Mère imparfaite, et alors !

** Parents, leur montrer la voie**

Depuis que je suis maman, je me suis senti investit d’une mission, celle de montrer l’exemple. Cependant je n’avais jamais imaginer quelle serait la difficulté de le faire et de quelle manière. De nature exigeante et perfectionniste, il était pour moi primordial de leur transmettre des valeurs que l’on m’avait inculqué, des valeurs dans lesquelles je pensais me reconnaître. Et aussi des règles de vie connues de notre société que je pensais indispensable pour mes enfants. Et puis, et puis, …

Bah aujourd’hui, j’ai envie dire : « et puis flut! »

Je me suis longtemps demandé pourquoi ma fille aînée est si intransigeante envers elle même, pourquoi est-elle tout le temps sur le dos de son petit frère? Pourquoi mon second est si sensible? Qu’est-ce que j’ai fais qui les a rendu ainsi?

Et puis j’ai lu des livres, écouter des conférences, participer à des ateliers parent. Je me suis longtemps cherchée. J’ai essayé pleins de choses et méthodes différentes. Et puis, et puis j’ai rencontré une coach PNL qui a été LE déclic. Et j’ai lu LE LIVRE qui a été ma révélation, discuter avec une personne de ce fameux livre et des conséquences. Le livre dont je vous parle est les 4 accords toltèques. Et ce que j’ai compris et adapté dans ma vie de mère c’est le « je fais de mon mieux » et aussi « ne pas en faire une affaire personnelle ».

J’ai compris qu’il fallait que je lâche prise, que je sois plus à l’écoute de mon envie, mes ressentis auprès de mes enfants. Et que si les autres (familles, amis, proches, voisins, commères,…) ne sont pas d’accord et bien Flut! Et c’est tout d’abord en lâchant prise sur moi que j’ai pu le faire avec mes loulous. Je ne dis pas que c’est facile et que c’est acquis. Oh que non, tous les jours c’est un nouveau pas, un nouveau défi. Mais chaque fin de journée est une récompense. Puis surtout les sentir plus détendus, moins intransigeant envers eux mêmes, plus confiant, est un vrai cadeau pour moi.

Je me souviens encore de mon fils qui venait me voir en me disant « Maman je suis moche! » Les premières fois, j’étais anéantie, abasourdie. Je voyais que mes mots réconfortant ne l’aidaient pas. Alors j’ai cherché une solution. Je lui ai proposé de se positionner devant le miroir et moi derrière lui. Et je lui ai montré chaque partie de son visage en lui demandant ce qu’il voyait. La première fois je l’ai aidé en lui chuchotant à l’oreille « Mon fils, qu’est-ce que tu vois là? » et il m’a répondu « Mes oreilles, maman » alors je lui soufflais dans l’oreille « Je vois des oreilles prêtent à entendre des mots doux. Et là qu’est-ce que tu vois? » « ma joue, maman » « Oui une joue, mon amour, pour y déposer un bisou » … Et voilà comment j’ai instauré avec lui ce rituel devant le miroir et dès qu’il me redit cela nous le faisons ensemble. Un vrai moment d’échange de paroles douces, bienveillantes et d’amour.

Je me souviens de ma fille aînée qui cachait son carnet de liaison en CP de peur de me montrer son tableau des clefs du comportement en classe. Un jour, nous en avons eu assez avec mon mari. Elle était détruite par cette habitude scolaire totalement inappropriée à mon goût. Alors nous avons pris le temps de lui expliquer que nous n’étions pas d’accord avec ce système mais que par contre nous valorisons ces compétences et potentiels dans le reste. Nous lui avons appris à regarder les points positifs et à les gratifier. Puis à travailler doucement les points moins forts pour les transformer tout doucement en force. Elle a appris à être moins exigeante envers elle même et  prendre confiance en elle.

Mais être parent c’est aussi montrer l’exemple et leur expliquer que nous aussi parfois nous avons le moral au plus bas, qu’il peut nous arriver d’être en colère, d’avoir envie de pleurer sans raison. Nous aussi nous avons des émotions que nous devons extérioriser. Nous aussi nous essayons des choses qui ne fonctionnent comme reprendre l’école et finalement se tromper de voix. J’ai compris qu’il n’y a pas de mode d’emploi, ni de parents parfaits. Alors je m’écoute davantage et suis mes propres idéaux et instaure de nouvelles règles, de nouvelles habitudes qui ne seront pas toujours efficaces, je les changerai de nouveau. C’est cela aussi d’être parents, s’adapter à ses enfants, son environnement et ses idéaux qui évoluent.

