1er voyage avec les 3

** Une nouvelle étape: Voyager avec les 3 petitous sans Mr. Papa **

Cet été, mon chéri disposait de peu de vacances et nous avions décidé de ne pas partir puisque petitou n°3 venait d’arriver. Mais hors de question de ne pas prendre l’air, il fallait un peu s’évader pour mes deux aînés qui rêvaient de vrai vacances!

Nous avons des amis qui nous ont proposé de venir les rejoindre dans leur maison de vacances en Bourgogne. Il était prévu d’y aller 3 jours tous les 5. Sauf que, il y a toujours des imprévus, des changements de programme. Mon chéri ne disposait plus de 2 semaines de vacances. Et donc, les jours d’évasion à 5 tombèrent à l’eau. Ou ? Ou bien j’écoutais mon mari qui me conseillait de partir seule avec mes 3 petitous chez nos amis. Après tout ce n’est que 2h30 de route. C’est rapide et facile, nan? Maman attentionnée que je suis je ne pouvais pas annoncer à nos enfants que finalement notre mini-séjour chez nos amis (et les leurs puisqu’enfants il y a) tombaient à l’eau… Allez courage Super-Maman, tu vas assurer, faire la route avec les 3 (dont un bébé de 1 mois) et surtout tu vas t’occuper de tes 3 chérubins seule. Après tout, je peux le faire!

Me voilà donc sur la route avec mes 3 amours dont 2 surexcités et ravis de retrouver leurs copains pour 3 jours loin des habitudes (et de papa 😉 ). 

Heureusement, je n’étais pas la seule adulte 🙂 J’étais moi aussi ravie de retrouver nos amis et de partir en vacances pour 3 jours. Quel plaisir de voir ces 2 aînés s’éclater avec leurs copains, profiter du beau temps, jouer dehors toute la journée, crier sans déranger aucun voisin (peut-être juste les vaches:) ). D’autant plus, qu’il y avait de quoi faire, entre le trampoline extérieure, un pique-nique au bord d’un étang privé, une mini fête foraine et un mini parc d’activité. Ma fille a même fait pour la première fois du pédalo. J’ai même pris le temps de partir seule (sans mes amis et leurs enfants) dans un mini parc d’activité et de gérer ma fille sur son pédalo, mon fils sur son quad et ma petite dernière dans la poussette, tout ça en même temps. Topissime! Je vous avoue que j’étais très fière de moi! 🙂

Bien évidemment, il y a une journée catastrophe. Il en fallait bien une, sans quoi on se serait ennuyé 😉 Et cette journée a touché toute la maison, mes enfants, les enfants de mes amis et même moi 🙂 🙂 1ère cata: 2 têtes qui s’entrechoquent dans le trampoline = un petit bobo vite oubliée (plus de peur que de mal), 2ème cata: 1 pipi dans les escaliers, 3ème cata: une autre mare de pipi , 4ème cata: un couvercle de casserole en verre qui se casse  et 5ème dernière cata : la mienne, je loupe une marche et tombe. Conclusion de cette journée, des bleus, des bleus, des larmes, du ménage et maintenant des fous rires!

Pendant ce temps de calme, Super-Papa qui devait à la base se reposer profita finalement pour sortir et se divertir.

Nous sommes revenus tous les 4 super contents de notre mini-séjour, heureux de retrouver notre amour (papa pour les petits et mari pour moi) et l’envie de renouveler l’expérience de partir seule avec mes 3 loulous prochainement.

 

 

Quand l’éducation devient un stress

** Zut aux critiques, place à ton ressenti pour l’éducation de TES enfants … **

Parce que quotidiennement je vois des articles qui font le buzz sur les réseaux sociaux, dans les émissions télévisées, dans les magazines, etc, au sujet de l’éducation des enfants. Parce que certains regards dans la rue, dans les magasins et même au sein de sa propre famille en disent long. Parce qu’il faut entrer dans le moule… pour toutes ces raisons et bien d’autres éduquer nos enfants devient un stress. Et pourtant, il est déjà tellement facile de douter de soi , de se remettre en question, de regretter et parfois même d’être démuni dans nos manières d’agir ou réagir avec nos enfants. Certains, eux, disent se sentir entièrement en phase avec leur choix d’éducation, sans doute, sans questions, sans regret, je n’y crois pas!

