Ils s’aiment, et parfois se disputent


Après des mois d’absence, je suis de retour avec l’envie de nouveau de vous partager mes récits de Maman de 3 bambins.

Depuis que petite dernière est arrivée et a bien pris sa place dans notre famille (cela fait déjà 20 mois tout de même 🙂 ), le rythme change, les bruits, les jeux, les ententes, les complicités et les conflits varient.

Avant il y avait seulement la grande sœur et le petit frère. La complicité était toujours au rendez-vous aussi bien pour les câlins que pour les bêtises 😉

Maintenant, il y a grande sœur qui prend son rôle très au sérieux et oublie parfois qu’elle n’est pas la maman. Elle peut aussi dans rôle de pré-pré adolescente, bah oui à presque 8 ans je sais ce que je veux ! Petit frère qui lui cherche sa place et jongle entre être le grand frère protecteur et complice de petite dernière ou rester encore un peu, vraiment un petit peu, le petit frère pour avoir toujours autant d’attention et de câlins. Puis il y a petite dernière qui, elle, a bien mais vraiment très bien compris sa place et a capté tous les avantages d’être la dernière!!! Elle manipule tout son petite monde avec douceur, bienveillance et, et surtout malice et charme! 🙂

Alors 3 enfants, il est vrai que ça change pas mal et que ça demande du temps, de l’énergie, de l’écoute, de la patience. Et aussi c’est 3 fois plus d’amour, 3 fois plus de câlins, 3 fois plus de bisous, 3 fois plus de secrets à échanger, 3 fois plus de raisons de se chuchoter des mots doux. Et puis 3 fois plus de raisons de se tirer les cheveux, 3 fois plus de jeux à piquer, 3 fois plus de cris, 3 fois plus de conflits rhoooooo 3 fois plus de possibilités à apprendre ton rôle d’arbitre (ou pas 😉 ) pendant les tacles entre sœurs et frères.

Heureusement, que j’ai des frères moi aussi car je me souviens parfaitement qu’il est normal de se disputer, de se détester puis de s’aimer tellement fort entre frères et sœurs! Parfois, je revisualise ma mère au moment du dîner dépitée par nos pitreries, qu’elle en quittait la table. Ma pauvre mamounette comme je te comprends aujourd’hui.

Ah oui, les dîners, ces moments pendant lesquels tu te dis que tu vas pouvoir échanger avec tes enfants, partager les histoires de la journée. Mais, faut pas rêver, une fois que le rituel des 3 kiffs ou gratitudes de la journée est passé, tu n’as plus 1 seconde pour en placer une. Même petite dernière fait des « bla bla, oh, bla ». Tu n’arrives même plus à suivre qui parle, de quoi, de qui et pourquoi. Ce qui me rassure c’est que mes 3 loulous sont autant bavards que moi, qu’ils ne manquent pas d’imagination et surtout qu’ils ADORENT tout mais vraiment tout te raconter! Le dîner, c’est aussi le moment où parfois il faudrait instaurer un bâton de parole mais on utiliserai une petite cuillère ou une fourchette. Ah et aussi un sablier pour que chacun puisse avoir sont temps de parole et qu’il ou elle se sente écouté(e) autant que son frère ou sa sœur. Oh il y a aussi, les repas ou l’un de nous deux (mari ou femme) s’absente pour un temps et du coups tu te retrouves seul à gérer 3 loustiques qui se transforment à eux 3 en meute de loups et parfois de hyènes et là même après les consignes répétées tu pars en fou rire et, et, rien ne va plus 🙂 🙂

Il y aussi les moments où tu les entends jouer entre eux, d’abord tranquillement (et tu te dis que tu es chanceux ou chanceuse d’avoir des marmots qui s’aiment) puis tout d’un coup il y a un hurlement qui retentit et des pas dignes d’hippopotames qui retentissent dans le couloir. 1, 2 , 3 … « Maman, Papa, ouinnnnn » Euh Joker, je n’étais pas avec vous, je n’ai rien vu alors comment on fait?? Et vous comment faites-vous chez vous?

Cependant j’ai vraiment la chance, pour le moment, d’avoir mes 3 monstrinous qui s’entendent bien presque tout le temps. Et lorsque l’un ou l’une ressent le besoin de se retrouver seul(e), il ou elle ira s’isoler au calme dans son cocon.

Bref 3 c’est pleins de cris, de larmes, d’amour, de joies, de rires et surtout de souvenirs qui prennent places dans nos cœurs.

 

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Être parent, les montagnes russes des émotions

** Embarquez dans le joyeux manège des parents**

Si on m’avait dit un jour : tu verras être parent c’est comme monter dans le train pour vivre des montagnes russes. Tu iras loin, les émotions seront fortes, tu pleureras, tu riras, tu auras peur, tu te rendras malade, tu reculeras et surtout tu vivras à 1000 à l’heure chaque instant. Je pense que j’aurais ri, je n’y aurait pas cru et puis j’aurais oublié pour ne pas avoir peur de franchir le pas.

Voilà plus de 7 ans que je suis maman. Ma première, ma douce, ma beauté de princesse est arrivée et a bouleversé ma vie. Puis mon petit prince, mon petit homme à qui je voue un amour fusionnel et pourtant j’avais si peur de ne pas pouvoir aimer autant deux enfants. Et enfin, l’aboutissement de mon rêve devenir maman de 3 enfants. Ma petite dernière, ma princesse, mon rayon de soleil depuis 17 mois qu’elle remplit mes yeux de larmes d’amour, redonnent du son à mes rires parfois épuisés par la routine et le train train quotidien.

Pour être maman, j’avais imaginé que je donnerai seulement de l’amour et encore de l’amour. Mais je me suis découverte louve et lionne, puis encore plus sensible que je ne pensais l’être, battante à tout casser pour leur frayer un chemin, leur chemin! Être parent bouscule vos principes, vos idées, vos objectifs, vos envies et parfois vos relations.

