutes de cette fin de soirée et m’endors.

Deuxième matin, pas du tout le même qu’hier. En même temps on s’ennuierai si les jours se ressemblaient trop 😉 J’ai très peu dormi, petite dernière a tété très souvent. Les deux grands traînent un peu des pieds. Pas de souci, je peux comprendre, l’excitation du 1er jour est passée et va faire place à la fatigue. Je vous passe les détails, 7h45 les 3 sont à leurs places respectives et moi dans les bouchons. 10h25, la crèche m’appelle déjà : biberon refusé et bébénou pleure. Le stress monte et je file direct. Oulala, le reste de la journée va être long. Cette fois, j’ai passé plus de temps à allaiter et donc ai moins de temps pour déjeuner et 0 temps pour préparer le dîner. En effet, les jours se suivent et ne se ressemblent pas 😉 Bilan au coucher, je suis un peu plus fatiguée qu’hier et m’inquiète du reste de la semaine.

Troisième jour, mercredi. Journée plus courte à l’école pour les loulous mais plus chargée pour mon chéri. Il va devoir gérer les 3 de 11h30 à mon retour (entre 18h30-18h45). Je me fais un peu de souci pour lui. Par chance, la crèche m’appelle seulement à 11h00 pour l’allaitement. Du coup je m’occupe de petite dernière jusqu’à mon retour au bureau pendant que mon homme se charge des deux grands. A mon retour, le soir, l’énervement et la fatigue sont palpables chez tout le monde, moi y compris. Petit deuxième était colérique à cause de sa fatigue, petite dernière réclamait sa tétée depuis plusieurs longues minutes et ma princesse était déçue que son papa n’est pas pu l’observer à son cours de gym à cause des colères de son petit frère. Et moi, fatiguée des allers-retours entre le bureau et la crèche pour l’allaitement et seulement quelques minutes pour gober mon déjeuner avant de devoir retourner travailler. Nous sommes que mercredi, il reste encore deux jours.

Quatrième et cinquième jours. La fatigue se lit sur nos visages à tous. Seul l’idée du week-end nous motive à nous lever et aller jusqu’au bout de nos journées. La gastro s’est invitée chez ma petite dernière qui dormait par conséquent très mal. La fin de semaine fut épuisante pour nous tous.

Le plus et les nouveautés de cette semaine : Afin de rendre cette reprise pour tout le monde plus joviale et fun, j’avais mis en place le jeu des 3 kiffs ou bons moments de la journée (inspiré par mon livre actuel « 3 kiffs par jour » de Florence Servan-Schreiber). Le premier soir, j’explique la consigne à mes deux aînés et mon mari (sceptique lui 😉 ). Je commence pour donner l’exemple, ma grande me suit super heureuse de partager ses bons moments, à nous deux nous aidons petit deuxième puis Super-Papa, finalement, essaie aussi. Une fois que nous avons partagé nos 3 kiffs chacun, je proclame alors :  » c’était donc une très bonne journée! » . Ce petit jeu est devenu notre rituel du dîner. Ce qui m’a le plus touché également, c’est que ma grande princesse s’est drôlement investit et prend l’initiative tous les jours de nous aider soit en débarrassant, soit en pliant le linge, soit en aidant son petit frère à se chausser ou déchausser, soit en berçant petite dernière et tout ceci sans que nous ayons demandé quoique ce soit. Qu’elle grandit ma princesse. J’ai découvert aussi que mon petit prince souhaitait faire beaucoup de chose par lui-même. J’ai même pris le temps d’assister à une conférence avec une amie sur la thématique de la méthode Montessori (Super-Maman est de retour, fatiguée certes mais de retour 😉 ). En fait cette reprise, même s’il est difficile pour moi de passer moins de temps avec mes 3 petitous, m’a permis de me rendre compte que tout le monde a bien grandi, que je peux être fière d’eux et rassurée par leur nouvelle autonomie et aussi que mon mari assure. Ce week-end nous avons rechargé les batteries et fait le plein de câlin pour repartir de nouveau dans ce rythme effréné.

 

PS: en bonus une image que m’a partagé une amie qui pensait à moi et mon emploi du temps 🙂 🙂 🙂

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Mon congé maternité s’achève

** Une pause pour faire le point sur mon congé maternité **

Sniff, mon congé maternité prend fin cette semaine. Je retourne au travail dès lundi prochain et je peux vous avouer que j’en ai gros sur le coeur. Depuis un peu plus de deux semaines, les personnes que je croise dans la rue, à l’école ou avec qui je parle au téléphone me posent tous la même question « Alors c’est la fin, tu reprends le travail bientôt? » et histoire d’accentuer la chose « ça arrive plus vite qu’on ne le croît! ». J’ai envie de leur répondre « taisez-vous! » Vous êtes parents pourtant et vous avez déjà vécu cette situation, vous savez la « séparation après 3 mois de cocooning maman-bébé! » Nan mais c’est vrai. C’est déjà très dure pour moi de me dire que je vais devoir retourner 9h au bureau et donc 9h sans mon bébé, ne plus pouvoir récupérer mes enfants à l’école ni le midi ni en fin de journée, devoir courir le matin pour les déposer à la garderie et bébé à la crèche. Pfff, inspirer – expirer ffff 🙂 Bref vous l’avez compris la reprise professionnelle pour moi est synonyme de marathon quotidien et de blues alors passons plutôt au bilan plus que positif de cette longue période à la maison.

