Super-Mamie à la maison!

** Quand Mamie arrive **

Comme vous le savez, nous sommes en période de vacances estivales. Et qui dit vacances, dit gestion des gardes, du centre de loisirs, des activités. Cette année, encore et pour notre plus grand plaisir, Super-Mamie est là!!:)

C’est d’ailleurs, une des raisons pour laquelle je prends moins le temps d’écrire car je profite moi aussi de ma Super-Maman 🙂

Alors quand Mamie est là, mes petits monstres sont ravis! Bah oui, Super-Mamie est une ancienne institutrice (ah oui il faut dire Professeur des écoles) qui a eu pendant des années des élèves de maternelle donc elle est pleine de ressources et d’idées pour occuper ses petits-enfants. Il faut aussi faire avec les idées qui sont parfois pas pratique car quand Mamie n’est pas là c’est au tour de Maman et Papa d’assurer la relève 🙂

J’avoue, J’A.D.O.R.E. quand Super-Mamie est parmi nous ( oui oui, elle est aussi délurée et rigolote que moi, pour le désespoir de mon tendre mari;) ). Je peux compter sur elle pour m’amuser aussi avec eux ET, ET, prendre du temps pour mon couple. YOUHOU!!

J’apprécie rentrer le soir et lire le bonheur et la joie sur le visage de mes petitous qui ont passé une journée incroyable et active avec leur Super-Mamie. Quand Mamie est là, les dîners sont rythmés de comptines et poésies, les après-midis de pluies sont occupés par des dessins et des peintures, les journées ensoleillées sont signes de découverte des paysages voisins, de la faune et de la flore et également de balade à vélo. Les ateliers cuisines sont en rendez-vous (que je me plais à faire avec mes loulous même quand Super-Mamie n’est plus chez nous).

Pleins d’activités ludiques et créatives pour mes zamours:) et des fous rires qui résonnent dans notre maison.

C’est aussi, l’opportunité pour moi de passer du temps avec ma maman. De faire des sorties de Mère-Fille, de parler de tout et de rien, d’écouter ses conseils, de se laisser aller.

Enfin bref, quand Super-Mamie est là, c’est un vrai régal pour toute la famille !!!

 

Les inquiétudes des parents

** Les angoisses des Parents **

Si un jour, on m’avait dit qu’avoir des enfants ça apporte aussi des angoisses, des craintes, des doutes, je pense que je n’y aurais pas cru.

Je me souviens pendant mon enfance, ma maman m’inscrivait à des colonies,des mini-séjours et des camps d’été. En étant petite, la seule crainte que je traversai c’était la distance avec ma mamounette. Mais à aucun moment, j’aurais pu imaginer que ma maman, elle aussi, pouvait avoir des craintes. Et d’ailleurs, je crois même que j’en ai, jusqu’à aujourd’hui, jamais discuté avec elle. Et pourtant, je peux vous dire que je suis une maman « flippée » de tout ce qui pourrait arriver à mes bijoux.

Vous me direz  » mais pourquoi parle-t-elle d’un sujet aussi flippant? » Peut-être justement pour me libérer de ces pensées mais aussi parce que deux personnes m’ont soufflé cette idée en me posant deux questions:

  • « Avec le monde d’aujourd’hui, tu n’as pas peur pour tes enfants? » parole d’une connaissance qui a travaillé dans le milieu de l’éducation
  • « N’aies pas peur, laisse-la faire » un voisin qui n’est pas encore papa

Alors j’avais envie de répondre à ces deux phrases et également de blablater sur ce sujet.

Est-ce-que j’ai peur pour mes enfants? Oui, bien sûr. Je dirais même tous les jours avec l’actualité. Sauf que si je pense à ce qui peut arriver ou à laisser libre cours à mon imagination morbide dans ces moments, je risque d’enfermer mes enfants avec moi et de les rendre flippés toute leur vie! 🙂 Alors je dis non. En effet, il se passe des choses moches, vraiment très moches autour de nous et souvent très proches de chez nous, mais comment peut-on vivre et profiter de la vie si nous avançons avec la crainte. Il m’est arrivée d’être tellement flippée un jour en laissant ma fille au centre aéré avec un animateur, que je n’avais jusque là jamais rencontré et d’un certain âge, que je suis restée à le regarder et puis à écouter derrière la porte. Nan mais sérieux, ça va pas la tête!!! Surtout que cette personne est adorable et très à l’écoute des petits. Il y a d’autres moments aussi, quand je vois ma fille danser innocemment dans le salon, je m’inquiète de l’avenir (encore loin je l’espère) avec les sorties entre copines en discothèque 😦 Bah oui, avoir une fille, pour les parents ça peut être stressant. En effet, une fille c’est top : les cheveux longs, les jupes, les bijoux… Oui mais toi en tant que maman, tu as été une jeune fille aussi… Tu te souviens comment tu étais et comment étaient les autres filles et les garçons. Argh NE PAS PENSER 🙂 Donc ça résume assez bien mes angoisses en tant que maman d’une fille qui grandit.

J’ai également un petit garçon qui lui rentre à l’école pour la première année en septembre. Et mes craintes sont : est-ce-qu’il arrivera à se faire des copains? l’enseignant sera-t-il/elle sympa?… C’est encore gentillet comme inquiétudes.

Pour répondre à mon voisin, en effet, souvent nous sommes derrière nos enfants à vérifier ce qu’ils font et comment ils le font. Nous les aidons à descendre les escaliers, à monter sur une chaise, à dessiner un coeur…Et puis parfois, nous leur disons « Attention tu  vas tomber! » et qu’est-ce-qui se passe à ce moment-là?Bah il/elle tombe (souvent). Pourquoi ne pas dire « Quel équilibre mon choupinou! » et si il y a réellement danger « Et si tu faisais ça sur ce tapis? »

Franchement, ce n’est pas toujours évident d’effacer les craintes et les angoisses que nous pouvons avoir en tant que parents. Je me dis que parfois je dois tellement être gonflante 🙂

C’est décidé, à partir d’aujourd’hui je n’aurais plus peur 🙂 🙂 Je ne suis pas certaine d’y arriver mais je vais essayer. De toute façon, si je vivais avec la peur au ventre pour mes loulous, je resterai figée sur place ALORS QU’il y a tellement de belles choses à voir, à vivre, à partager. Allez, je vais croquer la vie à pleine dents avec mes petits anges et leur apprendre à kiffer la vie 😉

Imparfaite?