Mes amours, mes enfants, quand ils sont tristes je me sens dévastée, impuissante, je me noierai dans mes larmes. Quand ils sont heureux, je sens une chaleur m’envahir, un rayon de soleil scintiller sur moi. Je pleure de bonheur. Leur bonheur me rend heureuse. Quand ils me racontent leur journée, leur conflit à l’école, je voudrais me transformer en super héroïne et les défendre dans la cour de récré. Quand je vois leurs copains rigoler avec eux, échanger des câlins et des poignées de main, je suis rassurée de les voir épanouis. Quand je les sens surexcités d’aller à l’école, je suis également rassurée de comprendre qu’ils aiment y aller malgré les difficultés qu’ils peuvent rencontrer. Quand je vois ma petite dernière me dire au revoir dès que je la laisse à la crèche, je respire un bon coup, ravale mes larmes de séparation et pars contente de la savoir heureuse.

Être parent c’est aussi être confronté à des conflits entre enfants et apprendre à les gérer avec les autres parents sans sortir les crocs. C’est savoir expliquer à ses propres enfants que parfois il est préférable de s’écarter de certaines personnes pour faire place à de nouvelles rencontres à l’école, au sport, à l’extérieur, auprès des proches.

Être parent, c’est les laisser faire leur propre choix, les laisser trébucher et leur montrer qu’on peut se relever plus fort et plus déterminé.

Être parent, c’est aussi mettre de côté ses soucis d’adultes. Parfois se mettre au même niveau que nos enfants qui nous ramène aux choses essentielles de la vie.

En fait être parent, c’est voir le monde différemment, à travers le regard de nos enfants.

Devenir maman, ne se fait pas du jour au lendemain. J’apprends tous les jours, et je ne sais jamais comment va se dérouler le lendemain. Ce dont je suis sûre et ce qui m’anime quotidiennement c’est l’amour inconditionnel que j’ai pour mes enfants et qu’ils ont pour moi.

Mon plus beau cadeau de Noël c’est eux, vivre avec eux, recevoir leurs câlins, ressentir leur amour et voir leur bonheur!

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Moins de questions, plus de fun

** Ne plus me poser de question – m’écouter pour mieux profiter d’eux **

Ouah, voilà plusieurs mois que je n’ai pas écrit d’articles!! Mais je suis de retour, plus forte, plus enclin à partager avec vous ma vie de famille nombreuse 🙂

Ces derniers mois, je vous confie que je me suis perdue dans une routine (pas très amusante au final) de vie de maman à la maison qui pourtant ne me ressemble pas. Je ne dis pas que je me suis ennuyée loin de là, parce qu’il y a beaucoup à faire mais seulement, je me suis enfermée dans une routine, et le mot « enfermée » n’est pas à prendre à la légère. Pourtant, parfois il est peut être bon de passer par cet étape pour mieux se réveiller. Je définirai cette période de cheminement intérieur escargot. Pourquoi? Peut-être simplement par nécessité, ou pour mieux s’entendre, ou pour prendre le temps de ? Puis, zut pas besoin de me justifier ni de trouver des excuses. Je me suis juste perdue un instant. Puis le déclic : trop de questions, plus d’instant présent!

Parlons, de mon rôle de maman et du trop plein de questions pour bien faire :

Trop de question?! J’ai toujours été passionnée et je le suis encore par les différentes pédagogies, démarches éducatives auprès de mes enfants et des enfants en général. Une obsession à tout bien faire, à la perfection (qui cela dit n’existe pas et serait plus qu’ennuyeux puisque c’est en faisant des erreurs qu’on apprend 😉 ), à inculquer la bienveillance, initier la pédagogie positive, être touchée et parfois blessée par le regard des autres (parents), attendre de la reconnaissance et puis STOP!!! En effet, je suis contre les violences éducatives, contre les humiliations, contre les punitions d’isolement dans un coin, contre plein de choses en fin de compte. Je prône la bienveillance, l’empathie mais aussi j’aspire à l’estime de soi, l’affirmation de soi pour mes enfants. J’ai aussi envie de vous dire que nous (je) faisons du mieux que nous pouvons avec ce que nous avons. Et aujourd’hui nous avons des tas de ressources (peut-être un peu trop) pour nous accompagner au mieux dans notre rôle de parents. Moi-même je me suis perdue à travers cette médiatisation quotidienne, cette nouvelle mode d’éducation qui fait le buzz et peut amener à faire culpabiliser les parents. STOP, oui il est vrai qu’il existe plein de méthodes, des réussites prouvées dans certains pays comme la Suède ou ailleurs. Et pourtant nous cherchons à cultiver et même à prôner auprès de nos enfants la valorisation! Et si nous valorisions aussi ce que NOUS faisons de bien ICI ET MAINTENANT plutôt que de chercher à prouver que c’est mieux ailleurs. Comme dis le dicton « l’herbe n’est pas plus verte ailleurs ». Attention je ne dis pas qu’il n’y a rien à changer ou à pointer du doigt. Seulement, je vous partage mon ressenti, mon vécu de maman toujours sur le qui-vive pour bien faire. J’adore tout les conférences de Catherine Gueguen et Isabelle Filliozat et je m’en sers quotidiennement. Cependant, j’ai décidé de plus m’écouter dans mon rôle de mère, dans mes aspirations pour aider mes enfants à s’épanouir, de faire avec mes valeurs. Toute cette réflexion que je réalise depuis des mois, voire des années, est accompagnée et guidée aussi par mes lectures (Virginie Grimaldi, Laurent Gounelle, Jonathan Lehmann, etc…), mes expériences professionnelles, mes observations quotidiennes, les conférences auxquelles j’ai assistées, mes démarche en PNL, les sujets sanitaires et sociales que j’ai réalisé pendant ma prépa. Bref j’ai pris du recul, et ce que j’en ai conclu c’est que je me posais tellement de questions que je ne profitai pas pleinement de l’instant avec mes 3 amours.