Cet article m’a été inspiré par mon homme hier soir au dîner car il m’a avoué qu’il lui arrive, à lui aussi, de se comparer à d’autres papas qu’il croise à l’école et de se dire qu’il pourrait mieux faire et que les autres papas ont l’air d’assurer. Mais aussi parce qu’hier sur Facebook j’ai vu passer plusieurs l’article au sujet des mots blessants que nous pouvons adressés à nos enfants (et qui du coup m’a fait réfléchir à ma façon à moi de leur parler et de douter et pourtant…). Et puis parce que ce matin sur le chemin du retour de l’école j’ai eu une conversation avec une maman avec qui j’avais suivi les ateliers parents et qui comme moi (et comme vous,peut-être) se remet en question régulièrement et s’est mis la pression en se plongeant dans la lecture de livre pour éduquer différemment. De mon côté, j’avoue, il y a toute une étagère de ma bibliothèque dédiée aux livres de méthodologie pour l’éducation des enfants et que j’adore les idées et conseils d’Isabelle Filliozat dont je m’inspire souvent.

Alors voilà, oui on peut toujours mieux faire, ou le papa ou la maman d’à côté a l’air d’assurer ou d’être plus disponible ou d’être plus patient(e) … Oui, on se dit « je n’aurais pas dû m’énerver aussi vite, ou je n’aurais pas dû le/la punir ». Oui, on s’autocritique en se disant que nous aurions pu passer plus de temps à jouer avec lui/elle ou sortir se promener avec lui/elle… Voici toutes les questions (parmi d’autres) qui peuvent nous torturer quotidiennement.

Depuis quelques années, il y a le buzz sur l’éducation positive et/ou ludique recommandée à tous les parents, il y a des guides d’éducation dans toutes les bibliothèques et librairie, des ateliers pour accompagner les parents. La conséquence c’est que certains parents se mettent la pression pour éduquer leurs enfants.

J’ai envie de vous dire, avant de vous mettre la pression, demandez-vous « qu’est ce que je fais déjà avec mes enfants? Est-ce qu’ils rigolent avec moi? Est-ce je leur donne de l’amour? » En fait, non, ne vous posez pas ou plus la question, ne vous comparez pas aux autres mais dites-vous que vous faites du mieux que vous pouvez, en fonction de votre ressenti, votre instinct et en fonction de la personnalité de votre enfant. Vous ne le battez pas? Vous ne l’insultez pas? Alors oui ils vous arrivent de crier parfois parce que ce jour-là vous étiez trop fatigué(e) pour être aussi patient(e) que d’habitude, ou de punir parce que sur le moment il vous semblait utile de lui faire comprendre que cette fois c’était trop. Il vous arrive aussi d’avoir envie de souffler et de vous poser dans le canapé simplement avec lui/elle devant des dessins animés. Et alors? Nous sommes humains et comme eux vous vivez vos émotions. Ecoutez-vous, personnalisez toutes ces méthodes si elles vous intéressent, faites-vous confiance. Profitons de chaque instant avec nos loulous sans trop se concentrer sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire parce qu’au final en se torturant on ne vit plus le moment présent et de toute manière plus tard il/elle aura toujours quelque chose à vous reprocher.

Alors choyons nos petits amours, câlinons les autant qu’on le souhaite, aimons-les et surtout faites vous confiance!