** Une mère imparfaite et fière de l’être **

Pourquoi ce titre? Pourquoi ce blog? Pourquoi imparfaite? Et si j’étais la parfaite maman imparfaite, ça vous parle?

Je ne sais pas de votre côté mais moi quand je suis devenue Maman, et ça a commencé dès les premiers mois de grossesse, j’entendais des proches, des professionnels de  la santé et de l’éducation me dirent:

  • Ne cours pas alors que tu es enceinte, c’est dangereux pour ton bébé
  • Ne danses pas alors que tu es enceinte
  • Ne va pas dans des concerts
  • Tu devrais prendre le temps de te reposer
  • Mets-toi aux fourneaux pour t’entraîner à cuisiner des plats équilibrés
  • Ne manges pas ça ni ça
  • Tu cuisineras pour ton enfant et tu n’achèteras pas de plat tout fait
  • …etc

Oh la la, à entendre ça tu n’as pas le droit à l’erreur. Tout est bien carré, défini, il y a des interdits et des limites à tout. Beurkkk ça promet d’être chiant?! Nan

Comme je disais dans certaines de mes chroniques, il y a toujours quelqu’un pour te juger ou t’apporter des conseils proches ou pas proches, amis ou pas amis, médecins ou pas médecins. Oh la barbe! Mais laissez-moi expérimenter mes premiers moments de maman.

Et puis heureusement, il y a les blogs des mamans et non pas les blogs des mamans parfaites parce que ceux-là il n’y a pas mieux pour te faire culpabiliser de ta vie de maman. Entre celles qui font des gâteaux tous les jours, qui organisent des supers anniversaires dignes de baptême ou de mariage, celles qui se disent ne jamais être en colère. Ce qu’on oublie de dire c’est que tout ces blogs sont des pauses sur des moments glorieux car les moments difficiles, on ne les montre pas. Bah non, de nos jours, il faut être parfait PARTOUT : la maternité, la parentalité, la vie professionnelle, la vie d’épouse!! Et à quel moment tu souffles, toi ?? Dis-le moi car je suis partie sur le chemin de « Mère parfaite, Épouse parfaite, Petit soldat professionnel parfait », c’est pas ennuyant au fur et à mesure de suivre ce troupeau de mouton ?? Attendez, je tiens à souligner qu’il y en a qui arrive à SUPER bien à gérer tout ça et je leur dit « Chapeau », moi perso au bout d’un moment je ressemble à Super Zombie Maman ! 🙂 Et quand tu es maman et épuisée, tes enfants voient et entendent une maman qui râle, qui crie, qui n’est pas dispo, qui n’arrive même plus à jouer à la poupée ou au ballon. ALORS JE DIS NON, STOP!! Zut, crotte et je tire la langue à tous ces regards critiques « Regardes, tu as vu comment elle est sapée celle-à » « Oh la la, elle a oublié de se maquiller » « Elle n’a même pas acheté un sac à dos Reine des neiges à sa fille » « Elle est encore en retard » « Elle ne participe même pas à la mise en place des salles »Alors une mère imparfaite ça peut ressembler à ça :

  • Nan en effet, je ne sais pas encore me cloner à la fois à l’école, au travail, chez nounou, aux activités extra-scolaires…
  • Ah oui, nan je ne peux pas rester pour discuter et épier la vie des autres parents avec vous
  • En effet, je dépose mes enfants tôt le matin à la garderie scolaire et chez la nounou
  • Malheureusement je ne peux pas me libérer les mercredi après-midi pour amener les enfants à leurs activités sportives (mais réjouissez-vous mon très bel étalon, mon homme, sera là pour vous écouter parler en attendant que Princesse ait fini son sport)
  • Oui, j’ai seulement fait un gâteau au chocolat pour la fête de fin d’année
  • Oh zut, j’ai oublié la sortie piscine et par conséquent je dois retourner à la maison récupérer les affaires pour ma poupette
  • Non je n’ai pas acheté un t-shirt jaune uni uniquement pour la fête d’école mais par contre j’en ai un jaune avec une fleur dessus (et alors)
  • Ça t’ennuie de voir mon petitou se rouler par terre dans le magasin parce qu’il veut un jouet. Tu me donnes ton porte-monnaie pour lui acheter ce jeu? Je lui fais comprendre qu’il ennuie tout le monde dans ce magasin? Et bah, nan je prends le temps d’écouter sa frustration et  de lui expliquer qu’aujourd’hui ce n’est pas possible mais une prochaine fois ce sera avec plaisir mais par contre je lui propose de participer à remplir le chariot en fonction de la liste de course (ah oui c’est vrai c’est pas un endroit pour les enfants, alors je les laisse ou? tu as une solution à me proposer?)
  • Oui il m’arrive de céder à une crise de pleurs de mes enfants parce que j’ai trop mal au cœur de les voir pleurer
  • Il m’arrive d’être tellement fatiguée que pour les distraire je leur mets la TV et comme ça, maman peut se détendre dans la canapé
  • Non, je ne repasse pas tous les vêtements
  • Et oui, je suis désolée pour vous, mais je serais certainement en retard, pas tout le temps, au travail ou à un dîner
  • Je surveille mon téléphone une bonne partie de la journée au cas où
  • Mon bébé pleure et je le prends dans mes bras pour le consoler (certains diraient que c’est céder, qu’il faut le laisser pleurer)
  • Et oui, j’adore que mes enfants me rejoignent dans mon lit ou faire la sieste avec eux
  • Oui je me goinfre de sucrerie avec mes petitous ou encore manger des plats tout préparés
  • En effet, il m’arrive de dire des gros mots
  • Parfois, je vois une bêtise et je fais comme-ci je ne l’avais pas vu
  • J’organise des fêtes d’anniversaires mais pas aussi innovantes que d’autres

C’est ça être une maman imparfaite, c’est savoir ne pas tout contrôler, c’est le lâcher prise, c’est montrer à tes enfants que tu n’es pas un super héros mais une maman qui a des sentiments. C’est aussi :

  • Faire des bêtises avec eux
  • Se salir avec eux
  • Hurler avec eux
  • Expérimenter des choses avec eux
  • C’est savoir s’excuser quand on sait qu’on a tort
  • C’est partager pleins de choses
  • C’est ne pas avoir peur du ridicule

Alors, bien sûr, il m’arrive parfois de me demander si je ne devrais pas faire différemment, mais après tout pourquoi? Mes amours sont heureux et je suis heureuse en mère imparfaite. J’apprends tous les jours et comme tout le monde je peux faire des erreurs mais ce qui compte à mes yeux, c’est que mes loulous, je les aime et je veux qu’ils profitent de la vie et s’épanouissent dans ce monde (qui lui n’est pas parfait non plus)!