Le message que j’ai envie de vous faire passer, et que je trouve que nous n’entendons pas assez (à partir du moment que vous êtes vous même bienveillant et n’utiliser aucune violence éducative), c’est « Ecoutez-vous, faites-vous confiance. Nos enfants peuvent parfois être nos guides. La bienveillance est inné chez eux alors faites-leur confiance aussi. »

Être une femme

** Libères la femme qui est en toi… »

J’imagine déjà vos expressions sur vos visages, vos yeux s’écarquiller, vos pensées s’agiter, … en lisant ce titre et ce sous-titre de mon article ci-dessous. 🙂 🙂 Et j’ai bien envie de vous faire attendre, de laisser votre imagination faire des siennes … 🙂 🙂 Mais pas longtemps.

En effet, je vous l’accorde ces titres peuvent vous interpeller, ou avoir une toute drôle de connotation. Je vous rassure ce n’est pas de sexe 😉  que  je vais vous parler, mais plutôt des femmes en général, d’être femme, assumer d’être femme, à notre époque. Vous vous demandez pourquoi ce thème, qu’est-ce qu’il me passe par la tête. Hier soir, je suis allée assister à une conférence à St Sorlin en Bugey, animée par Sabine Barbier (coach en développement personnel). L’intitulé de cette conférence était « J’ose libérer la femme qui est en moi ». J’ai eu connaissance de cette soirée par mon petit frère qui a déjà participé à des week-ends de découverte PNL avec cette coach et qui m’a beaucoup parlé de sa méthode. Par curiosité j’ai visité sa page Facebook et j’ai découvert qu’elle avait planifié la conférence sur le sujet des femmes. En lisant le descriptif, je me suis senti envoûtée et curieuse d’en entendre plus et de rencontrer cette coach dont mon frère me parlait souvent. D’autant plus que je suis dans une phase où je ressens le besoin de m’affirmer, de me redécouvrir en tant que femme. Alors me voilà sur la route pour le début d’une aventure à la rencontre de ? de mon moi, mon moi bien caché. Alors vous avez envie d ‘en savoir plus, j’ai chatouillé votre curiosité??

Continuons. Vous êtes-vous déjà posée la ou les questions suivantes:

  • qui suis-je?
  • quelles sont mes passions? mes envies?
  • les valeurs que je m’obsède à inculquer à mes enfants sont-elles les miennes? ou celles de mes parents?
  • est-ce vraiment moi qui décide certaines choses? ou suis-je dans le faire plaisir?
  • est-ce que seule je réagirais différemment?
  • est-ce que je vis ma propre vie ou celle qu’on a choisi pour moi?
  • suis-je tributaire de cette société de consommation? ou pourrais-je vivre plus heureuse avec moins (d’argent, de superficiel)?

Je ne vais pas aller plus loin dans les questions, à vous de continuer la liste si vous le souhaitez ou de remplacer les questions par d’autres qui vous correspondent plus. Mais en effet, je suis dans ce cheminement depuis quelques temps, je crois même depuis la découverte de ma 3ème grossesse. Alors j’ai senti que je me devais d’aller à cette conférence. Et je peux vous dire que je suis ravie d’y être allée. Non seulement, parce que je me suis fais violence pour aller y assister seule mais aussi parce que j’étais consciente que j’allais entendre des choses qui résonneraient en moi et même qui me brusqueraient. Parce qu’aussi j’ai découvert la beauté du village de St Sorlin En Bugey et également celui de Lagnieu au retour.

Et voilà, j’ente dans cette petit salle, Sabine est à l’entrée pour nous accueillir. Passées les présentations, nous prenons place. Je me sens impatiente mais aussi un peu stressée. Contrairement à ce qu’enseigne la PNL , elle décide de commencer la conférence par parler du problème: « Pourquoi est-ce compliqué de libérer cette femme qui est en nous? » « Que nous évoque le titre de la conférence? » « C’est quoi être une femme libérée? ». Une fois qu’elle a entendu nos réponses, elle continue. Elle nous parle de nos propres barrières que nous nous sommes érigées petit à petit, des valeurs qu’on nous a inculqué et que nous avons conservé (à contre cœur peut-être), du regard des autres, des bagages de nos parents (et là vous allez me dire, c’est à dire?? ;), j’y reviendrai), du regard que l’on se porte sur nous-même, des fausses croyances,… Elle nous a montré un encart publicitaire de Dove. Je ne l’avais jamais vu celui-ci. Les réalisateurs avaient filmé des mises en situation de ce que nous, Femmes, pouvons penser de nous lorsque nous nous observons dans le miroir sauf que cette fois les critiques étaient adressées à une autre femme. Un petit exemple, deux amies sont assisses autour d’une table et boivent un café, l’une d’elles adresse à son amie des critiques telles que nous nous dirions en observant notre reflet dans le miroir. L’objectif de cet encart publicitaire étant de mettre en avant à quel point nous sommes dures et injustes envers nous-mêmes. Je vous avoue qu’en visionnant cette vidéo, mes yeux étaient remplis de larmes. Je me suis vue, m’auto-critiquer, m’auto-descendre, m’auto-humilier. Le choc a été brutal! Ceci est une idée parmi d’autres que j’ai retenu et peut-être plus personnelle aussi. Puis elle a évoqué « les bagages de nos parents », oui ce qu’ils nous inculquent pendant notre enfance, leurs valeurs à eux, leurs idées et opinions, leurs attentes,… Une fois grand, adulte, l’importance de se défaire de ses bagages là est primordial mais tellement peu évident puisqu’ils sont ancrés en nous depuis notre plus tendre enfance. Elle a aussi cité les rôles que nous jouons : celui de l’épouse parfaite, de la mère parfaite, de la collègue parfaite, de la fille de parfaite,… Et nous dans tout ça? Notre principal rôle? Attention le sujet n’est pas de dénoncer quoique ce soit, ni de vous dire que je suis malheureuse. A travers toutes les idées et pensées qu’elle a apporté, ma vie de maman QUE J’AI CHOISI me conforte dans mes choix, je me sens en phase avec mes décisions que j’ai pris jusqu’à maintenant. Alors pourquoi ce questionnement me direz-vous? Simplement pour réapprendre à m’écouter et être capable de transmettre le message à mes enfants qu’ils ont leur propre chemin à faire, choisir leurs propres valeurs, prendre des décisions en fonction de leur propre besoin ou valeur,… Bref leur donner les outils pour qu’ils vivent leur propre vie.