En effet, mes enfants peuvent crier dans la rue. Oui parfois, il courent dans les magasins. Oui parfois, ils pleurent pour obtenir quelque chose. Oui, parfois ils ont des gros chagrins. Oui parfois ils peuvent bousculer. Oui, ils ne disent pas toujours stp, merci mais la plupart du temps si. Oui ils prennent de la place, font du bruit, coupent la parole, n’écoutent pas ou que ce qu’ils veulent, se réveillent à pas d’heure, …

Eh oui ce sont des ENFANTS qui apprennent à vivre, se sont des adultes en devenir. A nous de les accompagner au mieux et de redevenir des enfants pour vivre aussi heureux et innocents qu’eux 🙂

Ils s’aiment, et parfois se disputent


Après des mois d’absence, je suis de retour avec l’envie de nouveau de vous partager mes récits de Maman de 3 bambins.

Depuis que petite dernière est arrivée et a bien pris sa place dans notre famille (cela fait déjà 20 mois tout de même 🙂 ), le rythme change, les bruits, les jeux, les ententes, les complicités et les conflits varient.

Avant il y avait seulement la grande sœur et le petit frère. La complicité était toujours au rendez-vous aussi bien pour les câlins que pour les bêtises 😉

Maintenant, il y a grande sœur qui prend son rôle très au sérieux et oublie parfois qu’elle n’est pas la maman. Elle peut aussi dans rôle de pré-pré adolescente, bah oui à presque 8 ans je sais ce que je veux ! Petit frère qui lui cherche sa place et jongle entre être le grand frère protecteur et complice de petite dernière ou rester encore un peu, vraiment un petit peu, le petit frère pour avoir toujours autant d’attention et de câlins. Puis il y a petite dernière qui, elle, a bien mais vraiment très bien compris sa place et a capté tous les avantages d’être la dernière!!! Elle manipule tout son petite monde avec douceur, bienveillance et, et surtout malice et charme! 🙂

Alors 3 enfants, il est vrai que ça change pas mal et que ça demande du temps, de l’énergie, de l’écoute, de la patience. Et aussi c’est 3 fois plus d’amour, 3 fois plus de câlins, 3 fois plus de bisous, 3 fois plus de secrets à échanger, 3 fois plus de raisons de se chuchoter des mots doux. Et puis 3 fois plus de raisons de se tirer les cheveux, 3 fois plus de jeux à piquer, 3 fois plus de cris, 3 fois plus de conflits rhoooooo 3 fois plus de possibilités à apprendre ton rôle d’arbitre (ou pas 😉 ) pendant les tacles entre sœurs et frères.

Heureusement, que j’ai des frères moi aussi car je me souviens parfaitement qu’il est normal de se disputer, de se détester puis de s’aimer tellement fort entre frères et sœurs! Parfois, je revisualise ma mère au moment du dîner dépitée par nos pitreries, qu’elle en quittait la table. Ma pauvre mamounette comme je te comprends aujourd’hui.

Ah oui, les dîners, ces moments pendant lesquels tu te dis que tu vas pouvoir échanger avec tes enfants, partager les histoires de la journée. Mais, faut pas rêver, une fois que le rituel des 3 kiffs ou gratitudes de la journée est passé, tu n’as plus 1 seconde pour en placer une. Même petite dernière fait des « bla bla, oh, bla ». Tu n’arrives même plus à suivre qui parle, de quoi, de qui et pourquoi. Ce qui me rassure c’est que mes 3 loulous sont autant bavards que moi, qu’ils ne manquent pas d’imagination et surtout qu’ils ADORENT tout mais vraiment tout te raconter! Le dîner, c’est aussi le moment où parfois il faudrait instaurer un bâton de parole mais on utiliserai une petite cuillère ou une fourchette. Ah et aussi un sablier pour que chacun puisse avoir sont temps de parole et qu’il ou elle se sente écouté(e) autant que son frère ou sa sœur. Oh il y a aussi, les repas ou l’un de nous deux (mari ou femme) s’absente pour un temps et du coups tu te retrouves seul à gérer 3 loustiques qui se transforment à eux 3 en meute de loups et parfois de hyènes et là même après les consignes répétées tu pars en fou rire et, et, rien ne va plus 🙂 🙂

Il y aussi les moments où tu les entends jouer entre eux, d’abord tranquillement (et tu te dis que tu es chanceux ou chanceuse d’avoir des marmots qui s’aiment) puis tout d’un coup il y a un hurlement qui retentit et des pas dignes d’hippopotames qui retentissent dans le couloir. 1, 2 , 3 … « Maman, Papa, ouinnnnn » Euh Joker, je n’étais pas avec vous, je n’ai rien vu alors comment on fait?? Et vous comment faites-vous chez vous?

Cependant j’ai vraiment la chance, pour le moment, d’avoir mes 3 monstrinous qui s’entendent bien presque tout le temps. Et lorsque l’un ou l’une ressent le besoin de se retrouver seul(e), il ou elle ira s’isoler au calme dans son cocon.

Bref 3 c’est pleins de cris, de larmes, d’amour, de joies, de rires et surtout de souvenirs qui prennent places dans nos cœurs.

 

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