<Je souhaite vous inviter à regarder et lire deux blogs, que je suis, qui me font rire et me font écho:>

https://chroniquedunemaman.wordpress.com/2016/07/19/cest-pas-grave/

http://crayondhumeur.blogspot.fr/

L’éducation, les doutes et la culpabilité

** L’éducation et la culpabilité des parents **

Avant de devenir « Parent », nous nous imaginons avec nos principes, sûres de nous, sans aucune question, avec un chemin tout tracé ou prédéfini pour notre future famille. Sauf que (oui, oui) comme vous le savez ou vous l’avez peut-être déjà vécu, il y a toujours (ou très souvent) des imprévus qui bousculent vos idées, vos projets.

Revenons au sujet principal : C’est quoi être Parent ? Passer du couple au statut de Parent ? Et pourquoi la culpabilité ? En effet, j’aborde un sujet plutôt sérieux et interminable. Alors je vais essayer de le tourner au second degré et le résumé (certainement en fonction de ma jeune expérience).

Tout d’abord, parlons un peu de moi. Bah oui, je peux tout de même puisque je suis la plume de ce carnet 😉 . J’ai 30 ans, je suis mariée, mère de 2 enfants : une princesse de 4 ans ½ et un aventurier de 2 ans ½ et aussi belle-mère d’un ado de 13 ans. (oui je me répète:)). J’ai été éduquée dans une famille de 3 enfants, catholique-pratiquante, plutôt stricte selon moi mais sans aucunes critiques à apporter. Alors je m’étais dit que lorsque je deviendrai Mère, je transmettrai la même éducation « catho-stricte » au sein de ma famille bien épanouie. La vie en a décidé autrement :). « Sauf que » l’amour de ma vie n’est pas catholique mais musulman (non pratiquant et ça a son importance pour la suite) par conséquent nous sommes un couple mixte et ma pratique religieuse avait été ébranlée pendant mon devenir-adulte. Mutuellement, nous avons choisi de parler à nos enfants des différentes religions. Donc le 1er imprévu dans mes plans : la religion 🙂. Ensuite je suis devenue Belle-Mère avant d’être Mère. Et là, tu n’es pas préparé ! De mon côté, jusqu’à maintenant tout se passe bien. Donc 2ème imprévu : mon mari est divorcé et déjà Papa 🙂

Petite parenthèse : Je vous laisse imaginer le moment des présentations de mon futur mari à mes parents « je vous présente mon futur mari (ah oui on avait décidé de se marier au bout de 2 mois  :)). Je pense que vous seriez mieux assis, s’il vous plaît, il est musulman, divorcé, déjà Papa et de 9 ans mon aîné 🙂 🙂 🙂 » Heureusement que mes parents sont ouverts et que de nos jours la mixité n’est pus tabou.

Enfin, bref, revenons à nos moutons. Tout ça pour dire que la vie nous réserve de drôles de surprises qui pimentent notre quotidien. En parlant de piquant, quand j’ai annoncé ma première grossesse au bout de nos 6 mois de couple à notre entourage, ça piquait et heureusement ça pleurait (de joie) aussi ! Et voilà, je rentre enfin dans le vive du sujet : 25 ans ½ et enceinte de mon 1er enfant, en devenir « Maman ». J’ai la chance d’avoir un chéri déjà Papa qui a su m’épauler et s’investir dans cette première grossesse.

Alors oui, enceinte tu t’imagines plein de choses (le corps de ton petit être, sa voix, l’éducation). Pouah, ce petit-être n’est même pas encore né(e) que déjà tu mets la pression sur cet avenir proche. Et voilà, tu passes du statut de Femme-Maman à Mère. Et ça marche aussi du côté masculin! Tranquillement, tu prépares la chambre du futur occupant. Et déjà, tu te dis :

  • Est-ce-qu’il/elle va aimer sa décoration ?
  • Est-ce-que j’ai mis le lit au bon endroit ?
  • Est-ce-que… ?

Puis le grand jour, tant attendu, arrive, ENFIN !!! 🙂 Petit-être est dans tes bras. Et le manège des questions et de la culpabilité commence. Il y a des mères qui allaitent et d’autres pas. Certaines n’allaitent pas par choix donc pas de culpabilité (enfin, je pense) et d’autres malheureusement parce qu’elles n’y arrivent pas ou parce qu’elles ne peuvent pas  pour des raisons de santé ou autres. Les questions fusent :

  • Pourquoi ça ne fonctionne pas ?
  • Mon petit-être va-t-il souffrir de ne pas être allaité ?
  • Suis-je une bonne mère ?

Pour celles qui allaitent et qui doivent malheureusement arrêter car elles reprennent leur activité professionnelle (c’était mon cas) et qu’il n’y a pas de possibilité de s’éclipser pour l’heure de la tétée ou de s’isoler pour tirer son lait. Eh paff « Miss Culpabilité » réapparaît :

  • Je pense qu’à moi en retournant au travail
  • J’abandonne mon enfant…

Oupps, il y a un autre moment aussi pendant lequel la culpabilité fait son apparition : l’accouchement ! Si pour une raison, le médecin décide que ce ne sera pas par voie basse mais par une césarienne ; vroum c’est tout un troupeau de « Miss Culpabilité » qui arrive au galop :

  • Qu’est-ce-que j’ai mal fait ?
  • Je ne suis même pas capable de pousser …

Les étapes : accouchement, allaitement, retour à l’activité professionnelle sont passées mais elles n’étaient qu’un avant-goût. Non, non ne fuyez pas. Ce n’est pas que de la culpabilité être Parent et puis c’est grâce à cela que nous nous remontons en question pour nous améliorer.