Pour moi cette soirée a été l’occasion de découvrir avec plaisir que j’avais déjà bien commencer mon cheminement, de me conforter dans mes décisions et de regarder avec fierté que j’étais en bonne voie pour m’accomplir.

À vous les femmes, les mamans, les soeurs, les filles de, les collègues, les grands-mères …

Le premier goûter d’anniversaire pour mon petit prince

** 4 ans pour mon petit homme, 1er goûter d’anniversaire **

Fin décembre mon petit prince a soufflé ces 4 bougies! Déjà 🙂 Je ne vais pas m’attarder sur le récit de ma première rencontre avec mon petit mec, ses premières tétées, ses premiers câlins, ses premières dents, ses premiers pas … là n’est pas le sujet, même si je pourrai écrire des lignes et des lignes. Nostalgie quand tu nous tient 😉

Chez nous, quand on souffle sa 4ème bougie, on organise pour la première fois son goûter d’anniversaire avec des copains et copines. Mes 3 enfants sont nés en période de vacances scolaires et étant un brin superstitieuse, je planifie leur goûter d’anniversaire après les vacances. Donc celui de mon petit prince était prévu fin janvier. Comme d’habitude, avec mon mari nous nous mettons d’accord sur le nombre de petites têtes qui viendront à la maison pour s’amuser. Et comme d’habitude, il y a toujours moyen de rajouter 1 ou 2 prénoms supplémentaires 🙂 Bref au lieu d’être 5 (en comptant mon petit prince), 9 enfants courent partout dans l’appart 😉 Pour mon petit garçon qui est un grand fan de Pat Patrouille, je voulais lui faire plaisir et ai décoré l’appartement et la table avec tous les personnages principaux: Chase, Rube, Rider, Zuma, Rocky, Stella, Marcus. C’est fou tout ce que nous pouvons trouver sur ce thème. Contrairement aux anniversaires de ma fille où j’ai pour habitude de me lancer dans le cake design, pour mon petit garçon, j’ai fait tout simple pour les gâteaux. Il était super fier d’accueillir ses copains, de leur montrer la super déco 😉 et de les inviter à jouer dans sa chambre. Moi qui était habituée aux anniversaires de ma princesse, je m’attendais à ne plus avoir d’oreilles à la fin de la journée mais en fait je m’étais trompée. A notre grande surprise, tout s’est fait dans le calme et la bonne humeur. Les copains et copines étaient contents de se retrouver et de jouer tous ensemble. Ce qui est, top la meilleure amie (attention il ne faut pas dire amoureuse sinon il se met en colère 😉 ) a une grande sœur qui est la copine de ma princesse. Alors à chaque goûter d’anniversaire nous invitons les deux. Ma fille était heureuse d’avoir sa copine et de pouvoir s’amuser aussi. J’avais prévu des masques à l’éffigie des héros Pat Patrouille pour faire des séances shooting mais ça n’a pas eu grand succès. En fait, ils n’ont pas eu besoin que j’organise des jeux puisqu’ils ont joué entre eux. Comme chaque anniversaire, j’imagine, ils se sont régalés avec les bonbons et popcorn puis nous sommes passés au gâteau avec les bougies. Pour ce premier goûter, j’avais prévu sur 2h, je pensais que c’était suffisant. Je trouve que c’était bien car au bout de 2h, les petits mecs ont commencé à s’agiter. Il était temps pour eux (et nous aussi 😉 ) que leurs parents arrivent. C’était vraiment chouette de voir mon petit prince s’amuser ainsi.

Ce qui me laisse penser qu’il a vraiment apprécié son anniversaire c’est lorsqu’il me parle déjà de son prochain goûter d’anniversaire et qu’il me liste déjà tous les copains qu’il souhaiterait inviter 🙂

Un peu de moi dans cette transition

** « Regardes droit devant toi »**

Depuis quelques mois, je vis une transition professionnelle et personnelle, intense en réflexion, en remise en question, en doute… Mais je suis avant tout surmotivée et fière de pouvoir ENFIN me réaliser. Comme tout changement, il y a un temps d’organisation, d’adaptation puis ensuite de kiff total 😉

J’ai vécu (et surmonté 😉 ) mon premier mois comme un marathon. Oui c’est vraiment cela, une course aux papiers, aux rendez-vous Pôle Emploi, aux appels pour le côté administratif et la concrétisation des premières étapes de ma réorientation professionnelle. Vous connaissez tous ces moments où vous arrivez à un guichet et qu’on vous dirige vers un autre guichet, puis un autre bureau ou qu’il manque des documents. Et cerise sur le gâteau, puisque j’étais frontalière j’avais doubles files d’attente, doubles paperasses, doubles appels… Enfin bref, une course effrénée pour clôturer et rendre les papiers à temps ! Ah oui parce que lorsqu’il s’agit d’imposer des dates toutes les administrations s’alignent et pas de négociation possible 😉 Franchement au bout d’un mois et demi j’ai enfin pu souffler, me poser sur mon canapé et respirer puis me dire fièrement que tout était réglé (enfin presque). Je n’aurais jamais imaginé que cela me prendrait autant de temps et d’énergie. En effet après autant de temps à courir, à m’investir dans la réalisation de mon projet auprès de l’école, à rencontrer des professionnels, une question me trottait dans la tête : « oui mais après? quand tout sera cadré, organisé, signé, je ferai quoi de mon temps libre? » Bah oui, je m’étais autant investi dans toutes ces démarches sans prendre le temps de souffler, de me poser et de regarder ne serait-ce que le ciel… ça fait cliché? Et pourtant c’était bien vrai! Comme-ci inconsciemment je m’étais organisée un agenda de ministre pour ne pas, même ne surtout pas, avoir du temps à réfléchir. Eh oui après le côté paperasse, je devais aussi m’occuper de moi, pas mon avenir, nan nan. Moi, en tant que personne, mon ressentit, mes émotions. Il fallait que je laisse parler mon moi intérieur et très honnêtement c’est quelque chose que je voulais faire taire. Pourquoi me direz-vous puisque comme je le dis si bien je me réalise enfin?? En effet, je me réalise, je concrétise un projet qui me tiens vraiment à coeur. Cependant pour réaliser mon projet, je dois dire adieu à la routine, à un chemin tout tracé, à un très bon salaire (faut le dire), à devoir surmonter des obstacles, me confronter à mes croyances limitantes et à mes propres barrières. Oui, j’adore le domaine dans lequel je me lance, je participe à des conférences sur ce domaine, je rencontre des professionnels qui sont intéressés par mon profil atypique et séduits par ma détermination. Oui lorsque j’en parle je sens dans mon corps cette passion. Mais je sens aussi la peur de ne pas réussir. Et pourtant, et même heureusement c’est ce qui me pousse à encore plus me concentrer sur ce projet et le premier objectif : réussir le concours!