Arrêtée depuis début avril, j’ai eu le temps de pleinement profiter de mes deux grands et mon mari avant l’arrivée de petite dernière (en juillet). Une période pendant laquelle j’ai pu être entièrement disponible (peut-être un peu traînante et baleine puis-qu’enceinte 🙂 ) pour ma famille mais aussi un esprit plus détendu et plus apte à la réflexion sur mes objectifs professionnels et personnels. En bref, cette pause était incroyablement bénéfique pour tout le monde. Mes journées avant l’arrivée de petite dernière se résumait à : école-détente-lecture-café entre copines-déjeuner en tête avec mon homme-sieste (beaucoup 🙂 )-école-loisirs avec mes loulous… Que du bonheur! Parfois avec un peu de fatigue et d’énervement liés à la grossesse. Mes deux grands profitaient eux aussi de leur moments privilégiés avec leur maman pour raconter leur journée, chanter, danser (comme-ci personne ne les regardaient), dessiner, peindre, jouer, se disputer aussi, préparer la chambre de bébé, câliner et surtout tout partager. Je crois bien que nous avons réussi à remplir nos paniers d’affection, d’amour, de rire, de divertissement et aussi de dispute 😉 Au final c’était une parenthèse plus que nécessaire pour repartir de plus belle avec l’arrivée de notre petite dernière.

Et puis, bébé arriva et bouscula le rythme de tout le monde. Aussi bien les parents que les frères et sœurs devaient s’adapter à ce changement. Après les 5 jours à la maternité pendant lesquels nous (bébé et moi) étions chouchoutées par le personnel, nous sommes rentrées chez nous et la famille à 5 commençait. Je ne vais pas vous mentir le premier mois fut exténuant pour nous tous entre les nuits courtes, mon indisponibilité pour mes deux grands dû à l’allaitement et mon besoin de repos, le papa qui travaillait. Mais heureusement Super-Mamie était là pour s’occuper de nos deux grands et leur donner toute l’attention et l’amour dont il pouvait manquer pendant ces premières semaines. Puis le rythme s’installa petit à petit, chacun trouva sa place dans la fratrie même les chats s’adaptèrent à notre famille nombreuse. Mes deux aînés prenaient du plaisir à observer leur petite sœur, la câliner, lui raconter leur journée. Puis les visites se succédèrent. C’était un peu fatiguant mais cela permettait à mes loulous de passer du temps avec leur cousine, leurs oncles et tantes et aussi de montrer leur fierté d’avoir une petite sœur. Pendant ces deux mois de vacances scolaire, nous avons fait plein d’activités créatives, sportives et autres. Ma grande a eu la chance de suivre des cours de natation et mon garçon approfondissait ses techniques en trottinette, papa essayait de se reposer pendant que Super-Mamie s’occupait des petitous et moi, bah, j’essayais de m’adapter au rythme de ma petite dernière. Durant ces vacances, j’ai eu le plaisir de partir avec mes trois loulous (cf article »1er voyage avec les 3″). Puis la rentrée approcha avec les préparatifs des cartables, les rituels du soir à remettre en place,…

La rentrée scolaire fut accueillie avec joie pour nous tous (un OUFF pour tout le monde j’avoue). Les petitous étaient ravis de retrouver leurs amis et fiers de passer au niveau supérieur. Du côté du papa, il pouvait un peu plus souffler et de mon côté j’allais profiter pleinement de ma petite dernière et aussi du calme dans la maison. Ce retour au rythme scolaire fut très bénéfique pour ma petite dernière puisqu’elle s’est calée au rythme de mes grands avec seulement une tétée la nuit (youhou!! 🙂 ).

Ce congé maternité m’a permis aussi d’accompagner ma grande dans cette nouvelle étape du primaire. Eh oui, elle a du s’habituer à avoir des devoirs le soir, des journées plus chargées. Finalement, ça tombait à pic que je sois disponible pour elle car elle en avait besoin (et moi aussi 😉 ). Pour la première fois, j’ai pu aussi accompagner mes enfants à leurs activités sportives. Quel plaisir de les regarder s’éclater pendant leur sport et de lire leur fierté sur leur visage. Cette fois leur maman était présente pour eux.

J’ai le temps aussi de faire l’intégration à la crèche pour ma petite dernière (eh oui j’ai réussi à décrocher une place:) ) mais ce sera le sujet d’un prochain article.

Cette longue pause m’a aussi permis de me consacrer à mes loisirs comme l’écriture, la lecture, la peinture, etc … Et bien évidemment elle m’a permis de faire le point sur mes priorités et mes objectifs, mes envies et mes rêves.