Allaitante

** Oui, j’allaite et j’en suis fière! **

Avec l’arrivée de mon 3ème enfant, j’ai appris à m’affirmer et surtout à être fière de mes choix tel que l’allaitement. Ce n’est pourtant pas la première fois que j’allaite cependant je le vis différemment, peut-être parce que je sais que c’est mon dernier bébé et qu’il faut que je profite de chaque instant (qui passe si vite). Je me souviens encore de l’allaitement de ma 1ère fille. J’étais pas sûre de moi, peu confiante et intimidée par le regard des autres, donc je suis restée enfermée chez moi des journées entières les 2 premiers mois. Je pouvais allaiter seule (et isolée) sans qu’on me dévisage, sans que je sois obligée de me cacher dans un coin ou de changer de pièce. Oh j’ai adoré allaiter ma princesse cependant je me sentais toute de même coupée du monde car je n’osais pas sortir de peur qu’elle réclame et que par gêne je n’arrive pas à l’allaiter. Heureusement je n’ai pas arrêté d’allaiter pour autant. Car je trouve que l’allaitement est un moment privilégié que nous avons la possibilité de partager avec notre petitou. Je suis une pro-allaitement, en effet. En discutant avec d’autres mamans allaitantes qui elles étaient plus sûres d’elles, j’ai compris qu’en fait il suffisait de faire les choses progressivement. Commencer par sortir en balade proche de la maison après une tétée puis s’éloigner un peu plus et oser sortir avec des copines (maman ou compréhensive) et dès que petitou réclamait se poser dans un coin tranquille au calme (ou au pire dans la voiture 🙂 ).

Puis mon mon 2ème petitou est arrivé et il était hors de question que je revive cette période magique de l’allaitement isolée dans mon coin! J’étais un peu plus sûre de moi et j’ai osé aller au restaurant avec mon chéri et mon petitou. J’ai même allaité pendant notre repas. Bien évidemment pour cette première fois en public, j’avais pris le soin de choisir un restaurant dans lequel on pouvait se sentir à l’aise avec des endroits plus ou moins discret. Yes, j’avais réussi et ce sans stress et sans regards inquisiteurs! C’était parti pour 3 mois d’allaitement plus libéré et aéré 🙂

Et ma 3ème, ma petite dernière, mon petit trésor à moi (qui a déjà 2 mois 🙂 ) a la chance (je pense) d’avoir une maman-allaitante confiante et fière d’allaiter chez elle, en balade, à l’extérieur, chez des amis, chez le médecin, partout en fait. Après tout, c’est naturel d’allaiter notre enfant (quand on a la chance de pouvoir le faire). D’ailleurs, je tiens à remercier à une jeune maman qui m’a fait découvrir le coin d’allaitement du centre commercial où je me promenais la semaine dernière: un coin discret dans une pièce avec des sofas et une lumière douce loin du bruit et. Et oui soyons solidaire et n’hésitons  pas à partager nos bons plans « allaitement » (ou osons se renseigner sur la toile ou directement à l’accueil du lieu où nous nous trouvons car des coins discrets et confortables pour l’allaitement existent presque partout;) ). Je peux me promener avec elle sans m’inquiéter de l’heure des tétées, ni du regard des autres (parce qu’ils ont qu’à regarder ailleurs!). Je profite de tout ces moments fusionnels avec ma princesse. Je sais que parfois c’est un peu difficile pour le papa car il se sent mis de côté, ou pour nous maman car les nuits sont très courtes. Pour les papas qui souhaiteraient participer à ces moments privilégiés, il est possible de partager ce bien-être avec eux de différentes manières et puis viendra le temps des biberons où ils pourront nous passer devant en affirmant leur rôle de père.

L’allaitement est pour moi un moment privilégié pendant lequel nous pouvons tisser un lien unique, fort et fusionnel avec notre petitou. Je ne sais pas vraiment comment décrire ou définir cet échange entre mon petitou et moi pendant ce temps. C’est un moment de tendresse, d’échange de regards, apaisant (et parfois endormant 😉 ). J’aime ces instants où mon petitou se love contre moi pour têter le jour comme la nuit (même si parfois je suis fatigué). La journée, ce temps d’allaitement m’incite à me poser tranquillement et vivre pleinement ce moment et la nuit je peux partager mon lit, sans culpabiliser, avec mon petitou pour l’allaiter et la sentir s’apaiser et s’endormir. A toutes les mamans qui allaitent, si je peux me permettre vivez ces moments pleinement et si vous avez des doutes, des frustrations, des soucis (crevasses, douleurs,…) parlez-en autour de vous, vous n’êtes pas seules! Aux mamans qui voulaient allaiter mais qui n’ont pas pu, il y a heureusement d’autres moments pendant lesquels nous pouvons tisser des liens forts, créer un instant de tendresse et fusionnel.

L’allaitement est un vrai bonheur et grâce à ces instants j’apprends à profiter du temps présent !