Alors maintenant que ce temps d’organisation et d’adaptation est passé, je peux vous dire que je profite pleinement de ce temps libre. Je suis présente auprès de mes enfants et mon mari. Je m’investis pleinement dans ma passion et je vais même réaliser un stage d’immersion à la fin du mois. Je vous avoue que je suis fière du chemin que j’ai parcouru et surexcitée de continuer à vivre cette nouvelle aventure.

De WorkingGirl à Maman à plein temps

** Mes premiers mois de « Maman à la maison »**

Déjà deux mois, que dis-je même un peu plus, que ma vie professionnelle est en mode pause. Alors quels changements dans notre vie, notre maison, notre organisation, mon ressenti ???

Pour commencer, le grand changement pour nos deux loulous qui sont scolarisés est le rythme moins stressant et plus adapté à leur bien-être : plus de garderie le matin, moins de cantine! Et pour petite dernière : moins d’heure en crèche. Ça change quoi? Bah, je vous assure que ce rythme plus cool leur a fait un bien fou. Le matin, le réveil sonne à 7h 7h15 au lieu de 6h, on déguste tous ensemble notre petit déjeuner en prenant notre temps, on prend le temps de choisir sa tenue le jour même, on se fait des papouilles plus longtemps, on chante et joue sur le chemin de l’école, on a le temps de sortir les vélos ou les trottinettes pour faire un peu de sport sur le chemin de l’école, on prend le temps de se papouiller (encore et encore 😉 oui on est très câlin chez nous) devant la porte de la classe ou le portillon de l’école. ! J’ai même la possibilité et le temps de discuter avec les mamans ou papas à l’école. Et puis une fois les deux grands à l’école, je vais tranquillement à la crèche pour ma petite dernière. J’ai le temps de discuter avec les auxiliaires de puériculture. Je prends parfois même le temps de donner le biberon dans la section de ma choupette. Vous me direz que même en travaillant on peut faire pareil… En effet, mais comment vous expliquer? Il n’y a plus cette petite alarme dans la tête qui me dit « dépêches-toi, tu vas être en retard! » ou « n’oublies ton conf-call! » ou « qu’est-ce qu’ils vont penser au bureau si j’arrive en retard? » « tant pis si loulou est un peu malade, je ne peux pas m’absenter » ou « je ne serai pas là pour sa démonstration, je suis attendue à une réunion »… Toutes ces phrases-là, ces obligations, je les ai abandonné lorsque j’ai fermé la porte de mon bureau le dernier jour de travail.

Mes trois loulous sont à leurs occupations, ma journée commence. A quoi ressemble une journée d’une maman à la maison. Alors, en effet, comme tout stéréotype, il est vrai que je range la maison, que j’entretiens la maison, le linge… Mais pas que!

Mon premier mois a été une course aux papiers, aux rendez-vous Pôle Emploi, aux appels pour le côté administratif et la concrétisation des premières étapes de ma réorientation professionnelle. Franchement au bout d’un mois et demi j’ai enfin pu souffler, me poser sur mon canapé et respirer puis me dire fièrement que tout était réglé (enfin presque). Je n’aurais jamais imaginé que cela me prendrait autant de temps et d’énergie. Mais il n’y avait que le côté administratif à gérer, cela aurait été trop facile! Nan, nan il y a aussi le mental, mon mental. Fallait que je m’adapte à cette nouvelle situation, finit la double journée en seulement 24h00, oublier ma To Do List pro + perso. Et là je vous avoue que c’est une tout autre difficulté. Je vous en parlerai dans un prochain article plus perso…

Revenons à nos moutons. Mes loulous aussi ont du s’habituer à voir leur maman à la maison, à la sortie des classes, rentrer le midi manger, être accompagnés à leurs activités sportives ou sorties scolaires. Oui mais une maman à la maison, c’est aussi une maman qui vérifie les devoirs, les chambres ; une maman peut-être un peu trop derrière eux 😉 Alors nous avons dû tous s’acclimater à cette nouvelle situation, et moi de mon côté à lâcher prise sur certaines choses. C’est également, le plaisir de découvrir la progression de ma choupette à l’école et au sport et pour elle la fierté qu’elle ressent à chaque fois qu’elle lit une histoire soit à sa soeur soit à nous. Et mon petit homme qui est très fier de voir sa maman à l’école. Ce bonheur que je ressens tous les jours à pouvoir passer autant de temps avec ma dernière alors que je n’ai pas pu le faire pour mes aînés. Tous les trois semblent comblés de pouvoir disposer d’autant de temps avec leur maman. Oui mais attention, il ne faut pas que j’oublie Mr Papa 😉 Oui parce que tellement investit dans mon nouveau rôle, j’aurais peut-être tendance à voler la vedette à mon chéri. Alors là aussi, il fallait trouver le juste équilibre. Je crois que encore aujourd’hui, parfois je prends trop de place… Mais tout s’apprend petit à petit, peu à peu, tendrement.