L’un des autres moments de culpabilité qui ne sont pas évidentes à affronter est le passage à la nounou ou à la crèche :

  • Est-ce-que ça se passe bien ?
  • Mon petitou voit plus sa nounou que moi
  • Pourquoi mon petitou pleure ? ou me fait la tête quand je viens le chercher ?
  • Dois-je continuer à travailler ?

Puis la vie de famille s’installe peu à peu. On se rend compte que ce n’est pas comme on avait pu l’imaginer. On ne veut plus donner l’éducation prévue mais la bousculer, l’adapter et se l’approprier. Ce qu’il faut savoir c’est que ce petit-être va bousculer tous vos idéaux tout au long de sa vie et de la vôtre. C’est un être en devenir adulte. Il/Elle n’a pas votre expérience de vie. Ce petit-être s’appuie sur votre vécu, vos réactions corporelles et verbales. Il/Elle vous fera remettre en question perpétuellement et pour lui/elle vous accomplirez beaucoup de choses. Vous adapterez votre éducation (ou pas) en fonction de l’époque, du tempérament de cet être « tant attendu » (n’oubliez pas :)), du ressentit et  de la situation.

De mon côté, je me remets quotidiennement en question sur l’éducation. Toute cette remise en question s’accompagne de moments heureux également et HEUREUSEMENT ! ET puis, il y a les blogs de maman ou de papa qui ont la côte et qui permettent de se rassurer (ou pas :)).

Vivez votre rôle de parent à 200%, se poser des questions c’est très bien. Aimez et chérissez vos petitous. N’oubliez pas vous les attendiez tellement !

Et surtout vous êtes tels que vous êtes ! Vos petitous vous aiment très fort depuis leur conception, leur amour pour vous est inconditionnel !!!

<écrit le 8 avril 2016>

 

Les matins : quand ça ne veut pas ?

** Quand ça ne veut pas ? Et bah tant pis ! **

La chronique précédente, j’évoquais le timing précis des matins en semaine. Mais j’ai oublié de vous dire que ça ne fonctionne pas tout le temps. Bah oui, ce serai trop facile sinon !

Il y a des matins où les monstrinous sont fatigués et du coup c’est : pleurs au réveil et à en réveiller tout l’étage :(, ou encore bagarre entre les deux, ou en mode tortue avec en face d’eux une « hystérique » qui s’agite et perd son calme en voyant l’heure s’avancer, ou des réveils à n’en plus finir, ou des vêtements disparus …etc

ET IL Y A AUSSI, Maman qui se rendort non pas 5 minutes mais 15 à 20 minutes et là c’est L.A. C.A.T.A.S.T.R.O.P.H.E ! Bah oui moi aussi je peux avoir mes humeurs 🙂 ! Il y a des matins où moi aussi j’aimerai laisser parler ma frustration : « non, non et non, je suis fatiguée je n’y vais pas »

Heureusement dans ces moments-là les petitous sont notre force.

Puis parfois, pourquoi courir, je ne sais pas de quoi sera fait demain ???? Alors je m’autorise 5 minutes de plus de sommeil, un câlin au lit avec mes petitous, une promenade enchanteresse sur le chemin de l’école et un câlin interminable avec ma puce au départ de la garderie 🙂

<écrit le 16 mars 2016>

Les matins, un vrai marathon!

** Les matins : chronomètre en main **

Quand tout roule : 5h50 réveil de Maman sonne et je peux faire ma toilette tranquille ? Ça c’est une fois tous les 4 jours ! Donc si vous calculez bien : 5 jours d’école donc 1 jour comme ça 🙂

Mais sinon, et c’est bien aussi, c’est :

  • 5h30 Monstrinou n°2 « je veux descendre, MAMANNN ! » (descendre=sortir de son lit à barreaux)
  • 5h35 Monstrinou n°2 rejoint Mamounette dans son lit et calinou jusqu’à ce que le réveil sonne (5h50)

Attention dès que Mamounette pose les deux pieds au sol le marathon (ou le cirque vue de l’extérieur) commence.

  • 6h00 Mr Clown-Pile-électrique est opérationnel ! Je cite « pic-pic-pic-pic(=jus de fruits et chocapic) –bron-bron-bron(=biberon)-avion-avion-avion(=Planes le dessin animé) ». Puis à contrario j’ai Zombinette (n°1) qui limite rampe au sol et ne parle pas et attend patiemment (ou pas) que son frère mette la cuillérée de pic-pic-pic dans sa bouche et se taise 🙂 🙂

Elle, Zombinette, mange ses chocapic aussi. Mais dès la 1ère cuillérée engloutit le moulin à paroles démarre en mode Turbo (Attention boucler vos ceintures nous nous envolons à bord de Dusty « cf Planes » pour un voyage guidé par les paroles mélodieuses de choupinette).

Et Maman dans tout ça ? Telle une gazelle, elle saute avec grâce bien évidemment (et sans râler) de missions en missions :

  • Pendant que la tasse de boisson matinale chauffe, préparer 2 biberons pour la nounou
  • Pendant l’abreuvage de cette tasse toute chaude, consulter la météo pour choisir la tenue vestimentaire
  • Monstrinou continue de se goinfrer et se salir donc VITE salle de bain pour ma Piplette. Brossage de dents pour elle, maquillage et coiffure pour Super Maman, nettoyage des saletés du Monstrinou.
  • 6h40 : Piplette est prête et à condition qu’elle ne veuille pas changer de tenue. (Bah oui parce qu’à 4 ans1/2 Melle choisit ses tenues ! 🙂 ) Monstrinou est en mode brossage de dent et changement de tenue (tachée par les pic-pic) et de couche par la même occasion.
  • 6h50 Mamounette enfile, ENFIN, sa tenue professionnelle du jour

*Eh oui, j’ai découvert qu’il ne fallait pas se hâter à s’habiller avant le petit-déjeuner et la toilette des Monstrinous sinon tu es bonne à te changer juste avant de partir à cause de :

  • Une tâche de dentifrice
  • Un chocapic collé sur ton beau chemisier blanc repassé
  • Rincée par les mains pleines d’eau des loulous

Alors mon conseil, c’est enfile uniquement le bas ça craint moins (normalement) ! 