Et voilà, je reprends le travail lundi (même si pas vraiment envie), et pour clôturer ce congé maternité et cet article je peux vous dire que j’ai pleinement profité de ces mois de pur bonheur avec mes enfants et mon mari. Mes sacs d’amour, de câlins, de fierté, d’émotion débordent et me donnent la motivation pour passer au chapitre suivant.

 

Allaitante

** Oui, j’allaite et j’en suis fière! **

Avec l’arrivée de mon 3ème enfant, j’ai appris à m’affirmer et surtout à être fière de mes choix tel que l’allaitement. Ce n’est pourtant pas la première fois que j’allaite cependant je le vis différemment, peut-être parce que je sais que c’est mon dernier bébé et qu’il faut que je profite de chaque instant (qui passe si vite). Je me souviens encore de l’allaitement de ma 1ère fille. J’étais pas sûre de moi, peu confiante et intimidée par le regard des autres, donc je suis restée enfermée chez moi des journées entières les 2 premiers mois. Je pouvais allaiter seule (et isolée) sans qu’on me dévisage, sans que je sois obligée de me cacher dans un coin ou de changer de pièce. Oh j’ai adoré allaiter ma princesse cependant je me sentais toute de même coupée du monde car je n’osais pas sortir de peur qu’elle réclame et que par gêne je n’arrive pas à l’allaiter. Heureusement je n’ai pas arrêté d’allaiter pour autant. Car je trouve que l’allaitement est un moment privilégié que nous avons la possibilité de partager avec notre petitou. Je suis une pro-allaitement, en effet. En discutant avec d’autres mamans allaitantes qui elles étaient plus sûres d’elles, j’ai compris qu’en fait il suffisait de faire les choses progressivement. Commencer par sortir en balade proche de la maison après une tétée puis s’éloigner un peu plus et oser sortir avec des copines (maman ou compréhensive) et dès que petitou réclamait se poser dans un coin tranquille au calme (ou au pire dans la voiture 🙂 ).

Puis mon mon 2ème petitou est arrivé et il était hors de question que je revive cette période magique de l’allaitement isolée dans mon coin! J’étais un peu plus sûre de moi et j’ai osé aller au restaurant avec mon chéri et mon petitou. J’ai même allaité pendant notre repas. Bien évidemment pour cette première fois en public, j’avais pris le soin de choisir un restaurant dans lequel on pouvait se sentir à l’aise avec des endroits plus ou moins discret. Yes, j’avais réussi et ce sans stress et sans regards inquisiteurs! C’était parti pour 3 mois d’allaitement plus libéré et aéré 🙂

Et ma 3ème, ma petite dernière, mon petit trésor à moi (qui a déjà 2 mois 🙂 ) a la chance (je pense) d’avoir une maman-allaitante confiante et fière d’allaiter chez elle, en balade, à l’extérieur, chez des amis, chez le médecin, partout en fait. Après tout, c’est naturel d’allaiter notre enfant (quand on a la chance de pouvoir le faire). D’ailleurs, je tiens à remercier à une jeune maman qui m’a fait découvrir le coin d’allaitement du centre commercial où je me promenais la semaine dernière: un coin discret dans une pièce avec des sofas et une lumière douce loin du bruit et. Et oui soyons solidaire et n’hésitons  pas à partager nos bons plans « allaitement » (ou osons se renseigner sur la toile ou directement à l’accueil du lieu où nous nous trouvons car des coins discrets et confortables pour l’allaitement existent presque partout;) ). Je peux me promener avec elle sans m’inquiéter de l’heure des tétées, ni du regard des autres (parce qu’ils ont qu’à regarder ailleurs!). Je profite de tout ces moments fusionnels avec ma princesse. Je sais que parfois c’est un peu difficile pour le papa car il se sent mis de côté, ou pour nous maman car les nuits sont très courtes. Pour les papas qui souhaiteraient participer à ces moments privilégiés, il est possible de partager ce bien-être avec eux de différentes manières et puis viendra le temps des biberons où ils pourront nous passer devant en affirmant leur rôle de père.

L’allaitement est pour moi un moment privilégié pendant lequel nous pouvons tisser un lien unique, fort et fusionnel avec notre petitou. Je ne sais pas vraiment comment décrire ou définir cet échange entre mon petitou et moi pendant ce temps. C’est un moment de tendresse, d’échange de regards, apaisant (et parfois endormant 😉 ). J’aime ces instants où mon petitou se love contre moi pour têter le jour comme la nuit (même si parfois je suis fatigué). La journée, ce temps d’allaitement m’incite à me poser tranquillement et vivre pleinement ce moment et la nuit je peux partager mon lit, sans culpabiliser, avec mon petitou pour l’allaiter et la sentir s’apaiser et s’endormir. A toutes les mamans qui allaitent, si je peux me permettre vivez ces moments pleinement et si vous avez des doutes, des frustrations, des soucis (crevasses, douleurs,…) parlez-en autour de vous, vous n’êtes pas seules! Aux mamans qui voulaient allaiter mais qui n’ont pas pu, il y a heureusement d’autres moments pendant lesquels nous pouvons tisser des liens forts, créer un instant de tendresse et fusionnel.

L’allaitement est un vrai bonheur et grâce à ces instants j’apprends à profiter du temps présent !