Bref, un retour à la simplicité, place à l’amour, la tendresse, le lâcher prise, l’humour et parfois la frustration, au temps qui passe lentement. Une toute autre vie, une vision différente mais tellement nécessaire pour nous 5.

Des vacances bien méritées

** Soleil, plage, château de sable, … **

Bientôt une semaine que nous sommes rentrés de nos vacances ensoleillées.

C’est bon, j’arrive à trouver, enfin, quelques minutes pour vous écrire de nouveau après 2 mois d’absence. Deux mois intenses, très chargés mais je peux enfin souffler, prendre du temps pour vous conter nos aventures de famille nombreuse, de ma nouvelle vie de mère au foyer. Alors pour commencer, j’ai envie de vous raconter notre semaine de vacances à 5 au soleil.

Chaque année, nous planifions une semaine de vacances en avril ailleurs que chez nous. Vous me direz « pourquoi avril? » Eh bien parce qu’à cette période de l’année les premiers rayons de soleil sont doux, que les plages ne sont pas surpeuplées et parce que c’est notre anniversaire de mariage et que nous aimons le partager avec nos trois amours. Alors nous partons en vacances toujours en avril quitte à passer des vacances chez nous l’été. Cette année, nous sommes partis au Grau du roi. Pour être franche cette petite ville balnéaire n’a rien d’exceptionnelle, alors pourquoi? … Je souhaitais partir avec mon homme et mes amours au bord de la mer, avec un soleil et une température chaude (mais supportable) alors quoi de mieux que l’Occitanie?! Nan? et puis aussi parce que mes deux meilleures amies sont installées là-bas donc nous étions certains de passer des moments agréables! Nous connaissions déjà Palavas les Flots mais cette fois nous avons profité d’une location saisonnière proposée par un collègue de mon homme. Et voilà tous les ingrédients nécessaires pour des vacances étaient réunis : soleil, plage, chaleur, amis et un appartement les pieds dans l’eau!!! Nous voilà donc en route pour un dépaysement total. Les enfants étaient impatients d’arriver et de revoir leurs tatas (Ah oui parce que mes meilleures amies sont comme des tatas pour mes loulous 🙂 ). La voiture est chargée et mon mari comme d’habitude est très étonné de ma capacité à remplir (trop remplir) le coffre de notre monospace 🙂 « euh, chérie, tu sais que nous partons seulement une semaine? » Je suis sûre que cette phrase résonne chez vous aussi 😉 Bref, un coffre plein (promis, la prochaine fois je vous mets une photo), les tongs au pied, nos corps hydratés à la crème solaire, casquettes sur nos têtes, volets fermés, c’est bon nous sommes prêts. Plus que 4h30 de route et nous y serons, sur la plage, les doigts de pied en éventail, la glacière pour le pique-nique (et le rosé 🙂 ). Enfin 4h30, c’est vite dit pour des enfants qui au bout de 35 minutes te demandent « on est bientôt arrivé??? » « J’ai faim, j’ai soif, j’ai des fourmis dans les jambes, … » ARRRGGGHHHH

12H45 : serviettes dépliées, chips, saucissons, sandwichs, boisson, câlins de retrouvailles, cris et rires d’enfant, pelle et râteau dans le sable. C’est bon nous y sommes !!!! Nos vacances peuvent commencer! Quel plaisir de sentir ces premiers rayons de soleil, le sable sous les pieds, les vagues, entendre les mouettes et surtout lire le bonheur sur les visages de nos enfants. Quelles émotions de retrouver ses meilleurs amies après tout ce temps sans elles. Bref, nous sommes heureux d’être arrivés et de bien commencer nos vacances.

Pour cette semaine, nous avons décidé de profiter simplement de ce que nous offrait la région. C’est à dire : plage tous les jours, repas simples, sorties entre amis et famille. Et très franchement il n’y a rien de meilleur! Pour nos loulous, la page, la mer, les châteaux de sable, c’étaient tout ce qu’ils voulaient et rien d’autres. Notre petite dernière a découvert le sable pour la première fois, a baigné ses pieds pour la première fois. Ma grande a été pincée pour la première fois (et elle l’espère la dernière) par un crabe qu’elle a croisé sur son chemin ;), mon petit prince lui a ramassé des coquillages et péché des crustacés avec mon cousin et ma cousine. En bref, des premières fois pour mes 3 amours. Nous avons aussi pris le temps de découvrir le Seaquarium du Grau du roi. Si vous êtes proche, je vous le recommande très fortement il est top. Mes loulous ont adoré et je peux même vous dire que mon chéri et moi-même sommes retombés en enfance tellement nous étions émerveillés et autant surexcités que nos loulous. Nous avons visité Aigues-Mortes et goûté sa fougasse à la fleur d’oranger (un régal). Nous avons essayé trois plages différentes la plus basique près du Seaquarium, la protégée l’Espiguette et la Grande Motte. A l’unanimité, celle de la Grande Motte a été notre préférée! D’ailleurs, nous avons décidé d’y retourner la veille de notre retour pour en profiter au maximum.  Cette pause a été l’opportunité pour moi de faire une soirée filles sur Montpellier avec mes deux meilleures amies, de tester les tapas et déguster des vins de la région. Quel plaisir également, de voir mon chéri reposé, détendu et joueur avec ses trois loulous. D’ailleurs, j’ai découvert ses talents dans la construction de châteaux de sable pour le plus grand bonheur de nos amours. Ah et j’allais oublier, la mascotte de la-bas : Les flamants roses!! Quelle surprise de les observer quotidiennement dans des postures aussi différentes que loufoques!! (tête dans l’eau, perchés sur une seule patte, …)

Ces vacances sont vraiment arrivées au bon moment. Nous en avions tous besoin. Nous avons rechargé nos batteries de soleil, de sourires, d’affection, d’amitié, de jeux, de moments riches en famille avec mes cousins et avec nos amis. Même si la séparation est toujours difficile, nous savons que nous y retournerons très vite. Le rythme scolaire a repris mais nos loulous (et nous aussi 😉 ) ont de beaux souvenirs et rêvent déjà des prochaines vacances 😉

Une page se tourne

** Aujourd’hui, je tourne une page **paper-1100254_1920

Ce mercredi 28 février j’écris les dernières lignes de mon aventure professionnelle chez … Comme je vous racontais, avant noël j’ai été notifiée. En effet, ce fut une nouvelle plutôt assommante mais aussi très positive et arrivée au bon moment. C’est marrant comme la vie nous réserve de belles surprises. Ces deux derniers mois de préavis, je me suis consacrée à mon projet, à la finalisation de mes travaux dans l’entreprise, à la formation de ma remplaçante. Et je me suis également allée à l’imagination de mon avenir auprès de mon mari, mes enfants, mon retour à l’école,.. Que des idées positives pour me motiver et faire de cette transition un joli moment.