  • 6h58 chaussures pour nous 3 et HOP à l’étage du dessus pour amener Mr Clown chez nounou.
  • 7h05 (Bah oui Nounou est bavarde 🙂 et j’adore discuter avec elle) Vérification du sac de Miss Piplette, déjeuner du travail de Maman en boîte, chat attablé (ah oui on a un chat, Goldorak)
  • 7h15 Départ pour la garderie, à pied. Sur le chemin, nous passons au bord d’une rivière « Dis Maman, tu crois qu’il y a des poissons ? » puis dans des bois, un hululement retentit « Dit Maman il est dans quel arbre le hibou ? », aux abords d’un enclos sans animaux « Attends Maman, je vais appeler les chèvres ». Et l’hiver « Maman je peux manger la neige », avec -1°C et un soleil éclatant « Maman pourquoi tu ne veux pas que je mette mes sandales ? » « Et Maman, pourquoi je vais à la garderie ? »
  • 7h25 Nous arrivons à la garderie : 1 bisou, 1 câlin, 1 bisou… (un petit « je t’aime ma puce » « je t’aime Maman »)
  • 7h31 Maman accoure pour sauter dans son bus. OUFF ! Et c’est parti pour la journée de travail.

Sur le chemin, il y a aussi le plaisir d’imaginer des histoires à se conter :

  • Les vaches qui dansent au rythme des chants des poules
  • La vie secrète des petits animaux
  • L’école des chats (avec invention des prénoms) etc…

 

<écrit le 15 mars 2016>

Accueillir les émotions

** Accueillir les émotions **

Ces derniers temps, je suis confrontée à des émotions de mes petitous, des colères, des pleurs, des crises qui ne sont pas toujours évidentes à écouter ou à accompagner et à résoudre.

Ma mère, ancienne institutrice, me répétait souvent, depuis la naissance de mon premier enfant, qu’il existe des lieux de rencontre, des ateliers, des associations destinés aux parents. Les premières fois où elle me parlait de ces idées, je le prenais plutôt mal. J’avais l’impression qu’elle sous-entendait que je gérais difficilement ou maladroitement mes enfants et par conséquent j’étais réfractaire à ce genre d’ateliers ou d’échanges. Alors je ne m’y intéressais pas.

Puis, petit à petit, doute après doute, remise en question après remise en question, je me suis mise à rechercher ce genre d’atelier et de temps d’écoute et de partage. Je savais ce que je ne voulais SURTOUT pas voir, écouter ou entendre. Un cheminement se faisait en moi, au plus profond de moi-même. Je sentais que quelque chose me poussait à aller de l’avant pour l’épanouissement de mes enfants et de nous en tant que parents. Mes recherches ont porté leur fruit. J’ai découvert qu’une fois par mois des ateliers pour les parents étaient animés dans ma commune. J’y ai participé, mais la 1ère ne fut pas intéressante ou du moins ne me fit pas écho. Alors j’ai continué mes recherches et ai commencé des lectures au sujet de l’éducation et de l’épanouissement des enfants. Puis un jour, j’ai reçu une newsletter au sujet d’atelier parent, dans une commune voisine, utilisant une pédagogie que vous connaissez peut-être « Faber & Mazlish ». Alors, par curiosité j’ai cherché des sujets sur cette pédagogie et j’en ai parlé autour de moi. Par hasard, une de mes collègues assistait à ce genre d’ateliers en Suisse. Après de longues discussions avec elle, je décide de me lancer et je m’inscrit.

Je me sens prête à améliorer mes compétences en tant que « Maman » et à accompagner au maximum mes enfants dans leur « devenir adulte ». C’est parti, je commence en mars les premiers ateliers 🙂

A ma grande surprise, il y a un (seul) mari (apparemment au lieu de 3 ) qui accompagne son épouse. L’animatrice de ces ateliers est psychologue mais pas une psychologue comme on peut les imaginer. Elle utilise l’haptonomie, une pratique récente traitant de l’affectivité, ou des lois qui régissent les mécanismes affectifs en particulier dans les relations interpersonnelles. Le public est mixte, il y a une mère au foyer, deux institutrices, trois businesswomen (dont moi 🙂 ) et le businessman. Comme dans la plupart des ateliers ou des sessions de groupe, nous démarrons l’atelier par une présentation de chacun. Une atmosphère de bienveillance, confiance et partage règne. Dès le début, l’animatrice nous informe que nos ateliers seront guidés non pas par la méthode « Faber&Mazlish » mais par une autre méthode qui y ressemble et qui a été créée récemment. Et voilà, je retrouve ce groupe régulièrement (deux fois par mois) avec qui nous échangeons nos expériences et apprenons des méthodes nouvelles pour s’épanouir avec nos bambins. C’est aussi pendant ces ateliers que j’ai découvert des lectures qui me guident et me font rire (vous pouvez les retrouver dans la page »mes lectures »). Un jour nous avons été amenés à faire un bilan des clefs que nous avons pu expérimenter ou essayer et c’est pour cette raison que j’écris cette chronique « comment accueillir les émotions de nos enfants? ». Je conte:

« un soir en rentrant du travail mon mari m’explique que la maîtresse de notre choupette lui a dit qu’elle était difficile ces derniers jours. Sur le chemin du retour de l’école, il a essayé de questionner notre choupette mais sans succès et a fini par lui expliquer qu’il fallait bien se tenir à l’école car la maîtresse s’était plainte de son comportement 😦 . Viens alors mon tour… Je prends le temps de câliner ma choupette et lui demande si tout va bien. Pas de réponse, je vois juste de la fatigue sur son visage. J’explique donc à mon chéri que la fatigue est certainement la raison de son comportement. Le lendemain, rebelote! Sauf que cette fois la maîtresse demande à nous rencontrer pour discuter de ce comportement. Mon mari est donc en colère et se pose des questions. C’est à ce moment-là précis que les clefs apprises lors de l’atelier des parents interviennent! Je prends le temps de discuter de choses et d’autres avec ma poupette et surtout « je l’écoute », je n’interprète pas et je ne la coupe pas. Une fois qu’elle a fini, je pose une seule question douce « je vois une petite fille qui est fatiguée, est-ce que tu as envie de me dire quelque chose? » Et, en effet, ma choupette avait des choses sur le cœur, elle se met à pleurer à chaudes larmes. Puis, tout à coup, je réalise que nous rentrons tout juste d’un voyage dépaysant en Tunisie pendant lequel les enfants ont découvert des coutumes, des villages, ont rencontré de nouvelles personnes et ont vécu avec Papi et Mamie. C’était riche en émotion. Nous sommes de retour chez nous, depuis seulement une semaine, et nous reprenons notre rythme : école, garderie, nounou… Il faut donc se réadapter. Je lui explique donc ce que je viens de comprendre et elle sourit ! C’est bon, j’ai trouvé ce qui se passait en elle, c’était ça !! Ravie, soulagée, elle repart jouer. Je décide donc de prendre le temps d’écrire un mot à l’attention de la maîtresse pour lui expliquer. Le lendemain matin, ma fille était heureuse d’aller à l’école. Dès qu’elle a vu la maîtresse elle lui a fait un câlin et lui a demandé pardon. Quand je suis rentrée du travail, quelle émotion lorsque j’ai vu qu’un mot signé de la maîtresse et de ma fille nous attendait. Dans ce mot, la maîtresse nous remerciait d’avoir pris le temps de lui donner ces informations et avait apprécié notre démarche et le retour de notre fille heureuse. Elle nous écrivait que la journée s’était très bien passée et que notre avait aidé à rédiger ce mot. (je ne vous cacherais pas que des larmes perlaient dans mes yeux à la lecture de ce mot). »

une fois cette histoire racontée pendant l’atelier, l’animatrice me félicita d’avoir réussi à accueillir l’émotion de mon enfant et me remercia d’avoir partagé cette expérience.

De mon côté, j’ai compris qu’il suffit simplement de quelques minutes d’écoute ou d’affection ou les deux pour résoudre une situation.Même si quelquefois, après une journée de travail, notre fatigue prend le dessus. Le résultat de ce moment dédié à leurs émotions est magique et finalement bénéfique pour tout le monde 🙂

<écrit le 30 juin>

Et si on allait au resto ce soir ?

** Ce soir, c’est fête, nous allons au restaurant ?! **

Nous sommes vendredi soir, c’est donc le week-end. Pas envie de cuisiner, ni de mettre une pizza au four et encore moins d’aller chercher un drive Mc Truc!

« Chéri, et si ce soir, nous essayons d’aller au resto avec les petitous. Après tout, ça pourrait être sympa ? » Sympa ? Sympa?? Pour qui? Toi, les enfants ou les autres personnes qui mangent dans ce même restaurant?

Je pense que vous avez compris que ça ne s’est pas passé comme j’aurais pu me l’imaginer cette première sortie resto avec mes monstrinous 🙂 🙂 Avec un peu de recul, j’en ris avec mon chéri maintenant.

Nous voilà partis, tous les 4, en direction d’un resto qui s’adresse aux familles. Enfin, normalement. Je pense que vous connaissez bien ce resto « Buff*****ll ». C’est vraiment une endroit top avec des banquettes, des sets de table avec des coloriages et jeux pour les enfants (afin de les faire patienter), des jeux tels qu’un cheval à bascule (payant bien sûr:)) et des flippers. Les menus pour les enfants sont vraiment adaptés et ceux pour les adultes sont pas mal non plus. Et pour ceux qui raffolent des Barbes à papa, même les adultes peuvent en commander. Si si j’ai essayé 🙂

Bref, nous nous installons dans un coin. Il est suffisamment tôt pour que l’endroit soit calme et que la clientèle soit plus familiale. Les enfants sont ravis de découvrir : les jeux, les coloriages, les chapeaux d’indiens, la décoration. Enfin, ça va un temps, bah oui les enfants se lassent vite! Heureusement les cocktails arrivent, et là : ce sont des grands, grands verres avec des pailles. Ouh lala, des pailles, c’est risqué avec des petits nan? Je sais qu’ils ne s’étoufferont pas avec ça mais par contre souffler dedans c’est tellement rigolo!!!

Au moment de la découverte de leurs pailles, un couple s’installe à la table la plus proche de nous. Mon mari et moi-même échangeons un regard et comprenons tout de suite qu’il va y avoir de l’animation. Et c’est parti pour une soirée ultra-animée! Je vous raconte… 🙂

La première paille s’envole et frôle l’une des personnes à cette table. Bien évidemment, nous nous excusons. Et ce n’est que le début. Nous avons des enfants qui A.D.O.R.E.N.T discuter avec tout le monde (connu ou inconnu). C’est ma fille qui commence « Bonjour, vous vous appelez comment? » « Vous avez vu, on boit du sirop! » « Et tu as vu mon coloriage et mon chapeau… » Mon fils écoute sa grande sœur et pour attirer l’attention de l’un des personnes lui lance une de ses frites, arghhh. Nous recommençons à nous excuser et heureusement le couple est très compréhensif et en rigole. Ouff!!

Nous prenons donc le temps d’expliquer à nos enfants qu’il ne faut pas jeter sa nourriture  (ni au sol ni sur des gens) ni importuner les voisins de table. Par chance, le repas c’est très bien terminé, enfin je crois parce que le couple a fini plus vite que nous 🙂 En même temps, quelle idée de faire un repas en amoureux dans un restaurant familial, nan?

Non, non mes enfants ne sont pas des monstres, ce sont simplement des enfants en bas âges hihi:)

Dorénavant, dans ce restaurant nous demandons les banquettes familiales, vous savez celles qui sont toutes collées entre elles, dos à dos où tu entends super bien les enfants et leurs parents! 🙂

Il est hors de question de ne pas sortir sous prétexte que nous avons des enfants, nous adaptons juste nos sorties resto en fonction de leur rythme et passons de très bons moments de bonheur et fous rires tous ensembles.