Bien évidemment, j’ai aussi traversé des moments boff et j’en vivrai très certainement d’autres. Cette dernière semaine était éprouvante pour moi (et mes proches). Un apéro d’au revoir a été organisé avec des petits cadeaux, des messages touchants, puis un déjeuner entre collègues.

Mon émotion que j’avais étouffé en me consacrant à mon projet a soudainement explosé. Heureusement, je travaille dans une entreprise de coaching dans la transition de carrière et finalement mon émotion, mes larmes ont été accueillis avec bienveillance par mes collègues choupettes.

Pendant ces dernières semaines, j’ai voulu rester professionnelle en occultant ces émotions, j’ai voulu jouer l’épouse forte en cachant ces émotions, j’ai voulu positiver auprès de mes enfants : « oui maman va très bien et je vais me consacrer à votre bien-être à 200% », j’ai voulu être une amie attentive, une sœur dévouée … Oui c’est beau d’être forte, quelle fierté. Sauf que… A quelques jours de mon départ, mes larmes qui attendaient sagement, n’ont plus attendu et ont inondé mes joues, mes émotions si douces qu’elles soient sont venues m’envahir pour être extériorisées.

Alors oui, c’est une magnifique opportunité, oui je vais enfin me lancer, oui je vais voir mon bébé grandir, oui je vais avoir du temps pour mon homme (et moi aussi 😉 ), oui mais…

Tourner la page après presque 10 années d’expériences professionnelles intenses, à courir partout, à avoir une ligne directrice quotidienne, une identification à l’entreprise pour laquelle on travaille, ce n’est pas aussi simple que ce que je pensais. Alors tout doucement, je vais écrire ces dernières lignes, remercier mes collègues, regarder une dernière fois mon bureau, embrasser une dernière fois mes collègues, râler une dernière fois, rendre mes clefs puis… Partir sans regarder derrière et juste retenir le positif, les bons moments, les rencontres enrichissantes et être reconnaissante de cette opportunité qui s’offre à moi.

Reconnue pour mon dynamisme, mon sourire et ma joie de vivre, je vais accueillir et entreprendre ce nouveau chemin de vie avec bonheur et enthousiasme. Aujourd’hui, je suis heureuse de me projeter dans cette nouvelle vie puisque je vais voir ma petite dernière grandir, accompagner mes deux aînés dans leur évolution, être disponible pour mon homme, prendre du temps pour moi et puis réaliser mon projet de rêve et me former au métier de la petite enfance.

Nouveau Chapitre …

Allez, on décolle (et sans papa ;) )

** Première fois en avion seule avec mes 3 amours**

Les fêtes sont aussi la période pendant laquelle nous aimons retrouver nos proches qu’ils soient à proximité ou éloignés. Cette année, j’ai décidé d’aller retrouver ma famille à Nantes. Comme mon homme ne peut pas prendre de vacances à cette période de l’année, je prends mon courage à deux mains et décide de partir en avion seule avec mes 3 loulous. Pfff, lorsque je clique sur « valider » du site d’achat de billets d’avion je sens une bouffée de chaleur et le doute m’envahir. Vais-je être capable de gérer le voyage seule avec eux? Vont-ils être calmes ou stressés ou surexcités? Et si il y a du retard, beaucoup de retard, comment vais-je les occuper? Vont-ils être malades? Et ma petite dernière, pour sa première fois en avion comment va-t’elle réagir? Que de questions en suspend… Mon homme me rassure en affirmant que tout va bien se passer et que ce n’est que 1h15 de vol. Bon de toute façon les billets sont payés et la famille est prévenue donc il n’est pas question de faire machine arrière! Nous nous envolerons le 3 janvier à destination de Nantes.

C’est le jour J, comme j’avais une valise à enregistrer nous sommes arrivés 2h en avance à l’aéroport. Et oui, je souhaitais enregistrer une valise plutôt que de me retrouver avec 3 bagages à main. Nan seule à gérer 3 enfants et 3 valises à main cela me semblait mission impossible! Et en effet, j’avais raison parce que attendre dans la file pour passer le portic de sécurité avec 3 enfants dont ma petite dernière dans le porte-bébé et un sac à langer archi plein c’est déjà folklo 🙂 Mes 2 aînés étaient très fiers de s’auto-gérer au passage du portic et leur papa les regardait avec fierté et une petite appréhension tout de même :). Pendant que moi, l’agent de sécurité me demandait de retirer mon bébé du porte-bébé et de passer sans elle. Euh attendez, je fais quoi de ma dernière?? Je la mets sur le tapis et vous la regarder au rayon x??? Nan bien sûr que nan! C’est quoi cette mère?? Elle me propose de la tenir 😉 ouff. Et voilà, 1ère étape passée et les doigts dans le nez! Enfin presque. Prochaine étape, patienter et occuper les grands pendant les 30 minutes d’attente avant l’embarquement. Oui oui seulement 30 minutes, car entre l’enregistrement de la valise, faire la queue pour le portic, vider ses affaires dans les bacs de sécurité, dire au-revoir au papa tout triste, passer le portic et se rhabiller autant dire que le temps est très très vite passé! 😉 Alors 30 minutes ce n’est rien?! Sauf que, petit homme a soif, puis faim, puis c’est au tour de la grande d’avoir soif puis faim et enfin ils voudraient bien jouer à la tablette. Bon, adorable et responsable que je suis, je file acheter une bouteille d’eau, le reste attendra le confort de l’avion. Et hop, voilà qu’une voix appelle les familles avec enfants à se présenter à la porte d’embarquement. Génial, que le temps passe vite et c’est facile. Peut-être presque trop facile…On verra la suite. Nous voilà, assis à nos sièges. Petit homme côté fenêtre, ma princesse côté couloir (je lui ai promis la fenêtre au retour) et moi entre les deux avec ma petite dernière sur les genoux. L’excitation des 3 est palpable. Mais pas d’inquiétude, j’ai prévu un mini pique-nique, des jouets, un livre chacun (même pour petite dernière) et les deux tablettes. Je devrais réussir à les occuper pendant les 1h15 de vol. Et en effet, le vol se passe tellement à merveille que je ne regarde pas l’heure (en même temps la montre est restée dans mon tiroir et le portable est éteint) et ne me rend pas compte que nous avons 30 minutes de retard. Quelques turbulences nous ont vraiment secoués au décollage et ont bien fait rire mes deux grands alors que moi je riais jaune voir vert… Après avoir joué aux tablettes, petit homme dort, ma grande regarde le paysage se rapprocher et petite dernière n’a rien vu puisqu’elle a dormi les 3/4 du vol. Les pneus grincent sur la piste d’atterrissage, le freinage est violent dû au vent qui souffle à l’arrière de l’avion mais cela ne réveille même pas mes deux plus petits. Nous descendons surexcités de l’avion et rejoignons le tapis des valises et poussettes. L’attente est longue pour nous 4, nous avons très envie de retrouver nos proches. Pendant l’attente, je retrouve des mamans solos pour l’occasion du voyage. Elles ont 1 enfant ou 1 bébé avec elles. Deux viennent me voir et me disent « Chapeau, seule avec 3 enfants! et en plus ils ont été super sages! » Je les remercie avec timidité et un brin de fierté pour mes 3 loulous (et moi aussi 😉 ). Ça y’est les portes s’ouvrent, et mes loulous aperçoivent mamie et papy. Quelle joie de voir l’émotion se lire sur tous les visages, entendre mes enfants crier « Mamie-Papy » et regarder tout le monde se prendre dans les bras. Voilà vol aller terminé et avec succès et fierté;)

Le séjour dans ma famille se passe très bien. Nous profitons des uns et des autres, nous sommes chouchoutés et évitons avec justesse la gastro de ma filleule qui fêtait ses deux ans. 4 jours chez eux, 4 jours pendant lesquelles mon homme peut souffler et entendre les mouches voler (ou plutôt les chats ronronner puisqu’il n’y a pas de mouches)!

Le voyage touche à sa fin, je ferme la valise. Il est 6h du matin et il est temps pour nous de prendre le chemin du retour. Après une soirée qui a terminé tard, le réveil est difficile, tout le monde est fatigué. Cela m’inquiète pour l’avion car qui dit fatigue dit crise envisageable. Nous enregistrons la valise et faisons de nouveau la queue pour le portic. Bizarrement cela me semble plus difficile et long sûrement à cause de la fatigue. Mes loulous traînent des pieds, ma dernière s’est déjà endormie. L’attente dans le sas (extérieur) avant l’embarquement est interminable. Nous attendons debout et au froid. Tous les enfants de l’avion s’impatientent et commencent à s’énerver. D’ailleurs même les adultes commencent à piétiner d’impatience. Oh zut, comment va se passer la suite???? C’est bon après 50 minutes d’attente nous montons dans l’avion. Arrivés à notre rangée de siège, la dispute (à laquelle je m’attendait) éclate. Ma grande veut le siège côté fenêtre (comme je lui avais promis) et petit homme le veut aussi. Première tentative d’explication à petit homme, pff il part en crise de larmes et de cris et bloque le passage dans l’allée de l’avion. Oulala mais comment vais-je gérer cette situation. Deuxième tentative, j’explique à ma fille que comme elle est la plus grande elle peut céder sa place à son petit frère. Oh zut zut ma fille pleure à chaudes larmes. Les gens dans l’allée s’impatientent, les regards se tournent vers moi et mes loulous. Allez troisième tentative, je guide mon petit homme sur le siège du milieu, laisse ma grande s’installer comme promis sur le siège côté fenêtre. Petit homme continue sa crise mais au moins je ne gêne plus le passage. Mon porte-bébé commence à peser sur mes épaules mais je trouve la force de me pencher vers mon petit homme épuisé et en proie à sa frustration. Je lui propose deux solutions, l’une est de rester ainsi sur le siège du milieu ou l’autre de s’installer sur le siège près de l’allée à la fois couché sur sa maman pour se reposer. Mission réussie, il s’installe sur l’autre siège. Et il s’endort avant même le décollage, petite dernière aussi d’ailleurs. Ma grande se lie d’amitié avec la passagère de derrière qui a 1 ans de moins qu’elle. Ouff, le pire est passé et finalement cela aura duré seulement 10 minutes. Ma grande me réclame un petit déjeuner. Après-tout pourquoi pas? Nous sommes sur le chemin du retour, attristés par les au-revoir, fatigués de notre soirée de la veille et excités de retrouver Super-papa (mon homme). Au moment où le petit déjeuner est servi, petit homme se réveille. A la vue du croissant et du jus de fruits il oublie sa crise et se réveille en douceur et avec bonne humeur. Petit déjeuner engloutit pour nous tous, l’atterrissage se prépare!! Avec quelques minutes de retard nous sortons de l’avion et quelle joie de les voir courir en direction de leur papa puis nous retrouvons le chemin de notre maison!

En bref, tout s’est bien et je dirais même très bien passé! Alors, je renouvellerai l’expérience avec moins d’appréhension. A quand le prochain voyage?!