Les câlins au sein d’un couple

**Les câlins au sein d’un couple**

Comme promis dans une de mes dernières chroniques, je reviens sur les câlins quand on est parent.

Dans le passé, vous étiez deux = vous et votre conjoint. Donc c’était n’importe où, n’importe quand et n’importe comment ! Une envie soudaine et pressante, aucun souci 😉

Aujourd’hui, tu as 1, 2, 3 (ou plus) minitoi à tes côtés qui t’observent, t’écoutent, te réclament… Alors quand en plein milieu du repas, tu échanges avec ta moitié un regard remplit de désir, TU NE PEUX PAS (non, non je t’assure) te jeter au-dessus de la table, renverser les assiettes et assouvir ton désir. TU NE PEUX PAS (non pus) enfermer tes enfants à double-tour dans leurs chambres et leur expliquer que Papa et Maman ont un tête-à-tête très rapide à régler 😉

Ou encore lorsque vous regardez un dessin-animé avec deux personnages qui se font des papouilles et que toi, ça fait trois lunes que tu n’as pas papouillé ton autre moitié ! Il est vraiment déconseillé de s’éclipser pendant le visionnage calme de ce dessin-animé dans le but de papouiller. Soyons patients 🙂 !

J’imagine que dans la plupart des familles, le couple attend (avec hâte) la sieste des mininous pour prendre le temps de s’aimer et/ou de redécouvrir l’homme et la femme qui est en mode « pause » pendant la journée avec les enfants.

Malheureusement, et bien souvent, c’est quand ce moment de retour aux papouilles est en bonne voie que :

  • 1 petitou qui est dans son lit à barreaux se met à pleurer et que ces barreaux te sauvent la mise en empêchant au petitou de sortir (oh, quels parents indignes !)
  • Le ou la plus grand(e) décide que la sieste a assez duré et qu’il ou elle débarque dans ta chambre (sans frapper)
  • Le téléphone ou le facteur sonne et réveille les petitous de la sieste 😦

Autant dire que le moment intime avec ton autre moitié est cuit.

Il y a aussi le soir, le moment du film. Pendant lequel tu peux enfin souffler et que tu entends tes monstrinous ronfler. Ta moitié a décrété que c’était « The Moment » : « Et chérie, et si on faisait comme avant, là ici sur … ! » lui surexcité par son idée et toi mitigée car tu sais que le salon n’a pas de porte et donne directement sur le couloir menant aux chambres des monstrinous. Donc il faut être très très discret. Allez et puis zut, allons-y, amusons-nous. Pourquoi pas ? Il fait nuit, tout le monde dort, on se retrouve enfin en couple, pas de chichis ?!

Sauf que, bah oui il y a forcément un « sauf que », au moment où tu commences à profiter de cet instant ton chat miaule et gratte à la porte d’entrée. Arghhh ! Conséquence, un des minitoi s’agite et tu sais que tu as 10 secondes, chronomètre en main, pour te rhabiller, te recoiffer avant que celui-ci sorte de sa chambre.

Moralité : L’Abstinence !

Non, non je plaisante. Soyons patients et profitons de chaque moment intime même si celui-ci doit se terminer précipitamment (ça a un côté excitant :)). Aimez-vous toujours autant et même plus. Vous verrez ce sera bénéfique pour vous, pour votre couple et même pour vos enfants qui sentiront votre amour !

<écrit le 6 avril 2016>

Une Maman à tout prix!

** Ai-je toujours voulu être Maman ? **

Aujourd’hui, une collègue m’a demandé : « tu as toujours voulu être Maman? »

Ma réponse : « Que je m’en souvienne, oui. »

Mais c’est quoi être Maman? Comment on le vit d’être Maman? Pourquoi vouloir devenir Maman? Comment on vit le « devenir Maman »? L’Instinct de Maman est-il inné?

Youhou que de questions!!

J’ai grandi avec deux frères, un grand et un petit. La seule fille traitée comme une princesse la plupart du temps 😉 Ma maman est une institutrice à la retraite. J’ai donc baigné, dès mon plus jeune âge, dans ce monde de la petite-enfance (et non pas dans la potion magique comme Obélix) :). Je me souviens des samedis matins où je partais à l’école de ma mère pour assister à ses classes ou encore des heures de découpage, peinture et coloriage pour l’aider à préparer ses ateliers création. Très tôt, ce monde de l’éducation et de l’accompagnement de l’enfant me séduisit. Je savais, avec conviction, que je deviendrais Maman. Je m’imaginais à 35 ans avec mon premier enfant dans un contexte bien précis.

Puis j’ai rencontré l’homme de ma vie, ma raison de vivre. Pour vous dire la vérité, ce fut une grande surprise car j’ai su dès la première rencontre que tout ce que j’avais imaginé sur ma future vie d’épouse et mère de famille ne se passerait pas du tout comme prévu! 🙂

En effet, mon mari étant un homme divorcé et déjà Papa, je suis devenue Belle-Maman avant Maman. Oufff, sacré chamboulement dans mes plans…. Passionnée et déterminée que je suis, mon envie de donner vie à NOTRE mininous est arrivée à vitesse grand V. Plutôt effrayant pour nos proches et mon chéri aurait pu, lui aussi, partir en courant « Elle est folle cette femme, je viens à peine de la rencontrer qu’elle veut déjà que je lui fasse un enfant! » Mais pas du tout, bien au contraire, nous partagions le même désir, donner vie au fruit de notre amour! Alors après quelques mois de vie commune, nous voilà sur le chemin de création du mininous! Ce projet, nous l’avons gardé secret car nous savions que nos proches auraient été sceptiques, alors c’est dans notre cocon romantique que nous espérions un jour voir s’afficher sur ce *fichu* test les deux barres!

Bien évidemment, comme beaucoup de femmes, les premiers mois furent semés de déception à cause des tests que je faisais à répétition et qui s’avéraient négatifs. Puis un beau jour, nous étions au restaurant en train de déjeuner et prenions la décision de déménager, retourner aux racines de mon mari dans le Sud. Bizarrement, quelque chose s’est passé en moi, l’instinct??? Je ne sais pas vraiment comment ça s’est manifesté mais une phrase est sortie de ma bouche sans que j’ai le temps d’y réfléchir « Euh chéri, je crois qu’avant de prendre définitivement cette décision, nous devrions aller à la pharmacie. Je crois que je suis enceinte! » 😉

Nous voilà donc partis à la pharmacie. Comme vous le savez tous, et comme le signale les pharmaciens, un test se fait uniquement lors de la première urine du matin. Dans ma petite tête : « Alors là, Coco, si tu crois que je vais attendre demain matin pour vérifier, tu te mets un doigt dans l’œil. Et puis quoi encore, je veux savoir maintenant, et même que je t’achète deux tests pour être certaine ! » Nous rentrons chez nous et forcément, la première chose que je fais « Prems au toilettes!!!! » Mon chouchou attend, attend, attend. Et moi, bah, je reste figée sur ce *fichu* test qui est trop lent à mon goût. Au bout de 5 minutes, mon mari me dit « Alors chéri? » Je ne réponds pas, je suis bloquée sur mon test « P.O.S.I.T.I.F. » Je finis par crier, oui oui crier :« Chéri, viens-voir s’il te plaît » (non, je n’y croyais pas, je ne voulais pas comprendre:)). Il hurla de joie, il versa sa petite larme de joie et moi aussi bien sûr. Cette fois, c’est la bonne! Notre mininous est dans mon ventrinou °-°!!! Ce fut un feu d’artifice d’émotions pour nous deux et nous avons mis du temps à redescendre de notre petit nuage. Voilà, notre famille allait prendre forme dans 9 mois (en fait 8 mois, car ce mininous était plus que pressée!)

Je suis donc « enceinte » de mon premier enfant à 24 ans (et non 35 ans comme dans mes plans:) ). Et là, c’est parti pour toutes les questions inimaginables, les doutes, les nausées, les fous rires, les pleurs (à cause des hormones), les idées reçues… Alors les questions sans réponses c’est tous les jours que tu te les poses SURTOUT quand tu es une personne qui veut toujours tout contrôler, tout planifier, tout vérifier et que tu laisses rarement la place à l’imprévu, le bazars, la saleté, le retard, les gros-mots…Et j’en passe! Oh le pauvre petitou, il ou elle aura une Maman maniaque du contrôle, mais quel ennui 😉 Pfff que je rigole en écrivant cette chronique. Je ne me reconnais même plus. Les imprévus, je les ai connu dès la grossesse avec ce petit bout de chou qui savait se faire entendre, du moins sentir 🙂 Je me souviens du jour de l’essayage de ma robe de mariée, eh oui j’étais enceinte. J’en ai essayé des robes, mais celle-ci, à la minute où la vendeuse avait fini de me l’attacher, ce mininous s’est mis à gigoter dans tout les sens et j’ai pris ça comme un signe d’approbation:)

C’est beau ces moments-là où tu partages une intimité avec ton bébé sans que personne puisse réellement comprendre ce qui passe. Cette alchimie!

Bon, j’avoue, parfois, c’est contraignant quand:

  • tu n’arrives plus à lacer tes chaussures ou mettre du vernis sur les ongles de pieds
  • il te prend une douleur sciatique en plein milieu de la galerie marchande et que ta jambe se lève automatiquement avant même que ton cerveau assimile la douleur « Regardes Papa, la dame avec le gros ventre, elle a des spasmes avec sa jambe! » 🙂
  • tu veux aller au WC mais ils sont dans la salle de douche et ton chéri prends sa douche. « Et puis merde, je ne peux plus me retenir! »
  • un couillon dans le bus tu dis « Oh quel joli ventre, je peux vous le caresser? » et sans même attendre la réponse, il ou elle pose sa main sur TON ventre (euh, je fais quoi, je le mord ou je dis « non, non, vous vous trompez je fais de l’aérophagie à cause des sodas! »)
  • tu n’arrives pas à enfiler tes chaussettes toute seule
  • tu ne vois même plus ton aîné de 18 mois qui est accroupie sous ton ventre et crie « Maman, portes-moi » (en exagérant un peu 😉 ou pas)

 

Mais ça a aussi des bons côtés:

  • tout le monde est plus attentif à tes besoins (exemple: tu peux réclamer n’importe quoi, tu es enceinte alors personne ne veut te contrarier)
  • tu peux te faire plaisir lorsque tu as une fringale (allez, un pot de nutella ça ne me fera pas de mal. Bah oui après tout c’est le seul moment où je peux me faire plaisir sans culpabiliser. Nan?) 🙂

Puis le terme approche à grand pas. Alors tu t’imagines dans ton rôle de Maman: est-ce-que je vais être affective, à l’écoute, stricte, autoritaire????

Est-ce à la naissance que l’on devient Maman?En fait, je suis déjà Maman parce que je nourris déjà cet enfant, je lui parle, je le berce et il ou elle commence déjà à m’empêcher de dormir :9 Vais-je avoir la fibre maternelle?

Le jour J, direction la clinique pour rencontrer ce petit-être tant attendu et déjà tant aimé.Chez moi, c’était la panique totale. Le côté médical de la naissance me faisait une peur bleue. Puis, pour une fois, j’ai lâché prise et laissé les choses venir. En quelques minutes (puisque césarienne), ma princesse est arrivée et les médecins me l’ont mise presque immédiatement dans les bras. Et là, j’ai su que ce ne serait pas DU TOUT comme je l’avais imaginé, prévu ou encore anticipé. Ce petit-être, ma fille, j’allais l’aimer, l’écouter, la combler mais aussi elle allait me faire grandir. Alors, oui c’est vrai que parfois c’est fatiguant, usant, flippant et qu’il y a beaucoup de remises en question mais c’est aussi du bonheur, des fous rires, des moments de partage et de force de vivre.

Et je peux vous dire que je découvre tous les jours ce que c’est qu’être une Maman et CEST UN PUR BONHEUR DE GRANDIR AVEC EUX MAIN DANS LA MAIN ET DE MARCHER DANS LA MÊME DIRECTION : AMOUR ET ÉPANOUISSEMENT DES ENFANTS ET DES PARENTS.